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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 06:12
par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

Les médias se sont fait l’écho de protestations venant de la part des milieux musulmans, dans divers pays, y compris et surtout, dans les Territoires, et même en Israël.
De quoi s’agit-il ?

 

De protester contre les massacres interpalestiniens ?

Que nenni point....

U
ne fois, encore, ce sont des fouilles archéologiques menées par l’Autorité israélienne des antiquités, parallèlement à des travaux de remplacement d’une passerelle d’accès à la porte des Maghrébins, près de la Mosquée Al-Aqsa, qui provoque cette colère.

La mauvaise foi et le procès d’intention se sont toujours fait jour, toutes les fois qu’Israël entendait poursuivre des fouilles entreprises depuis plusieurs décennies, voire, même, quand c’est le cas à l’heure actuelle, lorsqu’il s’agit, pourtant, également, de travaux de sécurité, l’ancien accès ayant été fragilisé par une tempête de neige et un léger tremblement de terre en 2004.

Ces protestations assorties, même de menaces contre des synagogues émanant des Brigades Al Aqsa, branche armée du Fatah du Président de l’Autorité (sic) palestinienne visent, avant tout, à empêcher les Israéliens de continuer à faire la preuve de l’ancienneté de la présence juive à Jérusalem.

Rappelons-nous que Yasser Arafat avait même prétendu que le Temple n’avait jamais existé.

Il est vrai que certains « historiens » israéliens éprouvent un malin plaisir à chercher à minimiser l’importance de cet édifice, sans pour autant, à notre connaissance, à en nier l’existence.

Quant aux travaux de sécurisation, les islamistes n’en veulent pas, espérant qu’une catastrophe humaine puisse faire mettre en cause la responsabilité des autorités israéliennes.

Les adversaires d’Israël n’ont jamais rechigné à pratiquer la politique du pire.

On ne peut qu’être consterné de lire que le gouvernement du Qatar a protesté en considérant que ces travaux constituent une « violation des résolutions du droit international » (sic).

Même le roi de Jordanie a cru devoir se ridiculiser en évoquant une « atteinte aux sites islamiques »

Les autorités israéliennes ont beau répliquer, pour chercher à rassurer l’Office des biens religieux musulmans (Waqf), chargé de la garde des lieux saints musulmans, qui soutient,sans preuve, que des salles souterraines rattachées aux mosquées sont situées sous le monticule, dont l’aplanissement entrepris menacerait les fondations de l’esplanade.

Rien n’y fait.

Déjà comme le rappelait Le Monde , daté du 8 février, en 1996, de violents incidents avaient provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes, lorsqu’Israël, pour des raisons de sécurité (ce que ne rappelle pas le journal) avait décidé de percer une sortie dans le tunnel existant à gauche du mur occidental.

Et, à l’époque, les musulmans « criaient au loup », en invoquant un danger imaginaire.

In cauda venenum , le grand quotidien du soir qui, publie, cependant un croquis laissant bien apparaître que le lieu des travaux est éloigné de la mosquée, croit, même, devoir rappeler que « la deuxième Intifada a éclaté en 2000, après une visite de l’esplanade d’Ariel Sharon, alors chef du Likoud ».

Or, il est établi que les préparatifs de ce soulèvement (notamment des stocks de pierres) étaient antérieurs à cette visite et que le Waqf avait même été avisé de cette visite.

Mais, de fait, l’Islam considère que l’emplacement des Mosquées et son soubassement lui appartient, faisant fi de l’histoire du peuple juif.

Pour éviter des troubles, les autorités israéliennes ont dû adopter une décision, généralement prise le vendredi ou lors de célébrations religieuses afin d’empêcher des fauteurs de troubles de se faufiler parmi les fidèles : l’accès de l’esplanade est réservée aux hommes de plus de 45 ans et aux femmes.

Il n’en fallait pas plus pour que « l’interlocuteur de service » du porte-parole du Quai d’Orsay toutes les fois, qu’il faut mettre Israël en difficulté, se manifeste lors du point de presse du mercredi 7 février :

« Les autorités israéliennes ont arrêté aujourd’hui un grand nombre de Palestiniens au moment où les travaux à Jérusalem prennent une tournure politique dans le monde arabo-musulman car ils menaceraient les fondations de la mosquée d’Al-Aqsa. Quelle est votre réaction ? Appelez-vous Israël à cesser les travaux et à libérer les Palestiniens arrêtés ? »

La réponse du porte-parole d’un futur « ami d’Israël », lorsqu’il aura quitté son ministère fut :

« Nous avons en effet noté que le projet conçu par les autorités israéliennes suscitait des réactions négatives dans le monde arabe et musulman. Il s’agit naturellement d’un sujet sensible et nous appelons les autorités israéliennes à s’abstenir de tout acte qui pourrait nourrir la tension à Jérusalem.. Nous rappelons par ailleurs la position constante de la France sur le statut de Jérusalem qui devra être négocié entre les parties ».

Devant un tel « courage », nous préférons ne pas exprimer notre dégoût, car on chercherait vainement, dans la situation actuelle, ce qui concerne le futur statut de Jérusalem.

Mais ne sommes nous pas en période préélectorale et s’il n’y a pas de vote juif, il y a, certainement, un vote beur.

Enfin, « c’est juste notre avis ».

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Published by Haim - dans Articles
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