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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 06:20
Reda MANSOUR*, Atlanta Journal
Titre original : Israel sets an example of freedom, tolerance

Mon grand-père, qui a vécu jusqu’à plus de 100 ans, avait l’habitude de dire : « J’en ai vu beaucoup, mais aucun comme les Juifs. »

Notre petite ville druze est restée de fait la même pendant des siècles sous statut ottoman puis, plus tard, britannique. Quand Israël fut établi en 1948, un développement rapide s’en est suivi, et, pour la première fois, nos maisons ont eu l’électricité et l’eau courante et tous les enfants ont bénéficie d’une éducation gratuite et de qualité.

Même avec toute cette modernité et ce luxe relatif, les plus grandes louanges de mon grand-père vis-à-vis d’Israël allaient vers la manière dont le jeune Etat traitait ses citoyens les moins chanceux. Pour la première fois de sa vie, mon grand-père, un ouvrier retraité, a reçu une pension et a eu accès à une assistance médicale de qualité. Il disait qu’une société se jugeait d’après sa façon de traiter les personnes âgées, les malades et les chômeurs, et il ajoutait qu’Israël s’était montré fort et bienveillant. Assurément, disait-il encore, une telle nation triomphera.

C’est l’histoire non racontée d’Israël, une nation qui mesure sa force non par sa richesse ou ses prouesses militaires, mais par la vitalité de sa société civile et la diversité de son système démocratique. Dans un pays où l’orchestre symphonique, le théâtre et l’université ont été fondés avant les institutions politiques de l’Etat, il y a maintenant plus de 40.000 associations civiles indépendantes. Elles renforcent notre système éducatif, protège notre environnement et œuvre pour la paix et la justice dans notre région.

Israël est une société d’immigrés avec une population diverse : 1,3 millions de ses citoyens sont arabes et appartiennent à divers groupes religieux et ethniques. Certains, en réalité, souffrent de la pauvreté et du manque d’investissement égal dans leurs communautés de la part du gouvernement ; mais les Arabes israéliens ont néanmoins un niveau de vie plus haut qu’aucun de leurs frères vivant dans la région. Ils sont des citoyens à part entière qui peuvent voter et se faire élire dans les postes publics. Ils ont droit à la liberté de culte, de se rassembler et de parler librement sans risque d’intimidation ou d’oppression. Depuis l’établissement de notre jeune pays, les Arabes les plus libres du Moyen-Orient résident dans l’État juif d’Israël.

Avec tous les défis auxquels il fait face, Israël demeure la seule démocratie du Moyen-Orient. Cela seul ne fait pas du système politique israélien un système parfait, mais c’est la recherche infinie d’une plus grande égalité qui distingue Israël de ses voisins. Dans ma ville natale, j’ai vu l’accomplissement du rêve israélien : de jeunes professionnels de toutes confessions ont réussi avec succès des carrières en droit, en médecine, en affaires et en diplomatie. Nous venons tous de familles de classes moyennes qui ont eu accès à l’école publique et aux universités d’État leur permettant de créer un avenir meilleur pour leurs enfants. Aucun d’entre nous n’aurait eu cette opportunité ailleurs que dans la société libre et ouverte dans laquelle nous vivons.

Aujourd’hui, notre liberté est menacée par l’odieuse idéologie de haine déversée par le Hamas, le Hezbollah et les autres organisations du même acabit. Avec l’aide de leurs soutiens à Téhéran et à Damas, ces extrémistes font pleuvoir des roquettes sur les villages israéliens et envoient des bombes humaines dans nos bus et sur nos marchés. Leurs partisans épousent un narratif mensonger et éternellement victimaire, tentant de justifier chaque acte de brutalité et blâmant Israël pour chacune de leurs épreuves. Cette rhétorique creuse ne change pas le fait que leurs obus ne connaissent ni l’âge ni l’appartenance ethnique. Et la violence qui en résulte affecte chaque Israélien, quelque soient son groupe ou sa religion.

La défense contre cet assaut requiert une action militaire, mais la solution aux problèmes complexes qui nous ont menés là où nous sommes, réside dans le lien fort qui s’est développé entre Arabes et Juifs en Israël. Si nous coexistons pacifiquement à Haïfa et Asifiya, pourquoi ne le ferions nous pas à Gaza, Beyrouth ou le reste de la région ?

Il y a peu, j’ai assisté à une cérémonie au Capitole de l’État de Géorgie pour commémorer la vie et l’œuvre de Martin Luther King Jr. Comme Anouar el-Saddate et Itzhak Rabin, il a donné sa vie pour défendre le rêve de la coexistence. Grâce à ce que mon grand-père a vu, mes enfants peuvent vivre ce rêve comme citoyens d’Israël. Aujourd’hui, nous regardons nos frontières en nous demandant quand nos voisins choisiront le rêve de la paix plutôt que le cauchemar de la guerre.

* Reda Mansour, membre de la minorité druze israélienne, est Consul général d’Israël pour les États-Unis du sud-est

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Published by Haim - dans Articles
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