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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 19:00
Par Ivan Rioufol - LE FIGARO 

— Voici ce qui se dit, six ans après le 11 Septembre: le président des États-Unis, en engageant en Irak la guerre contre le totalitarisme islamique, a radicalisé le monde musulman et affaibli l'Occident. D'ailleurs, la France l'avait prédit. Bien. Mais alors, pourquoi Jacques Chirac est-il déjà tombé dans l'oubli? C'est Tony Blair, quittant le pouvoir peu après lui, que les grands dirigeants ont appelé pour être médiateur au Proche-Orient. Le “caniche de George Bush” aurait-il vu plus juste?
 
L'angélisme répète que le terrorisme est l'expression d'une pauvreté et d'une humiliation. Le cliché occulte le djihad mené contre l'Occident et son mode de vie, au nom d'une idéologie de conquête et de soumission. L'autre jour, Oussama Ben Laden a invité les Américains à “rejoindre l'islam”, tandis qu'al-Qaida frappait deux fois l'Algérie indocile. La haine pousse des musulmans à assassiner d'autres musulmans. 
Mais, cette fois, les victimes se révoltent. Les Algériens sont descendus dans les rues, dimanche, pour dire “Non à la violence”. Le même jour, à Gaza, une grève générale a été décrétée pour protester contre les méthodes de la résistance islamique (Hamas), qui a pris le pouvoir. En Irak, un sondage publié lundi cite al-Qaida comme premier responsable de la violence (à 21 %) devant les États-Unis (19 %) et l'Iran (11 %). 
Le nazislamisme, combattu par Bush et Blair, est un repoussoir pour les musulmans qui s'estiment déshonorés par cette barbarie se réclamant de leur religion. Dans la province d'al-Anbar (Irak), ancien fief djihadiste, des milices sunnites collaborent désormais avec les Américains. En Iran, le président Ahmadinejad fait honte à une partie de son peuple. Au Maroc, lors des élections de dimanche, même les “islamistes modérés” ont été boudés. 

En aurait-il été ainsi si la France pacifiste avait été suivie, elle qui conseillait le statu quo en Irak et refusait de parler de guerre contre le terrorisme? La stratégie des États-Unis ne peut se résumer au chaos que les médias se délectent à décrire. En désignant l'ennemi, Bush a réveillé la vigilance du monde libre. Des musulmans s'opposent davantage aux dérives sectaires nées d'une lecture littérale du Coran. Voilà ce qui ne se dit pas. 


Confusion des esprits
Un mépris pour le monde arabo-musulman laisse entendre que celui-ci ne comprendrait que la schlague de ses tyrans. C'est, au fond, l'argument de ceux qui reprochent à Bush d'avoir voulu délivrer l'Irak de sa dictature pseudo-laïque. À les écouter, il aurait fallu laisser Saddam Hussein terroriser en paix.
 
En fait, même si les Américains ont saccagé l'occupation de l'Irak par leurs impréparations et leurs certitudes, ils ont néanmoins clarifié l'enjeu, en situant le choc des cultures non pas entre musulmans et occidentaux, mais entre soumission et libre arbitre.
Il y a eu, oui, de la naïveté à croire que la démocratie s'imposerait à Bagdad, avant de gagner les pays voisins. Mais elle reste à portée de main, et bien des Irakiens espèrent la consolider. “Nous sommes en train de construire les bases d'une nouvelle démocratie”, explique Hohyar Zebari, ministre des Affaires étrangères (Le Figaro, mercredi). Pourtant, alors que cet espoir devrait être encouragé, la majorité des commentateurs persistent à accabler les États-Unis et à rendre Ben Laden maître du jeu. Cette capitulation ne peut que satisfaire les islamistes. 

La place du monde libre n'est pas au côté de ses ennemis. Or, l'islam radical profite de cette confusion des esprits pour tenter de s'implanter en Europe. En Allemagne, deux convertis se préparaient à commettre des attentats à la voiture piégée. La communauté juive de ce pays peut s'inquiéter de la montée d'un nouvel antisémitisme, attisé par des prêcheurs. Il s'est traduit, vendredi à Francfort, par l'agression au couteau d'un rabbin. Faudrait-il se résoudre à ces actes? 

Mardi, aux Pays-Bas, d'anciens musulmans ont décidé de dénoncer l'islam politique. “Nous brisons le tabou qui accompagne l'abjuration de l'islam, mais prenons aussi parti pour la raison, les droits et valeurs universelles et le sécularisme”, écrivent-ils dans leur “Déclaration européenne pour la tolérance”. En France, de nombreux musulmans laïcs ont aussi adopté les règles et les moeurs de la société occidentale, en choisissant de vivre leur religion et ses rites dans l'intimité. Ce sont ces démocrates qu'il faut soutenir. 


L'exemple belge
Observer, ces jours-ci, la Belgique se déchirer entre Flamands néerlandophones et Wallons francophones rappelle combien une nation est fragile, quand elle n'est plus soudée par une identité commune ou un même sentiment d'appartenance. Au coeur de l'Europe, ce pays peut éclater parce que deux communautés, pourtant issues d'une même culture chrétienne, ne se sentent plus solidaires. Autant dire qu'il est urgent pour la France de s'assurer de la solidité du sentiment national qui maintient son unité, alors qu'une immigration de peuplement bouleverse sa démographie. L'Ile-de-France, qui regroupe 19 % de la population, contribue à 43 % de l'accroissement naturel du pays (Population et Avenir, septembre 2007), notamment sous l'effet de la fécondité d'une immigration africaine et nord-africaine. La France saura-t-elle toujours faire partager ses valeurs à cette population majoritairement musulmane et géographiquement concentrée? Elle ne le pourra qu'en résistant aux pressions de l'islam radical, inconciliable avec l'universalisme des Lumières. 


Retour dans l'Otan?
Un retour de la France dans l'Otan? Il consoliderait une union occidentale qui n'a pas à rougir de se rapprocher des États-Unis, alliés depuis deux cent cinquante ans.

Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro, est Senior Fellow à l'Atlantis Institute 

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Published by Haim - dans Point de vue
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