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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 06:54
Pr. Boaz Kaminsky - Arouts Sheva

1- Il n’y a pas de solution immédiate aux tirs de Kassam…

2- Intervenir aujourd’hui à Gaza serait faire le jeu du Hamas…

3- Jonathan Polard ? Nos otages à Gaza et au Liban ?

4- Les tentatives d’inculper nos soldats dans des tribunaux étrangers

5- Plus de rappel du massacre des athlètes israéliens à Munich lors des cérémonies olympiques…

6- La politique de retenue lors de la guerre du Golfe no 1…

7- Renonciation au tombeau de Joseph… les concessions du mont du Temple…

8- la police palestinienne garante de l’arrêt des attentats suicide…

9- Le prix Nobel main dans la main avec Arafat

10- La ligne Bar Lev



Dressé en colonne, c’est impressionnant. La liste est, de surcroît, loin d’être exhaustive. Mais les petits virages loupés, les conceptions erronées, les silences coupables, les actes manqués, il y en a finalement dans tous les pays, y a-t-il lieu d’en faire un drame ? Et puis si les résultats sont pitoyables parfois, les intentions des dirigeants étaient sans doute pures. Peut-on les juger à distance, loin des commandes du pays, loin du contexte qui prévalait à l’époque, loin du poids des pressions internationales ?

Probablement pas.

Mais se taire n’est pas une solution non plus. Il y a le devoir envers les vivants et les survivants, envers les blessés dans leurs corps ou dans leurs têtes. Le devoir envers les morts aussi. Mais surtout le devoir imprescriptible envers le peuple juif dans son ensemble. Au Proche-Orient se taire est un luxe. Qui se paye en vies humaines. Se défendre en balbutiant en est un autre. L’armée de défense d’Israël a toujours prôné l’attaque comme étant le meilleur moyen pour survivre dans la région la plus dangereuse du monde. Faire la guerre sur les terres du voisin, le plus vite possible, avec tous les moyens du bord. Garder les civils le plus loin possible du conflit, chaque famille étant déjà assez impliquée par l’envoi de ses enfants sur le front. Et pleurer ses morts longuement, mais après, pas pendant. Quand Shamir décide de la politique de la retenue face aux tirs de scuds irakiens, il nous apprend à nous cacher dans des abris. La ligne Bar Lev nous a enseigné qu’on peut compter sur des fortifications pour se protéger de l’ennemi. On veut recouvrir aujourd’hui les maisons de Sdérot d’un blindage d’acier pour assurer une sécurité minimale à ses habitants. On recrutera les meilleurs avocats, demain, pour défendre nos soldats à qui on interdira de visiter l’Europe, pour éviter l’offense qui les attend dans les pays éclairés : une inculpation pour « crimes contre l’humanité ». Quand on donne sans contrepartie le tombeau de Joseph, quand on se plie aux exigences islamiques sur le mont du Temple, alors il se trouvera toujours une belle âme pour expliquer que ce n’est pas grave, qu’on ne sacrifie pas des vivants pour des ossements saints ou pour de vieilles pierres. Et de concessions en concessions, de recul en recul, de gifle en humiliation, on ne change pas seulement l’Etat d’Israël en un état serpillière, on donne envie à tous les antisémites du monde de nous gifler à pleines mains.

On parle souvent des problèmes de la communication israélienne. On achemine, pour justifier Tsahal, des carcasses de bus noircies pour démontrer au monde l’horreur des attentats suicide. On fait étalage des malheureux habitants du Nord qui ont tout perdu. Ou bien on embarque encore des parents d’otages israéliens à destination de pays où on fustige systématiquement nos actes, pour exposer combien nous sommes nous aussi des victimes. Mais les pleurnicheries et les lamentations n’apaiseront pas la haine. Car le problème est avant tout d’ordre moral. Celui qui laisse Jonathan Pollard croupir dans une prison alliée, ne fera jamais assez pour ses soldats enlevés. Celui qui recule à Naplouse reculera aussi à Jérusalem, malgré les prouesses de sa rhétorique. Celui qui laisse sa sécurité dans les mains américaines ou palestiniennes a renoncé depuis longtemps à exercer son droit naturel à l’autodéfense, quoiqu’il en dise. Celui qui laisse le comité olympique cracher sur le devoir de mémoire du Monde, ne doit pas s’étonner de devoir tirer son mouchoir pour s’essuyer le visage bientôt aux quatre coins de la planète.

Je me défends donc je suis, disait Herbert Pagani dans son plaidoyer pour ma terre.

Je me défends donc je prends l’initiative ! C’est le nouveau mot d’ordre !

Dès aujourd’hui. Sur tous les fronts. Avec tous les moyens. Militaires, artistiques, scientifiques, intellectuels, politiques ou théologiques.

Et tous ensemble. C’est une question de vie ou de mort.

Les débats, nous les ferons plus tard. Après la victoire.

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