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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 06:15
vous en aviez entendu parler de cette affaire ?
Olivier Rafowicz : "Quand Israël ne fait pas partie du décor les Palestiniens n'interessent personne.
LE MONDE | 07.02.07 | 15h14  •  Mis à jour le 07.02.07 | 15h14
GAZA ENVOYÉ SPÉCIAL
Il ne reste rien du camp d'entraînement de la Garde présidentielle à Korayche, au sud de la ville de Gaza. La Force exécutive, bras armé du Hamas, l'a rasé au sol. Il n'y a plus que des cendres et des murs écroulés avec, çà et là, des chaussures, des vêtements et des taches de sang séché. L'endroit est désert et silencieux.
Deux Palestiniens avec leurs carrioles tirées par des ânes tentent de récupérer les parpaings des bâtiments éventrés.

Soudain, un pick-up transportant une dizaine d'hommes armés arrive à grande vitesse et s'arrête au milieu du terrain. Des coups de feu sont tirés en l'air, puis sur les vestiges du camp. Les tirs se rapprochent. Il faut déguerpir. "Cet endroit est à nous. Nous l'avons conquis", clament les fiers-à-bras de la Force exécutive.

L'assaut a été donné dans la nuit du jeudi 1er au vendredi 2 février. Au dire des rescapés et des blessés, il a duré pratiquement douze heures. Il a commencé en fin d'après-midi et s'est achevé à l'aube. Après une journée d'entraînement, les 600 nouvelles recrues étaient épuisées lorsque les premières roquettes sont tombées.

Le camp a été pilonné. "On a essayé de se protéger du mieux que l'on pouvait. Les impacts de balles soulevaient des gerbes de sable. Ceux qui tentaient de s'échapper ou de se relever étaient touchés", raconte Khalil, 20 ans, atteint à la tête par un éclat d'explosif et qui tente de rassembler ses souvenirs à l'hôpital Al-Qods de Gaza. "J'étais sûr que j'allais mourir. Je n'arrêtais pas de demander l'heure pour connaître celle de ma mort."

Mohammed, 21 ans, le fémur éclaté par une balle, a passé onze heures à attendre des secours. "J'étais au milieu des morts et des corps démembrés. L'un d'eux avait la tête arrachée. Dès qu'un blessé bougeait, ils tiraient." "Je suis resté dix heures derrière un monticule de terre. J'avais repéré les snipers. Nous n'avions pas d'armes. Nous ne pouvions pas nous défendre. J'ai entendu toute la nuit les blessés râler et agoniser. Puis les assaillants sont entrés dans le camp. Ils ont mis le feu aux tentes et aux véhicules et achevé des blessés. C'était une expédition punitive", se souvient Samir, 20 ans, sorti indemne.

Ils avaient tous entre 18 et 21 ans. Ils étaient en formation. Selon le Fatah, 18 d'entre eux ont été tués et 97 blessés, pour la plupart grièvement. Dans le couloir de l'hôpital, Ahmed, 19 ans, explose de rage :
"Comment des musulmans peuvent faire cela ? Même les juifs ont plus de pitié. On est venu pour défendre notre pays et ce sont nos frères qui nous tuent."

Les ambulances n'ont pas pu approcher pour secourir les blessés, qui se sont vidés de leur sang. Dans une maison voisine, un témoin raconte que les fuyards ont été tirés comme des lapins dans les vignes qui jouxtent le camp. Les affiches représentant les photos de la plupart des victimes ont été placardées à l'entrée des locaux de la Garde présidentielle. Elles parlent de "la boucherie de Korayche". Wael Zahab, porte-parole de cette organisation fidèle au président Mahmoud Abbas, explique qu'une fois l'assaut terminé, des bulldozers sont venus raser les bâtiments, ensevelissant les morts sous les décombres.

Selon la rumeur, le raid aurait été décidé en représailles à celui mené par la Garde présidentielle contre l'Université islamique, bastion du Hamas. Wael Zahab dément et estime qu'il n'était que la prolongation de l'attaque contre un convoi du Fatah en provenance d'Israël, le 1er février, qui a mis de nouveau le feu aux poudres à Gaza. Ce convoi transportait des armes pour la Garde présidentielle, accuse le Hamas. Wael Zahab assure que les conteneurs ne renfermaient que du matériel d'équipement, dont des tentes et des cabines de douche.

L'épisode de Korayche illustre le degré d'animosité et de violence qui s'est emparé de ce territoire. "C'est le premier massacre de la guerre civile, déclare Wael Zahab. J'espère que la rencontre de la Mecque va stopper l'engrenage."
 
Michel Bôle-Richard

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Published by Haim - dans Hamas - Fatah
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