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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 18:27

L'ANALYSE POLITIQUE
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
  


Les indicateurs économiques de croissance, d'inflation, d'innovation et de compétitivité, classent l'Etat d'Israël parmi les pays les plus performants du monde.

Ces performances concurrentielles ne doivent toutefois pas faire oublier au peuple juif son obligation de corriger les disparités sociales au sein de la société israélienne (1°). Cette obligation semble d'ailleurs être un préalable pour que la terre d'Israël devienne le patrimoine éternel de la nation juive (2°).


1°.  LA NECESSITE DE CORRIGER LES DISPARITES SOCIALES EN ISRAEL

Sur un plan social, l'Etat d'Israël est confronté aux mutations des grandes sociétés modernes. Le fonctionnement capitaliste de la société favorise l' émergence d'un pouvoir financier qui domine le marché et oriente les préoccupations individuelles vers le profit et non vers la recherche d'une harmonie généralisée.

Actuellement, la société israélienne comprend une part importante de sa population qui vit sous le seuil de pauvreté et de nombreux jeunes, en manque de repères éthiques et moraux, qui s'adonnent à la consommation de drogue, la prostitution, le vol ou autre comportements délictueux.

Le problème se pose donc de savoir dans quelle mesure il est possible de corriger ces dysfonctionnements de la société et qui doit en assumer la charge.

Théoriquement, l'Etat d'Israël dispose des clés pour atténuer les disparités économiques et offrir un développement homogène à chacun. Des dispositions spécifiques de la Torah prévoient l'obligation pour un propriétaire de réserver aux pauvres une partie de sa récolte ou du champ à cultiver, de régler un impôt à certaines périodes du cycle d'années chabbatiques ou de remettre tout ou partie des dettes...

L'Etat d'Israël se doit donc d'adapter ces règles au contexte contemporain et aménager des structures particulières pour venir en aide aux populations les plus nécessiteuses afin de remplir sa vocation universelle de lumière pour l'humanité.

Pour ce faire, il suffit d'un réveil de la conscience nationale en  dehors des sensibilités politiques et l'acceptation du principe d'une redistribution d'une partie de la richesse nationale aux populations les plus démunies.

 Alors le mot de charité n'aura plus seulement le sens d'un don fait aux personnes qui en ont le plus besoin mais participera d'un mécanisme de justice sociale, comme c'est d'ailleurs le sens de la «Tsedaqa».

 Le mot est construit à partir de la racine « tsedeque » qui n'est autre que la justice or c'est précisément « la justice que tu poursuivras afin que tu vives et que tu occupes le pays que le Seigneur ton D.ieu te donne »  (Dt XVI,19).


 2°.  LA TERRE D'ISRAEL COMME PATRIMOINE ETERNEL DE LA NATION JUIVE


 Le Peuple d'Israël pourrait (dans le même temps) faire de la terre d'Israël, le patrimoine éternel de la nation juive et sortir de la confusion entretenue par la loi israélienne sur les notions de «citoyenneté» et de « nationalité ».

En effet, le terme de « nation » présente une double acception.
 Tout d'abord, il s'agit d'une communauté humaine qui possède une unité historique, linguistique, culturelle et qui partage une volonté de vivre collectivement comme c'est le cas de la « nation juive ».

 Par ailleurs, le terme correspond à une population spécifique qui réside sur un territoire donné et qui se trouve de ce fait, uni par une communauté géographique comme c'est le cas de la population qui réside sur le territoire israélien quel qu'en soit la confession.

Pour sa part, la déclaration d'indépendance de l'Etat d'Israël de 1948 a bien distingué le titulaire de la souveraineté sur l'Etat en l'occurrence la nation juive (« C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être  une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre Etat souverain »,) et le principe d'une citoyenneté égale réservée à l'ensemble de la population «il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture».

 L'inconvénient résulte de ce que la loi de 1950 (loi du retour) et la loi du 1er avril 1952 (sur la citoyenneté) ont confondu le bénéfice de la nationalité et celui de la citoyenneté en réservant cumulativement aux ressortissants de l'Etat les deux qualités de « national » et de « citoyen ».
 

 Si le peuple juif entend rester maître de ses institutions, il convient d' accorder la citoyenneté israélienne à toute personne en situation régulière sur le territoire d'Israël quelque soit la confession (comme le prévoit la loi du 1er avril 1952) alors que la nationalité israélienne ne doit revenir qu'aux membres de la nation juive qui doit, seule, exercer le contrôle politique de l'Etat et être, pour l'éternité, gardienne de la terre d'Israël.

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Published by Haim - dans Point de vue
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