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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 18:59

Chronique métaphysique © Par François Celier

Rédaction d’Objectif-info :
Nous proposons ici un nouveau texte de François Celier (1), auteur d’une excellent « Noël à Auschwitz ». Il apporte une analyse et une vision qui ne sont celles d’Objectif-info, mais qui représentent la sensibilité de la frange la plus proche de la cause du judaïsme parmi les courants religieux issus de la Réforme. L’auteur y développe ses vues sur l’islamisme terroriste, sur la propension de la France à devenir dhimmie, et sur le statut de Jérusalem. Il fonde la légitimité de la relation entre Israël et Jérusalem sur l’exhortation biblique.
Il conclut des hésitations actuelles qu’Israël manque cruellement de prophètes et de leaders de la trempe des pères fondateurs.


Tout terroriste islamiste normalement programmé proclame à juste titre, avant, pendant et après leurs actes criminels : Allah ou Akbar ! En fait, ces saintes vociférations n’illustrent que le tragique charivari de leur inhumanité. A l’aune du bon sens, tout être humain normalement doué de raison considère que ces pieux psychopathes qui ensemencent la mort d’innocents sur leur passage en se parant du bandeau de la vertu religieuse, ne sont que des barbares et des assassins. Alors que les islamistes en question s’estiment d’une grande foi vertueuse puisqu’ils ne font qu’obéir en appliquant à la lettre les ordres de leur dieu édictés dans la constitution coranique et illustrés par l’exemplarité de son prophète du Moyen-âge.

Le monde entier n’ignore plus le rôle méphitique de ces hordes de fantassins de la mort. L’Europe le sait aussi, mais elle est vieillissante est se porte pâle. Le diagnostic de l’évolution de son mal est connu depuis plusieurs décades. Un bon psychothérapeute évoquerait pour causes premières le rejet de son judéo-christianisme, sa richesse égocentrique et languissante, l’infertilité de ses femmes, sa perte d’identité culturelle et historique, ses frontières trouées et enfin, sa petite misère militaire.

Quant à la France qui s’en croit le fer de lance, elle se surestime présomptueusement. Le simple examen de son corps social et gouvernemental, contaminé de sourates pathogènes (comme autrefois par des oukazes communistes puis fascistes), l’amène à devoir se soumettre, se dhimminiser à l’Islam, au nom d’une raison d’avenir improbable. Dores et déjà, des officines discrètes rédigent des scénarios consécutifs au statut de dhimminisation de sa population selon les lois de la Shari’a, impliquant sa cruauté moyenâgeuse et la dénonciation des noyaux de résistance. Un air bien connu de l’an quarante. Rien de nouveau sous le soleil.

Notre belle France, imprégnée d’amoralité gauchiste dans ses élites politiques et sa haute Administration, formatées à la pensée unique, son corps socialo-communiste sociétal et sa culture relativiste (c’est-à-dire nihiliste) peut désespérer à juste raison les citoyens républicains d’un éventuel secours d’Outre Atlantique.

Par trop échaudés, les américains ne reviendront plus mourir sur notre sol ingrat. L’Amérique a des engagements autrement plus graves que celui de secourir un pays apostat pour lequel elle donna la vie de milliers de ses fils. Le formidable challenge qu’elle a entrepris depuis le 11 septembre 2002 (qui lui ouvrit les yeux sur le haut mal hégémonique qui s’abattait sur le monde), la somme d’importer la liberté de conscience en d’autres lieux de barbarie.

Mais s’il advenait son échec, à Dieu ne plaise, elle devra se replier dans son continent forteresse pour y purger la plupart de ses États contaminés par les rusés islamistes en cols blancs, subtilement infiltrés (durant l’absence de ses Gi’s néoconservateurs) et essaimés dans les cercles progressistes des Démocrates, dans ses campus universitaires et autres haut lieux élitistes du pouvoir. Préoccupée par ses problèmes intérieurs et par l’hostilité automatisée des opinions internationales, l’Amérique devra s’abriter sous son parapluie atomique et ses armes défensives braquées tout azimut. Dès lors, assurément, Armageddon pointerait à l’horizon.

Intimement, ma foi judéo-chrétienne atteste que le Grand Djihad et son nucléus maléfique sera anéantis, selon les Écritures. Mais à quel prix ?

Alors, pour ce qui est du nombril d’exception culturelle de la France…

Pour démasquer le fléau islamiste qui la ronge et la mortifie, ne conviendrait-il pas de remonter le calendrier d’un demi-siècle ? Retrouver la source de son empoisonnement ?

Qui s’y attelle vraiment ? Il y a tant de tabous, de vérités officieuses, de non-dits à dire… alors qu’un danger croissant se lève à l’horizon du Levant.

Le djihad mondial qui s’organise dans l’ombre des mosquées s’apprête à affronter non seulement des nations et des hommes, mais encore et toujours sa séculaire obsession : Sion, « la prunelle de Dieu » (j’opère là un « glissement » du plan stratégie pragmatique au plan métaphysique).

Souvenons-nous... Suite à la guerre défensive des Six Jours en 1967, Jérusalem est enfin réinstaurée et unifiée sous souveraineté israélienne.

« Si je t’oublie, Jérusalem, prièrent les juifs éparpillés pendant deux mille ans, que ma droite se dessèche ». Hachem n’est pas un dieu sourd.

Édifiée par le Roi David, la Cité de Sion étale à nouveau sa beauté spirituelle sur ses collines et sous les yeux des peuples et des médias, éveillant l’émoi des cœurs émerveillés, des cœurs incrédules, des cœurs mécréants et des cœurs foncièrement haineux.

Le hic, c’est que la grande majorité des 192 nations onusiennes renâcle à accepter la réalité de sa capitale unifiée. En effet, même l’Unesco considère sa constitution comme « exceptionnelle dans la mesure où il n’y a pas d’accord politique général sur le statut de la ville, certains États déclarant qu’ils s’en tenaient à la situation définie dans le plan de partition des Nations Unies de 1947 qui considérait Jérusalem comme un corpus separatum ».

En somme, Jérusalem serait pour eux une capitale extraterritoriale qui ne se situerait ni en Israël, ni en Jordanie, ni en Palestine ou plus précisément en Philistie ! Mais alors où ? Sans doute au-dessus ? Telle une ombre portée préfigurant la Jérusalem céleste du prophète Ézéchiel ? Depuis 1967, l’Unesco ferait-elle de la politique-fiction à caractère ontologique ?

La vielle Jérusalem (inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 1982) doit subir la visite de ses experts patentés et se faire ausculter sur le bien fondé des excavations menées près du Mont du Temple, en accord avec le Waqf -l’administration musulmane des lieux saints- (encore une mansuétude israélienne qui lui coûte cher), pour la rénovation de la passerelle d’accès à la Porte des Maghrébins… En fait, le but sous-jacent serait de démontrer que 60 ans après la création de l’état juif moderne, Jérusalem ne se fait toujours pas admettre comme capitale souveraine et indivisible d’Israël. Il y a péril en la demeure ! A preuve que la plupart des ambassades internationales refusent toujours de s’y installer... Incidemment initiée par divers procès d’intention, cette tactique espère sonner le glas de sa souveraineté.

Seule l’exhortation biblique : "Pour l'amour de Sion je ne me tairai point, pour l'amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos." (Isaïe 62:1) proclamée par tous les juifs et les judéo-chrétiens du monde (plusieurs dizaines de millions) exercerait une immense influence pour la contrer. Par ailleurs, ne serait-il pas temps de faire sonner chaque shabbat, le shofar d’Israël à ses douze portes par les autorités religieuses sur ses murailles, à l’intérieur desquelles se sont édifiés les lieux saints des trois monothéismes de la discorde ?

Depuis que Jérusalem m’a révélé la symbolique de sa transcendance, il m’est évident qu’elle doit demeurer unifiée sous souveraineté israélienne, en tant qu'expression du lien unique entre le peuple Juif, sa capitale éternelle, mais aussi pour l’immense somme d’espoir que représente Sion, la « prunelle de Dieu » dans les cœurs de centaines de millions de non juifs, croyants néanmoins dans le dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Jésus.

Jérusalem, une, indivisible et rayonnante, souscrit pleinement aux juifs le droit ancestral et davidique de prier sur le Mont du Temple, le lieu le plus saint du monde de la Torah. Or, lorsque Ariel Sharon, Chef du Gouvernement de l’État voulut se promener sur « l’esplanade des mosquées » (autre mansuétude israélienne discutable), quel tollé mondial ! Orchestré par les foudres des mollahs islamistes, reprises complaisamment par les médias internationaux. Israël manque cruellement de prophètes et de leaders de la trempe des pères fondateurs.

Ils existent pourtant. Que Dieu veuille bien les révéler aux fils d’Israël. Amen.
Pour clore cette réflexion sur « La prunelle de Dieu » (qui apparaîtra pour nombre de sceptiques et de moqueurs comme surréaliste pour le moins, illuminée pour d’autres), je cite une réponse qui m’a beaucoup touché car elle émanait d’une grande dame pour son grand savoir et son courage :

« Monsieur, je vous remercie pour votre article (Israël est notre seul futur) et je vous en félicite.
Vous réveillez les consciences sur un grave danger et vous saisissez les connections entre le passé, le présent et l’avenir de manière saisissante pour nous rappeler nos responsabilités dans un domaine éthique et métaphysique.

En souhaitant que votre parole soit entendue ». Madame Bat Ye’or (2)


(1) François Celier est écrivain, scénariste, conférencier, pasteur/évangéliste depuis 1976. Fondateur de Friends of Jesus the Jew. Dernier ouvrage : Le choc des religions. Ed. Presses de la Renaissance (2005) email : francelier@tele2.fr
(2) "EURABIA", titre d'un livre de Bat Ye'or. Il démontre que cette mutation de l’Europe en monde arabo/méditerranéen, est fondamentalement anti-chrétienne, anti-occidentale, anti-américaine, et foncièrement antisémite. Son projet idéologique consiste à islamiser tout le continent. Cette Euro-Arabie devient inexorablement sa périlleuse identité. Le continent perd son histoire et son honneur.

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Published by Haim - dans Articles
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