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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 06:02
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

  


Depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, la confusion la plus totale règne dans les institutions politiques palestiniennes sans que les décideurs locaux n'arrivent à s'entendre sur l'attitude à adopter à l'égard de l'entité sioniste. Le Hamas préconise toujours l'éradication d'Israël alors que le Président de l'Autorité Palestinienne serait partisan d'une coexistence pacifique de deux Etats vivant cote à cote. De leur coté l'Egypte, la Jordanie et l'Arabie Saoudite, tentent de s'ingérer dans les affaires internes palestiniennes en vue de mettre en oeuvre un mode d'organisation politique unifié et de trouver un consensus sur l' implantation géographique des deux Etats.

En tout état de cause, les divers modes de conduite à tenir face à Israël sont exprimés par les leaders des courants de pensée palestiniens ou par les pays arabes modérés de la région sans jamais que le peuple palestinien ne soit associé aux décisions concernant son propre devenir.

Théoriquement, sur un plan international, le seul droit dont disposent les palestiniens est celui du «droit à l'autodétermination», ce qu'ils ont théoriquement atteint puisqu'ils disposent d'un gouvernement, d'un parlement d'une autonomie sur des territoires spécifiques quand bien même ces derniers ne correspondraient pas exactement à l'assiette territoriale de la Palestine Historique.

En réalité, il est manifeste que pour les palestiniens, le « droit à l' autodétermination » ne présente aucun intérêt si il ne s'accompagne pas de la disparition de l'entité sioniste, moteur existentiel des palestiniens.

En fait, les palestiniens n'ont jamais vraiment eu la possibilité d' envisager d'autres solutions. Depuis 1968, la Charte de l'Olp qui organise le cadre de pensée et de fonctionnement du peuple palestinien s'est fixé (dans chacun de ses articles) l'objectif de libérer la Palestine (historique) de tout présence juive.

Aussi, c'est en considération de cette unique raison d'être qu'est aménagée l'éducation des jeunes palestiniens : « Tous les moyens d'information et d'éducation doivent être employés pour faire connaître à chaque Palestinien son pays de la manière la plus approfondie, tant matériellement que spirituellement. Il doit être préparé à la lutte armée et au sacrifice de ses biens et de sa vie afin de recouvrer sa patrie et d'ouvrer à sa libération. » (Article 7 charte Olp).

Par la suite, la charte de l'Olp a trouvé un prolongement tout à fait adapté grâce à la charte du Hamas du 18 août 1988 qui a donné à la libération de la Palestine une dimension transcendantale : «Le Mouvement de résistance islamique considère que la terre de Palestine est un territoire islamique consacré aux futures générations musulmanes jusqu'au jour du jugement. Le territoire, comme aucune de ses parcelles, ne doit être dilapidé.» (article 11 charte Hamas).

Dans ces conditions, il est bien compréhensible que les positions à l'égard des projets de paix soient intangibles : « Les initiatives et ce que l'on appelle les solutions pacifiques et les conférences internationales, sont contraires aux principes du Mouvement de Résistance Islamique. Le fait d'abuser de quelque parcelle que ce soit de la Palestine est un abus dirigé contre une parcelle de la religion. » (Article 13 charte Hamas 1988).

De tout ceci il résulte que les palestiniens n'ont d'autre choix que de libérer la Palestine de toute présence juive comme s'il s'agissait d'une véritable programmation intellectuelle.

D'ailleurs, si par impossible les textes spécifiquement palestiniens ne suffisaient pas à faire comprendre aux palestiniens la nécessité de poursuivre la lutte, il resterait à puiser dans le Coran les dispositions concernant le Jihad (guerre contre les infidèles) pour les y amener : « vous les combattrez à moins qu'ils n'embrassent l'Islam » (sourate 48 verset 16) et le combat doit durer «jusqu'à ce que la subversion ait cessé et que le culte soit rendu à Dieu seul» (Sourate 2, verset 193).

De même pour ce qu'il en est des « gens du Livre » (les juifs), il faut les combattre jusqu'à ce « qu'ils paient le tribut et qu'ils se soumettent » (sourate 9 verset 29) et s'ils sombrent à nouveau dans l'infidélité, « il faut les tuer partout où vous les rencontrerez » (Sourate 4, verset 89).

Or, sur ce point, la terreur fait partie du mode opératoire : « O prophète, incite les croyants à combattre » (Sourate 8, verset 65), et pour ce faire, « mettez tout en oeuvre pour terroriser les ennemis de Dieu et les votre » (Sourate 8, verset 60-62).

Aussi, en marge des discussions académiques sur un éventuel projet de paix avec Israël, l'attitude des palestiniens est tout à fait constante : jets de pierre sur les véhicules israéliens, tentatives d'enlèvement ou de meurtre de personnes juives, envois de roquettes qassam en provenance de la bande de Gaza... et pour justifier de leurs actes, les palestiniens répètent sans plus finir qu'ils ne renonceront jamais à leurs droits (sans, bien entendu, préciser les droits dont ils seraient titulaires).

Il n'est dès lors pas d'incohérence entre les actes des palestiniens et les discussions intellectuelles menées par les dirigeants politiques sur le point de savoir si tel centimètre carré de la terre doit revenir à Israël ou au territoire sous souveraineté palestinienne.
 

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Published by Haim - dans Point de vue
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