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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 06:15

Le 18 Janvier 2001, le CRIF publiait une pleine page contre le" droit de retour" réclamé par Arafat. Les acteurs ont changé, le drame vécu par les Israéliens est plus intense, exacerbé par les expériences traumatisantes subies depuis. Notre réponse doit-être la même... Nous publions à la suite le point de vue d’Amos Oz, romancier israélien appartenant à la Gauche israélienne du du 9 Janvier 2001. 

 

 

Droit au retour palestinien = annihilation d’Israël

par Amos Oz Mis à jour le lundi 8 janvier 2001

En Israël, le parti pour la paix devrait à présent reconsidérer sa position : trente années durant, nous avons dit et répété que la paix ne pouvait se faire tant qu’Israël administrait une autre nation. Certains ont même avancé que c’est parce qu’Israël s’obstinait à administrer une autre nation que la paix nous échappait. Mais notre gouvernement ne s’obstine plus guère.

Pour l’heure, Israël suggère aux Palestiniens un accord de paix fondé sur les frontières de 1967 et comportant quelques modifications bilatérales mineures. Il propose de démanteler les implantations juives dispersées au sein du territoire palestinien, de faire de Jérusalem-Est la capitale de la Palestine et de placer les Lieux saints controversés sous souveraineté arabe. C’est l’offre la plus généreuse que puisse faire Israël aux Palestiniens. Et ce, au prix d’une fracture sans précédent de la société israélienne et d’un séisme politique. Le peuple juif doit renoncer radicalement à plusieurs de ses prétentions historiques et théologiques, à nombre de ses vieux rêves et à ses aspirations religieuses.

La nation palestinienne rejette cette paix. Ses responsables réclament à présent ouvertement le " droit au retour " de centaines de milliers de Palestiniens chassés ou ayant fui leurs foyers lors de la guerre de 1948, tout en méconnaissant cyniquement le sort de centaines de milliers de juifs chassés ou ayant fui leurs foyers dans les pays arabes au cours de cette même guerre.

La reconnaissance du " droit au retour " palestinien revient à abolir le droit à l’autodétermination du peuple juif. Il fera du peuple juif une minorité ethnique à la merci des Arabes, une " minorité protégée ", comme le souhaiteraient les intégristes musulmans.

La reconnaissance du " droit au retour " équivaut à l’annihilation d’Israël.

La résolution initiale de l’ONU, en novembre 1947, adoptait la création de deux Etats, arabe et juif, sur cette terre convoitée. Cependant, le droit au retour revendiqué aujourd’hui par les Palestiniens signifie qu’" au lieu de deux Etats pour deux nations ", il y aura en fin de compte deux Etats arabes sur cette terre.

Face à l’absolue radicalisation des revendications palestiniennes, les pacifistes israéliens ne peuvent plus prétendre que c’est l’histoire habituelle. Ils ne peuvent plus soutenir non plus, comme ils l’ont fait durant des décennies, que " l’occupation israélienne des territoires palestiniens est le seul obstacle à la paix ".

Il conviendrait que les colombes d’Israël revoient leur position. Au lieu de proclamer que l’occupation des zones palestiniennes fait obstacle à la paix, nous devrions dire que, même sans la paix, administrer une autre nation est une erreur. Une dangereuse erreur. L’occupation, consolidée par des dizaines de petites implantations catapultées au cour du territoire palestinien dans l’intention d’interdire tout futur compromis, fragilise Israël plus qu’elle ne le renforce. Israël en ressort affaibli et dans une situation contestable.

Je n’adhère pas à l’idée fallacieuse et stérile de la séparation unilatérale. Israël doit maintenant déployer ses forces le long de lignes conformes aux réalités démographiques. Il doit se retirer des zones de peuplement palestiniennes et permettre aux Palestiniens de créer un Etat indépendant, tout de suite, même sans un accord de paix.

Les nouvelles délimitations ne seront pas prises pour des frontières permanentes mais pour base à des amendements pendants lors de futures négociations de paix. Entre-temps, toute attaque palestinienne menée contre ces lignes ne sera pas considérée comme un " attentat terroriste " mais comme l’agression d’un Etat souverain contre le territoire de son voisin, habilitant Israël à exercer son droit à l’autodéfense.

Un signe du revirement de l’attitude de refus des Palestiniens serait la volonté de négocier avec Israël non " le droit au retour " mais une solution globale, nationale et humanitaire au problème des réfugiés de 1948. Israël devrait s’engager moralement en ce sens. Cela fait, les deux gouvernements pourront alors négocier le tracé de frontières pacifiques.

Amos Oz est écrivain.©Amos Oz 2001 Traduit de l’anglais par Sylvie Cohen. Le Monde daté du mardi 9 janvier 2001


Appels payants

par Robert Solé,Le Monde du 27 janvier 2001

« Pour se faire entendre, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a acheté une pleine page de publicité dans Le Monde du 18 janvier. Avec un titre en gros [énormes] caractères : " Israël doit-il se suicider ? " Accusant Yasser Arafat de vouloir détruire l’Etat hébreu par " submersion démographique " et de " libérer des terroristes qui commettent des attentats ", les auteurs du texte déclaraient soutenir, pour leur part, " les efforts et la volonté de paix d’Israël ".
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Comment Le Monde a-t-il pu s’associer à cette " désinformation manifeste " ?, me demande un lecteur parisien, Georges Laroche. " J’espère, ajoute-t-il, que vous commenterez cette étonnante participation au processus de paix au Proche-Orient. " Plus virulent, Michel Pons, de Meudon (Hauts-de-Seine), juge " proprement affligeant " qu’un journal respectable " se prostitue au point de véhiculer de la propagande sioniste pour arrondir ses fins de mois ".
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Il y a deux mois déjà, des lecteurs avaient réagi à la publication d’un encart publicitaire du Consistoire de Paris et de l’association Bnai Brith France, accusant l’Intifada palestinienne de " violence barbare ". Cette fois, les protestations sont plus vives et plus nombreuses. Sans doute parce que la publicité du CRIF occupait une page entière et que, dans le même numéro, un article d’Elie Wiesel en faveur d’Israël était publié à la " une ", alors que le point de vue d’Edward Saïd, favorable aux Palestiniens, figurait en page intérieure. Des lecteurs n’ont pas fait la différence entre publicité et libres opinions. L’un d’eux réclame, par exemple, " un droit de réponse au CRIF et à Elie Wiesel ".
La rédaction est soucieuse de conserver un équilibre entre les deux camps. Après Edward Saïd, la parole a été donnée à Elias Sambar dans le numéro du 25 janvier, et en première page cette fois. Pour ce qui est de la publicité, les pro-Palestiniens disposent d’un droit de réponse implicite : un encart payant ne leur serait pas refusé.
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Ils ont, du reste, adopté à plusieurs reprises cette forme de communication au cours des derniers mois : dans Le Monde daté 4-5 mai 2000, l’Association des Palestiniens en France appelait à manifester " contre la politique colonialiste de l’Etat d’Israël " ; le 27 septembre 2000, des personnalités lançaient un " Appel pour Jérusalem ", tandis qu’un " Appel pour la Palestine "était signé par des Français d’origine arabe et des Arabes résidant en France (daté 19-20 novembre 2000).
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J’avais reçu alors une protestation du président du Centre culturel juif de Montpellier, Charles Elbaz, reprochant au journal " sa dernière trouvaille, l’encart publicitaire, pour porter atteinte à l’Etat d’Israël " Renvoyer dos à dos les protestataires, en invoquant la frontière étanche entre rédaction et publicité, serait un peu facile.
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Le directeur de la publication est d’ailleurs responsable, au pénal comme au civil, de l’ensemble du journal. En 1984, Le Monde avait été poursuivi par l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance pour avoir publié une page de publicité (" Français, vous avez la mémoire courte ") qui demandait la réhabilitation du maréchal Pétain. Il a dû répondre d’" apologie de crimes de collaboration avec l’ennemi. " Après cinq ans et demi de bataille judiciaire, dont un pourvoi en cassation, la cour d’appel de Paris a finalement donné raison au plaignant, mais la Cour européenne des droits de l’homme s’est prononcée en sens contraire, au nom de la liberté d’expression.
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Le journal se réserve le droit de refuser une annonce, sans en donner la raison. Certaines publicités sont modifiées en accord avec l’annonceur. Ce fut le cas pour celle du CRIF, qui était initialement plus agressive.
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" Le Monde accueillerait-il une page de publicité affirmant que la France est en passe de se "suicider" si la politique d’immigration se fait plus ouverte ? ", demande une lectrice de Melun (Seine-et-Marne), Suzanne Moreau. Argument similaire de la part de H. Dridi, d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) : " Est-ce au nom de la liberté d’expression que vous avez publié la page du CRIF ? Dans ce cas, une vitrine politique du Hezbollah exposant en pleine page sa vision du conflit israélo-palestinien aurait-elle votre agrément ? " Selon M. Dridi, " des procédés de ce type réduiraient les débats à une guerre de communiqués, les uns aussi outranciers que les autres. La paix a besoin de dialogue, elle n’a pas besoin de publicité mensongère ".
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Une guerre de communiqués ? L’argument de M. Dridi mériterait d’être pris en compte si les appels payants devaient devenir quotidiens. On n’en est pas là, même si les annonceurs se sont multipliés. Ils cherchent aussi bien à défendre des causes (Kurdes, Irakiens, Arméniens) que des catégories sociales (Restos du cœur, handicapés) ou des revendications professionnelles (syndicats, personnels en grève).
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Le Monde accorde une ristourne de 15 % aux associations civiques et politiques, et de 45 % aux appels et témoignages de solidarité. Sans pour autant frapper aux portes : on ne démarche - faut-il le préciser ? - ni le CRIF ni les amis des Palestiniens. Les appels payants pour des causes ou des idées n’ont pas dépassé 8 millions de francs l’an dernier, pour des recettes publicitaires globales de 645 millions.
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Une publicité mensongère ? Si les annonceurs commerciaux trichent toujours un peu, vantant la perfection d’un produit qui a nécessairement quelques défauts, la publicité pour des causes ou des idées y va carrément, sans chercher à intégrer le point de vue de l’adversaire. Elle adopte le ton, de plus en plus incisif, sinon provocant, de la publicité commerciale. Dans une société où les messages et signaux de toutes sortes se multiplient, il faut, malheureusement, frapper fort pour se faire entendre. Et ceux qui en ont les moyens financiers préfèrent maîtriser entièrement leur communication plutôt que de passer par le filtre des journalistes : pour le CRIF, une page de publicité est plus payante, si l’on peut dire, qu’une conférence de presse.
Dans le cas des insertions commerciales, Le Monde se soumet au contrôle du Bureau de vérification de la publicité (BVP), qui traque les formules mensongères ou contraires à la réglementation sur la concurrence. Mais, dans le cas de la publicité politique, le journal ne peut compter que sur lui-même : tout est affaire de dosage et d’appréciation. Rien n’interdit aux lecteurs de porter une appréciation différente, et de le faire savoir. Gratuitement, bien sûr. »

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commentaires

lavraiesioniste 31/03/2007 16:03

amos oz comme tout shalom archav dont il fait partie est malheureusement un kapo, sans aucune intelligence historique de notre peuple ce genre de personnage et c'est dur de le dire mais c'est vrai ne devrait pas vivre en eretz mais en galout, il joue le jeu des goyims qui ne nous aiment pas et vont dans leurs sens
hertzl, bengourion, golda meir ne doivent pas pouvoir se reposer avec ce genre de personnage