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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 06:03
 
 
L'Organisation de Libération de la Palestine, créée le 29 mai 1964, avait pour finalité d'anéantir l'Etat juif au moyen d'actions violentes. Toutefois, et en dépit du caractère particulier de son objet, l'Olp a été reconnue le 14 octobre 1964 par l'ONU comme représentant du peuple palestinien et le 22 novembre 1974 comme observateur permanent à l'ONU.
 
Concomitamment, l'Assemblée Générale des Nations Unies a pris de multiples résolutions concernant le peuple palestinien (telle celle du 10 décembre 1969 sur les droits inaliénables du peuple de Palestine) sur le fondement desquelles, les palestiniens revendiquent l'application du « droit des peuples à disposer d'eux même » et le droit de « bénéficier d'un Etat ».
 
Ainsi, progressivement, les résolutions internationales ont conféré aux palestiniens la nature de peuple à part entière, alors qu'ils n'ont aucune unité historique, culturelle, religieuse ou linguistique à faire valoir, et qu'ils font et ont toujours fait partie de la grande nation arabe, sans spécificité autre.
 
Il s'agit là d'un aspect du drame palestinien puisqu'en l'absence de d' identité particulière, les palestiniens sont dans l'incapacité de justifier la violence de leurs actions, voire, sont contraints de conditionner mentalement et psychologiquement les jeunes générations afin qu'elles haïssent les juifs et s'inventent des vocations suicidaire.
 
En réalité, la notion même de « peuple palestinien » est une « création purement artificielle » inventée dans les années « 60 » pour permettre aux grandes nations « dites démocratiques » de se donner bonne conscience dans le processus de leur propre décolonisation.
 
C'est en effet la Grande Bretagne et la France qui ont facilité la création de l'Etat juif en décidant d'une partition du monde arabe de l'Empire Ottoman avec l'accord Sykes-picot 1916 ou en posant le principe de cette création avec la déclaration de Balfour du 2 novembre 1917 avant que l'Onu ne vote le partage de la Palestine avec la résolution 181 de l'Onu du 29 novembre 1947.
 
Néanmoins, et pour leur part, les palestiniens ont toujours été convaincus de leur appartenance à la grande nation arabe. Ils se définissaient d' ailleurs comme tel dans l'article 1er de la charte de l'Olp formulé dans sa rédaction du 2 juin 1964 « la Palestine est une terre arabe, uni par des liens étroits aux autres pays arabes. Ensemble, ils forment la grande nation arabe ».
 
Toutefois, les palestiniens ont rapidement compris l'utilité de rentrer dans le jeu de la mauvaise conscience internationale et ont décidé de se définir comme peuple à part entière dans la rédaction modifiée de l'article 1er de la charte de l'Olp de 1968 : « la Palestine est la patrie du peuple arabe palestinien : elle constitue une partie inséparable de la patrie arabe, et le peuple palestinien fait partie intégrante de la nation arabe ».
 
En rédigeant l'article de la sorte, la Palestine devenait opportunément la patrie du peuple arabe palestinien et la « finalité d'anéantissement de l' Etat juif », pouvait revêtir une légitimité internationale.
 
Compte tenu de ce que dans le même temps, Israël remportait sa victoire le 11 juin 1967 sur les pays arabes et occupait partiellement les territoires de la Jordanie, de l'Egypte et la de Syrie, il a été possible de substituer au conflit « israélo arabe », (dont la communauté internationale était
responsable) celui de « conflit d'israélo palestinien » (dans lequel Israël devenait seul responsable).
 
De leur côté, et grâce à la qualification de « peuple palestinien », les Etats arabes pouvaient essayer de régler les deux problèmes auxquels ils étaient confrontés depuis le début du XX° siècle, en l'occurrence se faire admettre comme entité arabe globale (à la fin de la tutelle de l'Empire Ottoman qui contrôlait la région depuis 1299) et lutter contre l'immigration massive des juifs en Palestine et la création d'un Etat juif au Moyen Orient.
 
Ainsi, en 1916, lorsque le chérif de La Mecque Hussein Ibn Ali a lancé la « révolte arabe » avec l'aide logistique et diplomatique des Britanniques, l 'objectif était de parvenir à l'indépendance des pays arabes à l'égard de l' Empire Ottoman, ce dont s'était porté garant le Colonel Thomas Edward Lawrence appelé « Lawrence d'Arabie ». Il n'était pas question de créer un Etat palestinien.
 
De la même manière, la « grande révolte arabe » en Palestine entre avril 1936 et 1939, a été menée par le mufti Amin Al Husseini, nationaliste arabe, en signe de protestation contre l'immigration juive et la politique britannique de transmission de la terre aux immigrants juifs, véritable atteinte faite au monde arabe. Jamais il n'a été mis en avant une spécificité palestinienne particulière (le muphti a finalement été exilé en 1939, et s'est réfugié en Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale où il recrutait des musulmans pour la Waffen SS).
 
Le nationalisme arabe s'est encore manifesté lors du partage de la Palestine par la résolution 181 de 1947: les arabes vivant en Palestine et les pays arabes s'y sont opposés en exigeant l'intégralité du territoire de la Palestine mandataire, sans jamais demander à ce que la terre revienne au peuple palestinien.
 
Plus tard, l'Olp a été créée, non à l'initiative des palestiniens, mais de la ligue arabe, (constituée le 22 mars 1945 par l'Arabie, Saoudite, l' Egypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie, le Yemen Nord en réaction au projet britannique de fédération des pays arabes sous leur contrôle). De façon anecdotique, rappelons que Yasser Arafat, lui-même, figure mythique du peuple palestinien, n'est pas né dans les territoires palestiniens mais en Egypte (au Caire) le 24 août 1929 où il a grandit, fait ses études et obtenu le diplôme d'ingénieur. Il n'est pas non plus décédé dans les territoires palestiniens mais en France le 11 novembre 2004.
 
Pour ce qu'il en est du drapeau palestinien, les couleurs adoptées par « la grande révolte arabe » de 1916, ne symbolisent aucunement le peuple palestinien mais est composé des couleurs panarabes en l'occurrence un triangle rouge sur la gauche qui symbolise la « maison hachémite » de Mahomet, prolongé par trois bandes horizontales, l'une noire qui symbolise les Abbasides de Bagdad (750-1258), l'autre blanche qui symbolise les Omyyades de Damas (661-750), et la troisième verte qui symbolise les Fatimides du Caire (969-1171).
 
Naturellement, les pays arabes ont toujours su que les palestiniens ne constituaient pas un peuple à part entière et lorsque ces derniers ont tenté de renverser la monarchie Hachémite de Jordanie en 1970 (dont la population est composée à 75 % de personnes d'origine palestinienne), le roi Hussein les en a empêché et a fait massacrer des dizaines de milliers de palestiniens lors du tragique évènement appelé « septembre noir ».
 
De même, aujourd'hui, les palestiniens sont opportunément parqués par les pays arabes dans des « camps » comme souvenir vivant de la Naqba pour culpabiliser la communauté internationale qui a favorisé la création de l' Etat juif mais en aucun cas, les pays arabes n'envisagent de laisser les populations d'origine palestinienne créer leur Etat à l'endroit où ils résident (au Liban, en Irak, en Jordanie, en Syrie) conformément au « droit des peuples à disposer d'eux même », car le combat vise à détruire Israël et non laisser s'épanouir un groupe humain à qui l'on a fait croire qu'il constituait un peuple.
 
Israël n'est en rien responsable de la situation contemporaine des palestiniens et du mensonge entretenu selon lequel ils formeraient un peuple spécifique..
 
Si donc les palestiniens entendent créer leur Etat, qu'ils le fassent sur les territoires sans souveraineté de Judée Samarie ou de Gaza mais sans exiger de l'Etat d'Israël qu'il renonce à sa propre souveraineté en aménageant une servitude de passage sur son territoire entre Gaza et la Judée Samarie ou en acceptant une immigration massive de personnes d'origine palestinienne qui n'ont jamais mis les pieds en Israël (classiquement appelé droit au retour des réfugiés).
 
La communauté internationale s'en sentira alors soulagée.

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Published by Haim - dans Point de vue
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