Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 05:35


Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

Mardi 7 août 2007, quelques 3000 soldats et policiers israéliens ont délogé d'un ancien marché de la ville de Hébron, deux familles juives qui n'avaient pas respecté l'ordre d'évacuation (sous 48 heures) qui leur avait été signifié.

Cette opération, qui prolonge une longue liste d'expulsions de juifs décidées par le gouvernement, est à l'origine d'une nouvelle fracture de la société israélienne, comme en témoigne le refus par certains militaires, de participer aux opérations d'évacuation, diversement apprécié par la classe politique.

D'un côté, le Ministre de la Défense Ehud Barak a critiqué l'insubordination des soldats du régiment Kfir (exclus de leur unité et passibles de peines d'emprisonnement) dans la mesure où « les militaires sont tenus de respecter les ordres militaires et non les recommandations des autorités rabbiniques », de l'autre, le député d'opposition d'extrême droite Zvi HENDEL s'est félicité «des soldats qui réfléchissent avant d'obéir à un ordre illégal».

Le problème se pose donc de savoir si l'ordre d'évacuer « des juifs de l'endroit qu'ils occupent » est légal et si les soldats sont tenus de respecter de telles consignes militaires.

Lors d'une cérémonie de nomination au sein de la justice militaire à Jérusalem, Monsieur Ehud Barak s'est justifié de la manière suivante : "Peu importe que le refus d'obéir provienne de soldats ayant des convictions de gauche ou de droite. Le gouvernement élu est le seul décideur politique dans une démocratie. Les soldats de Tsahal reçoivent leurs ordres de leurs commandants et de personne d'autre".

En réalité, cette conception de la démocratie n'est pas tout à fait juste et ne correspond pas aux prévisions de la loi fondamentale sur le Gouvernement du 7 mars 2001 : tout d'abord, le gouvernement n'est pas décideur politique mais simplement chargé d'exécuter la loi (article 1er de la loi de 2001), et bien évidemment, le gouvernement n'est pas élu puisque les ministres sont choisis par le 1er Ministre (article 8 de la loi de 2001).

Dès lors, sur un plan strictement technique, le gouvernement ne peut prendre des mesures attentatoires aux libertés individuelles que dans deux hypothèses bien précises : soit, la Knesset décrète l'état d'urgence (article 38 de la loi fondamentale de 2001) et auquel cas le gouvernement peut prendre des mesures pour la défense de l'Etat et la sécurité publique (article 39 de la loi fondamentale de 2001), soit l'Etat d'Israël déclare la guerre, ce qui confère au gouvernement des prérogatives similaires pour la défense de l'Etat et la sécurité publique (article 40 de la loi fondamentale de 2001).

En dehors de ces deux hypothèses, le gouvernement se doit de respecter les lois votées par les représentants du peuple et notamment la loi fondamentale du 17 mars 1992 dont le but est de respecter la dignité et la liberté humaine comme valeurs de l'Etat d'Israël, juif et démocratique (article 1 de la loi de 1992).

Ce texte interdit toute violation du corps et de la dignité (article 2 loi de 1992), protège la personne contre toute atteinte à son droit de propriété (article 3 loi 1992), interdit les privations ou les restrictions de liberté par arrestation, extradition ou autrement (article 5 loi 1992), offre à chacun de quitter le territoire comme c'est juridiquement le cas des personnes résidant en JUDEE SAMARIE (article 6 loi 1992), et enfin protège la personne contre toute violation de l'intimité par l'intrusion dans des lieux privés sans son consentement (article 7 Loi 1992).

Naturellement, la loi fondamentale de 1992 a un caractère général d' application (article 8 loi 1992) puisque le texte s'impose aux forces de défenses, à la police, aux prisons, autres organismes de l'Etat (article 9 loi 1992), et bien évidemment au gouvernement (article 11 de la loi 1992).

Dans ces circonstances, faute pour la Knesset d'avoir voté une loi autorisant l'armée à chasser des juifs installés dans des territoires qui de surcroît ne sont pas annexés par Israël comme c'est le cas de la JUDEE SAMARIE (et naturellement de s'être expliqué sur la concordance entre une telle loi et la loi fondamentale de 1992), l'armée ne peut légalement procéder à l'évacuation de personnes juives de l'endroit où elles vivent.

Plus généralement, en violant la loi fondamentale sur la dignité de la personne, non seulement le gouvernement israélien dessert l'Etat d'Israël sur la scène internationale et la nation juive dans son entier mais en outre, conforte les islamistes dans leur attitude à l'égard des juifs :

- Pourquoi les islamistes palestiniens respecteraient ils la personne juive alors que les dirigeants israéliens eux même s'en dispensent

- Ensuite, le facile déplacement de juifs à l'aide de décisions politiques tend à démontrer l'illégitimité de leur présence en Israël

- Enfin, le système démocratique (inventé par les hommes) révèle sa parfaite inutilité puisque les principes peuvent être violés en toute impunité par les dirigeants

Notons enfin qu'en procédant de la sorte, le Premier Ministre fragilise l'Etat d'Israël mais aussi sa propre présence en Israël.

Si les juifs n'ont rien à faire là où ils se trouvent, que penser de la démarche de Mordechai OLMERT (père du premier Ministre Ehud OLMERT) venu en Palestine en 1933 (après un court séjour en Chine), alors qu'il était originaire de Russie. Disposait-il d'une autorisation spéciale pour s'y installer et fonder une famille ?

Dès lors, quelle conséquence faut il tirer pour ce qu'il en est du statut de son fils Ehud OLMERT, né en Palestine le 30 septembre 1945 (à BENJAMINA au sud de HAIFA) ?

Doit on considérer, tout comme les dirigeants du Hamas (ou encore d' Ahmadinejad), qu'il se trouve sans droit ni titre, eu égard à l'absence de droit spécifique dont disposait son père lorsqu'il est venu s'établir en Palestine ?

Si la thèse est juste, il conviendra juste pour Monsieur Ehud OLMERT qu'il retourne dans le «Städtel» russe dans lequel vivaient ses parents.

Partager cet article

Repost 0
Published by Haim - dans Point de vue
commenter cet article

commentaires