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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 05:30

Sur le site du Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT) 
Huguette Chomski Magnis  

 

« Fin juillet, Nicole Guedj, avait reçu, à la demande du Président de la République, les familles de Gilad Shalit, Oudi Goldwasser et Eldad Regev, soldats israéliens kidnappés par le Hamas et par le Hezbollah. Elle leur avait fait part de la "solidarité de la France dans cette épreuve ainsi que des efforts actuellement déployés pour obtenir la libération des soldats sans délai". » 

 

Depuis lors, rien n’a bougé : les soldats kidnappés n’ont jamais reçu la visite du moindre émissaire d’une agence humanitaire et leurs parents n’ont même pas la certitude qu’ils soient toujours en vie. 

 

Leur calvaire est le même que celui de toutes les familles d’otages comme de toutes les familles dont un membre a été enlevé pour des motifs crapuleux : un être cher, un adulte ou - plus monstrueux encore - un enfant, est à la merci d’un ravisseur qui peut le torturer sadiquement et le tuer. Les familles veulent, doivent garder espoir. Les proches des otages redoutent par dessus tout de voir leurs proches abandonnés par dirigeants et opinion. Le souci de témoigner leur solidarité aux familles des trois soldats, en rappelant l’exigence de leur libération, a décidé de nombreuses organisations juives européennes à organiser, ce mercredi, une manifestation devant le siège de l’Union Européenne à Bruxelles. 

 

L’alternative souvent opposée à la libération inconditionnelle de ces soldats est "l’échange de prisonniers". 

 

La formule peut sembler séduisante : elle a l’apparence de la symétrie, de la réciprocité et de l’équité. Aussi il faut l’analyser du point de vue du droit et de la défense des droits humains universels, en faisant abstraction des considérations géostratégiques, des intérêts et des sympathies pour l’une ou l’autre des parties, dans un conflit long et difficile. 

 

L’exigence de justice nécessite que chaque individu soit considéré non en fonction de son identité, mais en fonction de sa responsabilité personnelle quant aux actes qu’il a commis, aidé à commettre, ou tenté de commettre.  

 

Pour ce qui est des trois soldats enlevés, les choses sont simples : nul, pas même leurs ravisseurs, ne reproche rien personnellement à Guilad Shalit, ni à Ouri Goldwasser et Eldad Regev. Enlever des innocents est l’essence même de la prise d’otages, qu’elle vise des civils ou des militaires. Les trois otages sont soldats du contingent au sein d’une armée de conscription. Tous trois ont été kidnappés sur le territoire souverain de leur pays, en totale violation du droit humanitaire international et du droit de la guerre. Ils sont détenus par des organisations terroristes au sens vrai du terme, c’est-à-dire qui revendiquent des attentats contre des civils. 

 

Pour ce qui est des prisonniers palestiniens et libanais les choses sont bien plus complexes.  

 

Rares sont les Libanais détenus dans les prisons israéliennes.  

 

Le plus célèbre est Samir El Kantar qui purge une peine de prison à vie pour le meurtre de trois civils israéliens, dont une petite fille de quatre ans, assassinée, la tête fracassée sur un rocher, après avoir assisté au meurtre de son père. Voilà le "résistant" dont le Hezbollah réclame la libération... Quel juriste, quel défenseur des droits humains pourrait prôner un échange Goldwasser-Regev/El Kantar ? 
Les Prisonniers palestiniens détenus en Israël sont, eux, légion. 

 

Tout juriste, tout défenseur des droits humains doit se préoccuper de leurs conditions de détention et de leur droit à être jugés équitablement.  

 

Mais il doit aussi avoir à coeur que nul ne soit dispensé de répondre de ses actes, du seul fait de son identité.  

 

Des détenus soupçonnés d’actes pour lesquels ils n’ont pas encore été jugés ne peuvent être décrétés ni coupables ni innocents. Des gens faits prisonniers lors d’affrontements armés ne peuvent être mis sur le même plan que ceux qui sont accusés d’actes de terrorisme dirigés contre des civils.  

 

Mais comment peut-on même envisager l’élargissement de détenus jugés et condamnés pour participation à des attentats contre des civils ? Admettre qu’une identité puisse valoir immunité serait réfuter toute condamnation universelle du terrorisme !  

 

Le postulat "innocent" (ou coupable) parce que Palestinien" (ou Israélien, Français, Allemand, etc.) doit être tout simplement rejeté.  

 

Que des échanges soient envisagés dans le cadre de négociations entre les parties est leur responsabilité.  

 

La nôtre est de faire entendre la voix d’une conscience universelle.  

 

Elle doit refuser d’apporter une caution morale à une revendication démagogique de "libération de tous les prisonniers", en bloc, en fonction de leur identité.  

 

Immense serait la responsabilité des organisations qui sacrifieraient les droits des victimes du terrorisme à une "cause".  

 

Immense aussi serait la responsabilité des politiques qui seraient tentés, pour se poser sur la scène internationale, de prétendre résoudre un conflit, décrété bien à tort cause première des convulsions du monde, avec des "y’a qu’à" simplistes et dangereux.

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Published by Haim - dans Articles
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