Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 09:04
par Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times

 

Article publié le 31 Mars 2002
Titre original : Suicidal Lies
Traduction : Objectif-info
Rédaction d'Objectif-info:

Le texte ci-dessous date de presque six ans et son actualité ne se dément pas. Dans cet excellent article, Thomas Friedman fait preuve d'un solide talent d'anticipation. Il comprend bien que la formule terroriste de l'attentat suicide est tout à fait susceptible de quitter son terreau, la seconde Intifada de Yasser Arafat, et son point d'application initial, la population civile israélienne, pour déferler sur les nations du monde entier. La suite des évènements montrera, aussi bien en Europe qu'en Afrique et en Asie, que la menace des "kamikaze" prêts à perdre la vie, pouvu qu'ils tuent un maximum de civils, n'a rien de théorique. Elle est devenue l'ordinaire des services de renseignements et elle mobilise pour sa prevention d'énormes ressources. Il fallait la stature historique unique du grand Jacques Chirac pour faire donner la garde républicaine en gants blancs à la dépouille de l'inventeur de cette forme la plus contemporaine de la barbarie, le fameux raïs de Ramallah. Mieux encore, Friedman anticipe dans son texte des développements possibles de cette innovation meurtrière : l'association du terroriste suicide et de l'arme nucléaire sous une forme ou sous une autre. Or la recherche obstinée de la maîtrise de la bombe par les mollahs de Téhéran et les troubles actuels au Pakistan, créent les conditions pour que des éléments nucléaires tombent entre les mains d'organisations terroristes, actualisant le risque majeur  identifié dès 2002 par Thomas Friedman. 14 novembre 2007
 

 

Le résultat de la guerre actuelle entre les Israéliens et les Palestiniens est vital pour la sécurité de chaque américain, et même je crois, de toute la civilisation. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Palestiniens, pour poursuivre leurs objectifs politiques, sont en train d’expérimenter une toute nouvelle forme de guerre, fondée sur l’utilisation de bombes humaines, bardées de dynamite et habillées comme des Israéliens. Et cela marche.

Les Israéliens sont terrorisés. Et même si cette stratégie ruine leur propre société, les Palestiniens éprouvent un sentiment de puissance croissant. Ils sentent qu’ils possèdent une arme propre à équilibrer le rapport des forces avec Israël, et peut-être dans leurs rêves, à lui infliger une défaite. Comme l’a déclaré au Washington Post, un chef du Hamas, Ismaël Haniye, les Palestiniens sont en train de mettre les Israéliens en déroute car ils ont trouvé leur point faible. Les Juifs, a-t-il dit, « aiment la vie plus qu’aucun autre peuple, et ils veulent éviter la mort ». Ainsi, les bombes humaines palestiniennes sont le moyen idéal de les affronter. C’est vraiment fou.

Le monde doit comprendre que les Palestiniens n’ont pas choisi le système des bombes humaines par « désespoir » devant l’occupation israélienne. C’est un énorme mensonge. Pourquoi ? D’abord, parce que si de nombreux autres peuples dans le monde, sont désespérés, ils ne se promènent pas sanglés avec de la dynamite. Plus décisif, le président Clinton offrit aux Palestiniens un plan de paix qui pouvait résoudre le problème du « désespoir » dû à la colonisation. Yasser Arafat n’en voulut point. Mieux encore, les Palestiniens ont longtemps utilisé une tactique alternative aux bombes humaines : la résistance non violente sur le modèle de Gandhi. Un mouvement palestinien non violent appelant à la conscience de la majorité silencieuse des Israéliens aurait obtenu un État depuis 30 ans, mais les Palestiniens ont rejeté cette stratégie aussi.

Les Palestiniens n’ont pas utilisé ces solutions alternatives, parce qu’ils désirent aujourd’hui obtenir leur indépendance par le sang et par le feu. Tout ce qu’ils peuvent accepter en tant que communauté, c’est ce qui relève de la destruction et jamais de la construction. Avez-vous jamais entendu M. Arafat parler du système éducatif ou économique qu’il préfère, du régime constitutionnel qu’il envisage ? Jamais, parce que M. Arafat ne prête pas d’intérêt au contenu de l’État palestinien mais seulement à ses frontières.

Soyons clair : les Palestiniens n’ont choisi pas la stratégie des bombes humaines par désespoir. Cela menace toute civilisation car la technique des bombes humaines telle qu’elle est mise en œuvre en Israël, tout comme les détournements et les écrasements d’avions, peuvent être copiés et éventuellement aboutir à une bombe humaine associée à un dispositif nucléaire, une menace pour toutes les nations. C’est pourquoi le monde entier doit contribuer à la défaite de la stratégie palestinienne fondée sur les attentats-suicide.

Mais comment ? Cette sorte de terrorisme peut être jugulée par le refus et la réprobation de la communauté où elle est pratiquée. Aucune armée étrangère ne peut arrêter de petits groupes d’individus prêts à se donner la mort. Comment aboutir à cette répudiation chez les Palestiniens ? D’abord les Israéliens doivent mener une action militaire qui démontre que le terrorisme ne paie pas. Ensuite, l’Amérique doit faire clairement savoir que les attentats-suicide ne sont pas seulement un problème israélien. Pour cela, les États-Unis doivent déclarer que s'ils tiennent le nationalisme palestinien pour légitime, ils n’auront pas de relations avec les dirigeants palestiniens qui tolèrent les attentats suicides. Ensuite, ils doivent faire savoir aux dirigeants arabes que les média qui qualifient les poseurs de bombes de « martyres » ne sont pas tolérés aux États-unis.

Troisièmement, Israël doit dire aux Palestiniens qu’il est prêt à reprendre les négociations là où elles étaient restées avec Bill Clinton, avant l’Intifada. Ces négociations représentent 90% du chemin à parcourir pour la fin de l’occupation et la création d’un État palestinien. Quatrièmement, les troupes américaines et celles de l’OTAN doivent garantir la frontière israélo-palestinienne.

« C’est en Espagne, lors de la guerre civile, que les pays les plus puissants purent tester des armes nouvelles, avant la seconde Guerre Mondiale ». écrivit le théoricien politique israélien Yaron Ezrahi. « Le conflit israélo-palestinien actuel est la guerre d’Espagne du XXI siècle. C’est un test pour savoir si le suicide terroriste peut réussir comme stratégie de libération. Il doit être vaincu mais cela nécessite davantage qu’une réponse militaire ».

Les Palestiniens sont tellement aveuglés par leur fureur narcissique qu’ils ont perdu de vue la vérité fondamentale sur laquelle toute civilisation est construite : le caractère sacré de toute vie humaine, et tout d’abord la sienne. Si l’Amérique, le seul arbitre, n’utilise pas toute son énergie pour stopper cette folie et l'appeler par son véritable nom, le suicide terroriste s’étendra. Le Diable est lâché au Moye Orient et chez nous aussi.

Partager cet article

Repost 0
Published by Haim - dans Point de vue
commenter cet article

commentaires

Marcoroz 04/02/2008 18:18

Ce texte est mal traduit, il y a même des contresens, exemple: "(...) les Palestiniens ont longtemps utilisé une tactique alternative aux bombes humaines : la résistance non violente sur le modèle de Gandhi."Je suppose que dans l'original, l'auteur dit précisément le contraire...