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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 06:35

Mahmoud Abbas a appelé samedi à des élections anticipées dans un discours au cours duquel il a fustigé le Hamas. La décision a emporté la vive opposition du mouvement terroriste alors que le spectre de la guerre civile plane sur les territoires palestiniens. La décision d'Abbas est-elle une solution à ces violences, ou de l'huile jetée sur le feu palestinien?

Comme il l'avait laissé entendre depuis déjà plusieurs jours, le président de l'Autorité palestinienne a annoncé la tenue d'élections présidentielle et législatives anticipées, pour mettre un terme à la crise politique entre son parti, le Fatah et le Hamas. Dans un discours télévisé diffusé samedi, Mahmoud Abbas a toutefois fait un geste vers le Hamas et a réitéré sa volonté de former un gouvernement d'union nationale pendant la période d'intérim, afin de lever les sanctions internationales qui pèsent sur les territoires palestiniens depuis l'arrivée du Hamas au pouvoir en mars dernier.

La décision a été automatiquement rejetée par le direction du Hamas qui a parlé de véritable « coup d'Etat (...) contre la volonté du peuple », s'appuyant sur son accession démocratique au pouvoir quelques mois plus tôt. L'annonce a eu l'effet d'une traînée de poudre sur un feu déjà très intense. On ne compte plus les actes de violence entre les factions du Hamas et du Fatah, risquant de plonger les territoires palestiniens dans la guerre civile.

C'est à une véritable escalade de la violence que l'on assiste dans les territoires palestiniens depuis ces derniers jours. Et dans cette spirale infernale, ce sont les Palestiniens eux-même qui en sont les victimes. Mahmoud Abbas le déclarait samedi : "J'ai décidé de m'adresser à notre peuple en raison des souffrances qu'il a endurées ces derniers mois et durant lesquels il a dû supporter l'insupportable". Une référence à peine masquée à la situation créée par l'accession au pouvoir du Hamas.

Dans son discours, Mahmoud Abbas a en effet surtout dirigé ses attaques contre son adversaire politique du Hamas changeant la dialectique palestinienne qui consistait jusqu'à présent à accuser Israël de tous les maux palestiniens. Plus que d'un glissement, on peut parler de renversement, puisque Abbas en est presque venu à reconnaître la légitimité des opérations israéliennes sur Gaza. Abbas a ainsi critiqué dans son discours les tirs de roquettes sur Israël « alors que les Israéliens ont quitté la bande de Gaza ». De la même manière, Abbas a fait le compte des Palestiniens tués depuis l'enlévement du caporal Guilad Shalit en juin dernier. Plus qu'une critique contre Israël, cette déclaration visait directement le Hamas qui a revendiqué l'enlèvement du jeune soldat israélien.

L
es références à l'enlèvement de Shalit et aux tirs de roquettes, ainsi qu'au retrait de Gaza préfigurent-ils d'un changement dans la politique palestinienne, qui inscrirait définitivement Abbas dans le camp des modérés? Ou bien ne s'agit-il que d'une stratégie pour un homme qui se trouve désormais en campagne, pour dénoncer les faits de ses adversaires, et retrouver le soutien des Palestiniens, qui sont après tout les premières victimes des représailles israéliennes? Ou peut-être un peu des deux. Car aucun dirigeant palestinien n'a jamais fait recette en se présentant comme un défenseur d'Israël.

A ce titre, le gouvernement israélien, par la voix de sa porte-parole Miri Eisen, a déclaré qu'il soutenait « les dirigeants modérés qui tentent de parvenir à un dialogue avec Israël ». Un soutien que le Hamas n'hésitera pas à dénoncer comme une trahison, et dont Mahmoud Abbas pourrait bien se passer. 

Jérémy Devray-Bénichou
INFOLIVE.TV

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Published by Haim - dans Articles
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