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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 05:33

par Leslie Susser pour l'Agence Télégraphique Juive JTA


Traduction: Objectif-info
JÉRUSALEM (JTA) – Depuis des années la "solution à deux État", fondée sur l'idée de l'existence de deux État, Israël et la Palestine, vivant en paix côte à côte, était considérée comme la formule quasiment unique pour résoudre le conflit israélo-palestinien.

Mais la prise de contrôle de Gaza par le Hamas le mois dernier a mis en cause cette vision communément admise. Depuis le coup de force, les hommes politiques et les experts expriment des doutes sérieux sur la viabilité du concept de la solution à deux État et évoquent des solutions de rechange.

Le problème est simple : avec le Hamas au pouvoir à Gaza et son rival, le Fatah, aux commandes en Cisjordanie, comment créer un État palestinien unique ?

Pour le dire autrement, comment le président Mahmoud Abbas du Fatah pourrait-il passer un accord consacrant les deux États, qu'il puisse mettre en œuvre, alors que le coup de Gaza a montré la force croissante du Hamas et la faiblesse du Fatah ?

Les ministres des affaires étrangères égyptien et jordanien se rendront cette semaine en Israël, en tant que représentants de la Ligue arabe dont ce sera la première visite dans le pays. La délégation discutera de la menace constituée par le Hamas et l'extrémisme islamique, mais aussi de la proposition de la paix des 22 nations de la Ligue. Le plan offre une reconnaissance d'Israël par tous les pays arabes en échange de son retrait total des terres conquises durant la guerre des Six jours de 1967, le rapatriement des réfugiés palestiniens et la création d'un État palestinien.

Mais le plan de la Ligue arabe a peu de chance de fournir un cadre permettant de traiter le schisme Hamas-Fatah. En effet, ce plan ne pourra se déployer que s'il y a des progrès significatifs dans une vision commune de l'avenir.

On trouvera ci-dessous des idées nouvelles qui prennent en compte les changements intervenus du coté palestinien :

Le retour de l'option jordanienne :

Pendant de nombreuses d'années le parti travailliste israélien a été partisan de résoudre le problème palestinien par un accord avec la Jordanie: la majeure partie de la Cisjordanie lui reviendrait, elle annexerait Gaza et établirait une fédération ou une confédération Jordano-palestinienne. Cette idée, à l'exception du volet relatif à Gaza, connaît aujourd'hui une sorte de renaissance. Un certain nombre de club de réflexion des milieux conservateurs américains suggèrent différentes formes de raccordement politique entre la Jordanie et la Cisjordanie qu'ils estiment être l'option la plus réaliste dans le nouveau contexte.

Les radicaux palestiniens de Gaza seraient mis en échec, et les modérés de Cisjordanie renforcés par une union avec la monarchie pro-occidentale Hachémite. En privé, des responsables confirmés du Fatah, qui étaient les ennemis mortels des Hachémites, se disent intéressés. L'ancien premier ministre jordanien Abdel Salam Majali, qui soutiendrait l'idée de confédération, pense qu'elle bénéficie de bases significatives.

La recherche palestinienne semble le confirmer. Un sondage récent effectué par Khalil Shikaki du Centre palestinien d'étude et de recherche politique révèle qu'au moins 42 pour cent des Palestiniens soutiendraient une union avec la Jordanie.

Mais il y a un problème : le roi de Jordanie et le premier ministre actuel sont farouchement hostiles à l'hypothèse d'une fédération ou d'une confédération.

"Nous rejetons la formule de la confédération et de la fédération, et nous croyons que faire cette proposition dans les circonstances particulières du moment constitue une conspiration contre la Palestine et la Jordanie," a déclaré le Roi Abdallah au début juillet.

L'élite non-palestinienne de l'Est de la Cisjordanie qui entoure Abdallah n'a aucun intérêt à intégrer plus de 2 millions de Palestiniens de Cisjordanie dans le royaume, ce qui accentuerait un peu plus le déséquilibre démographique à son détriment. Elle n'a pas non plus la moindre envie de prendre la place d'Israël dans les points chauds du radicalisme comme Naplouse ou Hébron.

La solution régionale :

Pour la droite israélienne, la prise de contrôle de Gaza par le Hamas est l'illustration de la fragilité intrinsèque de l'approche par une solution à deux États.

Pour Benny Elon, président de la guerrière Union Nationale, "le processus d'Oslo part de l'idée qu'il faut un État palestinien … mais tout ce qui est arrivé depuis montre qu'il déstabiliserait la région dans son ensemble"

Elon propose d'utiliser la division actuelle entre la Bande de Gaza et la Cisjordanie pour résoudre la question de la Cisjordanie avec la Jordanie et le problème de Gaza avec l'Égypte, même si aucun de ces pays arabes n'a manifesté la moindre souhait d'être impliqué dans un tel processus.

Dans la vision d'Elon, Israël et la Jordanie négocieraient un partage fonctionnel des responsabilités pour la Cisjordanie: les Palestiniens de ce territoire deviendraient des citoyens jordaniens et voteraient dans ce pays, tandis que les colons juifs resteraient israéliens et voteraient lors des élections à la Knesset. A Gaza, le point essentiel serait de mettre fin au statut de "terre des réfugiés palestiniens" en offrant à ceux-ci le choix entre un capital assorti d'une relocalisation à l'étranger ou un relogement à Gaza.

Pour Elon, l'objectif serait "de se débarrasser des camps de réfugié de Gaza à une échéance de dix ans."
 
Deux États par étapes :

Cette solution, soutenue par le gouvernement israélien, la gauche israélienne et l'administration américaine, consiste à conserver la solution à deux États mais de reporter sa mise en œuvre. Israël et les Palestiniens modérés représentés par Abbas négocieraient les contours d'un règlement de paix définitif, en partant de l'idée que tout accord ne deviendrait opérationnel que si les circonstances le permettent.

La secrétaire d'état américaine Condoleezza Rice appelle ceci "la méthode de l'étagère": un accord est négocié: il demeure en suspens et n'est exécuté que lorsque les conditions sont mûres. Du côté israélien, l'avocat le plus direct de cette approche est le ministre des affaires étrangères Tzipi Livni. Pour elle, dès que les Palestiniens modérés auront des assurances sur la nature de la solution paix définitive qui leur sera offerte, ils seront puissamment incités à prendre les mesures indispensables pour y parvenir. Ils verront par exemple la nécessité de désarmer les milices et d'agir contre le terrorisme.

Dans ce scénario, le boycott du Hamas à Gaza se poursuivrait tandis que la vie s'améliorerait de manière significative en Cisjordanie, donnant crédit au changement conduit par les modérés. Le problème, c'est que le Hamas ne permettra vraisemblablement pas que ce processus se déroule sans un affrontement majeur. Et cela signifie davantage de terrorisme.

Un cessez-le-feu à long terme avec le Hamas :

Des Israéliens, comme l'ancien chef du Mossad Ephraim Halevi et l'ancien ministre des affaires étrangères Shlomo Ben Ami, préconisent de négocier un cessez-le-feu à long terme, ou une "hudna", avec le Hamas. Leur approche est fondée sur l'hypothèse que quelque soit l'effort d'Israël et de la communauté internationale pour renforcer Abbas, il sera toujours trop faible pour obtenir à des résultats.

Ils en concluent que toute tentative sérieuse de paix israélo-palestinienne doit inclure le Hamas d'une façon ou d'une autre et permettre sa participation au processus. Le Hamas et le Fatah devraient alors être incités à aplanir leurs divergences, de façon que les Palestiniens puissent présenter un front uni dans les négociations avec Israël. L'objectif serait d'inclure le Hamas dans un accord de paix israélo-palestinien, ce qu'il n'aimerait pas mais qu'il accepterait quand même faute d'une meilleure alternative.

Il est clair que la prise de contrôle du Hamas à Gaza a transformé la vision politique de la dynamique de la question israélo-palestinienne. Mais un mois à peine après cette nouvelle donne, il est trop tôt pour dire si l'une des nouvelles approches pourra s'imposer et peser de façon significative sur l'évolution du conflit.

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Published by Haim - dans Point de vue
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