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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 07:05
Par Charles Moore | Publié dans Telegraph.co.uk - Adaptation française de Sentinelle 5767

En regardant l’horrible vidéo d’Alan Johnston, reporter de la BBC, diffusant la propagande palestinienne sous les ordres de ses ravisseurs, je me suis demandé comment cela se serait passé s’il avait été enlevé par des Israéliens, et obligé de faire la même chose de l’autre côté.

 

Le premier point est que cela n’arriverait jamais. Il n’existe aucune organisation israélienne - gouvernementale ou indépendante - qui envisagerait une telle chose. Ce fait est en lui-même significatif.

Mais supposez simplement que quelques Juifs fanatiques aient attrapé M. Johnston pour l’obliger à débiter leur message, trompant son pays en le faisant. Qu’aurait dit le monde ?

Il n’y aurait eu aucune des précautions qui ont caractérisé la réponse de la BBC et du gouvernement depuis que M. Johnston a été enlevé le 12 mars 2007. Le gouvernement israélien aurait immédiatement été condamné pour son empressement à abriter des terroristes, ou son incapacité à les retrouver.

Les dénonciations auraient été vociférantes des doctrines extrémistes du sionisme, qui avait donné lieu à cet acte ignoble. L’isolement mondial d’Israël, s’il avait échoué à libérer M. Johnston, aurait été total.

Si M. Johnston avait été obligé de diffuser en disant, par exemple, que Israël était légitime sur tous les territoires détenus depuis la Guerre des Six Jours, et en appelant à la libération de tous les soldats israéliens détenus par des puissances arabes en échange de sa propre libération, ses paroles auraient été méprisées. La cause d’Israël dans le monde aurait été irréparablement assombrie par cette manière de le torturer à la télévision. Personne n’aurait craint le dire.

Mais bien sûr dans la vie réelle, ce sont les Arabes qui détiennent M. Johnston, et donc chacun marche sur la pointe des pieds. Bridget Kendall de la BBC est d’avis que M. Johnston s’est vu « demander » de dire ce qu’il a déclaré dans sa vidéo. Demandé ! Si c’était simplement une « demande », pourquoi n’a-t-il pas dit non ?

Durant toute la captivité de M. Johnston, la BBC a continuellement souligné qu’il a donné une « voix » au Peuple palestinien, l’implication étant qu’il soutenait leur cause, et qu’on devrait donc le laisser sortir. Personne ne peut imaginer que l’équivalent soit dit s’il avait été détenu par des Israéliens.

Bien, il donne sûrement une voix au Peuple palestinien maintenant. Et la vérité est que, bien que ce soit sous une horrible contrainte, ce qu’il dit n’est en aucune façon différent de ce que la BBC dit chaque jour par la bouche des reporters, qui ne sont ni enlevés et menacés, mais ne font qu’empocher leur salaire.

Le langage est plus épouvantable dans la vidéo de Johnston, mais l’histoire est essentiellement la même comme nous l’avons entendue depuis des années de la part d’Orla Guerin et de Jeremy Bowen et de pratiquement toute leur bande.

C’est que tout ce qui va mal au Moyen-Orient et plus largement dans le monde musulman est le résultat de l’agression ou de la « main lourde » (avez-vous noté combien toutes les actions des troupes américaines ou israéliennes ont la « main lourde », exactement comme tout racisme est « inacceptable » ?) de l’Amérique ou d’Israël ou de la Grande Bretagne.

Alan Johnston, sous les ordres des terroristes, a parlé du « désespoir absolu » des Palestiniens, et l’a attribué à 40 ans d’occupation israélienne, « soutenue par l’Occident ». C’est de cette façon que c’est présenté, nuit après nuit, par la BBC.

L’autre aspect n’est pratiquement pas examiné. Il y a peu à expliquer sur les querelles intestines dans le monde arabe, en particulier à Gaza, ou sur les motivations cyniques des dirigeants arabes pour qui les misères palestiniennes sont politiquement commodes.

Vous disposez de si peu de précieuses enquêtes sur les réseaux et les mentalités de l’islamisme radical - les méthodes et l’argent du Hamas et du Hezbollah et de groupes comparables - qui produisent des actes de pure malignité comme celui dont M. Johnston est involontairement complice.

Le projecteur n’est pas braqué sur la façon dont les « militants » (la BBC n’autorise même pas le mot « terroriste » dans le contexte du Moyen-Orient) et les seigneurs de la guerre maintiennent leur corruption et leur férule de peur, en persécutant, entre autres, les Palestiniens.

A la place, il est impitoyablement braqué sur Blair et Bush et sur Israël.

De l’infernal au ridicule, le modèle est le même. De retour chez nous, le Syndicat des Universités et des Collèges [UCU en anglais, Ndt] vient juste de voter au nom de ses membres « d’envisager les implications morales des liens existant et proposés avec les institutions universitaires israéliennes ».

Bien, ils pourraient considérer comment le travail de scientifiques de l’Institut Technion à Haïfa a conduit à la production du médicament Velcade*, dans le traitement du myélome multiple. Ou bien ils pourraient voir le professeur de l’Université Ben Gourion qui a découvert des bactéries qui luttent contre le paludisme et la cécité des rivières [l’onchocercose, Ndt] en tuant les moustiques et les simulies [agents vecteurs des maladies citées, Ndt].

Ou bien ils pourraient étudier la coopération entre les chercheurs de l’Université Hébraïque de Jérusalem, qui ont isolé la protéine quidéclenche le stress, de façon à essayer de traiter le « syndrome de stress post-traumatique », et leurs équivalents au Laboratoire de Biologie Moléculaire du Conseil de la Recherche Médicale à Cambridge.

Les principales universités en Israël sont, de fait, tout ce que nous, en Occident, pourrions reconnaître comme des universités de qualité.

Elles disposent de la liberté intellectuelle. Elles ne requièrent aucune qualification ethnique ou religieuse pour y entrer. Elles ne sont pas contrôlées par le gouvernement. Elles disposent de standards de recherche de classe internationale, produisant souvent des découvertes qui profitent à l’humanité entière. En tout cela, elles sont virtuellement uniques dans le Moyen Orient.

Les professeurs d’université stupides ne sont pas seuls. Le Syndicat national des Journalistes [de Grande Bretagne, Ndt], dont je suis fier de n’avoir jamais été membre, a fait récemment passer une motion comparable, isolant brillamment le seul pays de la région disposant d’une presse libre, pour un traitement de paria. « Unisson », qui est un grand syndicat sérieux, est pressé de soutenir un boycott des marchandises israéliennes, produits du seul pays de la région disposant d’un mouvement syndical libre.

La doctrine est que Israël pratique « l’apartheid » et qu’il doit donc être boycotté.

Tout cela est une folie morale. Il n’est pas fou, bien sûr, de critiquer la politique israélienne. Sous certains aspects, en effet, il serait fou de ne pas le faire. Il n’est pas fou - bien que je le croie à tort - de considérer la présence israélienne comme le principal obstacle à la paix dans la région.

Mais il est fou ou peut-être devrait-on plutôt dire, mauvais d’essayer d’entamer les réserves d’indignation morale de la culture occidentale, et de les dépenser contre un pays qui fait partie de cette culture, en faveur de pays environnants qui n’en sont pas. Comment avons-nous pu nous mettre nous-mêmes dans une situation où nous excusons à demi des tortionnaires enturbannés, pour avoir kidnappé nos concitoyens, alors que nous essayons d’exclure des biochimistes juifs de donner des conférences à nos étudiants ?

Personne encore ne connaît les motivations précises des ravisseurs de M. Johnston, mais ce n’est sûrement pas une coïncidence s’ils l’ont détenu sous silence jusqu’à l’approche du 40ème anniversaire de la Guerre de Six Jours, et seulement alors, le font parler. Ils voulaient qu’il donne au monde leur explication historique - l’oppression israélienne - pour leur cause.

Pourtant, cette guerre a eu lieu parce que le président égyptien Nasser a dirigé son pays et ses alliés en déclarant : « Notre but fondamental sera de détruire Israël ».

Il échoua misérablement, et l’Egypte et la Jordanie plus tard, abandonnèrent cette aspiration. Mais beaucoup d’autres s’y maintiennent jusqu’à ce jour, avec un vernis pseudo religieux désormais ajouté.

Nous continuons d’accorder un temps d’antenne plein de sympathie à leur culte de la mort. D’une certaine manière, M. Johnston en paie le prix : ses ravisseurs sont de puissants carburants pour la publicité de sa corporation.

 

De même pour Israël, beaucoup de pêchés peuvent être laissés à sa charge. Mais il est moralement grave d’une certaine façon que nous n’en ayons pas notre part, parce que cela se doit. Quarante ans après sa plus grande victoire, Israël doit trouver chaque matin comment survivre.


 

http://tinyurl.com/265gy4

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Published by Haim - dans Articles
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