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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 05:45

 

par Joel Fishman pour l'édition chrétienne de Jerusalem Post Octobre 2007

 
 
L'auteur, Dr. Joel Fishman est membre du Centre de Jérusalem pour des Affaires Publiques ; www.jcpa.org
 
Edition chrétienne du Jerusalem Post
Octobre 20007
Critique de livres
 

Palestine : la paix, pas l'apartheid par Jimmy Charretier, New York : Simon & Schuster, 2006, 265 pp.

 

"Toutes les enquêtes dans le pays entier montrent que les médecins choisissent en majorité de fumer des Camel !"

C'était il y a bien longtemps le texte d'une publicité figurant dans un très ancien magazine américain, qui montrait un médecin en blouse blanche, une cigarette à la main, affirmant :
"Les médecins de toutes les branches de la médecine ont été interrogés," 'Quelle marque de cigarette fumez-vous ?' La marque Camel était la plus fréquemment citée !"
C'est un exemple d'utilisation de "l'autorité d'une tierce partie" pour plaider en faveur d'un client, une technique développée par Edward Lewis Bernays (1891-1995), le fondateur des relations publiques, qui était aussi le neveu de Sigmund Freud. Bernays avait remarquablement réussi en appliquant cette méthode pour promouvoir le lard. Il mena une enquête auprès de médecins et donna une large audience à leur recommandation d'encourager les gens à prendre des petits déjeuners copieux composés de lard et d'œufs.

Ce clin d'œil à l'histoire de la publicité convient tout à fait à Palestine : la paix, pas l'apartheid qui vient d'être réédité dans un format broché, parce que son auteur Jimmy Carter a eu recours à "l'autorité d'une tierce partie" à l'appui de la cause palestinienne. Il prétend s'exprimer au nom de la morale irréprochable du vénérable homme d'État et homme d'honneur qu'il est, mais il se comporte en réalité, plus ou moins comme ces médecins et ces publicitaires qui vantent les bénéfices de la nicotine et du cholestérol.

Il n'est pas indispensable de parler ici des faiblesses intellectuelles du livre de Carter parce que son ancien collègue, le professeur Kenneth Stein de l'Université d'Emory, l'a déjà fait dans un article publié au printemps 2007 dans Middle East Quarterly.

Néanmoins, pour mesurer la portée de ce livre, il faut s'approprier le contexte dans lequel il a été élaboré et le message qu'il véhicule. Il a plusieurs objectifs ; d'abord réanimer l'intérêt de l'opinion pour la cause palestinienne et puis saper le soutien des Chrétiens à Israël.

Carter cite Martin Luther King, qui avait observé à l'époque que la pire chose qui puisse arriver au mouvement des droits civiques, c'est que les gens le trouvent lassant : c'est exactement ce qui est advenu à la cause palestinienne. Bien que ses admirateurs puissent voir les choses autrement, le grand public connait la corruption palestinienne, la violence et l'anarchie interne, la destruction des serres et la profanation des synagogues après le désengagement de Gaza. Il connait aussi leurs constantes incitations à la haine antisémite. Depuis la publication de son livre, le public en a appris davantage sur "Farfour", un double de Mickey, qui préconisait les attentats-suicide dans une série télévisée pour enfants du Hamas. Il a eu connaissance de la pratique étrange de ce groupe qui consiste à précipiter ses adversaires du haut des immeubles. 

En choisissant la violence, les Palestiniens se sont enfermés dans une impasse, et leur revendication de justice et de solidarité est devenue beaucoup moins audible. En août 2000 à Camp David, Yasser Arafat a refusé un accord de paix avec Israël et laissé passer le coche. En lieu et place, il a lancé la deuxième Intifada. Quelques années plus tard, le premier ministre Ariel Sharon a imaginé une réponse mesurée : le retrait de Gaza et la construction d'une barrière de sécurité, combinés à des opérations offensives contre le terrorisme palestinien. Bien que de nombreux Israéliens aient détesté le retrait de Gaza, le message que Carter répand, c'est que son résultat final pour les Palestiniens a été de transformer Gaza en une prison, la plus grande du monde: il diffuse ainsi les grands axes de la propagande palestinienne élaborés à Ramallah jusqu'à San Francisco. Par exemple, le titre du chapitre 16 est : "Le mur comme prison.

Le message de Carter est identique à celui de la littérature pro-palestinienne omniprésente, en particulier pour l'accusation de racisme des Israéliens qui est incorporé dans le terme nauséabond d' "apartheid." C'est la défunte Union soviétique qui introduisit la première ce qualificatif à propos d'Israël lors d'une conférence internationales sur les Droits des Femmes tenue à Mexico en juin 1975. Comme l'a noté l'historien Bernard Lewis, la Déclaration sur l'Égalité des Femmes qui en est issue "souligne à plusieurs reprises la participation des femmes dans la lutte contre le néocolonialisme, l'occupation étrangère, le sionisme, le racisme, la discrimination raciale et la ségrégation." 

De même, dans une émission en langue anglaise du 5 juillet 1977, l'agence TASS (l'agence de presse soviétique officielle) rapportait : "si en RSA [République sud-africaine], les noirs étaient parqués dans de soi-disant Bantoustans, craignant pour leur vie, phénomène inexistant dans les zones exclusivement blanches, dans l'Israël sioniste les citoyens arabes sont obligés de vivre dans des zones spéciales, des réminiscences des ghettos juifs de la période nazie " (souligné dans l'original). 

De plus, le 23 août 1977, TASS publiait l'information suivante :
"Tel Aviv et Pretoria sont similaires, l'apartheid dans la République sud-africaine et le sionisme en Israël ne sont que des étendards différents du racisme.

L'accusation d' "apartheid" appartient indiscutablement à la lignée des slogans qui stigmatisent le sionisme comme une forme de racisme. Alors que Carter illustre à peine l'accusation d' "apartheid" dans son livre, sa démarche est perverse. Il emploie ce qualificatif en évidence dans son titre, et la couverture affiche très visuellement un Carter songeur d'un côté et la barrière de séparation de l'autre. Mais pourquoi un ancien président américain utilise-t-il le vocabulaire de la propagande soviétique d'incitation à la haine, alors qu'il s'agissait d'un empire totalitaire, en faillite morale, qui avait supprimé les droits de l'homme, parqué des populations nombreuses dans des camps de travail esclavagistes et interdit le culte chrétien ? Si le choix des mots définit l'homme, on est fondé à se demander : quel genre d'homme est-il ? 

Selon les critères de l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) qui a publié en mars 2004 une "Définition de l'antisémitisme," les accusations de Carter pourrait bien être caractérisées comme antisémites. Voici des exemples de critique d'Israël qui relèvent de l'antisémitisme selon cette définition : 

  • La négation du droit du peuple juif à l'autodétermination, quand il prétend que l'existence d'un État d'Israël est une entreprise raciste.
  • L'application de doubles normes quand il exige de la part de cet État un comportement ni espéré, ni requis de toute autre nation démocratique.
  • La comparaison entre la politique israélienne contemporaine et celle des nazis.
  • Le fait de tenir les Juifs collectivement responsables des actions de l'État d'Israël. 
La Palestine : la paix, pas l'apartheid peut franchir la ligne rouge non seulement parce qu'il profère l'accusation de racisme, mais également parce qu'il applique un système de doubles normes. En outre, il reprend le mythe du contrôle des média par les Juifs américains. Enfin, "la Chronologie historique" de ce livre supprime les Juifs de la scène de l'Histoire, de la défaite essuyée lors de la révolte de Bar Kochba contre les Romains en l'an 135 jusqu'à la déclaration de Balfour en 1917. 

Naturellement, un livre de ce genre reflète les préoccupations personnelles de son auteur. Par exemple, Carter montre qu'il a mauvaise conscience à propos de la façon dont les Indigènes américains ont été traités en Géorgie, son État : 

Je dois admettre qu'à ce moment-là, j'ai mis un signe égal entre l'expulsion des Palestiniens de leurs anciens foyers dans l'État d'Israël et le départ forcé de la tribu indienne Lower Creek de la terre de Géorgie où notre famille s'est maintenant installée ; ils avaient été déplacés à l'ouest, dans l'Oklahoma, dans la "Vallée des larmes" [en 1838] pour faire de la place à nos ancêtres blancs (pages 27-28)
Une brève recherche nous apprend que l'histoire des rapports entre le gouvernement américain et les indiens de la tribu Lower Creek fut celle d'une dépossession, de traités violés, et de souffrances humaines profondes. Une grande injustice a été commise, et si Carter voulait vraiment faire une bonne action, il rechercherait les descendants des indiens de la tribu Lower Creek, prierait pour leur pardon, et leur rendrait leurs terres. Le problème est que si jamais il le faisait, ses voisins des Grandes Plaines le rouleraient "dans le goudron et dans les plumes" (1). 

Il est beaucoup plus facile de taire ses sentiments pesants de culpabilité personnelle et de les faire porter à Israël, mais il s'agit là d'un acte de poltronnerie morale. Néanmoins, la comparaison de Carter est erronée. À l'origine c'était les Juifs, et pas les Arabes, qui furent expulsés de leur terre. Ils sont revenus pour demander ce qui leur appartient légitimement. Dans ce cas-ci, ce sont les Juifs qui sont les "Indigènes américains" du Moyen-Orient, et leur tribu a un nom. C'est celui de Juda. 

Depuis le confortable Carter Center, situé au cœur de la Géorgie, - qui dans notre mémoire a vraiment pratiqué le racisme, c'est le seul État de l'Union où un Juif a été lynché (Léo Frank en 1915), - il est facile et peu coûteux de rechercher des opportunités de "faire la paix," de "combattre le mal," et de "faire naître l'espoir." sur des terres éloignées. Il est beaucoup plus aisé de blâmer l'État d'Israël et les Juifs américains parce qu'ils défendent une société israélienne ouverte qui, en dépit de ses imperfections, a gagné une solide réputation pour l'impartialité de sa justice, ses libertés religieuses et ses pratiques humanitaires. 

La cause palestinienne peut avoir certains mérites, mais ses avocats doivent encore faire la preuve d'un travail honnête qui n'omet pas des faits critiques, ne trafique pas l'information, et ne contient pas de purs mensonges.

(1) C'est le traitement que les Cow boys du Far West pratiquaient en guise de punition N du T

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Published by Haim - dans Point de vue
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