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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 05:50
30 août 2007 - Par Barry Rubin | Jerusalem Post le 26/08/07. Traduit par Albert Soued

"Discuter, tempérer et diviser" , aujourd’hui, c’est la mantra de tous ceux qui se targuent de faire de la politique au Moyen Orient, que cela soit des ministres des affaires étrangères, des rédacteurs en chef de journaux, des universitaires ou toute autre personne fabriquée par l’industrie du "politiquement correct". Pourtant rien ne semble plus évident que cette triple assertion, car, après tout, il n’est pas mauvais de parler aux forces radicales et de chercher à les persuader de changer d’opinion ou même à les diviser. Mais ce n’est pas le cas au Moyen Orient où "ces bonnes idées" sont non seulement nocives mais dangereuses.

 

1. Discuter - N’est-il pas nécessaire de parler à ses ennemis ? Autrement, comment les amener à changer d’avis ? Mais cela dépend à qui vous parlez, quand et comment. Car en "parlant gentiment" à l’Iran, à la Syrie ou au Hamas, par exemple, voilà à quoi vous vous exposez. D’abord, examinons les précédents. Si tous les efforts passés ont échoué, cela signifie que continuer à parler a peu de chances d’aboutir et qu’il faut employer d’autres moyens. Entre 2001 et 2005, les Etats-Unis ont expédié en Syrie de nombreuses délégations de haut niveau pour découvrir que leur interlocuteur ne cessait pas de mentir. On n’a arrêté ce type d’expéditions que lorsque le gouvernement syrien a assassiné l’ex-premier ministre libanais Rafik Hariri, homme politique populaire.


En ce qui concerne l’Iran, la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne ont consacré plus de trois ans en vaines conversations diplomatiques, au sujet du programme nucléaire iranien. Pendant ce temps, ce pays n’a cessé de mentir, de trahir ses promesses et ses engagements, tout en poursuivant à toute allure son enrichissement d’uranium, pour produire des bombes. Et voilà que l’Agence de contrôle de l’Onu, l’AIEA annonce un nouveau programme de contrôle... pouah ! Téhéran en tremble ! De qui se moque-t-on ? Et les discussions iront bon train jusqu’au jour où éclatera la 1ère bombe iranienne !

Ensuite, dans toute discussion, il y a un moment favorable. Or pour montrer sa bonne volonté vis-à-vis d’interlocuteurs intransigeants, l’Occident a pris l’habitude de commencer par faire des concessions. La réponse ne se fait pas attendre et généralement l’interlocuteur joue à la victime blessée, se fait prier et quand il daigne parler aux Occidentaux, c’est comme s’il leur faisait une faveur. Et cela continue encore au cours des pourparlers. L’Occident ne cesse de donner des gages pour maintenir la discussion et ne reçoit rien en échange. Au bout du processus, l’Occident n’a rien obtenu et n’a rien changé. En fin de compte, la partie radicale n’a même pas besoin de crier "au voleur !", et parfois il lui arrive même de le faire.


On pourrait penser que l’Occident changerait de méthode pour amener le partenaire à ses vues. Nenni ! Il continue comme avant, de peur que l’interlocuteur ne se fâche et ne quitte la salle. Tenez le Hamas, par exemple. Même quand il poursuit ses actes de terrorisme, on continue à lui envoyer de l’argent, on ne le sanctionne pas, de crainte qu’il ne se fâche ! Et si une mesure de rétorsion est prise, devinez qui on accuse de rompre les pourparlers. Cela a toujours fonctionné de cette manière, souvenez-vous du processus de paix d’Oslo de 1990 avec l’OLP. Et, au bout de toute discussion, quels qu’en soient les résultats, quand elle s’adresse à son public en arabe ou en persan, la partie radicale crie victoire. Elle annonce que l’Occident a perdu, qu’il est effrayé. Entre temps, la crédibilité de celui-ci s’effondre et sa dissuasion n’a plus de sens, entraînant de ce fait encore plus d’extrémisme et plus d’agression.


2. Tempérer - Chercher à tempérer des forces radicales est un combat sans issue. La réponse la plus réaliste est que ces forces ne recherchent pas la modération. Pourquoi faire ? L’Occident a un point de vue déformé pensant que l’Iran, la Syrie, le Hamas, le Hezbiollah et les islamistes radicaux ont des militants agissant à contre coeur, obligés de se radicaliser à cause de malentendus ou par manque d’alternatives.

En fait ces militants adoptent cette position mus par une foi réelle, ou par ambition. Leur idéologie est puissante et elle est la voie qui les mènera au pouvoir, à la gloire, à l’argent. Pour eux, agir autrement, c’est devenir un traitre répugnant et il est inconcevable qu’on puisse leur faire changer d’avis, surtout si cela vient d’un ennemi qu’ils ont toujours haï et cherché à détruire.


De plus, ils sont convaincus qu’ils sont gagnants et leur expérience les confirme dans cette idée, d’autant plus que l’Occident n’arrête pas de les solliciter pour des "conversations". Et ce n’est qu’en pensant qu’ils sont en train de perdre, après de lourdes sanctions, qu’ils pourraient revoir leur stratégie ou leurs tactiques. Et pourtant, une présence massive de troupes en Irak montre qu’il n’en est même pas toujours ainsi.


De même, si un groupe ou un individu est convaincu de tempérer son radicalisme, ceci équivaut pour lui à un suicide, du fait qu’il sera anéanti ou assassiné par un collègue. Les "sunnis" modérés d’Irak ont les mains liées, "car on ne peut pas négocier quand on est déjà mort..." 


3. Diviser - Commençons par les relations Syrie-Iran. De l’Iran, la Syrie reçoit :
-  beaucoup d’argent
-  un partenariat idéologique
-  une couverture islamique pour un régime qui est gouverné par une minorité non-musulmane
-  un allié ayant des intérêts convergents, en termes d’anti-américanisme, de lutte contre Israël, de soutien au Hezbollah du Liban et du Hamas en Palestine. De plus, l’Iran paie la note de ces groupes et la Syrie monte sans avoir à payer
-  une profondeur stratégique, protégeant la Syrie contre toute attaque occidentale ou israélienne.


Croire que la Syrie va abandonner cette manne pour dépendre d’un Occident en qui elle n’a aucune confiance, ou qu’elle va abandonner un argument de poids - la menace sioniste comme excuse aux échecs du régime et logique de sa survie - serait une pure folie.


On peut avancer des arguments parallèles pour l’Iran qui a besoin d’un allié en Syrie pour satisfaire ses ambitions de prééminence dans la région, vis-à-vis des Arabes et vis-à-vis des Sunnites, puisque la Syrie est en majorité arabe et sunnite.


"Discuter, tempérer et diviser" cela résonne comme une bonne stratégie, mais c’en est vraiment une très mauvaise.


Par Barry Rubin, directeur de "Global Research in International Affairs Center" à l’IDC, Herzliya. Publié par le Jerusalem Post le 26/08/07. Traduit par Albert Soued, écrivain
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Published by Haim - dans Point de vue
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