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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 07:30
Shraga Blum | Arouts 7

Depuis un certain temps, il est souvent fait question du texte de la Hatikva, avec lequel ne s’identifierait pas le secteur arabe israélien de la population, tout comme avec le drapeau bleu - blanc. Rien de plus normal. Les Arabes ne sont pas simplement une minorité, ils constituent une minorité nationale, partagée entre son désir de préserver les avantages que lui offre la vie en Israël, et sa solidarité ethnique avec les Palestiniens, dont ils constituent une partie intégrante, et partagent les ambitions politiques.

Ce qui se passe actuellement dans divers points du globe témoigne à quel point l’attitude musulmane est éloignée de l’attitude juive pour ce qui est des relations minorité - majorité. Les majorités non musulmanes sont de plus invitées ou obligées à céder du terrain face aux revendications de leurs minorités musulmanes sous peine de voir l’ordre social perturbé. Ici, en Israël, le problème est encore plus profond. Il se traduit de manière de plus en plus aigue par une volonté affichée de la minorité arabe d’effacer ce qui fait d’Israël un Etat juif, et d’en faire un « Etat de tous ses habitants », sous-entendu, un Etat soumis à la loi naturelle de la démographie, dont on sait qu’elle pourrait à terme renverser le rapport démographique en faveur des Arabes.

Sans mettre les deux cas sur le même plan, un problème presque similaire se pose depuis quelques années, mais cette fois-ci, entre Juifs, et c’est Yom Hazikaron, la Journée du Souvenir pour les Soldats de Tsahal, qui met cette question en évidence. Cela se traduit par la tenue d’une cérémonie de souvenir séparée pour les familles religieuses. La raison en est la suivante : de plus en plus de soldats et leurs familles, appartenant au secteur national - religieux ou orthodoxe, ne s’identifient pas avec les cérémonies laïques, les chants d’Aviv Gefen, et les messages controversés qu’ils expriment, qui sont entonnés sur la Place Rabin de Tel-Aviv lors de ces cérémonies. D’autre part, Dov Kalmanovitz, initiateur de ces cérémonies alternatives - et victime d’un attentat terroriste - rajoute qu’il manifeste également par là « sa déception que la journée du souvenir ne met pas sur le même pied les soldats morts au combat et les victimes du terrorisme palestinien »

Ainsi, pour la troisième année consécutive, une cérémonie alternative aura lieu ce lundi aux Binyané Haouma, à Jérusalem, en présence de l’ancien Grand Rabbin d’Israël, I. Meïr Lau, et du Rabbin de Migdal Haemek, le célèbre Rav David Grossman. Cette cérémonie a pour but à la fois de commémorer les soldats et les victimes du terrorisme, mais également de lui donner un contenu éthique, en réfléchissant sur la raison d’être du peuple juif sur sa terre.

Elle sera inaugurée par le H’azan mondialement connu, Haïm Adler, entouré d’une garde d’honneur de Tsahal, formée de combattants d’une unité du « Nah’al Hah’arédi » qui a perdu son premier combattant cette année. A la cérémonie participeront de nombreuses personnalités, parmi elles l’ancien chef d’état major, Moché (Bouggy) Yaalon, et l’éducateur David Hatuel, qui parlera de son « expérience » d’avoir perdu femme et enfants lors d’un attentat, et qui s’est remarié et a fondé une nouvelle famille.

La partie ‘artistique’ de la cérémonie sera assurée par le célèbre groupe « Shalhevet », ainsi que d’autres vedettes telles que Yehoram Gaon ou Yishaï Lapidot. Quant à la question de la musique en période de l’Omer, Dov Kalmanovitz précise que les grands rabbins ont confirmé leur présence à ces soirées, expliquant « que d’écouter des chants de deuil lors d’un Yom Hazikaron ne constitue en aucun cas un plaisir ou une joie ».
Afin de « contenter » tout le monde, la cérémonie se terminera par le chant de la Hatikva, suivi du « Ani Maamin ».

La contestation grandissante des « cérémonies laïques » est exprimée dans un article du Rav Eliézer Melamed : « Si l’on veut maintenir les cérémonies de souvenir, c’est pour les consacrer à l’éducation juive et sioniste, et aux questions qui touchent le peuple juif en Erets Israël aujourd’hui. Il ne suffit pas de se contenter de pleurer sur les soldats tombés, mais il faut relier cette douleur aux raisons profondes pour lesquelles ils sont combattu et sont tombés, ainsi qu’au sens de notre présence ici. Dans le cas contraire, nous insultons ces héros, et nous faisons croire qu’ils sont tombés pour rien, pour aucune cause élevée. Où se situe alors la notion de sacrifice de soi ? Comment donner alors une motivation aux jeunes générations, si elles ne savent même pas pourquoi elles sont là ni pourquoi elles se battent ? Toutes ces questions et ces valeurs sont aujourd’hui étouffées par les médias laïcs. Même la Hatikva nous pose problème, car elle fait uniquement référence à une ‘libération du joug des nations’ mais ne parle pas de la nature de l’Etat que nous vouons créer. Dans certains endroits, on chante à la place le psaume 126 (Shir Hamaalot) sur l’air de la Hatikva. Mais comme il s’agit de l’hymne national, il convient de le chanter dans les cérémonies officielles »

A priori, il n’est pas bon qu’il y ait une césure de plus dans la société israélienne, surtout sur une question d’ordinaire si consensuelle que le souvenir de nos soldats. Mais en y regardant de plus près, on ne peut que constater que la résolution de cette question apportera une réponse à la première.

La lente remise en question, et les réflexions qui commencent à agiter la population juive en Israël, sur la nature de l’Etat, le but de notre présence ici, la continuité historique du peuple juif depuis nos ancêtres jusqu’à aujourd’hui, l’origine ancienne du sionisme, font partie d’un long processus prévu par de grands penseurs tels que le Rav A. Kook z.l.

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Published by Haim - dans Articles
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