עם ישראל חי
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10 décembre 2013.
Je m'appelle Khaled Meshal. Dans la limousine de luxe qui me ramène de l'Hôtel de ville d'Oslo vers la suite somptueuse qui m'a été réservée au Radisson Plaza, je me repasse le film de cette soirée extraordinaire. Je n'aurais jamais pu l'imaginer, même en rêve, il y a quelques années.
L'assemblée debout... Standing ovation... Les larmes de joie du président Barak Obama. Même le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, celui-là même qui avait donné l'ordre de m'empoisonner en 1997, applaudissait. Regard furtif vers Jimmy Carter, mon vieux complice. Il a tenu à être présent malgré l'attaque cérébrale dont il a été victime l'été dernier.
Ah! Jimmy, mon vieux Jimmy ! C'est vrai que tu ne les aimes pas beaucoup ces juifs. Surtout depuis ton mandat de quatre ans où leur lobbying avait fini par t'exaspérer. Nous, Palestiniens, nous ne les haïssons pas autant que toi. C'est juste parce qu'ils étaient là dans la région et que nous n'avions personne d'autre à détester...
Par Allah ! Qu'il a été long ce chemin vers le Nobel de la paix depuis ce jour d'avril 2008 où tu m'as conseillé cette stratégie improbable. Toi annonçant que le Hamas était prêt à reconnaître Israël, moi me précipitant pour démentir. Mais le trouble était bel et bien installé dans le camp adverse. Que ces juifs sont faibles ! Leur amour de la vie, c'est ça leur talon d'Achille. Nos femmes, elles, sont prêtes à donner leurs fils au service de notre cause.
En tout cas, ça a marché. Depuis «l'accident» qui a coûté la vie à Mahmoud Abbas, il y avait une place à occuper et ces pleutres d'Israéliens n'avaient plus, depuis déjà longtemps, d'Ariel Sharon pour les mettre en garde. Même ce «Bibi», malgré ses allures de Zorro pendant la campagne électorale, a fini par s'écraser mollement contre notre stratégie et face à la pression internationale.
Je n'ai jamais aimé Arafat mais je dois reconnaître que je suis les pas d'Abou Amar avec délectation. Il a été le premier à comprendre que la création d'un Etat palestinien serait la fin des haricots pour nous. Lui aussi a eu un Nobel de la paix pour avoir compris ça.
Les négociations vont débuter en janvier. Heureusement que les «Escadrons Al Qods», la branche armée du « Hamas canal historique », sont sur le pied de guerre. On va bien se répartir les rôles. Exactement comme le Fatah et nous au début des années 2000. Ils vont pouvoir à nouveau terroriser la population israélienne, surtout maintenant que le «mur» a été démantelé grâce à la brise pacifiste qui a soufflé depuis 2010.
Et ça va être reparti pour dix ans. Je ferai mine de les condamner mais je ne commettrai surtout pas la même erreur qu'Arafat : officiellement, je tiendrai le même discours de paix en anglais et en arabe. Pas de double langage, sinon pas de subventions internationales. Mon règne sera celui de l'efficacité, celui de la correction des erreurs passées.
Ça fait quarante ans que la Palestine fonctionne ainsi : une mise en abyme dans laquelle les instances palestiniennes successives se passent le relais du terrorisme après acquisition de leur respectabilité.
Les mécanismes bancaires imaginés par mes conseillers sont absolument géniaux. Personne n'y verra que du feu et continuera d'accuser l'Iran et la Syrie, alors que ce seront bien les contribuables occidentaux qui financeront notre effort de guerre.
L'important, c'est qu'il n'y ait jamais d'Etat palestinien. La Palestine, c'est un combat sempiternel. Comme un vélo, s'il s'arrête, il tombe.
Combien de temps cela peut-il durer ? À mon avis, longtemps. En tout cas tant que les Israéliens continueront d'aimer la vie autant que nous aimons la mort et que les occidentaux s'entêteront à distribuer des Nobel de la paix à des hommes de guerre comme moi.
Jimmy ! Mon vieux Jimmy ! Tu es bien le seul être vivant à partager ces secrets avec moi. Même dans mon camp, je suis entouré d'imbéciles qui croient vraiment que notre but est la création d'un Etat palestinien. N'aie aucun scrupule : la haine des juifs justifie tout, y compris les coups les plus tordus. Par rapport à cette haine, tu n'as fait que ton devoir.
Belle ville, Oslo. Et quelle époque formidable !
Par Bernard-Henri Lévy
Le problème n'est évidemment pas de discuter, ou non, avec les Syriens-tous, peu ou prou, le font.
Il n'est pas d'aller rencontrer, à Damas, le chef en exil du Hamas-les mêmes, Israéliens compris, finiront un jour ou l'autre par s'y résoudre en vertu du vieux principe selon lequel c'est avec ses ennemis, non avec ses amis, qu'il faut, à la fin des fins, dialoguer, faire la paix et s'entendre.
Non.
L'ex-président, dira-t-on, est coutumier du fait.
Et ce n'est pas d'hier que date l'étrange dérive de celui qui fut, il y a trente ans, l'un des artisans de la paix avec l'Egypte et qui n'a cessé, depuis, de vilipender Israël, de comparer son système politique à celui de l'Afrique du Sud à l' époque de l'apartheid, d'ignorer son désir de paix non moins réel que ses erreurs, de nier jusqu'à ses souffrances (entre autres exemples, cette intervention, il y a un an, sur la chaîne de télévision CBS où il déclarait que le Hamas n'avait plus commis, depuis des années, le moindre attentat ayant coûté la vie à des civils-et cela, en oubliant le meurtre de six personnes au terminal de Karni et celui, le 30 août 2004, de 16 occupants de deux bus à Beersheba).
Une chose est, pourtant, de parler à CBS ; une autre est de prononcer les mêmes mots, sans mandat, mais fort d'une indiscutable autorité morale, au plus près des belligérants.
Une chose est de dire, à Dublin, le 19 juin 2007, que les vrais criminels ne sont pas ceux qui claironnent comme Mechaal qu'Israël doit, « avant de mourir », être « humilié et dégradé » mais ceux qui préféreraient voir ces sympathiques personnages écartés tôt ou tard (et, si possible, plus tôt que tard) des cercles du pouvoir-une autre est de venir, sur place, appuyer de tout son poids les éléments les plus radicaux, les plus hostiles à la paix, les plus profondément nihilistes, du camp palestinien.
La vérité est que, voudrait-on déconsidérer l'autre bord, voudrait-on achever d'humilier et ridiculiser le seul haut dirigeant palestinien-Mahmoud Abbas-qui continue, au péril de sa vie, de croire en la solution des deux Etats, voudrait-on, en un mot, ruiner les derniers rêves des hommes et femmes de bonne volonté qui croient encore en la paix, que l'on ne s'y prendrait pas autrement.
Alors, qu'est-il arrivé à l'ancien prix Nobel de la paix ?
Est-ce la vanité de celui qui n'est plus rien et qui veut, avant de quitter la scène, un dernier quart d'heure de lumière ?
Est-ce la sénilité d'un politique qui a perdu le contact avec le réel et, au passage, avec son parti (Barack Obama, plus nettement encore que sa rivale, vient de rappeler qu'il n'est possible de « s'asseoir » avec les gens du Hamas que s'ils « renoncent au terrorisme, reconnaissent le droit d'Israël à exister, et respectent les accords passés ») ?
Serait-ce une variante de la haine de soi et, en l'espèce, la haine de son propre passé de grand faiseur de paix ?
Toutes les hypothèses sont permises.
Mais ce qui est sûr c'est que l'ex-président Carter avait un point commun avec le bientôt ex-président Bush : ce sont deux « born again », deux chrétiens « nés une seconde fois », avec tout ce que cette mystique, fréquente dans les Eglises évangéliques d'aujourd'hui, suppose d'obscurantisme.
Il en avait un autre que ne dément, hélas, pas la fin du mandat de George W. Bush : ils resteront, l'un comme l'autre, dans un ordre que l'Histoire saura déterminer, comme deux des plus mauvais présidents qu'auront connus les Etats-Unis.
Eh bien, en voici un troisième, lié aux deux premiers et dont le cas Carter apprend qu'il survit, hélas, et pour longtemps, à l'exercice du pouvoir (avis à ceux qui s'imaginent être, dans six mois, définitivement débarrassés du président en exercice !) : une identique capacité à transformer leurs erreurs politiques en désastreuses fautes morale
lu sur le site de : http://mais-si-srael.over-blog.fr
Les musulmans britanniques sont "outragés" par les mesures anti-terroristes instituées après le 7/7 et le 21/7 .
libertyvox: adaptation du texte d'Etabori
par Daniel Pipes
Jerusalem Post
27 décembre 2007
http://fr.danielpipes.org
Version originale anglaise: The Palestinian Economy in Shambles
Adaptation française: Alain
Jean-Mairet
Comme je le montrais la semaine passée, l'aide financière aux Palestiniens a pour effet pervers et contreproductif d'accroître leur taux d'homicides et d'actes terroristes. Cette semaine, je propose deux constats peut-être plus étranges encore à propos des dons occidentaux de plusieurs milliards de dollars, brisant tous les records d'aide par habitant: premièrement, ils appauvrissent les Palestiniens. Deuxièmement, la paupérisation palestinienne est une chose positive à long terme.
Pour commencer, quelques données de base sur l'économie palestinienne tirées d'une excellente étude de Ziv Hellman, «Terminal Situation» (phase terminale), parue dans l'édition du 24 décembre du Jerusalem Report:
C'est ainsi que Hellman, logiquement, qualifie l'économie palestinienne de «désastreuse».
Et ce désastre n'a rien pour surprendre car, comme l'ont relevé feu Lord Bauer et d'autres, l'aide étrangère ne marche pas. Elle corrompt et déforme l'économie – et plus les montants sont élevés, plus les dégâts sont importants. Un détail révélateur: pendant certaines périodes du règne de Yasser Arafat, un tiers du budget de l'Autorité palestinienne était affecté aux «dépenses de la présidence», sans autres explications, contrôles ou actes comptables. La Banque mondiale s'en plaignit, mais le gouvernement israélien et l'Union européenne acceptèrent cet arrangement malhonnête, de sorte qu'il a été maintenu.
La conférence de Paris en faveur de «l'État palestinien» a permis de réunir pour 7,4 milliards de promesses de dons le 17 décembre 2007. © V.Chemla/GIN |
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Mais, paradoxalement, cette erreur pourrait aider à résoudre le conflit israélo-arabe. Pour comprendre pourquoi, examinons les deux modèles en présence expliquant l'extrémisme et la violence – la souffrance et l'exaltation.
Le modèle de la souffrance, auquel se rallient tous les États occidentaux, attribue le comportement des Palestiniens à la pauvreté, à l'isolation, aux barrages routiers israéliens, à l'absence d'un État, etc. Mahmoud Abbas, le leader de l'AP, résuma ce point de vue lors de la conférence d'Annapolis, en novembre: «le manque d'espoir, le désespoir accablant (…) alimentent l'extrémisme.» Éliminons ces souffrances et les Palestiniens, soi-disant, tourneront leur attention vers des préoccupations constructives telles que le développement économique et la démocratie. Le problème est que ce changement n'intervient jamais.
Le modèle de l'exaltation prend la logique d'Abbas à rebrousse-poil: l'extrémisme est en fait alimenté par l'absence de désespoir et par des espoirs exacerbés. Pour les Palestiniens, l'espoir naît d'une perception de la faiblesse d'Israël, laquelle génère un optimisme, un enthousiasme à l'idée que l'État juif peut être éliminé. À l'inverse, lorsque les Palestiniens se sentent impuissants contre Israël, ils se consacrent à des tâches plus banales telles que gagner leur vie et éduquer leurs enfants. Relevons ici que l'économie palestinienne a atteint son sommet en 1992, après la chute de l'Union soviétique et la guerre d'Irak, soit justement lorsque les espoirs d'éliminer Israël touchaient leur plancher.
L'exaltation, et non la souffrance, permet d'expliquer le comportement belliqueux des Palestiniens. Ainsi, dans ce cadre, tout ce qui réduit la confiance en eux des Palestiniens est une bonne chose. Une économie en berne rend les Palestiniens dépressifs, sans parler de leurs capacités militaires et autres, ce qui nous rapproche d'une solution au conflit.
Les Palestiniens doivent ressentir toute l'amertume de l'échec pour pouvoir abandonner leur objectif malsain qui consiste à éliminer leur voisin israélien et commencer à construire une économie, un système politique, une société et une culture qui leur sont propres. Il n'y a pas de raccourcis vers cette issue favorable. Ceux qui se préoccupent authentiquement du sort des Palestiniens doivent souhaiter que leur désespoir soit imminent, de sorte que des gens talentueux et dignes puissent émerger du barbarisme actuel et bâtir un avenir convenable.
Ainsi, par une curieuse ironie du sort, l'énorme gaspillage de l'aide financière occidentale va accélérer ce désespoir de deux manières: en favorisant le terrorisme et en pervertissant l'économie, deux phénomènes qui impliquent un déclin économique. La loi des effets pervers a rarement travaillé de manière aussi imaginative.
Version originale anglaise: Fund the Palestinians? Bad Idea
Adaptation française: Alain Jean-Mairet
Le financement plus que généreux de Mahmoud Abbas et de l'Autorité palestinienne en vue d'instaurer la paix est l'un des axes constants de la politique occidentale – y compris israélienne – depuis la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza, en juin dernier. Cet afflux de fonds est contreproductif et doit être stoppé. Urgemment.
Un peu de contexte: Paul Morro, du Service de recherche du Congrès, indique qu'en 2006, l'Union européenne et ses États membres ont donné 815 millions de dollars à l'Autorité palestinienne; les États-Unis ont versé 468 millions de dollars. L'ensemble des dons atteint un total de quelque 1,5 milliard de dollars.
Et l'aubaine ne cesse de prendre de l'ampleur. Le président George W. Bush a demandé un supplément de 410 millions de dollars en octobre, après une donation de 77 millions de dollars plus tôt cette année. Le Département d'État justifie cette somme somptueuse en affirmant qu'elle «répond à un besoin crucial et immédiat de soutenir un nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne (AP) que les États-Unis et Israël considèrent comme un authentique allié pour la paix». Lors d'une audition récente, Gary Ackerman, président de la sous-commission parlementaire sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud, a approuvé le don supplémentaire.
Bien décidée à ne pas se contenter de l'argent des contribuables, la secrétaire d'État Condoleezza Rice lança le 3 décembre dernier un plan de partenariat privé – «U.S.-Palestinian Public Private Partnership» – impliquant des poids-lourds financiers tels que Sandy Weill et Lester Crown, afin de financer, selon Rice, «des projets permettant d'atteindre directement les jeunes Palestiniens, de les préparer aux responsabilités de la citoyenneté et de la gouvernance» et qui «ont un énorme impact positif».
Un rapport indique que l'Union européenne a transféré près de 2,5 milliards de dollars aux Palestiniens cette année.
Sur ces entrefaites, Abbas a annoncé son objectif de collecter des promesses pour un total de 5,8 milliards de dollars d'aides sur une période de trois ans, de 2008 à 2010, lors d'une «Conférence des donateurs de l'Autorité palestinienne» à laquelle ont assisté 90 États lundi à Paris (sur la base de la meilleure estimation disponible qui fait état de 1,35 million de Palestiniens en Cisjordanie, cela équivaut à une somme d'argent ahurissante: plus de 1400 dollars par an et par habitant, soit à peu près le revenu annuel d'un Égyptien). Avec l'accord du gouvernement israélien, Abbas a immédiatement réuni le montant souhaité pour 2008 lors de la conférence des donateurs.
Bon, si ça marche, c'est une affaire, n'est-ce pas? Quelques milliards pour mettre un terme à un dangereux conflit centenaire – c'est donné.
Mais des recherches novatrices signées par Steven Stotsky, un analyste du «Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America» (CAMERA) montrent qu'historiquement, les afflux de fonds versés aux Palestiniens ont eu l'effet contraire. En se basant sur les données de la Banque mondiale, du Fond monétaire international et d'autres statistiques officielles, Stotsky compare deux évolutions intervenues depuis 1999: celle de l'aide budgétaire annuelle à l'Autorité palestinienne et le nombre annuel d'homicides commis par des Palestiniens (incluant tant les activités criminelles que le terrorisme et les victimes tant israéliennes que palestiniennes). Combinées sur un même graphique, les deux courbes présentent des similitudes troublantes:
La corrélation est encore plus nette lorsque l'aide est superposée aux homicides commis l'année suivante:
Bref, pour chaque montant d'env. 1,25 million de dollars versé, on peut compter une mort violente dans l'année. Comme le souligne Stotsky, «ces statistiques ne signifient pas que l'aide étrangère est la cause des violences, mais elles remettent en question l'efficacité des donations de l'extérieur dans la lutte pour promouvoir la modération et contrer le terrorisme».
Le cas palestinien s'inscrit dans un phénomène plus général, comme l'ont relevé Jean-Paul Azam et Alexandra Delacroix dans un article de 2005, «Aid and the Delegated Fight Against Terrorism» (l'aide et la délégation de la lutte contre le terrorisme). Ils y révèlent ainsi «des résultats empiriques très solides montrant que les ressources investies dans les activités terroristes d'un pays quelconque affichent une corrélation positive avec le montant de l'aide étrangère reçue par ce pays» – plus il y a d'aide, plus il y a de terrorisme.
Si ces études s'opposent à l'hypothèse conventionnelle voulant que les Palestiniens soient poussés à la violence par la pauvreté, le chômage, la répression, l'«occupation» et le malaise, elles confirment en revanche l'argumentation que je défends depuis bien longtemps et selon laquelle le problème vient de l'exaltation des Palestiniens. Mieux les Palestiniens sont financés, plus ils sont forts et plus ils se sentent enclins à prendre les armes.
Une conception incohérente de l'économie de la guerre prévaut en Israël depuis le début des négociations d'Oslo, en 1993. Au lieu de priver leurs ennemis palestiniens de ressources, les Israéliens ont alors suivi les rêveries mystiques de Shimon Peres, exprimées notamment dans son ouvrage de 1993, The New Middle East (Le nouveau Moyen-Orient), et les ont renforcés au plan économique. Comme je l'écrivais en 2001, cela «revient à envoyer des ressources à l'ennemi alors que les combats font encore rage – ce qui n'est pas une très brillante idée».
Plutôt que de financer davantage encore le bellicisme palestinien, les États occidentaux, à commencer par Israël, devraient supprimer tous les soutiens financiers à l'Autorité palestinienne.
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C’est du cœur même d’Israël que Roland Dajoux porte son regard lucide sur la palestinophrénie de nos élites. |
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par Daniel Pipes
Jerusalem Post
29 novembre 2007
http://fr.danielpipes.org
Version originale anglaise: Accept Israel as the Jewish State?
Adaptation française: Alain Jean-Mairet
Étonnamment, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d'Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d'utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l'existence permanente d'Israël en tant qu'État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.
Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d'Annapolis seraient stoppées. «Je n'ai pas l'intention de transiger d'une quelconque manière sur la question de l'État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d'un État palestinien.»
Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d'Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n'entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu'Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu'État Juif».
La mise en exergue de ce point a l'avantage d'attirer l'attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l'État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l'armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d'établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.
Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l'exigence d'Olmert:
Saeb Erekat (à gauche), responsable des négociations de l'OLP, avec Condoleezza Rice, la secrétaire d'État américaine. |
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En outre, le lien entre la religion et la nation n'est de loin pas l'apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l'‹héritage spirituel› de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que ‹la religion dominante en Grèce est celle de l'Église orthodoxe orientale du Christ›.»
Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l'OLP nourrit toujours l'intention d'éliminer Israël en tant qu'État juif, justement.
Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu'à présent, l'antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l'«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l'antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d'y parvenir:
Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d'Israël, un objectif signalé par leur exigence d'un «droit au retour» et par leur guerre des ventres.
Politique. Les citoyens arabes d'Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu'il devienne un État binational.
Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l'émigration et une politique d'apaisement en Israël.
Isolation. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l'esprit sioniste.
La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d'Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu'à que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D'ici-là, il n'y a rien à discuter.
L'ANALYSE POLITIQUE
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
IsraelInfo.net
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