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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 06:32
Natan Sharansky*, JERUSALEM POST
Adaptation française de sentinelle 5767 
Il y a tout juste trois ans, au tout premier forum mondial sur l’antisémitisme organisé par l’Etat d’Israël, la tâche essentielle était de définir la bête – le nouvel antisémitisme. Depuis lors, alors que le quatrième rassemblement mondial de ce type  se retrouve cette semaine, des efforts pour incorporer la distinction des « trois D » entre la critique légitime d’Israël et le nouvel antisémitisme – Diabolisation, Deux poids  - deux mesures, et Délégitimation – sont devenus une partie des documents et des discours internationaux. 
 
Ces réalisations et d’autres, aussi importantes soient-elles, ont été réduites à l’état de naines par le saut quantique pris par l’antisémitisme lui-même. Il a bondi au-dessus des attaques isolées contre les Juifs à l’incitation au génocide – l’élimination réelle de l’Etat juif. 
 
Ce glissement s’est opéré sous la forme d’un mouvement en tenailles. D’un côté, nous avons le régime iranien, qui nie l’Holocauste et appelle à « rayer Israël de la carte », tout en précipitant le développement des moyens physiques d’y parvenir. D’un autre côté, nous avons en réponse, ce qui est de fait un silence international, associé à une volonté croissante de discuter de l’existence d’Israël comme une faute, un anachronisme, ou une provocation. 
 
Nous devons reconnaître le fait que, bien que la sympathie pour l’objectif exprimé par l’Iran en vue de la destruction d’Israël soit avec peine dans le courant dominant, l’idée d’un monde sans Israël est aujourd’hui plus acceptable en bonne compagnie, dans les médias et à l’université, que l’objectif exprimé par Hitler d’une Europe sans Juifs ne l’était en 1939. 

Dans cette situation, il doit être clair que nous sommes au-delà de l’étape des définitions. Le monde juif d’aujourd’hui doit se mobiliser à un niveau non moins élevé que pendant les combats pour établir l’Etat d’Israël, et pour libérer la communauté juive d’Union soviétique. C’est cette dernière lutte qui représente le modèle le plus puissant pour l’action présente. 

Bien que les deux parties de la tenaille génocidaire soient à des stades très avancés de développement, le monde juif demeure embourbé dans des débats de pré mobilisation rappelant les étapes précoces de la lutte de la communauté juive d’Union soviétique dans les années 1960. Cela peut être difficile à rappeler à la lumière des succès postérieurs, mais auparavant un débat faisait rage parmi les Juifs pour savoir si une campagne pour libérer les Juifs d’Union soviétique n’était pas « trop une dispute de clocher », et si se mettre en avant ne risquait pas d’en faire « une question juive ». 

Avant que ces débats internes ne soient résolus, les efforts de la communauté juive d’Union soviétique ne pouvaient être considérés comme un mouvement, capable d’attirer des alliés et des gouvernements agissants. Pas plus que ces débats ne purent être facilement ou même complètement, réduits au silence. 

Jusqu’en 1987, lorsque le mouvement alors mûr et puissant organisa la manifestation la plus importante jamais réunie en faveur de la communauté juive d’Union soviétique, se tint sur le Mall à Washington, au moment de la visite de Mikkail Gorbatchev, certains dirigeants juifs se demandaient si la communauté pourrait être mobilisée, et si une telle manifestation ne serait pas contre-productive. Ils mirent en garde que seules quelques milliers d’âmes braveraient le temps d’hiver, et que la communauté juive serait considérée comme « va-t-en guerre », responsable de gâcher le récent réchauffement des relations USA – URSS. 

En réalité, plus de 250.000 personnes vinrent à la manifestation qui fut instrumentale pour ouvrir les vannes, non pas seulement pour 10.000 à 20.000 Juifs, ce qui semblait un rêve à l’époque, mais pour un million de Juifs qui vinrent en Israël au cours de la décennie suivante. 

Puisque cela fait un moment, un rappel pour montrer à quoi ressemble une mobilisation totale. 

D’abord, comme Schlomo Avineri l’a récemment proposé, les officiels iraniens doivent subir le traitement soviétique. Exactement comme aucun officiel soviétique, y compris les délégations sportives et culturelles, ne pouvait voyager sans être accueilli par des protestations et des questions hostiles, il doit en être de même avec tous ceux qui représentent le régime iranien. Comme dans le cas de l’Union soviétique, de telles protestations ne changeront pas en elles-mêmes le comportement iranien, mais elles sont critiques pour la création d’un climat qui influencera la politique des gouvernements occidentaux. 

Ensuite, un inventaire des gouvernements et compagnies qui fournissent à l’Iran du pétrole raffiné, des immenses accords commerciaux, et même une assistance militaire et nucléaire devra être réalisé et une pression publique mise en place contre eux pour mettre fin à leur complicité avec un régime qui fait la course au génocide. 
T
roisièmement, les fonds de pension des Etats des USA doivent être désinvestis de toutes les compagnies qui font du commerce ou investissent en Iran. Cette campagne de désinvestissement doit être poursuivie sans excuses ni hésitation. 

Quatrièmement, chaque pays partie prenante à la Convention sur le Génocide doit être appelé à remplir ses obligations au nom de ce traité, et poursuivre la mise en examen du président Mahmoud Ahmadinejad  sous l’accusation d’incitation au génocide, qui est une « infraction punissable » sous l’article III de ce traité. 

Cinquièmement, des groupes de droits de l’homme, tells que ‘Amnesty International’ et ‘Human Rights Watch’, qui sont richement dotés de valeurs, de fonds et de passion juifs, doivent cesser d’écraser les deux pinces de la tenaille génocidaire. Ces groupes doivent être mis en question, d’un côté, pour exiger l’application de Traité sur le Génocide, se dresser pour les droits de l’homme en Iran, et s’opposer au soutien iranien au terrorisme et le montrer. De l’autre côté, ils doivent cesser de pervertir la cause sacrée des droits de l’homme en un gourdin entre les mains de l’Iran contre israël. Cela est survenu il y a quelques mois quand, pendant la guerre du Liban, ces groupes ont tout ignoré du terrorisme du Hezbollah derrière les boucliers humains, et qualifié l’autodéfense d’Israël de « crime de guerre ». 

Exactement comme les deux mors de la tenaille eux-mêmes sont reliés, de même les efforts pour la combattre doivent l’être. Toutes les étapes ci-dessus concernent le côté iranien de la tenaille. Mais combattre l’autre côté, la négation du droit d’Israël à l’existence, n’est pas moins critique – et encore plus difficile, puisque à un moment où ils doivent se confronter non pas à un régime voyou, mais à nos propres institutions bien aimées. Sur ce front : 

D’abord, les universités qui fournissent des chaires à des professeurs qui font campagne contre le droit d’Israël à l’existence doivent être boycottées. Dans nombre de pays, la négation de l’Holocauste est un acte criminel. Dans le contexte actuel, la négation du droit d’Israël à l’existence pose les bases d’un second Holocauste encore plus directement que ne le fait la négation de l’histoire. Par conséquent, la promulgation d’une telle idéologie doit être combattue y compris par des sociétés qui révèrent légitimement la liberté d’expression. 

Cela peut apparaître comme une tâche d’une difficulté désespérée, mais elle ne l’est pas. Après le 11 septembre, une femme, une étudiante, s’est attaquée à l’université de Harvard, qui était prête à accepter un chèque de 10 millions de $ de « cadeau » d’un cheikh saoudien. Harvard a cédé, démontrant que la clarté morale, exprimée sans contrition et avec passion, peut faire changer des idées apparemment inattaquables. 

Nous devons nous en tenir à un principe fondamental : si la négation de l’Holocauste peut expédier un professeur en prison, la négation d’Israël ne doit pas le laisser en fonction. 

E
nsuite, le soutien à Israël doit être démontré. Deux décennies après la manifestation massive en faveur de la communauté juive d’Union soviétique en 1987, nous devons retourner sur le Mall le jour de l’Indépendance d’Israël en mai, avec deux messages : Soutien à Israël, et Stop à l’Iran. Il est tard, mais il n’est pas trop tard, pour vaincre ces craintes de faire trop « querelles de clocher » que le mouvement de la communauté juive d’Union soviétique est parvenu à dissiper il y a plus de trente ans. 

Le combat pour soutenir Israël et stopper l’Iran maintenant est, au minimum, moins une «  querelle de clocher » que le mouvement de la communauté juive d’Union soviétique ne l’était alors. A cette époque, le monde juif  s’en est pris à une superpuissance mondiale, l’Union soviétique, et faisait face au modèle de la politique étrangère américaine qui prévalait – la détente – avec un modèle très différent : le lien entre le commerce et les droits de l’homme. 

A l’époque, nous avons mis en avant avec succès que la liberté d’émigrer n’était pas seulement un problème juif, mais était universelle, et nous avions encore plus raison que nous ne le savions. L’amendement Jackson-Vanik et les Accords d’Helsinki ont été des facteurs critiques pour provoquer l’effondrement intérieur de l’empire soviétique. Cet effondrement n’a pas seulement libéré des millions de Juifs, mais tous les Peuples derrière le rideau de fer, et a mis fin à une superpuissance étatique vieille d’un demi-siècle qui menaçait la planète entière. 
Maintenant le monde se tient à un tournant qui n’est pas moins fatidique. Le régime voyou le plus dangereux du monde est à la limite d’obtenir les armes ultimes de la terreur. Déjà, l’assurance qu’a l’Iran qu’elle ne sera pas arrêtée a conduit à une guerre : la guerre de l’été dernier au Liban a commencé avec le Hezbollah. Déjà, l’Iran alimente les conflits en Irak, en Afghanistan, au Liban et à Gaza – et tout cela avant que le régime ne jouisse pleinement de son propre parapluie nucléaire. 

Le temps avant la mobilisation est toujours solitaire, pendant lequel il semble que les obstacles pour rendre une cause universelle sont insurmontables. Pourtant, comme dans le cas du mouvement de la communauté juive d’Union soviétique, nous ne sommes pas seuls. Nous sommes entourés d’alliés potentiels qui peuvent ne pas savoir eux-mêmes qu’ils sont prêts à se joindre à nous jusqu’à ce que nous cristallisions un mouvement pour qu’ils s’y joignent. 

Notre direction donnera à d’autres l’opportunité d’agir. Si le petit monde juif ne montre pas le chemin, qui le fera ? C’est aussi vrai maintenant que ce l’était alors ; si nous le construisons, ils viendront. 

Une décennie après la vague de démocratie advenue avec la chute de l’Union soviétique, une vague de terrorisme conduite par l’Iran se dresse, qui ne cessera pas jusqu’à ce qu’elle soit stoppée. Pour finir, nous avons vaincu notre peur « d’esprit de clocher » pour nous dresser pour la communauté juive d’union soviétique, et avons laissé au monde une bien meilleure situation à la place. Aujourd’hui, nous devons faire la même chose pour empêcher un second Holocauste, et dans ce processus, sauver le monde. 

*L’Auteur est le Président de l’Institut d’Etudes Stratégiques au Shalem Center de Jérusalem. 

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Published by Haim - dans Jérusalem
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