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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 07:21

Giora Eiland 24 mai 2007

Giora Eiland est un général israélien à la retraite, ancien chef du Conseil de sécurité nationale.

Titre original : Don't fear world's wrath
Traduction : Objectif-info

Il faut des mesures draconiennes pour mettre fin aux lancers de roquettes sur Sderot

Avant d'entamer une discussion sérieuse sur notre attitude face aux lancers de fusées Kassam à partir de Gaza, il faut partir de trois constations fondamentales.

Premièrement, on ne peut pas stopper les lancers de Kassam en s'en tenant exclusivement à des opérations aériennes.

Deuxièmement, si on ne modifie pas la situation le long de la route Philadelphie, le Hamas continuera à renforcer son potentiel militaire.

Troisièmement, ce qui se passe à Sderot est insupportable. Cette affirmation n'est pas aussi évidente que l'on croit. Jusqu'il y a peu, le gouvernement israélien considérait que l'option la meilleure était de laisser de la situation actuelle se poursuivre en l'état. Apparemment, cette attitude a changé. Si les lancers de roquettes ne peuvent pas être stoppés à distance ou par des moyens aériens, comment faut-il s'y prendre ?

Il y a deux manières de parvenir à ce résultat, et les deux options ont un point commun : tenter une carte politique avant toute opération militaire et obtenir un accord avec les Etats-Unis pour régler la question du "jour d'après," ou de "quel verrou sera levé après une opération militaire et en échange de quoi." Ce sera douloureux, et pas seulement pour les Palestiniens.

 

Option A : Prendre le contrôle de certaines zones de la bande de Gaza, en particulier la route Philadelphie; il ne suffira pas d'occuper la route qui est trop étroite pour être sous protection, mais aussi ses abords. Il faudra en conséquence que des centaines de maisons à Rafah soient détruites, privant de foyer des milliers de personnes. Il s'ensuivra un tollé international et des bouffées de colère des Egyptiens, ce qui est une bonne chose ! Israël devra insister sur le fait qu'il ne retirera ses troupes que si l'on parvient à un accord de sécurité satisfaisant et à partir du moment où il sera mise en œuvre. Il est possible de traiter le problème de cette façon et Israël devra parvenir à un accord sur ce sujet avec les Etats-Unis avant de lancer une opération.

On devrait agir de même dans plusieurs autres secteurs de Gaza.

Option B : Israël fait l'annonce qu'en ce qui le concerne, Gaza est une entité politique autonome (indépendamment de la Cisjordanie) qui est sous le contrôle juridique et pratique du Hamas. Comme cette entité est en guerre avec nous, Israël doit prendre trois mesures :

  • Fermer immédiatement les points de passage frontaliers entre Israël et Gaza (comme Gaza est ouvert sur l'Egypte, le trafic de marchandises avec Gaza serait transféré dans cette zone.)
  • Annoncer qu'au bout de quelques mois Israël cessera de fournir eau, électricité et carburant à Gaza.
  • Puisque Gaza est un état ennemi en guerre avec Israël, les institutions gouvernementales et les infrastructures au service de l'effort de guerre contre nous, y compris les routes et les ponts, sont susceptibles de devenir des cibles.
     
Une réaction israélienne de cette nature constituerait une menace pour l'avenir de l'état palestinien, et c'est positif. La communauté internationale protestera assurément avec plus de force que jamais et voudra rétablir l'ancien statu quo. Israël ne s'inclinera que si les conditions de mise en œuvre, qui auront été élaborées avec les Etats-Unis d'abord, sont satisfaisantes.

 

La poursuite des attaques tactiques contre les lanceurs de roquette du Hamas n'est pas une solution car cela permet au Hamas d'exploiter son avantage relatif. Ceci ne signifie pas qu'il faille prendre le contrôle de la bande de Gaza tout entière. Une des options draconiennes décrites ici, peut être adoptée. En effet, il n'y a d'autre choix que de prendre un risque politique, d'irriter profondément un certain nombre d'acteurs et de les contraindre à agir à leur tour.

Le monde n'est pas vraiment troublé par ce qui se passe à Sderot. Aussi longtemps que cette situation persiste, on nous invitera à "faire preuve de retenue," et à en assumer seuls les conséquences.

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Published by Haim - dans Terrorisme
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