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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 06:00
Par David André Belhassen

"L'Iran est entouré de puissances dotées d'armes nucléaires: le Pakistan à l'est, la Russie au nord, les Israéliens à l'ouest et nous dans le Golfe persique."C'est par ces mots que Robert Gates, le nouveau secrétaire à la Défense US, a révélé qu'Israël disposait d'armes nucléaires. Et cela, justement devant la commission des forces armées du Sénat s'inquiétant des raisons pour lesquelles Ahmedinedjad aspirait tant à se procurer l'arme atomique. S'il était une manière de légitimer une pareille aspiration, Gates l'a faite. Ni plus ni moins! C'est donc aussi la première fois (1) que le gouvernement US inclut Israël dans le "club" très fermé des "puissances" possédant un arsenal nucléaire.
On aurait pu s'attendre à de vives protestations de la part du gouvernement israélien. Au lieu de cela, le vice-Premier ministre Shimon Peres(2), s'est montré imperturbable. Sa seule réaction a été: "Cette annonce (de Gates) ne traduit aucune différence fondamentale. Israël n'a pas à dire si il dispose ou non de l'arme nucléaire. Il suffit que l'on craigne que nous la détenions pour que cette peur constitue en elle-même un élément de dissuasion".
Que signifie cette tautologie et cette stratégie d'ambiguïté? Pourquoi Israël ne confirme ni ne dément avoir l'arme nucléaire? Que croit Israël gagner par cette langue de bois et ses faux-fuyants?

Arme de dissuasion ou bâton d'épouvantail?


Lors de la guerre-défense éclair de Juin 1967 et grâce à la bravoure des soldats israéliens, le minuscule état d’Israël avait enfin des frontières défendables face à des ennemis plus que jamais déterminés à l’éradiquer de la carte. Dayan déclarait qu'il préférait Sharm El Shekh à la paix, qu'une paix sans Sharm El Sheikh, Tandis que Golda Méïr et Bégin martelaient: Nous ne concèderons pas un pouce à nos agresseurs.
Depuis, beaucoup d'eau (lourde) semble avoir coulé sous les ponts d'Israël et le ton a radicalement changé. Après 1967 et le pathétique "peuple fier et dominateur" de De Gaulle, le minuscule état s'est pris des allures (illusoires) de superpuissance militaire, du moins aux yeux de ses dirigeants.

Une toute nouvelle argumentation apparut aussitôt: Tout d'abord celle de proclamer que l’existence du pays n’était plus en danger. Cette "dialectique" s’appuya sur la rumeur selon laquelle Israël possédait l’arme atomique, arme qui fut alors présentée comme la meilleure garante de la survie d’Israël. Avec elle, Israël n’avait plus besoin de frontières fixes et militairement défendables. Le tracé des frontières fut désormais considéré n'avoir aucune importance, ni stratégique, ni militaire et ni même historique.

La bombe A fut brandie comme le rempart le plus puissant du pays. "La force de dissuasion" de l’arme ultime (nommée dans le jargon militaire israélien l’arme de l’apocalypse) allait permettre, croyait une certaine classe politique israélienne, d’envisager un retour aux frontières de 48 (3), et ce quelle que soit la situation politique d’Israël.

Mais à cet argument se superposa un second, celui que les "territoires" représentaient une aubaine, non pas en tant que terres ancestrales recouvrées et libérées, mais comme "monnaie d'échange". Le serment fut solennellement pris face au peuple israélien que le Sinaï, la Judée-Samarie, la bande de Gaza et le Golan, ne seraient "négociables" seulement en échange d’un véritable traité de paix cautionné par les instances internationales, et non pas en vue d’apaiser la « colère du monde arabe ».

La conjonction de ces deux arguments eut progressivement un effet persuasif sur le peuple, alors que la réalité en démontait les fondements.

Déjà en 1956, les dirigeants israéliens acceptaient que les casques bleus de l’ONU remplacent les soldats de Tsahal postés dans le Sinaï afin de permettre la libre circulation des navires israéliens dans la mer rouge. Or, l’ONU retira ses troupes aussitôt que Nasser en formula l’exigence, bafouant ainsi ses propres engagements. Les garanties internationales des traités avec Israël ne valaient donc pas plus que le papier sur lequel ils étaient signés.

Par ailleurs, l’arme atomique (si arme atomique il y avait) devait être opérationnelle en Israël bien avant la guerre des six jours. Pourtant, elle n’a pas empêché le monde arabe dans son intégralité d’en appeler à la guerre d’extermination. Plus tard, lors de la guerre de Kippour en 1973, cette même arme atomique n’a pas plus servi de rempart contre les divisions blindées égyptiennes et syriennes affichant pourtant là encore ouvertement leur intention de massacrer la population civile israélienne (4) .

C’est pourquoi l’arme nucléaire discrètement brandie par les dirigeants israéliens en tant que « force de dissuasion » n’était (et n'est) rien d’autre qu’un leurre, une chimère, une panacée.
La "dissuasion" n'a existé que dans l'imagination de Shimon Peres. Son "épouvantail" par contre a fort bien alimenté et alimente toujours les intérêts et la propagande des états arabo-islamiques. Elle a tout d’abord inversé les rôles, en présentant Israël comme un Goliath face à un ‘David arabe’. Ensuite, au nom d’un soi-disant « équilibre des forces », elle sert désormais d’alibi aux développements de la bombe atomique arabo-musulmane, bien réelle et sensiblement opérationnelle celle-là.

Enfin, les pays arabo-islamiques savaient très bien (ils le savent encore, et de plus en plus), que jamais, au grand jamais, Israël n’utilisera l’arme atomique, et ce même si le pays est en danger de mort.

Il n'est nul besoin d'être grand stratège ou expert en la matière pour le savoir. Toute personne ayant passé quelques jours en Israël, aurait vite fait de découvrir ce secret de Polichinelle. Il suffit de voir le terrible émoi qui secoue toute la société israélienne (ainsi que le gouvernement) lorsqu'un malencontreux obus de Tsahal frappe involontairement des civils à la place des terroristes du Fatah.

Il suffit de capter les échos du "spleen" existentiel qui mine les habitants du pays en apprenant qu'un enfant palestien (5) a été mortellement blessé par une balle perdue d'un soldat israélien destinée à un méga-criminel du Hamas.

Il est vrai que cette ultra sensibilité est toute à l'honneur des israéliens. Elle révèle leurs hautes valeurs humaines et morales. Mais il n'est pas moins vrai que cette éthique fondamentale leur fera préférer la destruction d'Israël, la déportation, les affres d'un énième exil, plutôt que perpétrer un nouvel Hiroshima sur des populations civiles que des dirigeants arabo-islamiques criminels s'empresseront de sacrifier comme boucliers humains.

Mais si aucun gouvernement israélien (aujourd'hui comme demain, qu'il soit de gauche ou de droite) n'utilisera, même en dernier recours, "l'arme d'apocalypse", pour un état comme l'Iran, cette arme n’est ni un bâton d'épouvantail, ni même une carotte de dissuasion (les déclarations de Ahmedinedjad sont bien là pour nous le rappeler (6), si jamais nous aurions la fâcheuse tendance à l'oublier).

La bombe "atomislamique" est bel et bien le plus beau cimeterre jamais forgé et aiguisé en Dar el Harb (7). Elle est l'arme du "Jugement dernier", utilisable à souhait au moment jugé opportun pour la gloire d'Allah.

L'arme de persuasion

Au lieu de l'arme de dissuasion, Israël doit utiliser les moyens de persuasion.

Mais qu'on ne s'y trompe pas! Il n'est ici nullement question de lénifiante et angélique persuasion par les mots. On ne parle pas avec les criminels et les apprentis-génocideurs qui menacent de rayer Israël de la carte.

Par "moyens de persuasion", il faut comprendre armes de persuasion, mais armes de persuasion uniquement conventionnelles.


Attaquer par surprise, bombarder, détruire, anéantir jusqu'aux fondements toutes les centrales atomiques iraniennes, briser dans l'œuf tout le programme d'armement nucléaire d'Ahmanidjad. Exactement comme le gouvernement de Bégin le fit il y a 25 ans avec le réacteur saddamien d'Ozirak (8) .

A l'époque d'ailleurs (à part quelques notes discordantes et autres ridicules protestations françaises ou plutôt celles, financièrement intéressées, du gouvernement de Mitterrand désavoué par son opinion publique), le monde libre avait vivement applaudit la formidable frappe libératrice de Tsahal.

Aujourd'hui, l'état d'Israël a encore les moyens militaires et opérationnels pour récidiver et libérer le monde de la terrible menace. Mais cela ne suffit pas!

Il faut aussi qu'Israël se pare d'une couverture morale. Il lui faut déclarer solennellement qu'après l'anéantissement du nucléaire iranien, il signerait tous les accords internationaux sur la non-prolifération des armes atomiques, qu'il accepterait toute transparence sur les réacteurs de Dimona et de Sorek, qu'il se soumettrait désormais aux réglementations concernant le désarmement nucléaire, et enfin qu'il s'engagerait à ne point se doter de la bombe d'Apocalypse (ou à la détruire s'il la possède déjà).

C'est alors seulement qu'il incombera aux US, à la Russie et autres puissances de dénucléariser le Pakistan et la Corée du Nord. C'est alors qu'Israël pourra redevenir le symbole de la Liberté et de la Justice. C'est alors que toutes ses ressources et ses efforts pourront se concentrer sur le terrain idéologique:

La désaliénation et la désislamisation des peuples soumis depuis près de 14 siècles au joug du Coran, la plus terrible des oppressions.

Notes

(1) Selon certains éditorialistes, déjà depuis la présidence de Richard Nixon, le Pentagone savait qu'Israël avait mis au point des armes nucléaires, mais il préférait se taire et ne pas faire pression sur l'état d'Israël afin qu'il se soumette aux contrôles et aux règles internationales concernant la prolifération d'armes de destruction massive.

(2) Considéré, avec Ben Gourion, comme l'instigateur de la centrale atomique de Dimona.

(3) Qu'il était loin le "frontières de 1948= frontières d'Auschwitz" de Abba Eban.

(4) Aux moments les plus sombres des combats, lorsque Moshe Dayan, le ministre de la Défense déclara que c'était "la fin d'Israël" (Voir Hanokh Bartov Dado . Tome 2, p. 420. Ed. Dvir. Tel-Aviv, 2002) , il ne songea guère proposer à Golda Meïr le recours à l'arme ultime.

(5) Palestien et non palestinien; voir article: "
Pour en finir avec l'usage du terme Palestine".

(6) Mohsen Gharavian, disciple de l’Ayatollah Mesbah Yazdi (le conseiller du président iranien Ahmadinedjad) et enseignant à l’Université islamique de Qôm, a déclaré « Il est tout à fait normal que l’on puisse recourir à ces armes [nucléaires] comme contre-mesure. Ce qui compte, c’est le but dans lequel elles sont utilisées. » Ces propos ne sont pas du tout jugés excentriques en Iran, puisqu’ils ont été publiés le 15 Février 2006 par l’Agence officielle de presse iranienne, IraNews. Depuis, de nombreuses fatwas ont été divulgués, considérant licite l'emploi de l'arme atomique pour "raser Israël de la carte".

(7) "Le domaine de la guerre" dans la dialectique djihadiste du Coran et de Mohammad.

(8) Il est à remarquer que Shimon Peres s'opposa à cette frappe (ce même Shimon Peres qui joue aujourd'hui le grand Sphynx).

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Published by Haim - dans Articles
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