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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 06:00

Par Caroline B. Glick
Adaptation française de Sentinelle 5767

Le monde est devenu fou. Alors que le Liban vacille au bord de l’effondrement provoqué par l’Iran et la Syrie, des officiels de haut rang américains et britanniques pressent le Président George W. Bush de confier l’Irak à l’Iran et à la Syrie.

Alors que les Palestiniens poussent en avant leur jihad parrainé par l’Iran, et soutenu par les Arabes, le Premier Ministre Ehud Olmert répond en annonçant son intention de libérer des milliers de terroristes de prison, et de jeter des milliers d’Israéliens hors de leurs foyers en donnant leurs terres au Hamas.

Alors que samedi dernier, le premier ministre palestinien Ismaïl Hanyeh s’est trouvé à Téhéran pour une réunion avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et a applaudi à son plan pour annihiler Israël, Olmert a décidé le dimanche que, dans l’intérêt de la paix avec les Palestiniens, il interdirait à Tsahal d’attaquer les positions terroristes à Gaza, même si ce faisant, on empêchait des attaques de roquettes imminentes contre le Neguev.

Et maintenant, selon le ‘Sunday Times’ britannique, l’Arabie saoudite devient le “principal courtier de la paix » entre Israël et les Palestiniens.

Depuis une réunion secrète à Amman en septembre avec l’ancien ambassadeur saoudien aux USA, le prince saoudien Bandar, Olmert aurait sérieusement envisagé d’accepter le soi-disant plan de paix saoudien de 2002. Des officiels israéliens de haut rang ont déclaré au ‘Times’ que le plan, qui établirait un Etat palestinien, « pourrait conduire à un accord de paix formelle entre Israël et sept pays arabes : l’Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar, Oman, les Emirats, le Maroc et la Tunisie ».

Ce serait vraiment fantastique si Israël pouvait faire la paix avec l’Arabie saoudite et l’ensemble de ces pays arabes. Une vraie paix avec l’Arabie saoudite signifierait la fin du boycott économique arabe illégal d’Israël, et de leur boycott des compagnies qui commercent avec.

La paix entre Israël et l’Arabie saoudite signifierait que les Saoudiens arrêteraient de financer les groupes terroristes islamiques dédiés au meurtre des Juifs en Israël et à travers le monde.

Puisque avoir des relations pacifiques avec Israël présupposerait l’acceptation saoudienne du droit d’Israël à l’existence comme Etat juif sur la terre d’Israël, évidemment une paix saoudienne avec Israël signifierait la fin du financement des mosquées, des écoles et des organes médiatiques à travers le monde, qui endoctrinent des centaines de millions de gens à croire que les Juifs sont des chiens et des porcs et de la vermine et doivent être annihilés.

La paix entre l’Arabie saoudite et Israël signifierait la fin de la pression des Saoudiens sur les Européens pour criminaliser Israël et marginaliser les communautés juives dans leurs pays en échange d’une fourniture stable de pétrole.

Les appels par des professeurs enseignant dans des universités américaines et européennes financées par les Saoudiens, au boycott des universitaires israéliens, et à la fin de l’alliance entre les USA et Israël seraient mis en sourdine si l’Arabie saoudite était en paix avec Israël. De même, d’anciens officiels des USA employés par les Saoudiens cesseraient de qualifier de traîtres les Juifs américains pour leur soutien à l’alliance USA – Israël.

 Aussi, si une possibilité était vraie, selon le reportage du ‘Times’, que « le gouvernement saoudien émerge comme un joueur clé dans les pourparlers pour négocier un accord de paix arabo-israélien élargi », ce serait un vrai motif de festivité en Israël.

Mais bien sûr, comme l’idée que le désarroi au Liban est une affaire interne libanaise, et celle que la retraite américaine d’Irak pourrait être autre chose qu’une victoire stratégique du jihad mondial, croire que les Saoudiens sont intéressés à une négociation de paix avec Israël est une totale invention. En effet, l’accord que les Saoudiens « négocient » n’est rien moins qu’un projet pour la destruction d’Israël.

Le « plan de paix » saoudien de 2002 demande qu’Israël accepte d’être submergé par des millions d’Arabes étrangers hostiles dans le cadre du soi-disant « Droit au Retour ». De plus, le texte de l’initiative, « assure le rejet de toute forme de partition palestinienne qui soit en conflit  avec les conditions spéciales des pays arabes hôtes ». C'est-à-dire que le plan saoudien interdit aux Etats arabes d’accorder la citoyenneté à ces millions d’Arabes, et donc ne leur laisse pas d’autre choix que de détruire Israël.

Le « plan de paix » de l’Arabie saoudite exige aussi qu’Israël cède Jérusalem Est – y compris le Mont du temple, toute la Judée et la Samarie, la Vallée du Jourdain, et la totalité des hauteurs du Golan aux Palestiniens et aux Syriens. La reddition israélienne permettrait l’établissement formel d’un Etat palestinien terroriste. Il renforcerait aussi le principal allié de l’Iran – le régime baathiste syrien.

Là encore, le plan saoudien est une recette pour la destruction d’Israël. Sans ces territoires, Israël deviendrait indéfendable. Sans la Judée, la Samarie, Jérusalem, la vallée du Jourdain et les hauteurs du Golan, Israël serait si vulnérable aux attaques de missiles et d’artillerie qu’il pourrait être débordé avant même que des armées conventionnelles d’invasion arabes ne posent le pied sur le territoire restant.

Comme la lecture du plan saoudien l’éclaire, ce ne serait qu’après qu’Israël ait rendu tous ces territoires et autorisé le débordement par des millions d’immigrants arabes hostiles, que les Saoudiens et leurs frères arabes « établiraient des relations normales avec Israël ». C'est-à-dire que les Saoudiens seraient prêts à parler aux israéliens après qu’Israël serait détruit.

Le reportage du ‘Times’ déclare que le discours d’Olmert sur la tombe de David Ben Gourion la semaine dernière, où il a offert de se rendre au Hamas, “n’était pas l’initiative d’Olmert, mais un diktat imposé lors de sa rencontre le mois dernier avec George W. Bush et Condoleezza Rice à Washington ». Les Américains auraient agi sur l’ordre des Saoudiens qui voulaient une preuve qu’Olmert est vraiment décidé à la capitulation.

Il y a du sens à ce que l’administration Bush exprime une telle dévotion au plan saoudien.  Le plus flagrant talon d’Achille de toute la guerre de Bush contre le jihad mondial a été son refus d’affronter le rôle central de l’Arabie saoudite à fomenter le jihad.

Le secrétaire d’Etat du père de Bush, James Baker III, est le partenaire senior du cabinet d’avocats Baker & Botts, qui représente les intérêts de l’Arabie saoudite lors des procès instruits contre le royaume par les parents des victimes des attaques du 11 septembre. En tant que co-président du « Groupe d’Etude de l’Irak », Baker s’apprête à recommander [article daté du 5 décembre 06, avant la publication du « plan Baker »,Ndt] que Bush fasse pression sur Israël pour capituler face au Hamas et à la Syrie en Judée, en Samarie, à Gaza et sur les hauteurs du Golan, de façon à faciliter la capitulation des USA face à la Syrie et à l’Iran en Irak. Le prince Bandar, interlocuteur officieux d’Olmert, est un ami personnel de Baker et de la famille Bush. Après que15 Saoudiens et quatre Egyptiens aient mené les attaques sur les USA le 11 septembre, c’est Bandar qui a convaincu Bush de devenir le premier Président des USA à faire de l’établissement d’un Etat palestinien un objectif officiel de la politique des USA.

La motivation d’Olmert de fournir aux Saoudiens une victoire de propagande injustifiée en Amérique et en Israël est pareillement compréhensible. Très simplement, Olmert fera tout pour attirer l’attention du public israélien loin de son échec dans sa fonction. Et pour « entortiller » avec succès le public, il a besoin du soutien des médias israéliens.

L’adhésion d’Olmert à un nouveau « processus de paix » imaginaire lui gagnera le soutien de ‘Haaretz’, et d’autres éléments gauchistes radicaux dans les médias israéliens. Ces organes médiatiques travailleront alors à empêcher l’ouverture d’enquêtes policières sur ses activités criminelles alléguées.

Vendredi dernier, l’éditorialiste du Haaretz Gidéon Samet a dit clairement qu’en échange du soutien des médias, Olmert doit libérer des milliers de terroristes palestiniens de prison sans s’assurer de la libération du caporal de Tsahal Gilad Shalit ; diminuer les opérations anti-terroristes de Tsahal en Judée et en Samarie ; faciliter la libre circulation des marchandises de Gaza vers Israël et ainsi rendre Israël plus vulnérable à la pénétration terroriste depuis Gaza ; détruire des communautés juives en Judée et en Samarie ; et fournir des services médicaux gratuits aux Palestiniens dans les hôpitaux israéliens.

Le discours d’Olmert sur la tombe du père fondateur d’Israël était un signe de sa part aux médias gauchistes radicaux de son acceptation de leurs conditions. En échange, les médias ignorent les allégations qui vont toujours crescendo sur l’implication d’Olmert dans une activité criminelle. Plus important encore, les médias ne s’appesantissent pas sur le fait qu’en perdant la guerre cet été, et en adoptant une stratégie de capitulation totale à l’égard de toutes les forces extérieures, Olmert a placé le pays dans le plus grand danger existentiel de son histoire. De même, les médias cachent la faillite idéologique du parti Kadima d’Olmert – dont la plateforme de capitulation a totalement échoué, et ignorent le fait que Kadima n’a pas d’assise électorale claire.

C’est un marchandage faustien que ces dirigeants d’Israël et les USA font lorsqu’ils préfèrent une bonne presse à une bonne stratégie politique. Ce que les sourires auto - satisfaits sur les visages de dirigeants d’Iran, de Syrie, d’Arabie saoudite et d’autres pays « modérés » ces jours-ci  démontrent, est que c’est un marchandage que nous ne pouvons pas nous offrir. 

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Published by Haim - dans Articles
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