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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 18:39
A. de Tourn
 
A ce propos, voir, sur notre site la traduction de l'article séminal de Matthias Kuntzel, "Un enfant de la révolution prend le commandement: les démons d’Ahmadinejad".
 
L'article reproduit ci-dessus est paru sur le site de Valeurs Actuelles n° 3669 (23 mars 2007)
 
 
Pendant la longue guerre contre l’Irak, de 1980 à 1988, l’Iran accepta de sacrifier près de 36 000 de ses écoliers, utilisés pour "ouvrir" les champs de mines posées par les Irakiens. Les manuels scolaires iraniens les présentent aujourd’hui comme des « enfants martyrs » volontaires, selon la phraséologie officielle. On offre ces « héros de la révolution » islamique chiite à la vénération des écoliers.
 
L’histoire pourrait bien se répéter dans d’éventuels conflits futurs. Le treizième rapport du Center for Monitoring the Impact of Peace (CMIP), une organisation qui étudie le contenu des manuels scolaires dans les pays du Moyen-Orient, révèle ses inquiétantes découvertes faites dans cent quinze manuels scolaires et guides pédagogiques à l’usage des enseignants iraniens.
Selon Arnon Groiss, l’auteur de ce rapport, le message transmis par les ouvrages scolaires est sans équivoque : le monde occidental est surnommé « force du mal, oppresseur, arrogant, polythéiste, incroyant, ou dévoreur du monde » ; l’Occident est présenté comme l’ennemi de l’Iran. L’occidentalisation porte un nom : « occidentoxication » (« gharbzadegi »).

Israël, bien sûr, n’est pas épargné. Un ouvrage destiné aux enfants de neuf ans propose un exercice édifiant, par le biais d’une bande dessinée, d’une facture déjà vue ailleurs. Elle présente une cité propre et tranquille, dans laquelle les habitants découvrent une traînée d’ordures. Rapidement, ils trouvent et accusent un responsable, qu’ils s’empressent de chasser. Le coupable porte l’étoile de David… L’enfant doit ensuite raconter l’histoire avec ses propres mots.

Dans le manuel de lecture Lisons le persan, niveau 3, des informations diabolisent Israël de façon réaliste, propre à frapper l’imagination des enfants : « C’est alors que l’officier israélien frappa, avec la crosse de son fusil, la tête de Muhammad (trois ans), dont le sang chaud aspergea les mains de Khaled (son frère âgé de six ans). »

Un ouvrage explique aux professeurs l’une de leurs missions pédagogiques : faire en sorte que « les élèves aient le cœur submergé par la haine de l’arrogant ». La lutte ne cessera qu’à l’apparition de l’ « Imam caché », une sorte de "messie" chiite. Dans cette apocalypse chiite opposant le Bien et le Mal, « l’Iran aspire à une domination mondiale et prépare un djihad à l’échelle planétaire contre l’Occident, en tant que précepte religieux et moyen de propager la révolution islamique iranienne ». Objectif affiché des pédagogues iraniens : « Placer le monde sous domination islamique. »

La mise en pratique de cette ambition conduit les enfants iraniens à suivre des cours spécifiques, intitulés « préparation à la défense ». Ils se familiarisent avec l’utilisation des armes et des explosifs, apprennent les rudiments de la tactique militaire et révisent les processus d’alerte contre les attaques lancées par « les ennemis de la révolution iranienne ».

L’un des objectifs est de transformer les enfants en martyrs volontaires, pour la prochaine guerre. Cela n’est pas présenté aussi clairement, mais l’école « crée une pression sociale vers l’idéal du sacrifice de soi », indique le rapport du CMIP : « On lit le coran, des récits d’imams, des poèmes (l’un d’eux, par exemple est illustré, par un arc-en-ciel de sang), des testaments de martyrs reproduits dans les manuels scolaires. » L’une de ces figures est l’élève Hossein Fahmideh, qui se fit exploser sous un char irakien. Des visites sont organisées auprès des familles des martyrs, ou bien celles-ci sont invitées dans les écoles.

Les discussions en classe et les explications de textes tournent beaucoup autour de la justification du « sacrifice ultime », thème largement développé dans les manuels. On cite en exemple les propos d’imams chiites martyrs, comme Hussein et Sajjad : ils décrivent la mort comme un pont entre les misères de ce monde et le bonheur dans l’autre. On insère alors une question « orientée » pour susciter la réflexion des enfants : « À la lumière des propos de l’imam Hussein et de l’imam Sajjad sur la mort, quel est le croyant bienfaisant qui aurait peur de la mort et du martyre et accepterait l’humiliation et le déshonneur ? »

Un exercice de rédaction consiste à écrire une lettre de condoléances à un parent de soldat-martyr, un autre permet au professeur de demander à ses élèves de compléter un récit commençant par : « Il était en train de mourir, non de l’explosion de la mine, ou même du coup de grâce donné par les Irakiens, mais bien plutôt de joie… »
 
 
Antoine de Tournemire
 
© Valeurs Actuelles
 
L’intégralité de l’étude est disponible sur www.edume.org
 
[Information aimablement signalée par Pierre Lurçat, en Israël.]
 
 
Mis en ligne le 23 mars 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

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Published by Haim - dans Iran
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