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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 06:00
Gilles-William Goldnadel
Je reviens d'Israël. J'y ai rencontré de nombreuses personnalités politiques. La seule, à mon sens, qui sorte du lot commun s'appelle Benjamin Netanyahu. Il ne cesse d'expliquer que nous sommes en 1938 et que l'Allemagne d'hier c'est l'Iran d'aujourd'hui.
Je veux dire ici à quel point je trouve la grande majorité du personnel politique israélien, médiocre.

Le grand responsable en est le mode de scrutin électoral à la proportionnelle intégrale. Il rend le pays ingouvernable à brève échéance, il favorise la dictature des petits partis charnières, il oblige les caractères les plus déterminés au compromis corrupteur, enfin, et surtout, ce scrutin ou l'on choisit son représentant sur une liste établie par les partis transforme la consultation démocratique en fabrique de simplets.

Je prétends que le député israélien moyen n'arrive pas à la cheville, au plan intellectuel ou moral, du député français moyen.

Pour être élu, ce dernier doit avoir un minimum de charisme et de vernis culturel. Pour figurer en bonne place sur la liste, le premier doit seulement faire montre d'entregent et de servilité.

Pour un pays ordinaire, ce mode de scrutin est d'un érotisme décadent. Pour une nation qui se bat dos au mur, il relève de la pornographie criminelle.


Pour en revenir à Bibi, je crois, ou plutôt j'espère, qu'il se trompe. Nous ne sommes pas tout à fait en 1938. Mais plutôt en 1934. Les nazis n'ont pas encore réoccupé la Rhénanie démilitarisée. Albert Sarraut n'a pas encore démontré sa sotte incompétence. Les mollahs n'ont pas encore franchi le Rhin. Les va-t'en-paix n'ont pas encore triomphé.

Il n'empêche. Albert Sarraut vient de traverser l'Atlantique. Il s'appelle aujourd'hui James Baker. Il prône le dialogue avec l'Iran et la Syrie. Les va-t'en-paix peuvent exulter.

On se souvient du mot de Daladier, revenant de Munich et murmurant "les cons" à l'adresse des pékins venus l'acclamer après qu'il ait vendu la Tchécoslovaquie en échange d'une fausse paix sans honneur.

Nous n'avons sans doute plus quatre ans pour faire taire les cons.

Quand donc Madame Royal est-elle vraie ?

Quand elle est au Liban et qu'elle envisage sérieusement de rencontrer un membre du Hamas ?

Quand elle est en Israël et qu'elle déclare qu'elle ne peut rencontrer le représentant d'une organisation terroriste ?

Toujours ? Jamais ?

Pour répondre à cette question, on pourrait peut-être interroger son plus proche collaborateur, j'ai nommé Jean-Louis Bianco, qu'elle a fait son directeur de campagne.

Le 19 mai 2006, celui-ci a rencontré Madame Monique Étienne, présidente de l'association France-Palestine Solidarité 04.

À cette occasion, M. Bianco, es qualité de Président du Conseil Général de Provence a signé avec Mme Étienne un texte fort éclairant dans lequel ils protestent contre les sanctions contre le Hamas.

Je cite le bras droit de Madame Royal : « Le Conseil des ministres européens des Affaires Etrangères a pris une décision politique grave en décidant de suspendre une partie importante de son aide financière au peuple palestinien. La suspension de l'aide (...) apparaît comme une volonté d'étranglement économique et social et comme la sanction de tout un peuple qui connaît déjà une terrible situation sociale. La décision de l'Union européenne revient ainsi encourager Israël à poursuivre, en toute impunité, sa politique unilatérale, en contradiction flagrante avec le droit international ».

J'ai cherché en vain dans le texte précité la moindre référence, la plus discrète critique du terrorisme ou de la chartre de l'organisation islamiste. Rien. Pas un mot. Pas une lettre.

On voudra bien comprendre ma perplexité.

Lorsque Lionel Jospin avait qualifié le Hezbollah « d'organisation terroriste », les Palestiniens l'avaient accueilli par une volée de pierres.

Du coup, à Paris, on a aussitôt conclu qu'il avait commis une bourde.

Lorsque Madame Royal n'a pas pipé après qu'un représentant de la même organisation ait comparé l'État juif au nazisme, les Israéliens l'on couvert de fleurs.

Du coup, à Paris, on a conclu que sa visite était plutôt réussie.

Quand je vous le disais que le personnel politique israélien était exceptionnel.

GWG

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Published by Haim - dans Articles
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