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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 05:42

La guerre des Six Jours fut une victoire pleine et entière : sur le terrain, dans la mesure où elle brisa l’offensive génocidaire arabe ; et en termes politiques, dans la mesure où elle renforça l’idée que l’Etat juif, finalement, durerait.


Par Michel Gurfinkiel.


Le politiquement correct s’empare, sous nos yeux, d’un nouveau thème : la guerre des Six Jours. C’est l’hebdomadaire britannique The Economist qui ouvre le feu voici quinze jours, dans son numéro daté du 24 mai, en publiant un dossier sur ce qu’il appelle « Israel’s Wasted Victory » : « La victoire gâchée d’Israël ». En Allemagne, le Spiegel titre : « La fausse victoire d’Israël ».

En France, L’Express monte d’un cran dans son numéro du 31 mai, avec les bonnes pages d’un livre de l’écrivain israélien d’extrême-gauche Tom Seguev, où celui-ci « décrypte sans concessions les errements et les choix d’une guerre qui hante toujours l’Israël d’aujourd’hui ». Le Monde surenchérit le 2 juin, avec une interview où Seguev, toujours lui, qualifie la victoire de 1967 de « désastre irréparable ». Ne parlons pas du journal londonien The Independent, qui, sans vergogne, titre le 26 mai : « Israël savait que la Guerre des Six Jours était illégale », mais n’aborde en fait, dans le corps de l’article que la question, fort différente, des « implantations » ou « colonies », c’est-à-dire des points d’appui stratégiques ou des localités civiles israéliennes créées dans les territoires conquis au cours de ce conflit et légalement administrés par l’Etat juif en vertu du cessez-le-feu du 10 juin 1967 : la Cisjordanie, Gaza, le Golan, le Sinaï.



On peut distinguer, dans ce type de propos, trois fautes intellectuelles principales. La première, la pire, c’est le mépris des faits. La guerre des Six Jours est pourtant l’un des conflits les plus transparents de l’histoire contemporaine : la crise qui l’a précédée, les opérations sur le terrain, l’imbroglio diplomatique qui l’a suivie, l’évolution de l’opinion publique en Israël ou dans le monde arabe, les réactions en Occident, dans le monde communiste, dans le tiers monde – tout cela a été suivi dans le détail et en toute liberté par de multiples observateurs, rapporté dans de nombreux livres, analysé par de nombreux historiens. Il est clair, au regard de ces archives, qu’Israël était encerclé, menacé de destruction en tant qu’Etat et de génocide en tant que population, et abandonné par toutes les puissances ou institutions qui avaient jusque là garanti sa sécurité : l’Onu, qui avait retiré ses casques bleus du Sinaï, la France, qui reniait une alliance remontant aux opérations de Suez, onze ans plus tôt, et l’Amérique, qui refusait d’intervenir. Il est clair que les pays arabes disposaient, de leur côté, de l’appui politique et militaire de l’Union soviétique.

 

Certes, les disparités en matière de développement socioculturel et technologique étaient telles entre Israël et les pays arabes voisins que l’état-major israélien pouvait prendre le risque – je dis bien : « le risque » - d’une guerre-éclair. Mais c’était là une option ultime, à laquelle les dirigeants civils avaient peur de recourir. La décision d’attaquer a été prise in extremis, quand des émissaires ont confirmé que les Etats-Unis resteraient à l’écart.



Jugée selon le seul critère légitime, celui du contexte historique, la guerre des Six Jours ne saurait donc être qualifiée en aucune manière de victoire « fausse» ou « gâchée », et moins encore de « catastrophe ». Ce fut au contraire une victoire pleine et entière, sur le terrain, dans la mesure où elle brisa l’offensive génocidaire arabe, et en termes politiques, dans la mesure où elle renforça l’idée que l’Etat juif, finalement, durerait.



La deuxième faute intellectuelle consiste à présenter la guerre des Six Jours comme une étape du conflit israélo-palestinien. Là encore, il suffit de se reporter aux archives. Quand Nasser, en mai 1967, affirme que « l’heure de la bataille suprême a sonné », il parle d’une bataille entre la Nation arabe, qu’il prétend incarner, et Israël. Des Palestiniens, aucune mention. Parce que ceux-ci n’existent alors en tant que tels ni aux yeux des panarabistes – nassériens ou baathistes – ni aux yeux des fondamentalistes musulmans.



La troisième faute, c’est d’établir péremptoirement un lien entre 1967 et la situation actuelle au Moyen-Orient et de manière plus générale dans le monde arabe et islamique. Permettez-moi de citer à ce sujet un autre journal anglais, The Guardian (les Anglais, en ce moment, me donnent de l’urticaire), qui présente la montée d’Al Qaida à Gaza comme une conséquence des Six Jours. En quarante ans, il s’est pourtant passé beaucoup de choses. Expliquez-moi pourquoi, alors que le Vietnam de 2007 ne ressemble en rien à celui de 1967, il n’en irait pas ainsi du monde islamique ?



Mais à quoi bon disputer ? Le politiquement correct n’a rien à voir avec la raison, la bonne foi, le bon sens. C’est la haine pure et la lâcheté pure, ces sœurs jumelles, revêtues - comme des drag queens - des oripeaux d’une culture qu’elles trahissent avec volupté. Ce que vous entendez aujourd’hui sur l’échec à terme de la guerre de 1967 ne vous rappelle donc pas la phrase du président Charles de Gaulle qui, assassinant le De Gaulle de la Résistance et renouant avec Edouard Drumont, osa qualifier non seulement Israël, sauvé en dépit de sa trahison, mais le peuple juif tout entier de « peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur » ?


Ad nauseam.

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Published by Haim - dans Antisionisme
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