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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 07:02

Shraga Blum - Arouts Sheva


Dans ce chantage immonde que fait peser le Hamas sur la population israélienne, il faut reconnaître que personne n’aimerait être à la place du Premier ministre, ou de quiconque devant prendre une décision dans cette affaire. Dans ces moments dramatiques, les dirigeants sont seuls face à leurs responsabilités, et lorsque le couperet de leur verdict tombe, ils ne savent pas s’ils ont pris la bonne décision ou non. Mais y a-t-il une bonne décision en ce domaine ?

Dans cette terrible balance, il y a d’un côté, une famille de Mitspe Hila qui attend depuis un an le retour de leur fils emprisonné dans les geôles terroristes, et de l’autre, les familles de ceux qui ont perdu un être cher à cause des terroristes qui risquent d’être libérés. Sans parler de ce qui est de l’ordre de l’aléatoire et du risque, à savoir les innocents « sans noms et sans visages », qui seraient les victimes potentielles des terroristes libérés.

Cruel dilemme moral que seuls des êtres barbares et sans humanité, comme les Palestiniens, peuvent imposer à une civilisation pour laquelle une seule vie vaut plus que tout au monde.

Mais même si personne n’aimerait être à la place de nos dirigeants en ces moments, il est quand même permis de constater qu’il y a quelque chose d’inadmissible dans l’attitude du gouvernement depuis le début de ce drame : l’impression (et le fait) que c’est le Hamas qui bat le rythme, est qui est tout le temps celui qui prend l’initiative du chantage et de l’intimidation. Israël est un Etat fort et moral, qui est confronté à des groupes terroristes assoiffés de sang. Mais cela n’empêche pas que c’est le gouvernement israélien qui est systématiquement passif, et ne fait que réagir en fonction des propositions des ravisseurs.

Israël possède toute une panoplie de mesures qui auraient pu constituer des pressions insupportables sur le Hamas, afin de provoquer rapidement la libération de Gilad Shalit. Et la création récente du « Hamastan » aurait pu encore faciliter les choses, tant la dépendance des habitants de la Bande à l’égard d’Israël est encore importante, malgré le « désengagement ». Il est impérieux pour Israël de faire « changer la balle de camp », et d’exercer une pression accablante sur le Hamas. C’est le principe élémentaire de toute négociation avec de tels « partenaires », qui bne comprennent que le langage de la force et de la fermeté.

Alors comment libérer Gilad Shalit, sans risquer de remettre des dizaines de terroristes sur le marché de la mort ?

Dans ce sens, le député Rav Itshak Lévy (Ihoud Leoumi – Mafdal) vient de faire une proposition intéressante et courageuse. Le Rav Lévy est plus que quiconque fondé à se prononcer sur cette question, ayant vécu dans sa chair la plaie du terrorisme, en novembre 2002, lorsque sa fille Ayelet - Hashahar périt lors d’un attentat près du marché de Mah’ané Yehouda à Jérusalem.

Le Rav Lévy a déclaré être prêt à ce que des terroristes, et parmi eux, les assassins de sa fille, soient libérés en échange de Gilad Shalit, mais à condition qu’ils soient expulsés du pays. Dans une lettre adressée au Premier ministre, le député indique « que la seule voie possible pour accepter un échange, est de faire ne sorte que les terroristes libérés soient transférés dans un Etat arabe, et soient interdits d’entrée en Israël, inclus la Judée-Samarie et Gaza (…) Nous ne sommes pas attachés à une quelconque vengeance, et le retour de nos fils à la maison est plus importante à nos yeux que l’emprisonnement de tel ou tel terroriste. Mais il faut qu’ils ne puissent plus constituer une danger pour notre population ».

Noam Shalit, le père du jeune soldat, a rencontré le Rav Lévy et s’est dit « très ému par ses déclarations par lesquelles il se dit prêt à ce que les assassins de sa propre fille soient libérés, pourvu que Gilad rentre à la maison ».

Israël ne pouvant pas abandonner Gilad Shalit, et le Hamas n’étant pas susceptible de « perdre la face » en renonçant à la libération de terroristes emblématiques, la proposition du Rav Itsh’ak Lévy pourrait constituer une formule « acceptable » de compromis. Mais, il faudrait pour cela que le gouvernement israélien fasse preuve de fermeté, et utilise tous les leviers qui sont à sa disposition pour imposer cette solution au Hamas, afin de favoriser un retour rapide du jeune soldat dans son foyer.

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