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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 06:26
Par Jean Tsadik
Mohammed Dahlan
© Metula News Agency




... ceux qui considèrent le contingent du Fatah trop peu motivé et trop mal commandé pour s’opposer aux intégristes. En médaillon, Mohamed Dahlan, le commandant des présidentialistes à Gaza



 

Depuis quelques jours, personne ne parle plus de Sdérot. La raison est simple : le Hamas a cessé ses tirs de roquettes sur cette ville. Cela s’est arrangé en deux temps trois mouvements ; Khaled Mashal, le chef de l’organisation islamiste, agissant depuis Damas, a appelé au téléphone un contact de la famille régnante du Qatar, lui demandant de jouer l’entremetteur avec Israël. Le prince a ensuite appelé Ehoud Olmert, lui rapportant la proposition de Mashal, qui consistait à stopper les tirs de Qassam sur le Néguev occidental, contre l’engagement de Jérusalem d’arrêter les frappes aériennes contre ses miliciens et leurs infrastructures.

 

En quelques heures les adversaires sont tombés d’accord sur ce modèle, Mashal a transmis ses instructions au leader de sa force armée à Gaza, Ahmed Jabari, et, peu après, les attaques réciproques ont pris fin.

 

L’accord n’inclut que les Qassam, non les lancers de mortiers sur des positions militaires israéliennes. Pour bien le souligner, Ez Eddin el Qassam, l’une des branches du Hamas, a tiré un obus sur une position de Tsahal, faisant quatre blessés, dont un assez grièvement atteint.

 

Les media israéliens et arabes ont été pris de vitesse par la mise en pratique de ce cessez-le-feu express. De plus, ils minimisent le traitement de la nouvelle de cette trêve, car celle-ci n’ajoute rien au prestige, pas plus qu’aux dispositifs stratégiques, des deux protagonistes. Le Hamas exigeait officiellement d’Israël, comme condition pour laisser Sdérot tranquille, qu’elle cesse ses opérations militaires quotidiennes en Cisjordanie et qu’elle relâche les membres de sa branche politique qu’elle avait appréhendés. Mais face à l’anéantissement des ses bases à Gaza, les unes après les autres, résultant des raids chirurgicaux de l’aviation, face aux dizaines de morts et de blessés que ces actions causaient parmi ses miliciens, la Résistance islamique, le dos au mur, à préféré transiger.

 

Mashal, considérant que si les attaques israéliennes se poursuivaient, il allait perdre les acquis relatifs obtenus contre le Fatah durant la guerre civile, a préféré geler l’affrontement avec Tsahal. Il est vrai que, dès que l’accord est entré en vigueur, Jabari et ses miliciens ont retourné leurs armes contre les présidentialistes du Fatah. Hier, à l’issue d’un guet-apens du Hamas, un membre des forces fidèles à Abbas a été tué et cinq autres blessés.

 

Il s’agit du premier mort depuis le décret d’une autre trêve, celle fixée entre les factions palestiniennes à Gaza, qui tenait plus ou moins le coup depuis quinze jours.

 

Autres avantages pour le Hamas, ses stocks de Qassam, de Super-Qassam (porteurs de 13 kilos d’explosifs et capables d’atteindre le nord de la ville israélienne d’Ashkelon), et ses quelques roquettes d’une portée de 40 kilomètres sont sauvés. Ils pourront servir lorsque la direction de l’organisation islamique le jugera opportun. De même, la "Route de Philadelphie", séparant Rafah de l’Egypte, n’a pas été réinvestie par Israël, ce qui permettra à la contrebande d’armes, de personnels et de munitions, de se poursuivre.

 

Côté israélien, la trêve comporte deux aspects positifs : la cessation des tirs sur Sdérot, qui avait un effet dramatique sur l’autorité d’Ehoud Olmert et, bien sûr, sur les habitants de cette localité du désert. L’arrêt de la pluie de Qassam sur le Néguev octroie au président du conseil israélien un délai supplémentaire afin de tenter de réhabiliter sa personne et son parti, Kadima, aux yeux de ses concitoyens désabusés.

 

En considérant l’entrée probable d’Ayalon ou de Barak dans son cabinet, au poste de ministre de la Défense, Ehoud Olmert a peut-être gagné plusieurs mois de survie politique. L’estimation de ce "temps additionnel" dépendra en fait de la teneur du rapport final de la Commission Winograd, attendu en août prochain. Si ce rapport était impitoyable à l’égard du 1er ministre actuel, il n’y aurait pas d’autre grâce à attendre et des élections anticipées seraient convoquées pour le début de l’hiver, voir celui du printemps 2008. Dans le cas contraire, Olmert et Kadima pourraient s’en sortir et rester aux rênes de l’Etat durant une période plus confortable.

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Published by Haim - dans Hamas - Fatah
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