Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 06:37
Jean-Marc Desanti
Une vision 'extérieure' du combat d’Israël, une bonne manière de faire passer le message à tous ceux qui continuent de ne pas vouloir comprendre.

 

Les terres orientales ont toujours été considérées par l’Occident comme des colonies. La création d’Israël a été la rencontre d’une volonté sioniste et d’une habitude occidentale. De ce fait, Israël a été de suite perçu comme un instrument pour mieux contrôler les ressources et la zone stratégique moyen-orientale. Ainsi se sont développés tous les « marqueurs » de la lutte « anticoloniale » : révoltes, terrorisme, campagnes de presse internationale. Le rejet arabe fut identitaire, raciste et religieux. L’expédition franco-anglaise de 1956 renforça dans l’autre camp la certitude d’une collusion philosophico politique judéo-chrétienne, mais 1956 marqua aussi le premier échec imposé à des militaires pour des raisons économiques. La victoire sur le terrain se transforma en capitulation politique sous pression des « alliés » US : les américains agirent comme les anglais d’antan, protecteurs de la Palestine : les affaires avant tout. 

 

On connaît la suite : perte de tout l’Empire colonial français, soutien du FLN par Washington et fin de l’Algérie française - l’Israël hexagonal.

Les mêmes causes engendrent les mêmes effets. Aujourd’hui, le reproche d’être un État colonial, adressé à Israël, correspond au fait qu’il se retrouve seul face aux masses musulmanes. Le « territoire » lui est contesté parce que les ennemis savent que lui en faire perdre une portion, c’est supprimer sa sécurité, sa stabilité, voire son identité. 

 

L’histoire n’est pas morale: elle est un mouvement impitoyable, une lutte perpétuelle pour conserver et non dilapider. 

 

Or, dans ce combat, la politique occidentale hésite sans cesse entre une métaphysique de l’honneur et un libéralisme épicurien. Il suffit de se souvenir de la tragédie serbe. Les Serbes ayant décidé de ne rien céder aux musulmans bosniaques et albanais, l’OTAN alla jusqu’à bombarder Belgrade, capitale européenne, parce que l’Arabie saoudite, l’Afghanistan et le Pakistan soutenaient des musulmans d’Europe qui se révoltaient. Les marchands d’essence avaient préféré, comme toujours, leurs fournisseurs de pétrole. Dans la même logique économique suicidaire, on fait mine d’ignorer que la mafia tchétchène était maîtresse du trafic de drogue en Russie, et que la réaction brutale de Poutine avait pour but d’éradiquer les trafiquants, qui se servaient de l’enrichissement de leurs réseaux pour diriger la sécession. 

 

C’est une réalité politique structurelle : soutenir une des parties, ce n’est pas forcément être du côté du bien ou du confort, c’est choisir. Avec toutes les conséquences violentes d’un monde qui ne sera ni meilleur, ni chevaleresque. Il ne s’agit pas, pour l’Occident, en soutenant d’une manière inconditionnelle Israël, d’opter pour un statut confortable, mais de définir son camp.


Ceux qui, à la City de Londres, ou à la Bourse de New York, espèrent encore  ménager l’économie mondiale et les profits, en jouant sur tous les tableaux, se retrouveront, au mieux, esclaves ou domestiques des peuples musulmans et asiatiques.

Donner des leçons de morale en temps de guerre, ou continuer « ses petites affaires », c’est une façon de cacher sa peur et sa duplicité. Nous le savons désormais, deux sphères d'influence s’affrontent : l'occidentale et l'islamo-tiers-mondiste. L’une a l’avantage de la technologie, l’autre, celui de la démographie. C’est ainsi. Et le pire est que, par le biais des migrations volontairement incontrôlées par les tenants du productivisme à tout prix, l’ennemi est déjà dans la place. Israël est une digue bien fragile, mais sa défaite marquerait la fin de l’Occident.

 

Dans son ouvrage, L’Appel du destin, De Gaulle écrivait: « Si la transversale musulmane, qui va de Tanger au Pakistan, passe sous influence chinoise, nous sommes finis ».

Israël, terre d’Occident, ne doit ni composer, ni céder, mais garder chaque pouce de territoire. Israël réduit, la guerre serait demain à Marseille. Elle s’y profile déjà.

C’est pourquoi tout notre travail consiste à faire prendre conscience qu’à Paris, Londres, Berlin, Moscou, New York, ou Haïfa, nous sommes tous sous le feu de l’ennemi.

Jean-Marc Desanti
© Houmous.net

Partager cet article

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article

commentaires