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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 06:12
Par Charles Krauthammer | Jewish World Review - Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Le 6 septembre, quelque chose d’important est arrivé dans le Nord de la Syrie. Le problème est que personne ne sait exactement quoi. A l’exception des participants, et ils ne parlent pas. Nous savons que Israël a réalisé une frappe aérienne. Comment savons-nous que c’était important ? Parce que en Israël, où laisser " fuiter " est une forme d’art, même les mieux informés n’ont aucun indice. Ils me disent qu’ils n’ont jamais vu de secret aussi bien gardé.

 

Ce qui suggère que, quoi qu’il se soit produit près de Dayr az Zawr, ce n’était pas une intrusion accidentelle dans l’espace aérien syrien, pas un vol d’essai pour une attaque sur l’Iran, pas une frappe sur quelque cible conventionnelle telle qu’une base des Gardes de la Révolution iranienne, ou une cargaison d’armes destinée au Hezbollah au Liban.

Une preuve indirecte souligne que c’était une attaque sur une installation nucléaire fournie par la Corée du Nord.

Trois jours avant, un cargo battant pavillon nord-coréen a mis à quai dans le port syrien de la ville de Tartous un chargement de " ciment ". Longue route pour du ciment ! Pendant ce temps, un officiel de rang très élevé au département d’Etat a prévenu que "iI pourrait y avoir eu des contacts entre la Syrie et certains fournisseurs secrets d’équipement nucléaires". Trois jours plus tard, la réunion à six partenaires sur le démantèlement des installations de la Corée du Nord, programmée pour le 19 septembre a été soudain retardée, officiellement par la Chine, et très certainement sur l’ordre de la Corée du Nord.

A l’exception des suspects habituels - la Syrie, l’Iran, la Libye et la Russie - seuls deux pays ont manifesté de fortes protestations contre la frappe israélienne : la Turquie et la Corée du Nord. Pour la Turquie, on peut comprendre. Son armée peut avoir autorisé un corridor de survol à Israël sans même l’avoir déclaré au gouvernement islamiste civil. Mais la Corée du Nord ? En quoi cela concerne-t-il la Corée du Nord ? A moins que ce n’ait été l’installation nord-coréenne qui ait été frappée.

Ce qui provoque des alarmes pour plusieurs raisons. D’abord cela saperait tout le processus de désarmement nord-coréen. Pyongyang pourrait bien vendre son truc à d’autres Etats voyous ou peut-être le cacher juste le temporairement à l’étranger, en autorisant ostensiblement le retour des inspections à domicile.

Ensuite, il y a des implications menaçantes pour le Moyen-Orient. La Syrie a depuis longtemps des armes chimiques - Lundi dernier, l’hebdomadaire de défense " Jane " a rapporté un accident qui a tué des douzaines de Syriens et d’Iraniens chargeant une tête balistique de gaz innervant sur un missile syrien - mais Israël ne tolèrera pas une Syrie nucléaire.

Les tensions sont déjà extrêmement élevées du fait que l’Iran se précipite la tête la première vers le nucléaire. En repoussant les sanctions et une possible action militaire, le président Mahmoud Ahmadinejad a choisi une campagne radicalement agressive pour assembler, déployer, afficher et activer en partie les vassaux de l’Iran au Moyen-Orient arabe.

(1) Le Hamas lançe des roquettes sur les villes et les villages israéliens au-dessus de la frontière depuis la bande de Gaza. Son intention est de provoquer la réaction israélienne, avec de préférence une attaque terrestre sanglante et télégénique.

(2) Le Hezbollah lourdement réarmé de roquettes iraniennes, transférées à travers la Syrie, pour se préparer au prochain round de combat contre Israël. La troisième guerre du Liban, désormais inévitable, attend juste l’ordre de Téhéran.

(3) La Syrie, seul Etat arabe client de l’Iran, rassemblant ses forces à travers les Hauteurs du Golan de l’autre côté de la frontière avec Israël. Et mercredi dernier, un autre membre anti-syrien du Parlement libanais a encore été assassiné lors d’un énorme attentat à la voiture piégée.

(4) La force al-Qods des Gardiens de la Révolution iranienne forme et équipe les milices extrémistes shiites à l’utilisation des ’dispositifs explosifs improvisés’ [IED] et des roquettes contre les troupes américaines et irakiennes. L’Iran aide aussi les Taliban à attaquer les forces de l’OTAN en Afghanistan.

Pourquoi l’Iran fait-elle cela ? Parce qu’elle a l’oeil dans une seule direction : la bombe. Elle a besoin d’un peu plus de temps, sachant que dès qu’elle maîtrisera le nucléaire, elle sera la superpuissance régionale et aura l’hégémonie sur le Golfe persique.

Les atouts de l’Iran à Gaza, au Liban, en Syrie et en Irak sont plein d’assurance et prêts. Le message d’Ahmadinejad est celui-ci : si quiconque ose attaquer nos installations nucléaires, nous activerons totalement nos vassaux, déclenchant une destruction sans freins sur Israël, les Arabes modérés, l’Irak et les intérêts des USA - en plus du ’banal’, comme le minage du Détroit d’Ormuz, et le déclenchement d’une crise pétrolière aiguë et d’une récession mondiale.

C’est un jeu avec des périls extrêmement élevés. Le délai de la fenêtre d’opportunité est étroit. En certainement moins de deux ans, Ahmadinejad aura la bombe.

Le monde n’est pas du tout prêt à acquiescer. Le nouveau Président français a déclaré un Iran nucléaire " inacceptable ". Le Ministre français des Affaires Etrangères a prévenu que : " il est nécessaire de se préparer au pire " et " le pire, c’est la guerre, monsieur ".

Ce qui rend pour le moins urgent que des sanctions puissantes frappent le régime iranien. Des sanctions n’arrêteront pas Ahmadinejad. Mais il y en a d’autres parmi l’élite iranienne qui pourraient l’arrêter, ainsi que le programme nucléaire, avant que le volcan n’explose. Ces élites rivales peuvent bien être radicales, mais elles ne sont pas suicidaires. Et elles croient, avec raison, quels que soient les dommages que la folie apocalyptique d’Ahmadinejad peuvent infliger à la région et au monde, aux ’Croisés’ et aux Juifs, aux infidèles et aux croyants, que le résultat certain d’une telle éruption sera l’enterrement de la république islamique d’Iran sous les cendres.


http://jewishworldreview.com/cols/krauthammer092107.php3

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Published by Haim - dans Syrie
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