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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 14:33
(Politique-fiction)
Fiction imaginée par Jean-Paul de Belmont © Primo, 23 avril 2008

10 décembre 2013.

Je m'appelle Khaled Meshal. Dans la limousine de luxe qui me ramène de l'Hôtel de ville d'Oslo vers la suite somptueuse qui m'a été réservée au Radisson Plaza, je me repasse le film de cette soirée extraordinaire. Je n'aurais jamais pu l'imaginer, même en rêve, il y a quelques années.

L'assemblée debout... Standing ovation... Les larmes de joie du président Barak Obama. Même le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, celui-là même qui avait donné l'ordre de m'empoisonner en 1997, applaudissait. Regard furtif vers Jimmy Carter, mon vieux complice. Il a tenu à être présent malgré l'attaque cérébrale dont il a été victime l'été dernier.

Ah! Jimmy, mon vieux Jimmy ! C'est vrai que tu ne les aimes pas beaucoup ces juifs. Surtout depuis ton mandat de quatre ans où leur lobbying avait fini par t'exaspérer. Nous, Palestiniens, nous ne les haïssons pas autant que toi. C'est juste parce qu'ils étaient là dans la région et que nous n'avions personne d'autre à détester...

Par Allah ! Qu'il a été long ce chemin vers le Nobel de la paix depuis ce jour d'avril 2008 où tu m'as conseillé cette stratégie improbable. Toi annonçant que le Hamas était prêt à reconnaître Israël, moi me précipitant pour démentir. Mais le trouble était bel et bien installé dans le camp adverse. Que ces juifs sont faibles ! Leur amour de la vie, c'est ça leur talon d'Achille. Nos femmes, elles, sont prêtes à donner leurs fils au service de notre cause.

En tout cas, ça a marché. Depuis «l'accident» qui a coûté la vie à Mahmoud Abbas, il y avait une place à occuper et ces pleutres d'Israéliens n'avaient plus, depuis déjà longtemps, d'Ariel Sharon pour les mettre en garde. Même ce «Bibi», malgré ses allures de Zorro pendant la campagne électorale, a fini par s'écraser mollement contre notre stratégie et face à la pression internationale.

Je n'ai jamais aimé Arafat mais je dois reconnaître que je suis les pas d'Abou Amar avec délectation. Il a été le premier à comprendre que la création d'un Etat palestinien serait la fin des haricots pour nous. Lui aussi a eu un Nobel de la paix pour avoir compris ça.

Les négociations vont débuter en janvier. Heureusement que les «Escadrons Al Qods», la branche armée du « Hamas canal historique », sont sur le pied de guerre. On va bien se répartir les rôles. Exactement comme le Fatah et nous au début des années 2000. Ils vont pouvoir à nouveau terroriser la population israélienne, surtout maintenant que le «mur» a été démantelé grâce à la brise pacifiste qui a soufflé depuis 2010.

Et ça va être reparti pour dix ans. Je ferai mine de les condamner mais je ne commettrai surtout pas la même erreur qu'Arafat : officiellement, je tiendrai le même discours de paix en anglais et en arabe. Pas de double langage, sinon pas de subventions internationales. Mon règne sera celui de l'efficacité, celui de la correction des erreurs passées.

Ça fait quarante ans que la Palestine fonctionne ainsi : une mise en abyme dans laquelle les instances palestiniennes successives se passent le relais du terrorisme après acquisition de leur respectabilité.

Les mécanismes bancaires imaginés par mes conseillers sont absolument géniaux. Personne n'y verra que du feu et continuera d'accuser l'Iran et la Syrie, alors que ce seront bien les contribuables occidentaux qui financeront notre effort de guerre.

L'important, c'est qu'il n'y ait jamais d'Etat palestinien. La Palestine, c'est un combat sempiternel. Comme un vélo, s'il s'arrête, il tombe.

Combien de temps cela peut-il durer ? À mon avis, longtemps. En tout cas tant que les Israéliens continueront d'aimer la vie autant que nous aimons la mort et que les occidentaux s'entêteront à distribuer des Nobel de la paix à des hommes de guerre comme moi.

Jimmy ! Mon vieux Jimmy ! Tu es bien le seul être vivant à partager ces secrets avec moi. Même dans mon camp, je suis entouré d'imbéciles qui croient vraiment que notre but est la création d'un Etat palestinien. N'aie aucun scrupule : la haine des juifs justifie tout, y compris les coups les plus tordus. Par rapport à cette haine, tu n'as fait que ton devoir.

Belle ville, Oslo. Et quelle époque formidable !

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Published by Haim - dans Point de vue
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