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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 07:40
Par Sydney Touati pour Guysen International News
Il y a sept années, France 2 montrait une séquence particulièrement difficile de la guerre qui oppose palestiniens à Israël.
Un père pris sous un feu nourri, tente vainement de protéger son enfant contre des tirs.
Ses gestes sont inutiles. L’enfant tombe finalement sous les balles.
Lorsque ce « reportage » est montré, il ne fait aucun doute que le jeune enfant, M. AL DURA, est mort sous les balles tirées par des soldats israéliens.
Cette scène, à la limite du soutenable, provoquera une vague d’indignation dans le monde entier. Le jeune M. AL DURA deviendra le symbole de la sauvagerie israélienne, voire réactivera l’ancien mythe du juif tueur d’enfants.
Rendre compte ou créer l’évènement ?
Ce reportage et sa diffusion, posent en réalité de nombreuses questions.
La plus importante est celle de sa réalité. Un examen minutieux du film tendrait à montrer qu’il s’agit d’une mise en scène. Par delà la question du vrai ou du faux, que La Cour d’Appel de Paris doit examiner prochainement, se pose également un autre problème, celui de l’usage de la violence dans l’information télévisuelle.


Les médias répondent à un devoir d’information. Ils doivent relater les évènements avec le plus d’objectivité possible. Ils doivent en tout premier lieu vérifier la véracité des scènes qu’ils montrent. C’est la base de l’éthique journalistique.
En intervenant à « chaud », la télévision ne se contente pas de rendre compte, d’informer. Elle participe à l’évènement ; elle le rend réel ; elle lui donne une dimension nationale ou internationale…à l’extrême limite, lorsqu’elle est prise dans la fascination des images, elle risque d’abandonner totalement sa mission initiale pour devenir le véritable créateur de l’évènement.

Dans le cas de la mort présumée du jeune AL DURA, la télévision a-t-elle dérivée jusqu’à cet extrême ?
A-t-elle participé activement ou passivement à la création d’un fait majeur ? Si oui, dans quel but ? 


De l’information à la propagande.
Chaque reportage possède deux dimensions fondamentales : l’information stricto sensu et l’émotion. On pourrait dire que le dosage des deux éléments est inversement proportionnel. Au plus la part de l’émotion augmente, au plus celle de l’information objective diminue. Si l’émotion est totale, l’information disparaît.
Se pose alors une seconde question : lorsque le journaliste intervient dans un conflit dont la dimension est planétaire, la télévision doit-elle tout montrer ?
A-t-on le droit de filmer la mort ? De montrer la mise à mort ? Les exécutions ? Les massacres ? 


Les sociétés et les idéologies non démocratiques, excellent dans cet art de l’exhibition macabre. Les terroristes filment leur crime et veillent à lui assurer la plus large diffusion.
A l’inverse, comme l’a amplement montré Michel Foucault dans « Surveiller et Punir », la modernité a banni le spectacle des supplices infligés au corps et les exécutions publiques.
On a renoncé à montrer les mises à mort en raison des désordres et des violences qui s’en suivaient. Au final, on a supprimé la « peine de mort ».
La mise à mort provoque une émotion extrême. Cela, nous le savons. Cela, tous les journalistes le savent. 


Cela, France 2 ne pouvait l’ignorer. La mise à mort d’un enfant décuple cette émotion.
Donc, lorsque la Direction de la Chaîne décide de passer ce terrible document, ne s’est-elle pas que l’émotion induite sera d’une violence extrême ? Peut-elle ignorer l’impact que cette scène horrible aura sur le public, sur l’image de l’Etat d’Israël ?
Peut-elle ignorer qu’elle va contribuer à « casser » cette image ? Qu’elle va participer activement à ce que S. Trigano dans une minutieuse étude à qualifier d’« ’ébranlement d’Israël » ?
On ne peut s’empêcher de penser à un autre évènement, lui aussi fondé sur un faux : la dégradation du Capitaine Dreyfus dans la cour de l’Ecole militaire.



France 2 en diffusant ce document s’est inscrite, volontairement ou involontairement, dans la longue chaîne du discours de la haine qui vise perpétuellement à stigmatiser le juif, le dégrader, en faire un monstre.

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