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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 06:30
3 décembre 2006 - Par Albert Soued
Décidément le Moyen Orient n’est pas encore prêt pour une démocratie à l’occidentale. Malgré toute leur bonne volonté, l’énergie et la masse des capitaux investis en Irak, en Afghanistan et dans les territoires palestiniens, les Occidentaux sont loin d’avoir réussi leur pari. Bien au contraire, ils ont dégoupillé des régions sous pression dont le contenu leur saute au visage. Du coup des challengers locaux profitent de ce désarroi pour placer leurs pions et asseoir une hégémonie concurrente et dangereuse.
Il est aujourd’hui impossible de rembobiner le djinn sorti de la lampe. Avant qu’il ne s’étende et ne contamine toute la région et au-delà, il faudra le circonscrire et le neutraliser lors des prochaines années, voire lors des prochains mois.
Comme l’a dit le chroniqueur Amir Taheri, il n’y a pas de solution élégante au conflit en Irak entre les troupes de la Coalition et la nébuleuse des "insurrections". J’ajouterai qu’il n’y a pas non plus de solution élégante aux autres conflits en cours, que cela soit en Israël et au Liban, ou dans des pays islamiques comme l’Afghanistan, le Soudan ou la Somalie.
Le combat qui n’est pas désigné clairement encore, parce que l’Occident est soit trop abasourdi par les événements, soit trop ramolli par soixante ans d’expansion économique, est un combat entre la démocratie et le nouveau totalitarisme issu de l’Islam.
Les gouvernements occidentaux, notamment européens et leurs émules démocrates aux Etats-Unis ne veulent pas se rendre à l’évidence et mènent un jeu digne des autruches.
Cela fait presque 60 ans que les Israéliens cherchent à discuter avec leurs voisins, sans aucun résultat tangible ni sérieux et ces négociations n’ont jamais empêché une série de guerres et de guerrillas israélo-arabes. Jusqu’aujourd’hui les dirigeants israéliens semblent croire que l’enjeu est territorial ou humain (1). Or les Arabes se fichent éperdument d’un territoire qui représente moins de 1 pour 10 000 de ce qu’ils possèdent ; comme ils se fichent des 3 ou 4 millions de réfugiés confinés dans des camps depuis 3 ou 4 générations, sur leur territoire. Autrement ils auraient résolu entre eux ce problème depuis longtemps. L’enjeu est simplement la présence juive indépendante en Israël qui leur est insupportable. Pour les religieux, les Juifs sont des infidèles qui ne peuvent vivre qu’en "dhimmis-protégés" en terre d’Islam. Pour les laïcs, la présence d’un état moderne, transparent et démocratique en leur sein est insupportable, car source de comparaison, de convoitise et de troubles pour leurs propres régimes plus ou moins totalitaires. C’est pourquoi dans tous ces pays attardés, tout événement dramatique, que ce soit l’attaque du World Trade Center, ou le génocide au Darfour devient commodément pour leurs populations frustrées l’oeuvre du sionisme (2).
L’enjeu ici est existentiel, le refus ou l’acceptation du Juif sioniste et indépendant au Moyen Orient.
Les enjeux sont similaires ailleurs
Dès le début de la prise en main de l’Irak, les Etats-Unis ont commis une série d’erreurs dont ils sont en train de payer le prix. On ne citera que la débandade inutile et malencontreuse de la police et de l’armée irakienne de Saddam Hussein, plusieurs semaines de vide administratif, après la conquête du pays, et le choix d’un gouverneur BCBG (Brenner) pour gérer l’après guerre. Aujourd’hui pour reprendre en mains ce pays, il faudra augmenter les effectifs de la Coalition, expédier et former localement des commandos de choc et réinstaller provisoirement une dictature de fait avec un homme fort, en oubliant pour un temps les principes démocratiques, qui constituent une faiblesse dans un pays encore tribal et dont profitent à leur avantage les insurgés.
A défaut, l’Irak sombrera encore plus dans l’anarchie, avec la création de plusieurs états indépendants de fait, dont l’un shiite sera inféodé à l’Iran, et sera assis sur les plus grandes réserves de pétrole, et un autre sunnite pourra devenir la chasse gardée d’al Qaeda ou d’une milice locale similaire, menaçant la stabilité précaire de la Jordanie. Le 3ème, kurde, le seul cohérent et existant dans les faits, pourrait à terme créer des problèmes avec la Turquie voisine dont la minorité kurde est particulièrement active.
Au Liban, entre ? et 1/3 de la population est shiite, population liée de très longue date aux ayatollahs iraniens. Pour contrôler le Liban, l’Iran avait 2 atouts, les Assad de Syrie (des shiites alaouites, très minoritaires dans leur pays) et le Hezbollah, parti de Dieu, admis depuis peu au Parlement Libanais. Après le meurtre d’un éminent sunnite libanais, Rafik Hariri, qui a ému tout le Liban et l’Occident, l’armée syrienne a été amenée à quitter le Liban et, de ce fait, la Syrie perdait une grande partie de son influence dans ce pays. Pour l’Iran, restait le Hezbollah comme appui local sérieux. Dans une "démesure classique du héros", Nasrallah a provoqué la guerre du Liban de Juillet-Août 2006, risquant de perdre un pouvoir politico-militaire chèrement acquis grâce à l’aide syro-iranienne. Pour se rattraper, il cherche à déstabiliser le Liban, démissionnant du gouvernement, faisant assassiner un ministre (Gemayel) et appelant à l’élargissement officiel de son influence par des mouvements de masse. Minoritaire dans son pays, Nasrallah cherche à s’emparer indirectement du pouvoir, pour asseoir l’influence de l’Iran, au détriment des nombreuses autres minorités chrétiennes ou musulmanes, qui sont militairement plus faibles.
Les Etats-Unis comptaient sur Israël pour se débarrasser du fléau Nasrallah. La prudence ou l’incompétence du nouveau premier ministre israélien Ehoud Olmert n’a pas permis une consolidation du Liban. Alors on a trouvé la solution de rechange de la Finul, simple rustine sur une plaie ouverte. Car l’Onu ne fait pas le poids devant un Nasrallah, à l’étroit dans son fief libanais et prêt à coopérer avec les assassins venant de Syrie. Et Bashar el Assad cherche à asseoir de nouveau son influence au Liban pour éviter que le procès international de l’assassinat de Rafik Hariri ne l’atteigne.
Deux forces islamiques attendent l’une dans l’ombre, al Qaeda et ses mouvances, l’autre au grand jour, l’Iran très bientôt nucléarisé (4), pour s’emparer des dépouilles laissées par les Occidentaux, si jamais ceux-ci cherchaient à fuir un Moyen Orient devenu très dangereux.
Dans cette région, il faut savoir être patient et surtout, périodiquement, au moment opportun, il faut oser donner un très grand coup décisif pour assommer l’hydre qui est sortie de son antre. On ne voit pas d’autre moyen pour encourager les classes moyennes modérées à rester dans leur pays (3) et les inciter à s’impliquer davantage pour y installer la démocratie.
Dans le cas contraire, dix pays du Moyen Orient s’ajouteront à la liste des pays islamistes dans peu de temps. Au détriment d’une Europe libre et indépendante.


Notes
(1) Le 27 novembre 2006, à Sdé Boqer, cherchant la caution posthume de David Ben Gourion, le premier ministre israélien Ehoud Olmert a proposé des concessions territoriales au gouvernement palestinien mené par un chef terroriste du mouvement Hamas ?
(2) Dernière turpitude en date, le 28 novembre 2006, le président du Soudan Omar Hassan Ahmed al-Bashir a déclaré que les médias sionistes conspiraient contre son pays en annonçant des milliers de morts au Darfour.
(3) Pour fuir les troubles, les classes moyennes éduquées ont tendance à émigrer en très grand nombre, les Irakiens vers la Jordanie (un million) et l’Angleterre, les Libanais vers l’Europe et l’Amérique Latine, les Palestiniens vers les pays du Golfe, le Chili pour les Chrétiens. Cette tendance néfaste accélère l’installation de l’islamisme auprès des plus défavorisés qui, eux, restent et reçoivent des subsides et des soins des organisations caritatives structurées liées aux mouvements radicaux tels que le Hamas ou le Hezbollah.
(4) En Iran, il semblerait que la limite de non retour dans la nucléarisation de l’Iran soit derrière nous. Ceci expliquerait l’intensification des diatribes du président Ahmadinejad contre Israël qui d’après lui est amené à disparaître sous peu. Faute de pouvoir déstabiliser l’Iran en suscitant des troubles intérieurs qui élimineraient l’équipe des ayatollahs en place, faute de pouvoir infliger de sévères sanctions économiques et financières efficaces, la déstabilisation ne pourra alors venir que d’actes de sabotage des installations nucléaires ou de frappes ciblées menées essentiellement par les Etats-Unis. Encore faut-il trouver un consensus occidental, ce qui paraît lointain aujourd’hui.

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Published by Haim - dans Articles
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