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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 21:51
Par Caroline B. Glick | Jewish World Review. Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

Quelle différence en une année - aucune.
Cette semaine il y a un an, Israël se trouvait au milieu d’une terrible guerre que son gouvernement a refusé de reconnaître. Alors que des roquettes et des missiles pleuvaient sur le Nord d’Israël, le gouvernement Olmert refusa de faire appel aux réservistes de Tsahal, ou de lancer une campagne terrestre au Liban. Ignorant la réalité, le Premier Ministre Ehud Olmert se tint face à la promotion diplômée du collège de Sécurité Nationale de Tsahal, et annonça que Israël avait vaincu.

Olmert déclara : « Si la campagne militaire devait s’achever aujourd’hui, on pourrait affirmer avec certitude que la face du Moyen-Orient a changé... Désormais [le Hezbollah] ne pourra plus jamais menacer cette nation sur qui il envoie des missiles - parce que cette nation affronte ces missiles et emporte la victoire ».

Le matin suivant, dans un entretien avec ’Associated Press’, Olmert élargit son illusion en déclarant que Tsahal avait détruit toutes les infrastructures militaires du Hezbollah au Sud Liban. Bien avant que son entretien ne soit diffusé sur les ondes, le Hezbollah lança son bombardement le plus important jusqu’à cette date. Ce jour-là, 231 missiles tombèrent sur Israël.

Olmert utilisa aussi l’entretien avec ‘Associated Press’ pour mettre en place ses plans d’après la victoire. La grande victoire d’Israël, dit-il, ouvrirait la voie à son retrait de Judée et de Samarie.

A cette période, même les media généralement acquis à sa cause l’attaquèrent sur ses mensonges effrontés, et sur sa volonté de discuter la notion de davantage de retraits israéliens, alors que la guerre elle-même était la conséquence de précédents retraits israéliens. Quand la guerre prit fin une semaine plus tard par une défaite israélienne, personne ne s’attendait à ce qu’un an plus tard, Olmert se trouverait encore au pouvoir.

Pourtant nous en sommes là, Olmert est encore le Premier Ministre, et il continue de dire des mensonges aux cérémonies de remises des grades au collège de Sécurité Nationale. Alors que l’an dernier il a ignoré la réalité de la guerre, au début de son discours mardi dernier, Olmert a ignoré la guerre à venir. Dans ses propos, il n’y a pas de guerre à l’horizon parce que : « Au Nord et à l’Est vivent des millions de gens qui veulent la tranquillité, une qualité de vie et cela exactement comme nous ».

Un an plus tard, le gouvernement d’Olmert paraît plus stable que jamais. Comme l’ancien ministre Natan Sharansky, qui dirige le “Shalem Center’s Institute for National Strategies” le remarque : “avec un taux de 9 % d’opinions favorables, le gouvernement Olmert est plus stable que le gouvernement de Benyamin Netanyahou avec 45 à 65 % d’opinions favorables”.

Indifférent au rejet du public, Olmert et ses ministres poursuivent leurs objectifs diplomatiques et de sécurité, sans tenir compte des réalités régionales et mondiales auxquelles est confronté Israël.

Aujourd’hui, Olmert a un objectif politique primordial : il veut son portrait tiré avec les Saoudiens.

Depuis que le Président des USA a annoncé son intention d’organiser une conférence régionale des dirigeants arabes pour contraindre Israël à donner des territoires à l’organisation terroriste Fatah, l’ordre du jour le plus urgent pour Olmert et la ministre des affaires étrangère Tzipi Livni a été de convaincre les Saoudiens de venir à cette conférence. Pour atteindre ce but, ils sont prêts à abandonner la Judée, la Samarie et Jérusalem. Pour atteindre cet objectif, ils veulent couper Israël en deux pour permettre aux Palestiniens d’avoir une « continuité territoriale » entre Gaza et la Judée.

De plus, sur la proposition de la direction de la défense, Olmert et ses ministres veulent mettre fin à leur opposition au plan américain de fourniture de bombes de précision « JDAM ». Qu’Israël ne dispose d’aucun moyen de se défendre contre une attaque de JDAM, et que le régime saoudien et son armée rampent de la tête à la queue avec les agents d’al Qaïda est sans importance.

Ils sont si excités à la perspective de rencontrer les Saoudiens, Olmert et ses collègues, qu’ils semblent n’avoir jamais envisagé l’idée d’exiger que les Saoudiens paient pour l’honneur de rencontrer des Israéliens. Ils n’ont exprimé aucune demande pour que les Saoudiens cessent de financer et de distribuer une propagande antisémite génocidaire dans le monde entier. Ils n’ont pas exigé que les Saoudiens mettent fin à leur boycott économique d’Israël. Ils veulent juste que les Saoudiens disent « Souriez ».

La politique de montage photo n’est pas la seule politique illusionniste que le gouvernement Olmert met en avant. Il y a aussi le plan de défense d’un nouveau missile du ministre de la défense Ehud Barak. Cette semaine, Barak a annoncé que d’ici trois ans, il souhaite développer et déployer un bouclier anti-missiles qui bloquera tout, depuis les roquettes Qassam palestiniennes aux missiles balistiques Shihab iraniens.

Bien que Israël ait besoin d’un système de défense anti-missiles, le plan que Barak met en avant est pur fantasme. D’abord, il n’y a aucune chance pour qu’Israël soit capable de construire et de déployer un système de défense complet d’ici trois ans. Ensuite il n’y a aucune chance pour qu’un système de défense soit en mesure de défendre Israël dans l’éventualité éminemment probable d’être attaqué par des milliers de missiles au cours d’une offensive conjointe palestinienne, libanaise, syrienne et iranienne.

Barak proclame que son système de défense anti-missiles permettra à Israël d’évacuer la Judée, la Samarie et les Hauteurs du Golan. Mais cela est ridicule. Si la guerre de l’été dernier a prouvé quelque chose, c’est que pour prévenir une attaque de missiles, Israël doit contrôler le territoire, et détruire activement les arsenaux de missiles des ennemis dans leurs silos. Le Hezbollah n’aurait jamais été capable de lancer sa guerre si Barak n’avait pas retiré Tsahal du Liban en 2000.

Un fil commun parcourt les contes de fées d’Olmert et de Barak. Le public n’a aucun rôle à jouer dans aucun d’entre eux. Les deux politiques sont fondées sur l’hypothèse que les intérêts et les opinions du public sont sans importance, et sa participation dans la conception et l’exécution des politiques nationales n’est pas désirable. Pour Olmert et Barak, les citoyens d’Israël sont de simples spectateurs des « feuilletons publics » produits par leur gouvernement.

Beaucoup de facteurs contribuent au fait que le gouvernement impopulaire d’Olmert soit capable de s’accrocher au pouvoir et de se comporter comme si rien n’allait de travers. Mais la cause principale de la longévité du gouvernement est la crise profonde qui empoisonne le système démocratique d’Israël. Selon l’opinion de Sharansky, il y a deux causes à la crise actuelle : les dirigeants politiques perçoivent leurs positions comme des opportunités de carrière, plutôt que des opportunités pour servir le public ; et le public n’exige pas que ses dirigeants élus réévaluent leur perception.

Cet état de chose est désastreux parce que la principale force des sociétés démocratiques est leur capacité à rassembler les forces individuelles de leurs citoyens pour faire avancer les intérêts nationaux. Comme Sharansky l’explique : « une stratégie nationale doit être basée sur les valeurs de sa nation. Israël est fondé sur deux valeurs centrales : le fait que c’est un Etat juif, et le fait que c’est une société libre ».

Pour la génération passée, les dirigeants d’Israël ont sous-estimé la force des valeurs centrales du pays. « Déjà dans les années 1980, Shimon Pérès disait que la nation est faible. Barak disait la même chose avant d’aller au Sommet de Camp David en 2000. Ariel Sharon disait la même chose avant le retrait de Gaza. Mais pendant la guerre de l’été dernier, nous avons vu que le contraire était vrai. La nation est forte. Nos dirigeants sont faibles. Et aujourd’hui, nos dirigeants continuent de fonder leur politique sur la même perception erronée que la nation n’a aucune force.

Il est sans doute vrai que la volonté répétée du public israélien d’élire des dirigeants faibles contribue à la faible estime de nos dirigeants dans notre force. Pour que les démocraties fonctionnent, le peuple doit choisir des dirigeants capables de faire progresser les intérêts nationaux. Et de tels dirigeants ne sont pas des hommes et des femmes qui promettent des utopies au public. De tels dirigeants sont des hommes et des femmes qui regardent la réalité en face, et demandent à la nation de travailler avec eux à faire progresser les objectifs nationaux ensemble, en les faisant avancer selon la réalité du terrain.

Lors des prochaines élections générales, on demandera aux électeurs israéliens de choisir entre trois différents dirigeants - Olmert, Barak et Netanyahou. Comme Sharansky le voit, Netanyahou est le seul qui ait une compréhension réaliste des données mondiales, et une vraie appréciation de la force de la démocratie israélienne. Les réformes économiques de Netanyahou, qui ont alimenté la prospérité d’Israël, ont été fondées sur la vision libérale qui veut que la richesse nationale soit créée par l’ensemble des habitants de la nation, et non pas par le gouvernement. A l’opposé de Barak et d’Olmert, Netanyahou saisit que la clé de la force nationale est de conférer le pouvoir à la nation.

Alors que les élections nationales semblent à des années de distance, dans dix jours, Netanyahou se présentera pour la réélection comme chef du Likoud. Il fait face pour les primaires du Likoud à Moshe Feiglin, qui dirige la faction du « Jewish Leadership » [direction juive, Ndt].

Ce qui est frappant dans ces primaires, ce sont les similitudes entre Feiglin, Barak et Olmert. Bien que Feiglin vienne de la Droite post-sioniste plutôt que de la Gauche post-sioniste, comme Barak et Olmert, il fonde sa vision post-sioniste pour le pays sur le fantasme. Alors que ans les visions de Gauche d’Olmert et Barak, Israël n’a pas d’ennemis ; dans celle de Feiglin, il n’y a pas du tout de monde extérieur. Il n’y a pas d’administration américaine. Il n’y a pas d’Union Européenne. Il n’y a pas de Nations Unies. Il n’y a pas de media. Il n’y a rien. Pas de soucis. Feiglin dira simplement à l’Occident et aux Arabes de nous laisser tranquilles parce que c’est notre terre, et c’est notre droit donné par D.ieu d’être ici, et chacun comprendra, et personne ne nous ennuiera plus jamais.

Le principal problème de Sharansky avec la candidature de Feiglin, c’est que s’il fait une forte démonstration, il va effaroucher les électeurs désaffectés de Kadima [parti majoritaire actuellement avec 29 députés à la Knesset, Ndt], de Yisrael Beitenu [Droite dure] et du Shas [parti religieux], qui ne souscrivent pas à sa vision mondiale religieuse et post-sioniste. Alors que cela est assez vrai, ce n’est pas le principal problème avec Feiglin.

L’idéal sioniste que Feiglin comme Olmert et Barak s’efforcent de remplacer, est le seul chemin viable pour assurer la survie d’ l’Etat d’Israël. C’est la vision sioniste, qui postule un Etat nation juif libre, où la somme totale de la créativité et de la sagesse, aussi bien des institutions démocratiques, et les traditions juives de foi dans la liberté humaine peuvent bâtir l’une sur l’autre, qui garantit que les valeurs essentielles et les forces centrales de la nation seront portées pour conduire le mouvement de la société vers l’avenir.

Sharansky lui-même croit que le sionisme est le coeur de la force d’Israël. Comme il le formule : « Comme Etat nation juif, nous avons la puissance de la volonté d’un Peuple revenu à Sion pour y construire un pays libre. Ce sont des fondations puissantes pour une stratégie nationale ».

Mais pour porter ces forces, la nation doit comprendre qu’elle doit se defendre contre des dirigeants médiocres. « La démocratie, ce n’est pas seulement les dirigeants. C’est aussi la volonté du Peuple de protéger la démocratie. Nous ne pouvons attendre du Premier Ministre d’organiser et de démissionner. Le public doit mettre la pression sur les ministres du gouvernement et les membres de la Knesset. Aujourd’hui, ils ne sentent pas qu’ils paieront un prix élevé pour leur soutien à ce gouvernement terriblement impopulaire ».

La démocratie est fondée sur le Peuple opérant des choix. Le succès des démocraties est seulement assuré quand le Peuple choisit sagement et exerce son pouvoir et sa responsabilité en tant que citoyens.


http://www.jewishworldreview.com/0807/glick080307.php3


Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post » en anglais.

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Published by Haim - dans Point de vue
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