Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 06:38

שנה 5768 טובה ומתוקה

 

Rah'em = miséricorde

Yaacov Shwekey chante en duo avec le jeune cantor Mordechai Shapiro, âgé de 12 ans.

 Cette chanson est une prière juive traditionnelle qui demande à Dieu d'être miséricordieux envers ses enfants, envers la Terre Promise, envers le Temple de Salomon, etc...

Paroles:

Rachem, rachem na HaShem Eloqénou,
רַחֵם רַחֵם נָּא הַשֵּׁם אֱלֹקֵינוּ
De grâce, aie pitié, ô Eternel, notre D.ieu,

Rachem, al israël amékra,
רַחֵם עַל־יִשְרָאֵל עַמֶּךָ
D'Israël ton peuple,

Rachem, vé'al yéroushalayim irékra,
רַחֵם וְעַל־יְרוּשָׁלַיִם עִירֶךָ
De Jérusalem ta ville,

Rachem, rachem, rachem
רַחֵם רַחֵם רַחֵם
Aie pitié, aie pitié, aie pitié

Vé'al Tsion, mish'kan ké'vodékra
וְעַל־צִיּוֹן מִשְׁכַּן כְּבוֹדֶךָ
De Sion, demeure de ta gloire,

Vé'al mal'krous beis David mé'shi 'hékra
וְעַל־מַלְכוּת בֵּית דָּוִד מְשִׁיחֶךָ
Du royaume de la dynastie de David, ton oint,

Vé'al habais hagadol vé'haqadosh
וְעַל־הַבַּיִת הַגָּדוֹל וְהַקָּדוֹשׁ׃
Et de la grande et sainte Maison.

Rachem, rachem, rachem
רַחֵם רַחֵם רַחֵם
Aie pitié, aie pitié, aie pitié

Repost 0
Published by Haim - dans Videos
commenter cet article
11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 06:15
Par Jean Tsadik © Metula News Agency
assad

Alors voilà, mercredi dernier, les chasseurs-bombardiers du Hei’l Avir ne se sont pas contentés de survoler le territoire de Béchar Al Assad...
 
Le 14 septembre 1973, soit moins de trois semaines avant le déclenchement de la Guerre de Kippour, l’armée de l’air israélienne envoya une douzaine de ses avions faire un tour du côté de Lattaquié. Lattaquié est le port principal de la petite bande côtière par laquelle la Syrie accède à la Méditerranée. Coincée entre la Turquie et le Liban, cette zone renferme tout ce que le pays possède d’industries, à commencer par ses raffineries, jusqu’à ses usines et ses entrepôts d’armements de destruction massive.

Au printemps et en été 73, des rumeurs avaient couru quant à la réception par la Syrie et l’Egypte de nouveaux missiles soviétiques sol-air, qui auraient une efficacité démoniaque. Pour l’Etat hébreu, il était donc vital d’aller tâter ces systèmes, d’abord, pour s’assurer qu’ils avaient bien été livrés et intégrés par les armées ennemies, puis, pour tester leur dangerosité réelle, et enfin, pour permettre aux équipements de mesure, embarqués sur des navires postés devant Lattaquié, d’appréhender leur mode de fonctionnement.

Mais pour y parvenir, il fallait que les Syriens allument les radars et les instruments électroniques de guidage des SAM, puis qu’ils en tirent contre les appareils du Hei’l Avir (l’armée de l’air israélienne).

Le meilleur moyen de parvenir à ces fins, pensait-on à l’état major de Tsahal, c’était d’envoyer un nombre conséquent d’avions, en formation d’attaque, contre la prunelle du régime de Hafez Al Assad, la zone stratégique de Lattaquié.

Face à la menace des Phantom, pensait-on à la Kiria, le centre de commandement de l’armée, situé en plein cœur de Tel-Aviv, si Assad possédait ces nouvelles fusées, il serait bien inspiré de les utiliser.

L’opération eut lieu, mais les Syriens, entourés par des stratèges soviétiques, n’utilisèrent par leurs nouveaux missiles. En lieu et place, ils envoyèrent leurs meilleurs pilotes, sur leurs meilleurs avions, à la rencontre des Phantom. En résulta un véritable carnage, qui se déroula au-dessus des flots de la Méditerranée : 13 Mig-21 furent abattus en quelques minutes, sacrifiés par la Syrie aux plans de la Guerre de Kippour qu’elle était en train de préparer. Mais en sacrifiant ces véritables Kamikazes, la dictature alaouite avait envoyé deux messages troublants aux stratèges de Tsahal : 1) elle ne possédait pas les nouveaux SAM dont parlait le monde du renseignement et 2), par le sabordage du fer de lance de son aviation, s’il elle en avait possédés, la Syrie les aurait utilisés.

Cette opération coïncida avec l’une des plus célèbres intoxications de l’histoire du renseignement militaire moderne. A l’état-major israélien, on commit l’erreur fatale de sous-estimer son adversaire ; on croyait les Syriens trop stupides et trop fiers pour envoyer leurs pilotes au casse-pipe plutôt que d’abattre quelques avions portant l’étoile bleue de David sur leur carlingue. En fait, l’armée israélienne goba pleinement les deux hypothèses que les hommes d’Al Assad et leurs conseillers soviétiques leur avaient concoctées. Dans les semaines qui suivirent, l’aviation de l’Etat hébreu allait payer au prix fort les effets de la vanité de ses stratèges : elle allait perdre plus de cent appareils, en quasi-totalité abattus par ces missiles "qui n’existaient pas".

La période actuelle ressemble en bien des points à celle qui prévalait en septembre 1973. Même période de l’année. Même tension guerrière à la frontière, mêmes rumeurs quant à la livraison par la Russie, à la Syrie et à l’Iran, d’un nouveau missile sol-air : le Pantsyr-S1E, en français, le "coquillage".

Selon les experts, il s’agirait cette fois de la plus formidable machine à abattre des avions jamais imaginée par l’homme. Elle défendrait totalement une aire de 20 kilomètres de long, jusqu’à une hauteur de 10 000 mètres. Le Pantsyr est capable de lancer – même pendant que ses transporteurs sont en mouvement - 12 missiles, qui peuvent se fixer sur deux cibles à la fois, à raison de douze cibles par seconde. Il est efficace contre tous les avions, drones et hélicoptères, mais également contre les missiles de croisière, et même contre des cibles au sol, type blindés légers.

Et pour couronner le tout, les Russes se sont engagés auprès de leurs clients sur ce que le Pantsyr était imbrouillable : grâce à des radars fonctionnant simultanément en modes multiples, des systèmes optiques de contrôle de tir ainsi que des radars plurispectraux, il ne devait pas être possible, pour les instruments de contre-mesures électroniques embarqués dans les avions, d’empêcher, de fausser ou de détourner les tirs de ce monstre.



Un transporteur du Pantsyr
Avec, en prime, ses deux canons de 30mm. en action.
Imbrouillable ?
Evidemment, à l’heure où ils envisagent d’attaquer les usines d’armement iraniennes, il était indispensable pour Israël et les Etats-Unis de pouvoir enregistrer les émissions électroniques du Pantsyr en action, et de mesurer son efficacité contre des appareils dotés des contre-mesures les plus avancées à disposition des forces du bien.

Il n’était pas question de répéter l’erreur de septembre 1973 : cette fois-ci, on n’allait pas se contenter de survoler Lattaquié, on allait carrément attaquer des objectifs stratégiques à l’intérieur du territoire syrien. Et pour être certain des résultats qu’on allait obtenir, on allait choisir les cibles les plus précieuses à l’ennemi. Celles auxquelles on était sûr que les Syriens affecteraient les dix premiers systèmes Pantsyr qu’ils avaient reçus, sur les 50 qu’ils ont commandés.

A la Ména, nous ne possédons aucune information en provenance du terrain, des officiels israéliens ou même syriens. Nous sommes, cependant, par recoupement des informations circulant dans le domaine public, en mesure de risquer notre réputation, conscients que, dans quelques jours ou quelques mois, les faits seront connus du public et que nous seront jugés sur pièces :

Alors voilà, mercredi dernier, les chasseurs-bombardiers du Hei’l Avir ne se sont pas contentés de survoler le territoire de Béchar Al Assad, comme cela a été dit. Les avions ont attaqué les bases de lancement des Scud A, B, C et D, qui correspondent aux centres de stockage des armes non conventionnelles, chimiques et bactériologiques.

J’avais abondamment décrit ces bases, photos à l’appui, dans un article L’Iran et la Syrie s’envoient en l’air de juin 2005. Cet article contient également le lien menant vers la description, par mon confrère libanais Michaël Béhé, d’une autre tentative de s’attaquer au programme d’armes non conventionnelles syrien [lire "Immense explosion dans une fabrique syrienne !"]. C’était déjà, à l’époque, une information exclusive diffusée par notre agence.

A en juger par les réactions des uns et des autres, ces bases gigantesques ont été mises hors d’état de nuire. Ces réactions sont, d’abord, le mutisme absolu des organes gouvernementaux et militaires – fait extrêmement rare – en Israël. Les ministres, à qui on a retiré leurs téléphones portables, hier, à l’entrée du conseil des ministres hebdomadaire ! La censure militaire, qui a prévenu tous les rédacteurs en chef des media de ne pas parler de ce qu’ils savent de l’évènement.

Le message d’avertissement envoyé, simultanément à l’opération, selon Ehoud Ya’ari, le plus fiable de nos confrères analystes, aux Syriens : "Il ne peut y avoir de petites guerres, ou des actions, style Hezbollah. N’importe quelle attaque syrienne, fût-elle partielle, serait repoussée par Tsahal en utilisant toute la puissance à sa disposition.".

bases

Les emplacements de ces bases, dans la région de Lattaquié, dessinés par un général ennemi ayant fait défection

 

De fait, une fois anéanties les armes de destruction massive au service des Syriens, leur capacité à se mesurer à Israël est devenue nulle. Par transposition aux échecs, il s’agirait désormais pour eux de se livrer à une agression, sans leur dame et privés de leurs deux tours. En termes militaires, un conflit immédiat n’est plus envisageable, tout ce que l’on craint, c’est un sursaut d’orgueil et de rage suicidaire des alaouites de Damas ; c’est pour cela que Tsahal demeure sur ses gardes, et que les sources gouvernementales à Jérusalem ont prévenu contre des attaques visant des intérêts israéliens ou juifs à l’étranger. Pas sur le Golan !

 

L’opération de mercredi, si nous ne nous trompons pas (ce serait bien la 1ère fois !) aurait fait d’une pierre trois coups : 1. Annihiler toute menace stratégique à partir de la Syrie. 2. Désamorcer le risque d’une attaque syrienne conventionnelle – on ne s’attaque pas à Israël lorsque l’on n’a plus de Scud et que l’on est privé de protection anti-aérienne efficace – et 3. Prendre acte, pour les Américains et les Israéliens, que l’on peut conduire des raids en Iran sans encourir de grands risques.

 

Les mines réjouies d’Olmert, d’Ehoud Barak, des officiers de l’armée en disent plus long que tous les discours et tous les communiqués. De même, le message lu par Ehoud Olmert en conseil des ministres, qui, sans les nommer spécifiquement, a félicité les forces armées pour leurs exploits.

 

Pourquoi ne pas croire à un simple survol du territoire syrien ? – Parce qu’ils s’en produit chaque semaine et que cela n’a jamais suscité de menaces de représailles de la part du gouvernement de Damas. Tenez – ce n’est pas un secret, tous ceux qui n’ont pas les oreilles bouchées, de la buée devant les yeux, et qui habitent la région l’ont forcément vu – ce matin, vers 11h 30, alors que j’étais déjà sur cet article, deux aéronefs sont passés sur Metula et ont pénétré dans le ciel ennemi. Et alors ? Damas ne s’en est pas plaint auprès du Grand Turc, elle ne portera pas l’affaire devant le Conseil de Sécurité, et la Russie ne diffusera pas de communiqué condamnant l’acte israélien et s’en remettant aux lois et à la diplomatie internationale.

 

Mohamed Habash, le “député” syrien chargé des communiqués officieux ne dira pas : “si Israël avait réussi, elle aurait couru annoncer l’opération au monde, comme Israël l’avait fait après avoir bombardé le réacteur nucléaire iraquien en 1981″.

 

Voilà qui en dit trop, il ne s’agit manifestement pas d’un survol, mais au moins d’une tentative d’attaque. Et pourquoi, côté syro-irano-russe, on fait la soupe à la grimace ? Pourquoi, à Damas, l’oculiste se ballade-t-il du matin au soir en uniforme, depuis jeudi ? Et pourquoi, simultanément, à Washington et Jérusalem on sourit de toutes ses dents ? Ehoud Barak, le ministre de la Défense, comme un enfant, met son indexe en perpendicularité avec ses lèvres et fait “chuuut” ? Pour un survol sans frais, lors duquel les Russes n’auraient certainement pas allumé les Pantsyr ?

 

Les Américains, goguenards, se refusent, officiellement, à commenter un évènement qui n’a pas eu lieu, selon les Syriens, puisqu’ils auraient mis nos appareils en fuite.

 

Al Assad se fait filmer par sa télévision, dimanche, du côté du port de Tartous. Non loin de l’un des sites qui a, plus que probablement, été attaqué. Pour montrer à la population que les substances qui ont dû s’en échapper ne sont pas dangereuses ?


Se pourrait-il qu’un objectif différent ait été attaqué ? Je n’en vois aucun, en Syrie, qui réponde aux critères nécessaires : être suffisamment névralgique pour entraîner l’allumage des Pantsyr. Valoir qu’Israël risque la vie de plusieurs de ses pilotes ainsi qu’une crise diplomatique et peut-être un conflit (en cas d’échec).

 

L’affaire a été rondement menée et préparée dans ses moindres détails. On a ainsi attendu que Javier Solana soit reçu par Béchar Al Assad pour lancer l’opération. Il était porteur d’un message à l’attention du dictateur syrien, lui proposant une diminution réciproque supplémentaire des forces stationnées sur le Golan.

 

L’opération qui s’est déroulée fut de l’ampleur de la destruction d’Osirak-Tamouz. Elle met, pour un temps, la population d’Israël à l’abri des armes de destruction massive d’Al Assad. Elle met la région à l’abri d’une guerre dans les mois à venir. Elle permet d’envisager sereinement une solution militaire pour résoudre le problème iranien.

 

La Syrie se tait, pour ne pas avouer sa cuisante défaite. Israël se tait, parce que, lorsqu’à la Roulette vous avez fait sauter la banque, vous n’avez aucun besoin de le crier sur les toits. Ehoud Olmert aurait pourtant bien besoin de pouvoir annoncer cette opération à son peuple, histoire de redorer son blason et de se refaire une crédibilité. Peut-être le fera-t-il à l’occasion des fêtes du Nouvel an, qui débutent cette semaine. Sûr qu’il n’aurait pas pris de risque aussi grand si la décision n’avait pas été entérinée par le spécialiste de la stratégie qu’est Ehoud Barak.

 

  
Balle dans le camp russe. A eux de revoir leur système de défense antiaérienne absolu. Une affaire de quelques mois au moins, durant lesquels on a des tas de choses à faire. A l’heure de mettre le point final à ce texte, la technologie des avions l’emporte sur celle des armes contre-avions. C’est appelé à changer, à changer, puis à changer encore, et encore…

 

Repost 0
Published by Haim - dans Syrie
commenter cet article
11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 06:09

 L'éditorial d'Infolive.tv

Olivier Rafowicz


C’est à l’heure où tout parait compliqué et dangereux, c’est au moment où la Syrie menace l’Etat d’Israël, c’est à l’heure où le Jihad islamique tente une nouvelle fois de kidnapper un soldat israélien, quand des roquettes Kassam continuent à s’abattre sur la ville de Sdérot, qu’il faut essayer de faire un point sur les perspectives de paix possibles dans la région.

Hier, 17 palestiniens du Fatah et du Hamas sont morts lors d’affrontements entre factions palestiniennes. Hier, Israël a lancé avec succès un satellite espion de la toute dernière génération, capable d’observer des objets au sol, d’une taille de 70 cm. Dans ce contexte fébrile et instable, deux scénarios possibles peuvent se produire : Le premier, et quelque part aussi le plus logique, mais le plus dramatique: une guerre.

 Dans ce conflit, presque connu d’avance, s’affronteraient les forces islamistes fondamentalistes, alliées à l’Iran et à la Syrie contre l’Etat d’Israël. Dans une telle conflagration, l’élément de supériorité technologique d’Israël, et une détermination de ne pas refaire les erreurs de la guerre du Liban II, amèneraient l’Etat d’Israël à une victoire militaire sans précédent, face à la Syrie et face aux Palestiniens, mais coûterait un prix élevé en vies humaines au sein de la population civile israélienne.

Il est clair que la prochaine guerre, si elle a lieu, sera une guerre de missiles, avec un objectif de la part des ennemis d’Israël : toucher le plus possible la population civile israélienne et ses villes. Même si la victoire militaire est claire est nette, elle générerait un chaos parmi les Palestiniens et un changement possible de régime syrien, déterminé à venger la défaite. En deux mots, une guerre très dure qui n’amènerait pas de résultats politiques satisfaisants pour autant. Nous mettons de côté pour l’instant l’Iran, qui attend une raison d’entrer en guerre ouverte avec Israël et de déclencher un conflit mondial. L’autre chose, c’est justement, alors que les cartes paraissent toutes noires, de réfléchir à des perspectives de paix. Non pas de paix, mais en tout cas des perspectives qui ne mènent pas de manière inéluctable à la guerre.

Le problème palestinien, demeure un problème majeur, qu’il faut tenter de traiter, même lorsqu’on dirait qu’il n’y a aucune issue à l’horizon. Si rien n’est fait dans les prochaines semaines, le mouvement du Hamas risque de contrôler la totalité de la bande de Gaza et par émulation, de commencer une véritable guerre civile, cette fois ci en Judée Samarie pour s’emparer du contrôle total de l’Autorité Palestinienne, détruisant le Fatah. Le Hamas à Gaza et à Ramallah, c’est l’Iran aux portes d’Israël. Il est déjà au sud Liban et les combats entre le mouvement palestinien Fatah al Islam, branche armée de al-Qaida et l’armée libanaise sont la preuve que l’Iran avance ses pions et ne rencontre pas de véritable opposition sérieuse.

L’Etat d’Israël aujourd’hui doit se poser la question de savoir s’il faut laisser le Hamas prendre le pouvoir ou bien -avec une collaboration américaine et peut être même européenne- de  soutenir le Fatah de Mahmoud Abbas, même militairement s’il le faut, pour préparer le terrain pour l’avenir. La question est difficile, les réponses encore plus.

Parce qu’il n’y a pas de garantie absolue que le Fatah de Mahmoud Abbas soit capable de décider d’un avenir meilleur pour le peuple palestinien. Mais, Israël doit-il rester de côté et justement, se garder d'utiliser cette crise palestinienne historique très grave pour ne pas entamer une alliance tactique et aboutir à des perspectives de dialogue ? Il semble également qu’une telle démarche ferait qu’Israël soit perçu positivement par les Américains, la France de Sarkozy aussi peut être et ceci remettrait du carburant au processus de paix moribond.

D’autre part, la Syrie de Bashar Al Assad a beaucoup à perdre en choisissant l’option militaire et si ce pays veut faire partie du concert des Nations, il doit entreprendre un changement radical de cap ou alors, la Syrie restera circonscrite dans le schéma d’un état terroriste et isolé. Pour conclure, le mécanisme de guerre est en marche. Il est apparent aux yeux de tous.

Les Palestiniens, les Syriens et les Libanais ont beaucoup à perdre. Le savent-ils vraiment ? Non. Par contre, Israël ne veut pas la guerre. Comme l’a dit le chef d'état-major, le général Gabi Ashkenazi, Tsahal se prépare à la guerre dans le cas ou celle ci serait inévitable, mais ce n’est pas la seule alternative que désirent les Israéliens.

Loin de là. Donc, aujourd’hui, il faut essayer à tout prix de déplacer l’alternative guerre pour chercher d’autres modèles, d’autres schémas. Il est plus facile de détruire que de construire. Aujourd’hui est peut être le moment le plus crucial pour l’Etat d’Israël et pour la région de chercher des perspectives de paix et d’avenir. 

Repost 0
Published by Haim - dans Hamas - Fatah
commenter cet article
11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 05:38

  Union des Patrons et Professionnels Juifs de France


David Wessel,

On lira, ci-après, une adaptation française partielle d’un article paru sur le "Wall Street Journal" en ligne. Je recommande la lecture de l’original, qui est plus explicite. Plus que la thèse de l’auteur – que je récuse – selon laquelle, si on laissait plus de liberté à l’expression des frustrations, les mécontents auraient moins tendance à recourir au terrorisme, on retiendra l’affirmation (qui n’est pas nouvelle, mais qu’on ne répétera jamais assez), selon laquelle ni la misère ni la précarité ne sont une cause fatale de terrorisme.
 
J’y ajouterai un autre lieu commun qui a la vie encore plus dure, à savoir que l’oppression politique et l’aspiration à acquérir ou recouvrer l’indépendance politique – autrement dit la résistance à l’occupation, génère fatalement en terrorisme. Théorie qu’infirment au moins les cas du Tibet et de l'Arménie, sans parler d’autres ethnies brutalement privées de leur indépendance nationale. (Menahem Macina).
 

Adaptation française reprise du site Nouvelles d’Arménie.
 
Quand Alan Krueger, économiste à Princeton, a appris que sept des huit personnes arrêtées pour leur participation aux attentats manqués en Grande-Bretagne, étaient des médecins, il n’a pas été surpris. 
« A chaque fois que se produit un attentat de ce genre et que l’on connaît le profil des auteurs, on devrait remettre en cause le mythe selon lequel les terroristes nous attaquent en raison de leur extrême pauvreté. Mais cette idée fausse a la vie dure. » 
Un an à peine après le 11 septembre 2001, le président Bush déclarait :
« Nous luttons contre la misère parce que l’espoir est une réponse au terrorisme. »
Quelques mois plus tard, son épouse Laura renchérissait :
« Les enfants qui bénéficient d’une éducation sont davantage susceptibles d’épouser les valeurs qui aboutiront à la défaite du terrorisme. »
James Wolfensohn, ancien président de la Banque mondiale, a, quant à lui, affirmé :
« Nous ne gagnerons pas la guerre contre le terrorisme tant que nous ne nous serons pas attaqués au problème de la pauvreté, et, partant, aux sources du mécontentement. »
Cette conception est plausible. Elle séduit, car elle soutient un objectif noble : celui de la lutte contre la pauvreté et l’analphabétisme. Mais une étude méthodique, et, dans la mesure du possible, systématique, démontre qu’elle est erronée.
« Dans l’ensemble, les terroristes ont un meilleur niveau d’éducation et sont issus de familles plus aisées, si on les compare avec des gens de la même classe d’âge dans une société donnée »,
C’est ce qu’expliquait, l’an dernier, Alan Krueger lors d’une conférence à la London School of Economics, dont le texte sera bientôt publié dans un ouvrage intitulé What Makes a Terrorist ? (Qu’est-ce qui fait un terroriste ?).

Un petit cercle d’universitaires a réussi à démarquer plusieurs pièces de ce puzzle statistique :
·         En observant le profil de 148 kamikazes palestiniens, on remarque que peu d’entre eux viennent de familles vivant dans la misère, et qu’ils avaient davantage de chances d’obtenir le baccalauréat. Les biographies de 129 shahidim (martyrs) du Hezbollah montrent également qu’ils sont issus de foyers moins défavorisés que la moyenne de la population libanaise. Il en va de même pour les données dont on dispose sur une organisation terroriste israélienne, le Goush Emounim, active dans les années l980.

·         Au Moyen-Orient, une détérioration de la situation économique n’entraîne pas nécessairement un accroissement des activités terroristes. Et le nombre d’incidents est en fait plus élevé dans les pays qui consacrent davantage de fonds à des programmes sociaux. Quand on analyse 781 actes terroristes considérés par le département d’Etat américain comme "significatifs", on s’aperçoit que leurs auteurs viennent de pays qui se distinguent plus par la répression politique que par la pauvreté, ou les inégalités.

·         D’après des sondages réalisés en Jordanie, au Maroc, au Pakistan et en Turquie, ce sont surtout les gens mieux éduqués qui considèrent que les attentats-suicide contre les Occidentaux sont justifiés en Irak. Pour ce qui est du soutien au terrorisme en tant que moyen de lutte politique, les enquêtes réalisées auprès de la population palestinienne ne révèlent aucune différence significative entre les couches les mieux et les moins éduquées.

Certes, les données sur lesquelles reposent ces informations sont loin d’être parfaites : les terroristes ne remplissent jamais de questionnaires détaillés. De plus, les interviews de terroristes menées au Pakistan par la spécialiste de la question à Harvard, Jessica Stern, ont montré que les quartiers les plus démunis offraient, dans ce pays, le terreau le plus fertile aux recruteurs, en particulier parmi ceux qui ont le sentiment que les musulmans sont humiliés par l’Occident. D’après elle, Alan Krueger ne dispose pas d’assez d’éléments pour prouver quoi que ce soit. Et le chercheuse de préciser :
« Nous commençons tout juste à entreprendre de grandes études sérieuses sur le terrorisme. »
Pourtant, s’il est communément admis que la misère engendre le terrorisme, cette théorie ne repose que sur des indices étonnamment minces. Alors, quelle en est la cause ? Krueger avance l’hypothèse d’un manque de libertés publiques et de droits politiques ; et il conclut :
« Quand les moyens de protestation non violents sont limités, les mécontents semblent recourir plus volontiers à des tactiques terroristes. »
[Texte français aimablement signalé par Roseline L.]
 
© The Wall Street Journal
David Wessel
Repost 0
Published by Haim - dans Terrorisme
commenter cet article
10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 05:48
Depuis le Bureau de JERUSALEM de " World Net Daily " [WND]

Par Aaron Klein, © 2007 WorldNetDaily.com
http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=57195

Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

JERUSALEM - Les négociateurs palestiniens élaborant un accord 'derrière le rideau' avec le cabinet du Premier Ministre Ehud Olmert ont fait savoir clairement qu'il n'accepteront pas d'accord de paix final si l'Etat juif ne renonce pas au Mont du Temple, le site le plus sacré du judaïsme, a appris WND.

Selon un reportage paru dans le quotidien israélien 'Yediot Aharonot', Olmert veut discuter d'un contrôle conjoint israélo-palestinien sur l'ensemble du Mont du Temple. L'article ne rapporte pas les positions de la partie palestinienne sur la question.
Un chef négociateur palestinien, parlant à WND sous condition d'anonymat, a déclaré le 16 août 2007 : " Il ne peut y avoir d'accord avec Israël à moins que nous n'obtenions la souveraineté totale sur le Mont. Lorsque le contrôle palestinien sur le Mont du Temple sera réglé, alors nous donnerons des assurances pour des visites juives sur le site ".

Le chef négociateur a déclaré que des aides du Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas de l'organisation Fatah, ont martelé les paramètres d'un accord de statut final, pour sa présentation en novembre à un sommet international soutenu par les USA concernant le Moyen-Orient.

Des questions déjà discutées entre Israël et les Palestiniens incluraient la division de parties de Jérusalem, et des discussions concernant les frontières permanentes entre Israël et l'AP.

La conférence internationale de novembre et des déclarations de l'administration Bush au cours des quelques semaines écoulées en ont conduit beaucoup ici à spéculer sur la volonté des USA de forcer dans le futur prochain d'intenses négociations israélo-palestiniennes conduisant à un Etat palestinien.

Avec les 18 mois qui leur restent en charge, le Président Bush et la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice ont poussé à des réunions entre Abbas et Olmert pour établir un cadre et donner un élan conduisant à une percée à la conférence de novembre. Olmert et Abbas se sont rencontrés deux fois par mois lors de sommets parrainés par les USA.

Interrogé par WND pour savoir si Olmert est prêt à renoncer au Mont du Temple dans un accord avec les palestiniens, David Baker, un porte-parole du Premier Ministre, n'a fait aucun commentaire.
Juifs, Chrétiens interdits de prier sur le Mont

Le Mont du Temple est le lieu le plus sacré du judaïsme. Les Musulmans disent qu'il est leur troisième lieu saint.

Le Premier Temple juif a été construit par le Roi Salomon au 10ème siècle avant JC. Il a été détruit par les Babyloniens en 586 avant JC. Le Second Temple a été reconstruit en 515 avant JC. Après que Jérusalem ait été libéré de la captivité de Babylone. Ce Temple a été détruit par l'Empire Romain en 70 après JC. Chaque Temple a duré environ quatre siècles.

Le Temple juif était le centre du culte religieux juif. Il hébergeait le 'Saint des Saints', qui contenait 'l'Arche d'Alliance' et était considéré comme le lieu où reposait la " présence " divine ['Shrina' en hébreu, Ndt]. La mosquée al Aqsa se tient actuellement sur le site.

Le temple servait comme principal lieu pour l'offrande de sacrifices, et c'était le lieu principal de rassemblement en Israël pendant les fêtes juives.

Le complexe du Mont du Temple est resté un point central pour les services juifs au cours des millénaires. Des prières pour le retour à Jérusalem ont été prononcées par les Juifs depuis la destruction du Second Temple, selon la tradition juive. Les Juifs à travers le monde prient en se tournant vers le Mur Occidental, partie d'une cour extérieure du Temple demeurée intacte.

La mosquée al Aqsa a été construite aux environs de 709 après JC pour servir de lieu de pèlerinage près d'un autre autel, le Dôme du Rocher, construite par un calife islamique. Al Aqsa était destinée à marquer le lieu où des Musulmans vinrent pour croire en l'ascension au paradis de Mohammed, le fondateur de l'Islam.

Jérusalem n'est jamais mentionné dans le Coran. La tradition islamique déclare que Mohammed a fait un voyage en une nuit depuis la " mosquée sacrée " - considérée comme celle de la Mecque dans le Sud de l'Arabie - vers la " mosquée la plus éloignée ", et là, depuis le roc, il fit son ascension au paradis. La mosquée la plus éloignée devint plus tard associée à la mosquée al Aqsa à Jérusalem.

Actuellement sous contrôle israélien, Juifs et Chrétiens sont interdits de prier sur le Mont.

Le Mont du Temple était ouvert au grand public jusqu'en septembre 2000, quand les Palestiniens commencèrent leur intifada en jetant des pierres sur les fidèles juifs, après qu'Ariel Sharon, alors candidat au poste de Premier Ministre, eût visité le lieu.

Suivant l'éruption de violence, le nouveau gouvernement Sharon ferma le Mont du Temple aux non musulmans, utilisant des points de contrôle pour maîtriser tout le trafic pédestre, de crainte de nouveaux affrontements avec les Palestiniens.

Le Mont du Temple fut rouvert aux non musulmans en août 2003. Il demeure ouvert mais seulement du dimanche au jeudi, de 07 h 30 à 10 h 00 et de 12 h 30 à 13 h 30, et jamais pour les fêtes chrétiennes, juives ou musulmanes ou d'autres jours considérés comme " sensibles " par le Waqf.

Pendant les jours " d'ouverture ", Juifs et Chrétiens sont autorisés à venir sur le Mont, généralement avec des tours organisés, et seulement s'ils se conforment d'abord à un strict ensemble de recommandations, qui comprennent l'exigence de ne pas prier ou de ne pas apporter des " objets saints " sur le site. Les visiteurs sont empêchés d'entrer dans aucune des mosquées sans permission directe du Waqf. Les règles sont appliquées par les agents du Waqf, qui observent étroitement les tours organisés et alertent la police israélienne à proximité pour toute infraction à leurs recommandations.

Un Plan 'Secret' offrirait la rive occidentale aux Palestiniens

Les pourparlers des négociations 'derrière le rideau' suivant un reportage de WND plus tôt dans la semaine du 12 août, déclarent que le président récemment élu, Shimon Pérès, a tranquillement dessiné un plan d'évacuation par l'Etat juif, et de transfert aux Palestiniens de pratiquement toute la Rive Occidentale [Judée et Samarie, Ndt] et de plusieurs villes arabes israéliennes à l'intérieur du territoire qui appartient indiscutablement à Israël selon la communauté internationale.

La Rive Occidentale est un territoire stratégique qui court le long de Jérusalem et met Tel Aviv et l'aéroport international d'Israël à portée de roquettes. C'est le foyer de nombreuses communautés juives bibliques, et de certains des sites les lus sacrés du judaïsme [notamment Hébron, Jéricho et Sichem, Ndt]

Pérès a présenté son initiative au Premier Ministre Ehud Olmert et aux assistants en chef du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans les premières semaines d'août, après qu'il ait pris sa fonction de Président d'Israël en juillet 2007, selon des déclarations à WND de sources diplomatiques. 

Le rôle officiel de Président ici est largement limité à des cérémonies officielles. ; le président n'est pas responsable de la politique étrangère.

Olmert retourne le plan dans sa tête et il est d'accord sur la plus grande partie de son contenu, disaient les  sources diplomatiques.
Le plan de Pérès appelle Israël à rendre 97 % de la Rive Occidentale à Abbas, Israël conservant un petit nombre de communautés juives de son territoire. En échange de la conservation de ces territoires par Israël, l'Etat juif donnera à l'AP le contrôle de villes arabes israéliennes au Nord de Tel Aviv, qui, avec le territoire évacué de la Rive Occidentale, équivaudraient à 100 % de la Rive Occidentale.

Déjà au cours de ses réunions bimensuelles avec Abbas, Olmert a accordé un grand nombre de concessions de sécurité concernant le contrôle palestinien accru sur la Rive Occidental. 

Le Premier Ministre israélien a accordé en juillet 2007 une amnistie à 178 hommes de mains armés de l'organisation Fatah d'Abbas, comprenant la plus grande partie de la direction de haut rang des brigades des martyrs d'al Aqsa, l'aile militaire déclarée du Fatah responsable de pratiquement chaque attentat suicide à la bombe en Israël au cours des trois dernières années.

Olmert envisagerait d'accorder en plus l'amnistie à 206 terroristes des brigades. Selon les officiels palestiniens, le Premier Ministre israélien a déjà informé l'AP que les hommes de mains armés du Fatah bénéficient largement d'une immunité dans les attaques antiterroristes d'Israël, qu'ils soient ou non officiellement sur la liste d'amnistie d'Olmert.

Aussi, Olmert envisage sérieusement de retirer des centaines de barrages de défense routiers et de points de contrôle d'Israël situés sur des sites stratégiques à travers toute la Rive Occidentale. Tsahal considère les points de contrôle comme un élément crucial pour aider à empêcher les terroristes, y compris les islamikazes à la bombe, de s'infiltrer dans des villes juives.

De même, suite à une décision insuffisamment rapportée mais majeure, Israël a autorisé dans la semaine du 12 juillet 2007 des policiers armés palestiniens à patrouiller dans des zones de la Rive Occidentale qui sont sous le contrôle de la sécurité israélienne selon les Accords d'Oslo. La sécurité sur le territoire, désignée comme zone B, est supposée assurée par Tsahal, qui contrôle encore la zone mais a autorisé ici une augmentation sans précédent de la présence palestinienne armée.

En réponse à l'élan renouvelé vers un Etat palestinien, des rabbins du Conseil du Yesha des communautés juives de Judée et de Samarie - la Rive Occidentale - ont critiqué violemment le gouvernement israélien le 16 août 2007, pour avoir envisagé des concessions majeures.

Le Conseil a émis une déclaration exprimant " sa préoccupation face aux gestes diplomatiques irresponsables faits ces jours-ci, dont l'élément principal est le consentement à l'établissement d'un Etat palestinien en Judée et Samarie. Ces gestes sont fondés sur des considérations hors de propos, liées à la survie politique, et sont faites en opposition totale avec l'avis de la direction de la défense ".
Repost 0
Published by Haim - dans Jérusalem
commenter cet article
8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 06:50
 Olivier Rafowicz - Infolive.tv

 Dans la bande de Gaza, les rampes de lancement de missiles Kassam commandées par des chefs du Jihad Islamique et du Hamas constituent une menace stratégique pour la stabilité de la région et sont de ce fait manipulées et activées par Damas. Il y a un an, lors de la guerre du Liban II, la Syrie a fait la guerre à Israël par le biais du Hezbollah.

Aujourd'hui, alors que la région du sud-Liban est sous le contrôle de la FINUL, la Syrie préfère continuer à faire la guerre à Israël par le biais du Hamas et du Jihad Islamique. Si nous voulions simplifier la situation actuelle dans la région, nous pourrions dire que la Syrie fait la guerre à Israël sans vouloir la faire avec Israël. Etrange raisonnement dans la tête des leaders syriens qui continuent à alimenter en armes et en fonds les organisations islamistes radicales qui siègent toutes, sans aucune exception, à Damas.

Ce n'est un secret pour personne : dernièrement, le président iranien et d'autres hauts fonctionnaires se sont rendus à Damas pour coordonner les actions militaires des groupes islamistes contre Israël. Du côté israélien, la réponse aux tirs incessants de missiles Kassam est problématique parce qu'elle obligerait quelque part l’Etat hébreu à punir les populations civiles et innocentes -comme d'ailleurs l'est la population civile israélienne-, en opérant militairement dans la bande de Gaza.

Il est possible, nous n'avons actuellement aucune information officielle du côté israélien que le gouvernement ait décidé, malgré une tension sérieuse depuis maintenant plusieurs mois avec la Syrie, de lancer un avertissement dont l'envergure est difficile à mesurer, mais qui obligerait les Syriens à expliquer aux caméras et journalistes internationaux qu'ils ont dû tirer vers des avions israéliens qui avaient enfreint l'espace aérien souverain syrien, à la frontière turco syrienne.

 La Syrie doit prendre conscience que les missiles Kassam sur Sdérot, la non libération des soldats israéliens kidnappés par le Hamas ou le Hezbollah, sont le résultat d'une politique extrêmement dangereuse de la part de Damas et de son gouvernement.

Nous l'avons dit un peu plus haut, la Syrie fait la guerre à Israël, mais ne fait pas la guerre avec Israël. Israël ne désire la guerre avec personne pour l'instant, mais comme le dit le vieil adage français, qui espérons-le est également connu en langue arabe et entendu au palais présidentiel de Bashar el-Assad, «un homme averti en vaut deux ».

Aujourd'hui, d'une certaine manière qui semble extrêmement intelligente, les Syriens ont reçu un avertissement. 


Ce n'est pas la première fois que la Syrie est victime de sa propre politique. La ville de Sdérot et la région sud-ouest d'Israël sont soumises à un bombardement constant de missiles Kassam qui rend la vie des habitants absolument insupportable.
Repost 0
Published by Haim - dans Syrie
commenter cet article
8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 06:46
par David Horovitz pour Jerusalem Post le 3 septembre 2007

David Horovitz est rédacteur en chef de l'édition anglaise du Jerusalem Post

Disons que vous voulez organiser une conférence visant à promouvoir la paix entre Israéliens et Palestiniens. Ne serait-ce pas une bonne idée de représenter de façon impartiale le point de vue israélien ? Ne serait-il pas contreproductif que la conférence dégénère en un festival de haine anti-israélienne ? Et si ceci arrivait non pas par accident, mais volontairement ? Vous seriez en droit de conclure que le but d'une telle conférence ne serait pas du tout de promouvoir la paix, mais de préparer le terrain à la destruction d'Israël. Et vous pourriez donc être étonné de découvrir qu'une telle conférence est patronnée non pas par une organisation anti-israélienne mais par des organismes aussi vénérables que les Nations unies et le Parlement européen.

Il est difficile de tirer une autre conclusion à la simple vue de l'ordre du jour de la réunion préparatoire de la "Conférence internationale de la société civile à l'appui de la paix israélo-palestinienne", qui doit s'ouvrir jeudi 30 août au Parlement européen à Bruxelles. Il suffit de voir quels organes seront représentés : le bureau du secrétaire général de l'ONU, le Parlement européen, la commission de l'ONU sur l'exercice des droits inaliénables des Palestiniens, la "Palestine" et le réseau international de coordination pour la Palestine. Si les groupes anti-israéliens veulent organiser en 2009 une conférence excluant totalement le point de vue israélien, rien ne les en empêche. Mais que font là le cabinet du secrétaire général de l'ONU et le Parlement européen ? En quoi une telle conférence "promeut-elle la paix" ? En réalité, il y aura bien des Israéliens.

Comme l'a dit Hillel Neuer de l'organisation UN Watch : "la conférence offrira une tribune aux intervenants arabes qui justifient les attaques suicidaires et accusent Israël d'être vil, raciste et illégitime, et pour faire équilibre, elle sera également l'occasion d'entendre des intervenants israéliens justifier les attaques suicidaires et accuser Israël d'être vil, raciste et illégitime." Nous savons à quoi nous attendre parce cela est déjà arrivé. L'infâme conférence "contre le racisme" de Durban en 2001 avait remis au goût du jour l'expression "le sionisme est une forme de racisme". A Durban, un contingent impressionnant arborait des tee-shirts portant les inscriptions "Occupation = Colonialisme = Racisme, Stop à l'Apartheid israélien". Les ONG palestiniennes y distribuaient des prospectus à l'effigie d'Hitler sous le titre, "Et si j'avais gagné ?" avec la réponse : "II n'y aurait ni Israël ni carnage palestinien."

La conférence de Durban a été l'occasion de tels débordements de haine que les délégations américaines et israéliennes se sont senties obligées de partir. Mais qu'en est-il de tous les pays qui se sont dits embarrassés et ont marmonné leurs "regrets", tout en y laissant leurs représentants ? Qu'en est-il des fameuses organisations des droits de l'homme, comme Amnesty International et Human Rights Watch, qui ont agi comme si elles n'étaient que des témoins innocents devant cette mêlée ?

Cette semaine, l'ONU organise une réunion préparatoire à Genève en vue de la suite de la conférence de Durban. Étant donné les groupes responsables de cette réunion, nous pouvons nous attendre à revivre plus ou moins le même scénario. Après Durban, les organisations et autres gouvernements bien intentionnés peuvent dire qu'ils ont été induits en erreur. Maintenant que nous et eux savons la vérité, que peut-on faire pour éviter un autre fiasco ?

Tout d'abord, notre gouvernement doit lancer une campagne obligeant l'ONU et l'Europe à choisir : soit ils organisent une conférence équitable et constructive, soit ils mettent un terme à leur collaboration avec ces groupes anti-israéliens.

Les membres polonais du Parlement européen doivent être salués pour avoir montré la voie en annonçant leur refus de participer à la conférence de Bruxelles. Comme Bronislaw Geremek, député polonais, l'a déclaré : "Bien qu'il n'y ait aucune déclaration officielle qu'Israël doit être jeté à la mer, le choix des sujets [...] montre qu'il, s'agira d'une conférence biaisée et source de conflits. Nous pouvons la qualifier d'anti-israélienne."

Cette conférence est l'occasion pour l'ONU et les Européens d'être testés sur leur honnêteté envers Israël. Il n'est pas possible d'insister sur la paix d'un côté et de parrainer, voire participer à l'incitation à la haine de l'autre. Il ne suffit pas d'exprimer rétroactivement ses "regrets" suite à des conclusions facilement prévisibles, n est temps d'arrêter Durban II.

Repost 0
Published by Haim - dans Antisionisme
commenter cet article
8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 05:52

La tribune

A compter de la semaine prochaine, les agriculteurs d'Israël vivent à nouveau leur drôle de dilemme: comment éviter la faillite tout en respectant le commandement biblique leur ordonnant de faire relâche aux champs pendant un an tous les sept ans... Une jachère sabbatique prônée par la Torah, qui fait fleurir les solutions de substitution byzantines.

Toujours en vigueur aujourd'hui en Israël, la "shmita", ce "shabbat en l'honneur de l'Eternel" réclame aux paysans juifs de laisser reposer les champs chaque septième année. La prochaine "shmita" s'ouvre au soir de Rosh Hashana, le Nouvel an juif, le 12 septembre cette année, et dure jusqu'à l'automne 2008.

Car Israël est une "terre sainte et particulière qui n'est pas comme les autres pays", selon le petit guide officiel édité par le Grand Rabbinat d'Israël destinée aux agriculteurs. Une terre qui "appartient au Créateur de l'Univers".

Cette obligation déclenche des querelles interminables entre Israéliens moyens et juifs ultra-orthodoxes, pousse à des arrangements avec les agriculteurs palestiniens à Gaza, et a forcé les rabbins à inventer des contournements byzantins pour ne pas violer l'esprit du dogme. Car, histoire de ne pas perdre leur clientèle orthodoxe, même les fermiers non-religieux respectent la "shmita".

Au kibboutz Sde Eliyahou, on cultive des épices, et 80% de la production est vendue à des sociétés de produits kacher respectant les règles édictées par les orthodoxes les plus stricts: ces clients-là se refusent à consommer ou vendre quoi que ce soit cultivé sur la terre d'Israël pendant la "shmita".

Pour éviter la faillite, la ferme collective a dépêché l'un des siens, Shaul Ginzberg, en tournée à l'étranger pour y trouver des épices produites ailleurs et commercialisables sous la marque Sde Eliyahou. Il n'a pu signer qu'un seul accord, avec une société néerlandaise qui fournira des épices au kibboutz tandis que ce dernier exportera ses produits vers l'Europe. Malgré cela, la "shmita" s'annonce difficile: "cette année, nous risquons de ne travailler que six mois, contre 12 d'habitude", explique Ginzberg.

Pour éviter la faillite aux agriculteurs, et ce depuis les débuts du sionisme au XIXème siècle, les rabbins chargés d'adapter les textes à la modernité ont inventé une solution arrangeante: l'interdiction ne concernant pas les champs ou vergers appartenant à des non-juifs, on procède à la vente symbolique le temps d'une année, les agriculteurs continuant à travailler une terre "appartenant" à quelqu'un qui n'est pas lié par la loi hébraïque... Pratique avalisée par le Grand Rabbinat et à laquelle ont recours la majorité des agriculteurs du pays.

Sauf les haredis, les plus orthodoxes des religieux, qui se refusent à acheter, vendre ou consommer légumes ou fruits produits sous ce système. Ils sont en revanche prêts à payer plus pour des produits importés, ou achetés à des agriculteurs arabes.

A Edah Haredit, le groupe chapeautant ces ultras, le rabbin Meir Bergman explique doctement: "la Torah dit qu'un agriculteur doit laisser ses champs reposer cette année, et que Dieu pourvoiera à ses besoins". "Malgré ma sympathie pour les difficultés des agriculteurs, cela ne nous autorise pas à briser les lois de la Torah". Et de suggérer que le gouvernement crée un fonds pour aider les paysans à tenir le coup.

Du coup, les ultra-orthodoxes se retrouvent à commercer avec une Bande de Gaza désormais sous contrôle du Hamas, le Mouvement de la résistance islamique.

A Gaza, Ali Khalil, qui dirige une association de plus de 200 agriculteurs, la "shmita" est un cadeau du ciel: son groupement a été contacté par des sociétés israéliennes pour leur fournir fruits et légumes pendant cette année sabbatique. Un contrat pour 110 millions d'euros.

"Nous n'avons cette chance que tous les sept ans", note Khalil, ajoutant: "c'est aussi la meilleure période, car les prix sont au plus haut". Il s'inquiète cependant de savoir comment assurer les livraisons, du fait de la fermeture des postes de passage entre Gaza et Israël depuis la prise du pouvoir du Hamas.

Selon Shlomo Dror, porte-parole de l'armée israélienne, Tsahal examine les moyens de laisser entrer les produits de consommation nécessaires pendant la "shmita".

Enfin, selon certains, le véritable esprit de l'année sabbatique a été perdu: dans les temps anciens, elle concernait toute la population, mais ne touche plus aujourd'hui directement que les 3% de juifs vivant de l'agriculture. Ils aspirent à une "shmita" modernisée, envisagée comme un impératif d'implication sociale, via une année de volontariat ou une prise de conscience écologique.

"Il faut voir ce qu'il y a derrière ce commandement", note Alon Tal, professeur à l'Université Ben Gourion et l'un des écologistes-phare du pays. "Dans le judaïsme, les gens ont une journée de repos, les animaux aussi, et la terre aussi a le droit au repos, et c'est une chose magnifique".

Repost 0
Published by Haim - dans Judaisme
commenter cet article
7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 05:57

Yael Ancri - Arouts Sheva

Le ministre des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, a préparé un nouveau document, dans lequel il présente sa position quant au document de principes que préparent le Premier ministre, Ehoud Olmert, et le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abou Mazen). « Le principe des territoires contre la paix est un principe erroné et trompeur. Il mène au mieux à un cul de sac, à un échec prévu d’avance, » écrit Lieberman dans le document.

Ce n’est pas par hasard que Lieberman a choisi de publier ce document au moment où le Premier ministre négocie avec le chef de l’AP. Le vice Premier ministre craint que les deux dirigeants ne se mettent d’accord sur une évacuation de la majorité des territoires de Judée Samarie, en guise de préparation à la conférence de paix internationale, qui doit avoir lieu en novembre à Washington, sous les auspices du président américain George Bush. Lieberman est également inquiet à cause des propos du vice Premier ministre, Haïm Ramon, qui a parlé lui aussi de transmettre la majorité des territoires de Judée Samarie aux Palestiniens et qui estime qu’un accord de principe sur la question a toutes ses chances d’être approuvé par la Knesset et le gouvernement.

Dans le document, qui vient également donner quelques recommandations à Olmert, Lieberman écrit : « On part de l’hypothèse que la racine du conflit israélo-arabe est d’ordre territoriale. De là, on espère voir les renoncements territoriaux amener la fin des guerres et le début d’une ère de paix avec nos voisins. Cette vision des choses ne va pourtant pas de paire avec notre expérience… Les deux dernières fois où nous avons renoncé à des territoires, au Liban et dans la bande de Gaza, suffisent à prouver exactement le contraire. Non seulement les renoncements territoriaux n’amènent pas la paix, mais ils provoquent directement une escalade de la violence et du terrorisme. »

Lieberman affirme, dans le document ‘‘le rêve d’Israël Beiténou’’, qu’en s’imaginant que le conflit est d’ordre territorial on fait des erreurs sur le plan de la politique étrangère d’Israël : « L’erreur de base est que face à la thèse de nos voisins – le droit à une définition personnelle et à deux Etats pour deux peuples – aucun thèse alternative n’est présentée. L’Etat d’Israël doit expliquer que les positions anti-israéliennes des dirigeants islamistes extrémistes ne sont en fait que la continuation directe de l’antisémitisme classique. Deux Etats pour deux peuples ce n’est pas un Etat et demi pour l’un et une moitié pour l’autre. »

Enfin, Lieberman ajoute qu’il est faux d’affirmer que le conflit israélo-arabe est le cœur du conflit au Proche-Orient. « Le conflit n’est qu’une des expressions de la lutte du monde fondamentaliste contre toute façon de voir opposée à l’esprit de l’Islam. Israël, en tant que représentant de l’occident, est sur la ligne de front de ce conflit, » écrit le ministre.

Repost 0
Published by Haim - dans Point de vue
commenter cet article
7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 05:52
Propos recueillis par Stéphanie Lebaz | CRIF

Patrick Gaubert, député européen et président de la Licra, était présent à la conférence de Bruxelles les 30 et 31 août derniers. Il nous confie ses impressions et appelle à la vigilance.

 

Question : Vous étiez présent à la conférence internationale de soutien de la société civile à une paix israélo-palestinienne organisée les 30 et 31 août à Bruxelles par le Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables des Palestiniens. Des appels au boycott et à l’isolement international d’Israël ont été lancés. Plus qu’un sommet pour la paix dans la région, ne s’agissait-il pas d’une campagne de diabolisation d’Israël ?

Réponse : Sous une apparente modération, ce ne fut que cela et la diabolisation aussi de ceux qui soutiendraient Israël en commerçant avec lui, Etats ou entreprises privées qui se voient menacées de boycott ou de sanctions.

A aucun moment il ne fut question sérieusement de la paix sauf à faire passer la recherche de la paix par la seule contrainte d’Israël, Etat qui agit, selon eux, en toute illégalité par rapport au droit international et à la lecture qu’ils en font, appelant ainsi à l’application des résolutions « pertinentes » (celles qui condamnent Israël), les autres n’étant pas pertinentes.

Question : Cette conférence a eu lieu au sein du Parlement européen. Lors des débats, on a, une fois de plus, comparé la politique israélienne à l’Apartheid sud-africain, l’accusant d’être par conséquent un Etat raciste et ségrégationniste. En accueillant ce sommet, n’est-ce pas une manière, maladroite et dangereuse, pour l’Union européenne de cautionner ces idées racistes et cette haine d’Israël ?

Réponse : Bien évidemment, les intervenants ayant bien pris soins de remercier lourdement le président du Parlement Européen et en insistant sur le fait que le déroulement de cette conférence dans cette enceinte prestigieuse lui donnait une autre dimension. Ainsi, à leur corps défendant, les parlementaires et l’institution se retrouvent en quelque sorte pris en otage par des ONG monomaniaques à l’endroit d’Israël. Qui plus est, leur positionnement outrancier sur la question que vous évoquez ne les désignent pas comme des incitateurs de paix, mais plutôt comme des souffleurs sur les braises de la haine.

Question : « Sionisme = racisme ». Ce slogan a été scandé lors de la conférence de Durban en 2001 où s’est affichée une haine d’Israël, des Juifs et de l’Occident. Les organisations juives et anti-racistes font part de leur inquiétude et appellent à la vigilance, d’autant plus qu’un Durban II est prévu en 2009. Comment éviter les dérives ?

Réponse : Malheureusement, le fait que la session préparatoire qui s’est déroulée à Genève du 27 au 31 août n’incite pas à l’optimisme. Tout indique que Durban 2 ressemblera à Durban 1.

La conférence sera ouverte à toutes les ONG présentes à Durban, y compris celles qui ne sont pas accréditées par l’ONU, le comité préparatoire est présidé par la représentante libyenne et le rapporteur nommé est le représentant cubain...

Il n’y a pas que les organisations juives qui doivent s’inquiéter, car ce comité, noyauté par l’OCI (Organisation de la conférence islamiste), cible aussi les démocraties occidentales coupables de racisme islamophobe (diffamation religieuse au prétexte de liberté d’expression) et d’antisémitisme (sic) à l’endroit des sémites arabes.

Repost 0
Published by Haim - dans Antisionisme
commenter cet article