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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 13:58
Par Caroline B. Glick

http://www.jewishworldreview.com/0707/glick070307.php3

Adaptation française de Sentinelle 5767 ©


Mais l'administration Olmert est-elle capable d'apprécier et d'agir dessus ?

Aujourd'hui, le Hamas consolide son pouvoir à Gaza et prépare ses prochaines avancées en Judée et en Samarie. Le Fatah - son principal concurrent - s'est effondré.

Le Fatah a été plongé en état de choc organisationnel le mois dernier, après que ses milices entraînées par les USA aient cédé le contrôle de Gaza au Hamas et que ses commandants primaires des USA aient fuient la zone.

Bien qu'avec assez d'argent de la corruption pour ses furieux partisans, grâce à Israël et aux USA, le Fatah peut être capable de ressusciter temporairement (au moins jusqu'à ce que ses chefs se sentent suffisamment en sécurité avec leurs comptes en banque suisses pour décamper à Bornéo), la consolidation du contrôle du Hamas sur Gaza a cependant scellé le certificat de décès du Fatah.

Au cours de son putsch jihadiste à Gaza, le Hamas a pris le contrôle non seulement de l'arsenal militaire du Fatah financé par les USA et les Européens, ainsi que l'équipement rassemblant le renseignement du MI-6 et de la CIA, offerts avec prodigalité au Fatah. Il s'est aussi emparé des dossiers de renseignements du Fatah et des dossiers personnels des chefs du Fatah. C'est à dire que le Hamas possède maintenant la preuve documentée complète de la corruption du Fatah ; de son implication dans le terrorisme ; et de son double jeu avec l'Occident, avec les régimes voyous comme l'Iran, et avec les groupes terroristes comme le Hezbollah, le Hamas, le jihad islamique et al Qaïda.

Il n'y a aucun doute que sous la tutelle de la direction des services de renseignements iranien et syrien, le Hamas utilisera son trésor d'informations de manière à bloquer toute tentative du Fatah de renouer ses bases de soutien dans la société palestinienne.

L'aubaine du renseignement tombé aux mains du Hamas empêchera de même le Fatah de résister significativement à la consolidation du contrôle du Hamas  sur Gaza, et à l'expansion de la férule du Hamas en Judée et en Samarie.

Deux exemples de l'utilisation de l'information par le Hamas à ce jour suffisent à éclaircir ce point. D'abord, il y a le Palestinien " allant droit au but ", favori d'Israël et des USA, Salam Fayad. Fayad - ancien officiel de haut rang de " l'Arab Bank " liée au terrorisme, et actuel Premier Ministre du gouvernement de Judée et Samarie du Président du Fatah Mahmoud Abbas - a servi volontairement de ministre des finances du gouvernement du Hamas avant la prise de Gaza.

En clamant que Fayad était son ami personnel, la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice a ignoré le boycott de son propre gouvernement à l'encontre du gouvernement par le Hamas, pour rencontrer Fayad lors d'une visite à Washington ce printemps.

Ce dimanche, le terroriste et parlementaire du Hamas Yahya Musa a accusé Fayad de corruption. Le qualifiant de " chef des voleurs ", Musa a révélé que Fayad est soupçonné d'avoir détourné 36 millions de $ de la " Compagnie de Développement de l'Agriculture ".

Musa a aussi suggéré que Fayad a personnellement supervisé le financement du terrorisme en déclarant qu'il " avait pour habitude de transférer des fonds publics au Fatah ".

Le second exemple est l'utilisation par le Hamas de l'information sur le commandant du Fatah Mohammed Dahlan. Le 15 juin, le Hamas s'est emparé de l'immense résidence de Dahlan à Gaza. Le Hamas a déclaré qu'il y a trouvé une valise pleine d'or, de passeports contrefaits pakistanais et américains, et la carte d'identité du garde-frontière israélien assassiné, Nissim Toledano. La dernière découverte est particulièrement révélatrice.

Depuis 1994, les USA et Israël ont ignoré des montagnes de preuves de l'implication de Dahlan dans le terrorisme. Les deux gouvernements se sont cramponnés à leur soutien à Dahlan, malgré ses relations proches avec des terroristes de haut rang du Hamas comme Mohammed Deif, et la participation directe de ses propres forces dans le meurtre d'Israéliens. Le fait que Dahlan fût en possession de la carte d'identité de Toledano ne fait que démontrer combien ce soutien à Dahlan était mal avisé.

Toledano a été kidnappé sur sa route vers sa base de garde-frontière en 1992. Son corps mutilé a été retrouvé près de la Mer Morte quelques jours plus tard.
L'enlèvement et le meurtre de Toledano sont devenus un événement clé dans tout ce qui allait suivre dans la région.

Le Hamas a revendiqué la responsabilité de l'attaque. En réponse, le gouvernement Rabin a expulsé 417 terroristes du Hamas vers le Liban, où ils furent rapidement pris sous l'aile du Hezbollah et des " Gardes de la révolution iraniens ". En 1994, à la suite du processus de paix d'Oslo avec le Fatah, Rabin autorisa le retour des 417 à Gaza, en Judée et en Samarie. Dès leur retour, ils ont tout de suite fomenté une attaque terroriste contre Israël, comme on n'en n'avait jamais vu auparavant. Ce sont ces revenants qui organisèrent la première attaque suicide à la bombe en Avril 1994.

Le fait que Dahlan fût en possession de la carte d'identité soulève la question de l'implication du Fatah dans son enlèvement et son meurtre, et jette un doute sur toute tentative d'Israël et de l'Occident de faire un distinguo entre les terroristes du Fatah et ceux du Hamas.

Il n'y a aucun doute que davantage d'information sur les chefs du Fatah (et leurs activités et autres liens ave des dirigeants politiques israéliens et autres) suivra - à la convenance des intérêts opérationnels du Hamas et de leurs patrons iraniens.

Sous cet éclairage, il est évident que le Fatah ne peut plus davantage être d'aucune utilité à quiconque, plus longtemps. En effet, ceux qui travaillent à renforcer le Fatah peuvent être sensibles au  chantage et à l'humiliation publique au moment et sur le lieu où le Hamas le choisira. Aussi, non seulement le Fatah est-il un cheval mort, c'est aussi un cheval mort piégé dans un champ de mines.

Pourtant, malgré tout cela, soutenir le Fatah et Abbas demeure le but central du gouvernement d'Israël. Cette semaine, Israël a remis quelques 120 millions de $ à Abbas et à Fayad. La semaine prochaine, il libèrera 250 terroristes du Fatah de prison. La semaine dernière, le Premier Ministre Ehud Olmert a serré dans les bras Abbas à Sharm el Sheikh, après avoir disserté sur la grandeur d'Abbas avec le Président américain George W. Bush à la Maison Blanche la semaine précédente.

Olmert et ses collègues dépeignent Abbas comme un membre essentiel du camp des " modérés ", comprenant les Saoudiens, le Egyptiens et les Jordaniens. Tous ces soi-disant modérés sont supposés former une coalition avec Israël, les USA et l'UE contre les " extrémistes " du Hamas, l'Iran, le Hezbollah et la Syrie. Hélas, le camp des modérés est une fiction. La Jordanie a si peur d'un coup d'Etat jihadiste que les déclarations de son gouvernement sont à peine différentiables de celles des communiqués de presse des " Frères Musulmans ".

Durant le week-end, à l'invitation de l'Egypte, les forces terroristes du Hamas se sont déployées sur la frontière de Gaza avec l'Egypte. Pour sa part, l'Arabie saoudite a supervisé la formation du gouvernement " d'unité " Hamas - Fatah en mars dernier, qui subordonnait Abbas et le Fatah à Khaled Mashaal et au Hamas. Les Saoudiens ont adopté le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Lors de sa visite inaugurale dans la capitale sunnite islamiste, le shiite génocidaire et messianique, Ahmadinejad a été embrassé, serré dans les bras, et tenu par les mains du roi Abdullah.

Pour sa part, plutôt que de mettre des conditions à tout nouveau soutien des USA au Fatah sur des mesures crédibles pour combattre le Hamas et ses propres réseaux terroristes, Rice redouble ses pressions sur Israël. Rice prévoit d'utiliser 86 millions de $ de fonds des contribuables américains pour que le Lt Général Keith Dayton forme des forces du Fatah en Judée et en Samarie. C'est ce même général Dayton qui a entraîné et armé les forces du Fatah à Gaza, qui ont battu en retraite et se sont enfuies  plutôt que de combattre le Hamas le mois dernier, et ont ainsi cédé les armes fournies par les USA au mandataire de l'Iran, sans combattre.

De Plus, Rice fait le forcing sur son projet pour obliger Israël à négocier et à conclure un traité avec Abbas, qui comprendrait une promesse israélienne de restituer la Judée, la Samarie et Jérusalem au Fatah. C'est ce même Fatah dont la participation est répugnante et lâche, et contre lequel les membres du Hamas se révoltent contre Abbas.

De même pour les Européens, le nouvel envoyé désigné par le Quartette, Tony Blair doit commencer à négocier avec le Hamas lors de sa visite prévue la semaine prochaine.

Alors que comme Rice, Blair a déclaré de façon répétée que l'absence d'un Etat palestinien est la cause de tous les troubles dans le monde musulman aujourd'hui, une semaine auparavant, un conseiller de Blair a franchi une étape. Selon les reportages des media, l'officiel a informé le gouvernement israélien pour Blair, Israël est responsable du jihad mondial du fait de son refus de céder au terrorisme palestinien.

La seule explication raisonnable au comportement du gouvernement Olmert aux yeux des Palestiniens, c'est que le gouvernement espère qu'en se conciliant les USA, et le reste du gang sur le problème palestinien, Israël recevra leur coopération pour empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires.

Malheureusement, là aussi, l'évidence amène à la conclusion que Israël n'a rien reçu sur le front de l'Iran, de la part d'aucun des acteurs pertinents en échange de leur volonté de laisser le Hamas prendre le contrôle de Gaza et continuer de  financer et d'armer les terroristes du Fatah.

Pendant le week-end, le ministre adjoint des affaires étrangères d'Arabie saoudite a rencontré l'ambassadeur d'Iran en Arabie, et a réaffirmé le soutien saoudien  à la poursuite par l'Iran de " technologies nucléaires pacifiques ". Les Saoudiens et les Iraniens se sont aussi mis d'accord sur le besoin de solidarité islamique contre les " ennemis de l'Islam ".

De même pour les Egyptiens, ils ont non seulement choisi l'option d'obtenir des capacités nucléaires propres, mais les Egyptiens sont responsables d'avoir permis au Hamas de prendre le contrôle de Gaza. En dépit des supplications répétées des Israéliens, l'Egypte n'a jamais levé le petit doigt pour empêcher le flot d'armes et de terroristes à travers sa frontière. Au contraire, elle a facilité la transformation de Gaza en centre jihadiste. Depuis la guerre de l'été dernier, l'Egypte s'est employée à rétablir des relations diplomatiques au plus haut niveau avec les Iraniens.

Aujourd'hui, aussi bien les USA que les Européens sont prêts à abandonner l'option de l'escalade des sanctions contre l'Iran pour son refus de mettre fin à ses activités d'enrichissement d'uranium. Au cours du week-end, leurs représentants à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique ont discuté un plan pour suspendre l'escalade des sanctions si l'Iran accepte de cesser d'augmenter l'enrichissement d'uranium. Cela signifie que les USA envisagent actuellement un plan qui permettrait à l'Iran de continuer l'enrichissement de l'uranium, sans être confrontée à des sanctions internationales efficaces en conséquence.

La tragédie de cette situation est qu'une coalition pourrait être rassemblée, et serait capable de faire face aux menaces contre la sécurité mondiale et celle des Israéliens, aussi bien de la part des Palestiniens que des Iraniens. Les amis d'Israël au Congrès, l'administration Bush et la communauté politique des USA seraient satisfaits de travailler à contrecarrer la politique en faillite de Rice.

Hélas, on ne retrouve aucun des dirigeants israéliens capables d'apprécier et d'agir sur ces faits dans le gouvernement Olmert.


Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du "Center for Security Policy" [Centre pour la Politique de Sécurité ] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du " Jerusalem Post ".

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Published by Haim - dans Point de vue
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