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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 14:33
(Politique-fiction)
Fiction imaginée par Jean-Paul de Belmont © Primo, 23 avril 2008

10 décembre 2013.

Je m'appelle Khaled Meshal. Dans la limousine de luxe qui me ramène de l'Hôtel de ville d'Oslo vers la suite somptueuse qui m'a été réservée au Radisson Plaza, je me repasse le film de cette soirée extraordinaire. Je n'aurais jamais pu l'imaginer, même en rêve, il y a quelques années.

L'assemblée debout... Standing ovation... Les larmes de joie du président Barak Obama. Même le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, celui-là même qui avait donné l'ordre de m'empoisonner en 1997, applaudissait. Regard furtif vers Jimmy Carter, mon vieux complice. Il a tenu à être présent malgré l'attaque cérébrale dont il a été victime l'été dernier.

Ah! Jimmy, mon vieux Jimmy ! C'est vrai que tu ne les aimes pas beaucoup ces juifs. Surtout depuis ton mandat de quatre ans où leur lobbying avait fini par t'exaspérer. Nous, Palestiniens, nous ne les haïssons pas autant que toi. C'est juste parce qu'ils étaient là dans la région et que nous n'avions personne d'autre à détester...

Par Allah ! Qu'il a été long ce chemin vers le Nobel de la paix depuis ce jour d'avril 2008 où tu m'as conseillé cette stratégie improbable. Toi annonçant que le Hamas était prêt à reconnaître Israël, moi me précipitant pour démentir. Mais le trouble était bel et bien installé dans le camp adverse. Que ces juifs sont faibles ! Leur amour de la vie, c'est ça leur talon d'Achille. Nos femmes, elles, sont prêtes à donner leurs fils au service de notre cause.

En tout cas, ça a marché. Depuis «l'accident» qui a coûté la vie à Mahmoud Abbas, il y avait une place à occuper et ces pleutres d'Israéliens n'avaient plus, depuis déjà longtemps, d'Ariel Sharon pour les mettre en garde. Même ce «Bibi», malgré ses allures de Zorro pendant la campagne électorale, a fini par s'écraser mollement contre notre stratégie et face à la pression internationale.

Je n'ai jamais aimé Arafat mais je dois reconnaître que je suis les pas d'Abou Amar avec délectation. Il a été le premier à comprendre que la création d'un Etat palestinien serait la fin des haricots pour nous. Lui aussi a eu un Nobel de la paix pour avoir compris ça.

Les négociations vont débuter en janvier. Heureusement que les «Escadrons Al Qods», la branche armée du « Hamas canal historique », sont sur le pied de guerre. On va bien se répartir les rôles. Exactement comme le Fatah et nous au début des années 2000. Ils vont pouvoir à nouveau terroriser la population israélienne, surtout maintenant que le «mur» a été démantelé grâce à la brise pacifiste qui a soufflé depuis 2010.

Et ça va être reparti pour dix ans. Je ferai mine de les condamner mais je ne commettrai surtout pas la même erreur qu'Arafat : officiellement, je tiendrai le même discours de paix en anglais et en arabe. Pas de double langage, sinon pas de subventions internationales. Mon règne sera celui de l'efficacité, celui de la correction des erreurs passées.

Ça fait quarante ans que la Palestine fonctionne ainsi : une mise en abyme dans laquelle les instances palestiniennes successives se passent le relais du terrorisme après acquisition de leur respectabilité.

Les mécanismes bancaires imaginés par mes conseillers sont absolument géniaux. Personne n'y verra que du feu et continuera d'accuser l'Iran et la Syrie, alors que ce seront bien les contribuables occidentaux qui financeront notre effort de guerre.

L'important, c'est qu'il n'y ait jamais d'Etat palestinien. La Palestine, c'est un combat sempiternel. Comme un vélo, s'il s'arrête, il tombe.

Combien de temps cela peut-il durer ? À mon avis, longtemps. En tout cas tant que les Israéliens continueront d'aimer la vie autant que nous aimons la mort et que les occidentaux s'entêteront à distribuer des Nobel de la paix à des hommes de guerre comme moi.

Jimmy ! Mon vieux Jimmy ! Tu es bien le seul être vivant à partager ces secrets avec moi. Même dans mon camp, je suis entouré d'imbéciles qui croient vraiment que notre but est la création d'un Etat palestinien. N'aie aucun scrupule : la haine des juifs justifie tout, y compris les coups les plus tordus. Par rapport à cette haine, tu n'as fait que ton devoir.

Belle ville, Oslo. Et quelle époque formidable !

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 21:12

Par Bernard-Henri Lévy

Dans son bloc-notes, Bernard-Henri Levy évoque “la triste fin de Jimmy Carter”. L’ancien président américain a fait une tournée remarquée au Proche-Orient.

Le problème n'est évidemment pas de discuter, ou non, avec les Syriens-tous, peu ou prou, le font.

Il n'est pas d'aller rencontrer, à Damas, le chef en exil du Hamas-les mêmes, Israéliens compris, finiront un jour ou l'autre par s'y résoudre en vertu du vieux principe selon lequel c'est avec ses ennemis, non avec ses amis, qu'il faut, à la fin des fins, dialoguer, faire la paix et s'entendre.

Non.

  • Le problème, c'est la façon dont l'ex-président Carter s'y est pris.
  • Le problème, c'est l'inutile et spectaculaire accolade donnée, à Ramallah, au dignitaire du Hamas Nasser Shaer.
  • Le problème, c'est cette gerbe pieusement déposée sur la tombe d'un Yasser Arafat dont il sait, comme tout le monde, l'obstacle qu'il fut à la paix.
  • Le problème, c'est, au Caire, et à en croire un autre responsable du Hamas, Mahmoud al-Zahar, qui n'a pas été démenti, le fait qu'il ait pu qualifier de « mouvement de libération nationale » un parti, le Hamas donc, qui a fait du culte de la mort, de la mythologie du sang et de la race, de l'antisémitisme version « Protocoles des sages de Sion », les piliers de son idéologie.
  • Le problème, c'est, encore, le formidable pied de nez que lui a adressé le chef en exil du parti, Khaled Mechaal, en lançant, à Keren Shalom, alors même qu'il le recevait, son premier gros attentat à la voiture piégée depuis plusieurs mois-et le problème, c'est que l'événement n'arracha à M. Carter, tout empêtré qu'il était dans ses calculs de médiateur autoproclamé, pas un mot d'émotion ni de réprobation.

L'ex-président, dira-t-on, est coutumier du fait.

Et ce n'est pas d'hier que date l'étrange dérive de celui qui fut, il y a trente ans, l'un des artisans de la paix avec l'Egypte et qui n'a cessé, depuis, de vilipender Israël, de comparer son système politique à celui de l'Afrique du Sud à l' époque de l'apartheid, d'ignorer son désir de paix non moins réel que ses erreurs, de nier jusqu'à ses souffrances (entre autres exemples, cette intervention, il y a un an, sur la chaîne de télévision CBS où il déclarait que le Hamas n'avait plus commis, depuis des années, le moindre attentat ayant coûté la vie à des civils-et cela, en oubliant le meurtre de six personnes au terminal de Karni et celui, le 30 août 2004, de 16 occupants de deux bus à Beersheba).

Une chose est, pourtant, de parler à CBS ; une autre est de prononcer les mêmes mots, sans mandat, mais fort d'une indiscutable autorité morale, au plus près des belligérants.

Une chose est de dire, à Dublin, le 19 juin 2007, que les vrais criminels ne sont pas ceux qui claironnent comme Mechaal qu'Israël doit, « avant de mourir », être « humilié et dégradé » mais ceux qui préféreraient voir ces sympathiques personnages écartés tôt ou tard (et, si possible, plus tôt que tard) des cercles du pouvoir-une autre est de venir, sur place, appuyer de tout son poids les éléments les plus radicaux, les plus hostiles à la paix, les plus profondément nihilistes, du camp palestinien.

La vérité est que, voudrait-on déconsidérer l'autre bord, voudrait-on achever d'humilier et ridiculiser le seul haut dirigeant palestinien-Mahmoud Abbas-qui continue, au péril de sa vie, de croire en la solution des deux Etats, voudrait-on, en un mot, ruiner les derniers rêves des hommes et femmes de bonne volonté qui croient encore en la paix, que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Alors, qu'est-il arrivé à l'ancien prix Nobel de la paix ?

Est-ce la vanité de celui qui n'est plus rien et qui veut, avant de quitter la scène, un dernier quart d'heure de lumière ?

Est-ce la sénilité d'un politique qui a perdu le contact avec le réel et, au passage, avec son parti (Barack Obama, plus nettement encore que sa rivale, vient de rappeler qu'il n'est possible de « s'asseoir » avec les gens du Hamas que s'ils « renoncent au terrorisme, reconnaissent le droit d'Israël à exister, et respectent les accords passés ») ?

Serait-ce une variante de la haine de soi et, en l'espèce, la haine de son propre passé de grand faiseur de paix ?

Toutes les hypothèses sont permises.

Mais ce qui est sûr c'est que l'ex-président Carter avait un point commun avec le bientôt ex-président Bush : ce sont deux « born again », deux chrétiens « nés une seconde fois », avec tout ce que cette mystique, fréquente dans les Eglises évangéliques d'aujourd'hui, suppose d'obscurantisme.

Il en avait un autre que ne dément, hélas, pas la fin du mandat de George W. Bush : ils resteront, l'un comme l'autre, dans un ordre que l'Histoire saura déterminer, comme deux des plus mauvais présidents qu'auront connus les Etats-Unis.

Eh bien, en voici un troisième, lié aux deux premiers et dont le cas Carter apprend qu'il survit, hélas, et pour longtemps, à l'exercice du pouvoir (avis à ceux qui s'imaginent être, dans six mois, définitivement débarrassés du président en exercice !) : une identique capacité à transformer leurs erreurs politiques en désastreuses fautes morale

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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 20:36

lu sur le site de : http://mais-si-srael.over-blog.fr

Les musulmans britanniques sont "outragés" par les mesures anti-terroristes instituées après le 7/7 et le 21/7 .

  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand des nécrophiles Arabes ont mutilé les corps de 4 Américains près de Fallujah, ont marché sur leurs crânes brûlés, et ont accroché leurs corps brûlés sur un pont ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les "Palestiniens" lynchaient et mutilaient les corps de deux soldats réservistes, pères de familles égarés par erreur à Ramallah ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand 19 musulmans ont fait sauter le World Trade Center et le Pentagone le 11 septembre ?
  • Où sont ces musulmans "outragés" quand les musulmans continuent à massacrer les Chrétiens soudanais et les non-musulmans du Darfour et ailleurs au Sud Soudan?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand des musulmans du GIA et du FIS ont massacré 150.000 musulmans, violé leurs filles et leurs femmes et pillé leurs biens?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les musulmans ont fait sauter le vol 103 de Pan Am à Lockerbie ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les musulmans ont bombardé le baraquements des marine au Liban tuant 241 Américains en 1983 ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les musulmans ont bombardé l'USS COLE ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les musulmans ont bombardé les Ambassades Americaines en Afrique (En Tanzanie et au Kenya), tuant 231 personnes ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand Abou Mazen a organisé l'attaque terroriste de '"Septembre Noir" pendant les Jeux Olympiques de Munich, tuant 11 athlètes Israéliens et un citoyen Américain?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand le 18 juillet 1994 au moins 96 personnes furent tuées quand une bombe éclata dans un centre social juif à Buenos-aires?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand Abou Abbas a jeta Leon Klinghoffer , un invalide en chaise roulante, par dessus bord du paquebot de croisière l’Achille Lauro?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les émeutiers "palestiniens" incendièrent un lieu sacré pour les juifs, le tombeau de Joseph?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les Talibans ont fait sauter les statues Bouddhistes en Afghanistan?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand deux explosions simultanées soufflèrent deux synagogues d'Istanbul, tuant au moins 15 personnes et en blessant au moins 140?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" après l’attentat contre une des plus vieilles Synagogues de Tunisie a Djerba, tuant 14 Allemands, 5 Tunisiens et un Français?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" après les attentats meurtriers de Madrid du 11 mars 2005 qui tuèrent 191 personnes, en blessèrent plus de 1.500 et dont les survivants luttent toujours pour reconstruire leurs vies?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les "Palestiniens" distribuaient des bonbons pour célébrer la mort de 3000 Américains dans l'attaque suicide du 11 septembre?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand l'attaque suicide de la Jamah Islamiyah tua 12 personnes et en blessa 150 a l'hôtel Marriott de Jakarta, en Indonésie?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand des attentats à la bombe perpétrés par des terroristes marocains tuèrent 28 personnes et en blessèrent plus de 100 à Casablanca?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand les bombardiers de suicide ont tué 12 personnes au Kenya a l'hôtel Paradis( Paradise Hotel) et quand deux missiles sol- air tirees par des terroristes Musulmans ont failli d'abattre un avion de ligne Israélien avec tous ses passagers ?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand presque 200 personnes furent tués dans une boîte de nuit de l'île indonésienne de Bali?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand 300.000 corps de citoyens Irakiens, massacrés par Saddam et ses sbires, furent trouvés dans des fausses communes?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand Daniel Pearl, un journaliste du Wall Street Journal fut brutalement égorgé. Cet acte de sauvagerie fut enregistré sur vidéo avec la participation d'un citoyen britannique musulman?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand deux musulmans britanniques (nés en Angleterre) sont allés se faire exploser dans une discothèque, Le Mike's Place, à Tel-Aviv, tuant 3 personnes et en blessant 50?
  • Où étaient ces musulmans "outragés" quand des hôtels de Taba et Sharm El Sheikh sautèrent, entraînant des morts horribles?
  • Où était leur indignation ?

 libertyvox: adaptation du texte d'Etabori

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28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 20:41

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
27 décembre 2007

http://fr.danielpipes.org/article/5302

Version originale anglaise: The Palestinian Economy in Shambles
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Comme je le montrais la semaine passée, l'aide financière aux Palestiniens a pour effet pervers et contreproductif d'accroître leur taux d'homicides et d'actes terroristes. Cette semaine, je propose deux constats peut-être plus étranges encore à propos des dons occidentaux de plusieurs milliards de dollars, brisant tous les records d'aide par habitant: premièrement, ils appauvrissent les Palestiniens. Deuxièmement, la paupérisation palestinienne est une chose positive à long terme.

Pour commencer, quelques données de base sur l'économie palestinienne tirées d'une excellente étude de Ziv Hellman, «Terminal Situation» (phase terminale), parue dans l'édition du 24 décembre du Jerusalem Report:

  • Le revenu annuel par habitant des Palestiniens a reculé d'environ 40% depuis son sommet de 2000 dollars atteint en 1992 (avant le début du processus d'Oslo) pour passer à 1200 dollars actuellement.
  • En Israël, le revenu annuel par habitant était 10 fois supérieur à celui des Palestiniens en 1967 – il est maintenant 23 fois plus important.
  • À Gaza, la pauvreté profonde a passé de 22% de la population en 1998 à près de 35% en 2006; ce taux serait de quelque 67% sans les versements et les aides en nourriture.
  • Les investissements étrangers directs sont pratiquement inexistants et les capitaux locaux sont en majeure partie envoyés à l'étranger ou investis dans l'immobilier ou les transactions à court terme.
  • Hellman écrit que l'économie de l'Autorité palestinienne «est largement basée sur des monopoles de divers secteurs octroyés par les officiels de l'AP en échange de pots-de-vin».
  • Le personnel de l'AP est si pléthorique que les charges salariales y dépassent à elles seules la totalité des produits.
  • Les dysfonctionnements du système judiciaire de l'AP ont pour conséquence que les litiges commerciaux y sont généralement réglés par des bandes armées.

C'est ainsi que Hellman, logiquement, qualifie l'économie palestinienne de «désastreuse».

Et ce désastre n'a rien pour surprendre car, comme l'ont relevé feu Lord Bauer et d'autres, l'aide étrangère ne marche pas. Elle corrompt et déforme l'économie – et plus les montants sont élevés, plus les dégâts sont importants. Un détail révélateur: pendant certaines périodes du règne de Yasser Arafat, un tiers du budget de l'Autorité palestinienne était affecté aux «dépenses de la présidence», sans autres explications, contrôles ou actes comptables. La Banque mondiale s'en plaignit, mais le gouvernement israélien et l'Union européenne acceptèrent cet arrangement malhonnête, de sorte qu'il a été maintenu.

 

La conférence de Paris en faveur de «l'État palestinien» a permis de réunir pour 7,4 milliards de promesses de dons le 17 décembre 2007. © V.Chemla/GIN

   
En fait, l'Autorité palestinienne constitue un parfait exemple d'économie ruinée par étouffement sous des dons bien intentionnés mais malavisés. Les 7,4 milliards de dollars qui lui ont été promis récemment pour les années 2008 à 2010 vont encore aggraver les choses.

Mais, paradoxalement, cette erreur pourrait aider à résoudre le conflit israélo-arabe. Pour comprendre pourquoi, examinons les deux modèles en présence expliquant l'extrémisme et la violence – la souffrance et l'exaltation.

Le modèle de la souffrance, auquel se rallient tous les États occidentaux, attribue le comportement des Palestiniens à la pauvreté, à l'isolation, aux barrages routiers israéliens, à l'absence d'un État, etc. Mahmoud Abbas, le leader de l'AP, résuma ce point de vue lors de la conférence d'Annapolis, en novembre: «le manque d'espoir, le désespoir accablant (…) alimentent l'extrémisme.» Éliminons ces souffrances et les Palestiniens, soi-disant, tourneront leur attention vers des préoccupations constructives telles que le développement économique et la démocratie. Le problème est que ce changement n'intervient jamais.

Le modèle de l'exaltation prend la logique d'Abbas à rebrousse-poil: l'extrémisme est en fait alimenté par l'absence de désespoir et par des espoirs exacerbés. Pour les Palestiniens, l'espoir naît d'une perception de la faiblesse d'Israël, laquelle génère un optimisme, un enthousiasme à l'idée que l'État juif peut être éliminé. À l'inverse, lorsque les Palestiniens se sentent impuissants contre Israël, ils se consacrent à des tâches plus banales telles que gagner leur vie et éduquer leurs enfants. Relevons ici que l'économie palestinienne a atteint son sommet en 1992, après la chute de l'Union soviétique et la guerre d'Irak, soit justement lorsque les espoirs d'éliminer Israël touchaient leur plancher.

L'exaltation, et non la souffrance, permet d'expliquer le comportement belliqueux des Palestiniens. Ainsi, dans ce cadre, tout ce qui réduit la confiance en eux des Palestiniens est une bonne chose. Une économie en berne rend les Palestiniens dépressifs, sans parler de leurs capacités militaires et autres, ce qui nous rapproche d'une solution au conflit.

Les Palestiniens doivent ressentir toute l'amertume de l'échec pour pouvoir abandonner leur objectif malsain qui consiste à éliminer leur voisin israélien et commencer à construire une économie, un système politique, une société et une culture qui leur sont propres. Il n'y a pas de raccourcis vers cette issue favorable. Ceux qui se préoccupent authentiquement du sort des Palestiniens doivent souhaiter que leur désespoir soit imminent, de sorte que des gens talentueux et dignes puissent émerger du barbarisme actuel et bâtir un avenir convenable.

Ainsi, par une curieuse ironie du sort, l'énorme gaspillage de l'aide financière occidentale va accélérer ce désespoir de deux manières: en favorisant le terrorisme et en pervertissant l'économie, deux phénomènes qui impliquent un déclin économique. La loi des effets pervers a rarement travaillé de manière aussi imaginative.

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 15:46

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
19 décembre 2007
http://fr.danielpipes.org/article/5278

Version originale anglaise: Fund the Palestinians? Bad Idea
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Le financement plus que généreux de Mahmoud Abbas et de l'Autorité palestinienne en vue d'instaurer la paix est l'un des axes constants de la politique occidentale – y compris israélienne – depuis la prise du pouvoir par le Hamas à Gaza, en juin dernier. Cet afflux de fonds est contreproductif et doit être stoppé. Urgemment.

Un peu de contexte: Paul Morro, du Service de recherche du Congrès, indique qu'en 2006, l'Union européenne et ses États membres ont donné 815 millions de dollars à l'Autorité palestinienne; les États-Unis ont versé 468 millions de dollars. L'ensemble des dons atteint un total de quelque 1,5 milliard de dollars.

Et l'aubaine ne cesse de prendre de l'ampleur. Le président George W. Bush a demandé un supplément de 410 millions de dollars en octobre, après une donation de 77 millions de dollars plus tôt cette année. Le Département d'État justifie cette somme somptueuse en affirmant qu'elle «répond à un besoin crucial et immédiat de soutenir un nouveau gouvernement de l'Autorité palestinienne (AP) que les États-Unis et Israël considèrent comme un authentique allié pour la paix». Lors d'une audition récente, Gary Ackerman, président de la sous-commission parlementaire sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud, a approuvé le don supplémentaire.

Bien décidée à ne pas se contenter de l'argent des contribuables, la secrétaire d'État Condoleezza Rice lança le 3 décembre dernier un plan de partenariat privé – «U.S.-Palestinian Public Private Partnership» – impliquant des poids-lourds financiers tels que Sandy Weill et Lester Crown, afin de financer, selon Rice, «des projets permettant d'atteindre directement les jeunes Palestiniens, de les préparer aux responsabilités de la citoyenneté et de la gouvernance» et qui «ont un énorme impact positif».

Un rapport indique que l'Union européenne a transféré près de 2,5 milliards de dollars aux Palestiniens cette année.

Sur ces entrefaites, Abbas a annoncé son objectif de collecter des promesses pour un total de 5,8 milliards de dollars d'aides sur une période de trois ans, de 2008 à 2010, lors d'une «Conférence des donateurs de l'Autorité palestinienne» à laquelle ont assisté 90 États lundi à Paris (sur la base de la meilleure estimation disponible qui fait état de 1,35 million de Palestiniens en Cisjordanie, cela équivaut à une somme d'argent ahurissante: plus de 1400 dollars par an et par habitant, soit à peu près le revenu annuel d'un Égyptien). Avec l'accord du gouvernement israélien, Abbas a immédiatement réuni le montant souhaité pour 2008 lors de la conférence des donateurs.

Bon, si ça marche, c'est une affaire, n'est-ce pas? Quelques milliards pour mettre un terme à un dangereux conflit centenaire – c'est donné.

Mais des recherches novatrices signées par Steven Stotsky, un analyste du «Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America» (CAMERA) montrent qu'historiquement, les afflux de fonds versés aux Palestiniens ont eu l'effet contraire. En se basant sur les données de la Banque mondiale, du Fond monétaire international et d'autres statistiques officielles, Stotsky compare deux évolutions intervenues depuis 1999: celle de l'aide budgétaire annuelle à l'Autorité palestinienne et le nombre annuel d'homicides commis par des Palestiniens (incluant tant les activités criminelles que le terrorisme et les victimes tant israéliennes que palestiniennes). Combinées sur un même graphique, les deux courbes présentent des similitudes troublantes:

 

 

La corrélation est encore plus nette lorsque l'aide est superposée aux homicides commis l'année suivante:

 

 

Bref, pour chaque montant d'env. 1,25 million de dollars versé, on peut compter une mort violente dans l'année. Comme le souligne Stotsky, «ces statistiques ne signifient pas que l'aide étrangère est la cause des violences, mais elles remettent en question l'efficacité des donations de l'extérieur dans la lutte pour promouvoir la modération et contrer le terrorisme».

Le cas palestinien s'inscrit dans un phénomène plus général, comme l'ont relevé Jean-Paul Azam et Alexandra Delacroix dans un article de 2005, «Aid and the Delegated Fight Against Terrorism» (l'aide et la délégation de la lutte contre le terrorisme). Ils y révèlent ainsi «des résultats empiriques très solides montrant que les ressources investies dans les activités terroristes d'un pays quelconque affichent une corrélation positive avec le montant de l'aide étrangère reçue par ce pays» – plus il y a d'aide, plus il y a de terrorisme.

Si ces études s'opposent à l'hypothèse conventionnelle voulant que les Palestiniens soient poussés à la violence par la pauvreté, le chômage, la répression, l'«occupation» et le malaise, elles confirment en revanche l'argumentation que je défends depuis bien longtemps et selon laquelle le problème vient de l'exaltation des Palestiniens. Mieux les Palestiniens sont financés, plus ils sont forts et plus ils se sentent enclins à prendre les armes.

Une conception incohérente de l'économie de la guerre prévaut en Israël depuis le début des négociations d'Oslo, en 1993. Au lieu de priver leurs ennemis palestiniens de ressources, les Israéliens ont alors suivi les rêveries mystiques de Shimon Peres, exprimées notamment dans son ouvrage de 1993, The New Middle East (Le nouveau Moyen-Orient), et les ont renforcés au plan économique. Comme je l'écrivais en 2001, cela «revient à envoyer des ressources à l'ennemi alors que les combats font encore rage – ce qui n'est pas une très brillante idée».

Plutôt que de financer davantage encore le bellicisme palestinien, les États occidentaux, à commencer par Israël, devraient supprimer tous les soutiens financiers à l'Autorité palestinienne.

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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 10:42

C’est du cœur même d’Israël que Roland Dajoux porte son regard lucide sur la palestinophrénie de nos élites.

http://www.libertyvox.com/article.php?id=286

Conférence des donateurs pour les Palestiniens : Ou comment redorer son blason sur le dos d’Israël.


«Ceux qui parlent encore de paix et de fraternité dans un monde empli de mensonges et d’hypocrisie, n’agitent que du vent». Abraham Livni.(1)

Depuis des décennies, le conflit palestino israélien demeure au centre de l’actualité. Pourtant d’autres conflits plus meurtriers existent sur le reste de la planète et dont l’issue est indifférente au reste du monde. Ces guerres oubliées (2) font des millions de victimes et de réfugiés que l’on appelle pudiquement des personnes déplacées dans l’indifférence et à l’abri des caméras. L’Angola, le Sri Lanka, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie, la Corée du nord, la Colombie, le Soudan, le Darfour (3) n’intéressent les médias que par intermittence.

Toutes affaires cessantes, le 17 décembre 2007, Paris a pris l’initiative de réunir quelque 90 délégations venues de 70 pays à la conférence des donateurs en faveur des Palestiniens. Dans son discours de bienvenue, Nicolas Sarkozy s’est engagé à œuvrer à la création, avant la fin de l’année 2008, d’un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable, vivant en paix et en sécurité au côté d’Israël.
Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne et son premier ministre Salam Fayed réclamaient une aide de 5,6 milliards de dollars, ils en ont obtenu 7,4. L’Union Européenne vient en tête des donateurs avec une somme de 630 millions de dollars, les Etats-Unis, 555 millions de dollars et l’Arabie Saoudite 500 millions de dollars. Pour sa part, la France a annoncé la somme de 300 millions de dollars. Par contre, les ministres des affaires étrangères des autres pays arabes n’ont pas prévu, jusqu’à présent d’assistance financière pour les Palestiniens !

Comment comprendre cet assaut de générosité de l’Occident en faveur exclusivement des Palestiniens ?

Les Palestiniens seraient-ils les seuls martyrs du monde ?
La paix au Moyen-Orient se résume-t-elle à une question d’argent ?
Depuis 1993, la communauté internationale a déjà versé à l’Autorité Palestinienne une manne financière de quelque 10 milliards de dollars ! La situation socio-économique des Palestiniens s’est-elle améliorée pour autant ? La corruption, le terrorisme, l’enseignement de la haine d’Israël, la propagande anti-israélienne ont-ils disparus?
Est-il juste que l’Autorité Palestinienne reçoive de l’argent et qu’Israël doive payer le prix de la paix ?

Nicolas Sarkozy a défini trois objectifs :

1- «La paix ne se fera pas sans Gaza, partie intégrante du futur Etat palestinien. La paix ne se fera pas sous la houlette de groupes qui refusent l’existence d’Israël -ce n’est pas acceptable– et imposent leur contrôle par la violence». Pour Nicolas Sarkozy, la paix est donc conditionnée au renoncement du Hamas à Gaza et à l’abandon du terrorisme ! En l’état actuel de la situation, ces deux conditions sont absolument irréalistes.

2- «Le deuxième objectif c’est le soutien à l’économie palestinienne. Elle ne peut se développer sans un changement radical sur le terrain. Le gel complet et immédiat de la colonisation est une priorité… les institutions palestiniennes de Jérusalem-Est, notamment la chambre de commerce, doivent rouvrir leurs portes». Dans ce deuxième objectif, Nicolas Sarkozy conditionne cette fois-ci, l’engagement des Palestiniens à Israël, il exonère ainsi Mahmoud Abbas de toute responsabilité en cas d’échec et préjuge de la division de Jérusalem, rejetée par la grande majorité des Israéliens.

3- «L’Autorité palestinienne s’est engagée à assurer le respect de la loi et de l’ordre… Israël doit se retirer de la Cisjordanie». Nicolas Sarkozy ajoute : «Le temps est venu de mettre fin à l’occupation qui a commencé en 1967». En utilisant l’argumentation contestable des Palestiniens qui parlent de colonisation et d’occupation au lieu de parler de territoires «contestés». Nicolas Sarkozy ne prend-t-il pas fait et cause pour les Palestiniens ?
En effet, les Palestiniens et les anti-israéliens omettent toujours de dire que jusqu’en 1967, la bande de Gaza était sous domination égyptienne et qu’en 1950, la Jordanie avait annexé la Judée et la Samarie, sous le nom de Cisjordanie. On oublie de dire que c’est à l’occasion d’une attaque jordanienne, assistée de forces irakiennes, qu’Israël remporta la victoire dans cette guerre défensive en juin 1967. En 1948 Israël ne contrôlait ni la Cisjordanie ni la bande de Gaza et pendant les vingt premières années du conflit israélo-arabe, il n’y a jamais eu de revendication palestinienne sur ces territoires.

Quelles sont donc les motivations de l’Occident ?

Voudrait-il se racheter une bonne conduite sur le dos d’Israël ? La «cause palestinienne» ne serait-elle pas tout simplement la mauvaise conscience de l’Occident et un bon prétexte pour l’Islam ?

Pourquoi le monde tourne-t-il ses regards vers ce petit lopin de terre situé au confluent de trois continents : Eretz Israël : la Terre d’Israël ? Considérée par toutes les religions monothéistes comme la «Terre Sainte» elle est appelée, plus précisément en hébreu Eretz hakodech, littéralement la «Terre de la sainteté». Débaptisée par les Romains, elle fut pendant des siècles affublée du nom de Palestine, Jérusalem devint Aélia Capitolina et les Juifs du Royaume d’Israël furent contraints à l’exil. Cependant une présence juive s’est maintenue au fil des siècles malgré bien des difficultés, notamment au moment des Croisades et des conquêtes de Mahomet puis des Califes.
Le peuple juif, en retournant sur sa terre, ne revendique que le pays qui lui appartient. Il n’a aucune visée expansionniste comme certains voudraient le faire croire. Le retour d’Israël sur son territoire historique n’est en rien comparable aux conquêtes de l’Islam par Mahomet puis par ses successeurs qui ont envahi et annexé par la guerre, l’Asie jusqu’à l’Inde, les rives de la Méditerranée et de l’Afrique, depuis l’Atlantique jusqu’à l’Espagne.
Au moment de la création d’Israël, alors que ses dirigeants annonçaient le caractère juif de leur pays, ils s’empressaient d’y associer les principes de liberté universaliste attachés au judaïsme: liberté de culte, accès aux lieux saints, égalité des habitants, proposition de paix aux pays voisins. De leur côté, les Etats arabes minés par leurs dissensions internes n’étaient capables de retrouver leur unité que sur le terrain de l’exclusion et de la destruction de l’Etat d’Israël.

Certains médias, la majorité des auteurs musulmans et certains autoproclamés «nouveaux historiens», tels Ilan Pappé, Tom Segev ou Benny Morris, voulant défendre «la cause palestinienne», ont mis un point d’honneur à désinformer en plaçant constamment Israël dans la situation d’occupants et en les accusant d’avoir expulsé les Palestiniens. (4)
A voir et à entendre ces auteurs, Israël est l’oppresseur d’un peuple sans défense. Ces fils de déportés ont pris la défroque de leurs bourreaux pour le devenir à leur tour. Ils n’hésitent pas à affamer leurs semblables et à les chasser de leurs terres. Bref, ces Juifs se comportent en vrais nazis ! Le choix d’expressions telles que colons, Jérusalem occupée, implantations juives, apartheid… témoigne de la volonté d’attacher aux fils d’Israël une image d’étrangers sur leur propre terre. Cette constante anti-israélienne est dangereuse car elle répond à un double objectif : celui de porter préjudice à un peuple qui revient sur sa terre après deux mille ans d’exil et, dans un avenir plus lointain, celui de nier l’existence et l’identité du peuple juif en réécrivant son histoire.

Monsieur Sarkozy, la recherche de la paix est noble lorsqu’elle associe un impératif moral, comme celui de la recherche de la justice et de la vérité. Mais cette démarche pour la paix nécessite courage, force et détermination, contrairement aux pacifistes naïfs qui vivent dans le confort et qui sont prêts à accepter toutes les compromissions. Au Moyen-Orient, tous les processus, dits de paix, ont échoué parce que l’Islam ne renonce pas à la moindre parcelle de terre qui a été islamisée par le djihad au cours de l’Histoire. Selon l’Islam, la paix ne sera possible que lorsque toute la terre sera islamisée! (5)
Pour tous les musulmans, l’Islam est l’unique religion véridique, définitive et universelle. Selon sa doctrine, un jour viendra où toute l’humanité fera de l’Islam sa religion! Il ne faut jamais oublier que l’Islam englobe, dans une même entité, religion, politique et expansion territoriale. Dans les États arabes qu’on dit laïques, l’Islam est toujours la religion officielle. Il n’existe pas de séparation entre l’Église et l’État comme chez les Chrétiens, ou de la Royauté et de la Sainteté comme dans le Judaïsme.

Pourquoi le monde veut-il nier que le combat d’Israël pour retrouver sa terre et sa capitale Jérusalem comporte justement cet impératif moral dont parle si bien Saint Thomas d’Aquin qui trouve une légitimité à la guerre, si la cause est juste et si la paix en est la finalité.

Pourquoi ne pas reconnaître que c’est exactement ce combat que mène aujourd’hui Israël contre un terrorisme islamique qui n’accepte aucun compromis ? Ce terrorisme ne se contente pas de supprimer Israël des cartes de géographie dans ses manuels d’écoles, il prône l’élimination physique de l’État hébreu et dispense, dès le berceau, un enseignement de la haine des Juifs.
"La paix, qui donc l’a inventée si ce ne sont les prophètes de la Bible, il y a trois millénaires ? En contradiction flagrante avec l’ensemble des conceptions culturelles, morales et métaphysiques de leur époque et celles qui les ont précédées, les prophètes bibliques sont les seuls à n’avoir pas voulu croire que l’âge d’or, berceau de l’humanité, était définitivement englouti dans le passé, et que l’avenir de l’histoire ne pouvait plus constituer qu’un courant, sans issue ni fin, de luttes, de catastrophes, de guerres." André Neher. (6)

Les conférences pour la paix peuvent donner l’illusion dangereuse que l’ennemi pourrait devenir un partenaire de paix. Israël n’en n’est pas dupe et en aucun cas il ne négociera sa survie.


© Roland Y. Dajoux pour LibertyVox

Pour joindre l’auteur: daju@netvision.net.il

Notes:
1- Le retour d’Israël et l’espérance du monde. Éditions du Rocher.
2- Réflexions sur la Guerre, le Mal et la fin de l’Histoire. B.H. Lévy. Grasset.
3- Le Darfour est la scène d’affrontements meurtriers entre des rebelles africains et des milices arabes appuyées par l’Etat qui veut réduire ces soulèvements. En trois ans, plus de 400 000 personnes ont déjà péri et 2 millions ont dû quitter leurs villages. Pendant les six dernières années, le conflit israélo-palestinien a entraîné la mort de 4.300 Palestiniens et de 1.100 israéliens.
4- Dominique Vidal avec Sébastien Boussois. Comment Israël expulsa les Palestiniens. (1947-1949) Les Editions de l’Atelier.
5- On retrouve explicitement cette conception islamique de la paix dans l’article 31 de la Charte du Hamas (cf. annexe 3). « Cette paix n’est possible que sous la bannière de l’Islam »
6- André Néher, Jérusalem vécu juif et message, Éditions du Rocher. Collection Hatsour. 1984.
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 16:15

 

par Daniel Pipes
Jerusalem Post
29 novembre 2007
http://fr.danielpipes.org/article/5150
Version originale anglaise: Accept Israel as the Jewish State?
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Étonnamment, la combinaison entre les bases faussées de la rencontre d'Annapolis et la mollesse du premier ministre israélien Ehud Olmert («la paix est affaire de concession») a généré quelque chose d'utile. En effet, rompant avec ses prédécesseurs, Olmert a exigé avec vigueur que ses partenaires de négociation palestiniens acceptent l'existence permanente d'Israël en tant qu'État juif, suscitant ainsi une réaction révélatrice.

Olmert annonça le 11 novembre que si les Palestiniens ne reconnaissaient pas Israël comme «un État juif», les discussions d'Annapolis seraient stoppées. «Je n'ai pas l'intention de transiger d'une quelconque manière sur la question de l'État juif. Cela constituera une condition à notre reconnaissance d'un État palestinien.»

Il confirma cette position le lendemain, qualifiant la «reconnaissance d'Israël comme un État pour le peuple juif» de «point de départ à toutes les négociations. Nous n'entamerons aucun débat avec qui que ce soit sur le fait qu'Israël est un État pour le peuple juif.» Il releva aussi que les dirigeants palestiniens doivent «avoir la volonté de faire la paix avec Israël en tant qu'État Juif».

La mise en exergue de ce point a l'avantage d'attirer l'attention sur la question centrale du conflit israélo-arabe – le sionisme, le mouvement nationaliste juif, un aspect généralement ignoré dans le brouhaha des négociations. De fait, quasiment depuis la naissance de l'État, les pourparlers se sont concentrés sur la complexité de questions secondaires telles que les frontières, la disposition des troupes, le contrôle de l'armement et des armes, les lieux sacrés, les ressources naturelles, les droits d'établissement, la représentation diplomatique et les relations étrangères.

Les dirigeants palestiniens ont répliqué rapidement et sans équivoque à l'exigence d'Olmert:

  • Le Higher Arab Monitoring Committee de Nazareth décida à l'unanimité d'appeler l'Autorité palestinienne à ne pas reconnaître Israël comme un État juif.
  • Salam Fayad, le «premier ministre» de l'Autorité palestinienne: «Israël peut se définir comme il lui plaît, mais les Palestiniens ne le reconnaîtront pas comme État juif.»
  • Yasser Abed Rabbo, secrétaire général du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine: «Cette question n'est pas sur la table de négociation; elle est destinée à la consommation interne [israélienne].»
  • Ahmad Qurei, chef des négociateurs palestiniens: «Cette [exigence] est rejetée catégoriquement.»
  • Saeb Erekat, responsable des négociations de l'OLP: «Les Palestiniens ne reconnaîtront jamais l'identité juive d'Israël. (…) Il n'existe aucun pays dans le monde où les identités religieuse et nationale sont liées de cette manière.»
 

Saeb Erekat (à gauche), responsable des négociations de l'OLP, avec Condoleezza Rice, la secrétaire d'État américaine.

   
La généralisation d'Erekat est à la fois curieuse et révélatrice. Non seulement 56 États et l'OLP appartiennent à l'Organisation de la conférence islamique, mais la plupart d'entre eux, y compris l'OLP, font de la charia (la loi islamique) leur principale ou unique source de législation. L'Arabie Saoudite exige même que tous ses sujets soient musulmans.

En outre, le lien entre la religion et la nation n'est de loin pas l'apanage des pays musulmans. Comme le relève Jeff Jacoby, du Boston Globe, la loi argentine «charge le gouvernement de soutenir la foi catholique romaine. La reine Elizabeth II est le Gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre. Dans le royaume himalayen du Bhoutan, la constitution proclame que le Bouddhisme est l'‹héritage spirituel› de la nation. La deuxième partie de la constitution grecque déclare que ‹la religion dominante en Grèce est celle de l'Église orthodoxe orientale du Christ›.»

Pourquoi, donc, ce faux refus de principe de reconnaître Israël comme un État juif? Peut-être parce que l'OLP nourrit toujours l'intention d'éliminer Israël en tant qu'État juif, justement.

Je dis bien «éliminer» et non détruire. Oui, jusqu'à présent, l'antisionisme a essentiellement revêtu une forme militaire, du «jetez les Juifs à la mer» de Gamal Abdel Nasser à l'«Israël doit être rayé de la carte» de Mahmoud Ahmadinejad. Mais la puissance des Forces de défense israéliennes a poussé l'antisionisme vers une démarche plus subtile, qui consiste à accepter un État israélien puis à en démanteler le caractère juif. Les antisionistes envisagent plusieurs moyens d'y parvenir:

Démographie. Les Palestiniens pourraient submerger la population juive d'Israël, un objectif signalé par leur exigence d'un «droit au retour» et par leur guerre des ventres.

Politique. Les citoyens arabes d'Israël rejettent toujours davantage la nature juive du pays et exigent qu'il devienne un État binational.

Terreur. Les quelque 100 attentats palestiniens hebdomadaires perpétrés entre septembre 2000 et septembre 2005 visaient à susciter le déclin économique, l'émigration et une politique d'apaisement en Israël.

Isolation. Toutes ces résolutions des Nations Unies, ces condamnations dans la presse et ces attaques sur les campus sont destinées à miner l'esprit sioniste.

La reconnaissance par les Arabes de la nature juive d'Israël doit revêtir une priorité diplomatique maximale. Les négociations devraient être stoppées et gelées jusqu'à que les Palestiniens acceptent formellement le sionisme puis mettent un terme à toutes leurs stratégies visant à éliminer Israël. D'ici-là, il n'y a rien à discuter.

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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 10:28

Par Caroline B. Glick

http://www.jewishworldreview.com/1107/glick113007.php3

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Cette semaine, l’administration Bush a légitimé l’antisémitisme arabe. Pour plaire aux Saoudiens et à leurs frères arabes, l’administration Bush a donné son accord pour séparer physiquement les Juifs des Arabes à la conférence d’Annapolis, d’une manière qui s’aligne sur les politiques d’apartheid du monde arabe, qui interdit aux Israéliens de poser le pied sur le sol arabe.

Evidente partout, la discrimination contre Israël reçut sa plus forte expression à la principale assemblée de la conférence d’Annapolis mardi dernier. Là, en accord avec les exigences saoudiennes, les Américains interdirent aux représentants israéliens d’entrer dans le hall par la même porte que les Arabes.

A la réunion des ministres des affaires étrangères du mercredi, la ministre Tzipi Livni interpella ses homologues arabes sur leur comportement discriminatoire. « Pourquoi personne ne veut-il me serrer la main ? Pourquoi personne ne veut-il être vu discutant avec moi ? » demanda-t-elle ostensiblement.

La ministre des affaires étrangères d’Israël humiliée ne reçut aucun soutien de son homologue américaine. La secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, qui passa son enfance dans le Sud américain ségrégationniste, a pris le parti des Arabes. Bien qu’assez polie pour remarquer qu’elle ne soutient pas le massacre des Israéliens, elle ne fit pas mystère du fait que ses vraies sympathies penchent vers les Arabes racistes.

Comme elle le formula : « Je sais ce que c’est que d’entendre que vous ne pouvez pas aller sur une route ou à travers un point de contrôle parce que vous êtes un Palestinien.
Je comprends le sentiment d’humiliation et d’impuissance ».

Les remarques de Rice montrent clairement que pour la Secrétaire d’Etat, il n’y a pas de différence entre les Israéliens essayant de se défendre eux-mêmes contre une société palestinienne jihadiste qui soutient la destruction de l’Etat juif, et des Sudistes blancs intolérants qui opprimaient les Noirs américains du fait de la couleur de leur peau. Il est vrai qu’Israël a des problèmes de sécurité, mais en ce qui concerne Rice, les Palestiniens sont les victimes innocentes. Ce sont ceux qui sont discriminés et humiliés, pas Livni, qui a été obligée – par Rice - d’entrer à la conférence par la porte de service.

L’agrément de l’administration Bush à la discrimination contre Israël n’était pas une simple cérémonie. Diplomatiquement, la conférence a été aussi préjudiciable. A Annapolis, les USA se sont joints aux Arabes pour attribuer à Israël la part du lion du blâme pour l’absence de paix entre Israël et les Palestiniens. Mais vous n’entendrez pas cela de la bouche d’Olmert, qui œuvre sans cesse à cacher ce qui est arrivé là-bas.
Olmert cache la vérité parce que sa stabilité politique repose entre les mains des partenaires ‘faucons’ de sa coalition : Yisrael Beiteinou* et le Shas*. Tous deux ont prévenu avant le sommet que si Olmert faisait la moindre concession, soit sur Jérusalem ou sur les soi-disant communautés aux avant-postes en Judée et Samarie, ils lâcheraient sa coalition et entraîneraient ainsi de nouvelles élections.

Les partis Shas et Yisrael Beiteinou ont exprimé leur satisfaction du résultat du sommet. Les deux dirigeants du Shas*, Eli Yishai d’une part, et d’Yisrael Beiteinou*, Avigdor Lieberman d’autre part, ont écarté Annapolis comme une plaisanterie pathétique, et proclamé qu’il n’y a aucune raison pour qu’ils démissionnent du gouvernement Olmert.
Mais leurs affirmations sont délibérément trompeuses.

Le fait que la déclaration conjointe d’Israël et de l’OLP n’ait fait aucune mention spécifique sur Jérusalem, et que le gouvernement n’ait pas annoncé un agenda pour détruire les soi-disant communautés aux avant-postes, et expulser des centaines de familles israéliennes qui y vivent, ne signifie pas qu’Israël n’a pas fait de concessions sur ces questions. En fait, le gouvernement Olmert a fait des concessions massives dessus.
La déclaration conjointe Israël - OLP à Annapolis contient une promesse associée «  de propager une culture de paix et de non violence ; de s’opposer au terrorisme et à sa provocation, qu’il soit commis par des Palestiniens ou des Israéliens ».

Bien qu’Olmert, Lieberman et Yishai aient négligé l’acceptation de l’équivalence morale avec les jihadistes palestiniens comme une concession rhétorique sans signification, la décision du gouvernement est pleine d’implications politiques et légales. La rencontre sans précédent de l’ambassadeur des USA Richard Jones cette semaine, avec la présidente de la Cour Suprême d’Israël Dorit Beinisch a montré clairement que les USA exigent que les Cours israéliennes interprètent le droit d’une manière préjudiciable, de façon à diaboliser les opposants israéliens à un Etat  palestinien, et à l’épuration ethnique des Juifs de Judée et de Samarie.

Leur rencontre a aussi donné le signal que les USA attendent d’Israël qu’il traite les activités de construction légales par les Juifs de Judée et de Samarie, et même dans de quartiers de Jérusalem, comme des actes criminels. Puisque le gouvernement Olmert a accepté qu’Israël est moralement indifférencié de l’Autorité palestinienne, il est difficile de prévoir qu’il empêchera la criminalisation de ses opposants politiques. Dorénavant, les Israéliens qui s’opposent aux décisions du gouvernement Olmert peuvent s’attendre à être traités comme les équivalents moraux des terroristes palestiniens.

A Annapolis, les Américains ont accepté le rôle d’unique arbitre du respect de leurs engagements, de la part des Israéliens et des Palestiniens, envers les soi-disant processus de paix et de la feuille de route. Ils se sont aussi engagés à obtenir un traité de paix complet d’ici la fin de 2008. Mais comme l’ancien médiateur américain au Moyen-Orient pendant l’administration Clinton Dennis Ross l’a admis, ces objectifs sont contradictoires. Il est impossible de s’assurer du respect palestinien et de l’obtention d’un traité de paix selon cet agenda.

Dans un article paru dans le Washington Post** après le naufrage du processus de paix d’Oslo à Camp David et le début du jihad palestinien, Ross expliquait : « Les questions prudentes concernant le respect (des engagements) ont été négligées et politisées par les Américains pour maintenir le processus de paix à flots… Chaque fois qu’il y avait un comportement, ou un incident, ou un évènement qui n’étaient pas en cohérence avec la substance du processus de paix, l’impulsion était de le rationaliser, de faire l’impasse dessus, de trouver une façon de le contourner, et de ne pas permettre de briser le processus ».

« La substance du processus de paix », pour l’administration Clinton, était de signer des accords de paix. Ce n’était pas d’assurer que les Palestiniens étaient vraiment intéressés à vivre en paix avec Israël. Quand Rice a déclaré que : « un échec n’est pas une option », dans le processus de paix à venir, elle a fait savoir clairement qu’il en est de même pour l’administration Bush aujourd’hui. Elle veut un accord. Que les Palestiniens veuillent sérieusement la paix ou non n’est pas son affaire.

Bien que rapporter le non respect palestinien de leurs engagements à combattre le terrorisme puisse causer du tort à des « progrès » rapides, accuser Israël de chipoter sur ses engagements accélèrera vraiment les choses tout du long. Alléguer le non respect israélien obligera le gouvernement Olmert malléable à faire de nouvelles concessions aux Palestiniens.

A la lumière de cela, il est clair que contrairement au traitement dédaigneux d’Yishai et Lieberman de ce qui s’est produit à Annapolis, l’acceptation par Olmert des Américains à la fois comme juges du respect et garants du « progrès », signifie qu’Israël a déjà fait des concessions massives.

Sur Jérusalem par exemple, bien qu’Yshaï ait raison de dire que Jérusalem n’est pas mentionnée spécifiquement dans la déclaration conjointe, le fait est qu’Israël a donné son accord pour négocier le statut de sa capitale en acceptant de discuter toutes les questions importantes. Puisque les Américains veulent un Etat palestinien d’ici un an et qu’ils savent que le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas ne fera aucune concession sur Jérusalem, on peut s’attendre à ce qu’ils mettent la pression sur Israël pour accepter la position palestinienne. Les milliers de Hyérosolomitains arabes qui demandent maintenant la citoyenneté israélienne sont un signal clair que les Arabes comprennent qu’Israël a déjà fait des concessions massives sur la ville.
Et Yishaï doit savoir cela.

Le statut d’arbitre du respect des Américains possède des implications profondes sur la capacité d’Israël a prendre en charge efficacement la situation de sécurité à Gaza et dans le Negev occidental. Depuis que le Hamas s’est emparé du contrôle de Gaza en juin, Abbas s’est opposé à toute offensive anti-terroriste à large échelle de Tsahal dans la zone. Abbas a proclamé – probablement avec raison – qu’une offensive israélienne terrestre à Gaza affaiblirait sa position dans la société palestinienne puisque les Palestiniens soutiennent plus les positions du Hamas que les siennes. Comme les Américains se sont engagés à renforcer Abbas, il est évident qu’ils interdiront tout plan israélien pour conduire une offensive à Gaza destinée à restaurer la sécurité dans le Negev occidental.

Et puis il y a la Judée et la Samarie. Lieberman proclame qu’il peut rester au gouvernement parce que Olmert doit déjà annoncer un agenda pour chasser les Juifs hors de leurs foyers dans les soi-disant communautés aux avant-postes. Mais ce n’est déjà plus de la responsabilité d’Olmert. Il a cédé aux Américains à Annapolis. Ils mettront en place le calendrier des expulsions, pas Olmert. Et ce ne sont pas seulement les communautés israéliennes de Judée et de Samarie qui sont désormais à risque.

En donnant au département d’Etat l’onction d’arbitre du respect israélien, le gouvernement Olmert a donné aux Américains le droit de veto sur les opérations de Tsahal en Judée et en Samarie. Comme garants du progrès du processus de paix, les Américains diront à Tsahal où il peut – ou plus précisément où il ne peut pas – dresser des contrôles routiers. Les Américains diront aux Israéliens quelle villes, grandes ou moindres, transférer au contrôle du Fatah. Ils diront aux Israéliens quelles fusils et blindés transférer aux Palestiniens, que faire des terroristes fugitifs, et quand et comment ils devront relâcher de nombreux terroristes de leurs prisons.

Véritablement, les USA ont entravé les opérations anti-terroristes en Judée et Samarie depuis maintenant des mois. Que ces efforts américains aient été dommageables à l’efficacité des opérations de Tsahal, c’est quelque chose dont la veuve d’Ido Zoldan peut attester. Après tout, Zoldan a été assassiné la semaine dernière par des terroristes du Fatah, qui devaient leur capacité de se déplacer librement à la décision d’Israël de se plier à la pression américaine, et de démanteler 24 barrages routiers, et de réfrèner ses efforts pour arrêter les chefs terroristes du Fatah.
Essentiellement, ce que nous voyons dans les machinations d’Olmert et de Livni est une répétition de la manoeuvre politique d’Ariel Sharon et de Livni dans la période qui a précédé le retrait de Gaza. Dans les deux cas, les dirigeants au sommet d’Israël s’en sont tenus à l’interprétation politique classique selon laquelle un combat retardé est un combat gagné.

En 2004, Sharon manquait de la force politique pour annoncer ouvertement qu’il allait opérer le retrait complet de Gaza et détruire toutes les communautés israéliennes de la zone. Aussi il autorisa le Likoud à tenir un referendum sur son plan de retrait et permit à Livni d’établir le projet de plan de compromis selon lequel la destruction des communautés israéliennes se tiendrait en quatre étapes, sur plusieurs mois, et que chaque étape exigerait une approbation séparée du gouvernement.

Au moment où le Likoud rejeta son plan, Sharon était assez puissant pour ignorer la volonté de son parti. Et quand le retrait eut lieu, loin de se tenir en quatre étapes, il eut lieu en quatre jours. Livni et Sharon purent ignorer leurs engagements précédents parce que quand vint le temps de payer la note, ils avaient déjà détruit leurs opposants.

Aujourd’hui, en prétendant que la déclaration conjointe d’Annapolis était un grand néant, Olmert et Livni répètent la manœuvre. Au moment où ils commenceront à chasser les Juifs de leurs foyers, ils n’auront plus besoin du Shas ou d’Yisrael Beiteinou

Lieberman et Yishai n’ont aucune obligation de quitter le gouvernement. Ils peuvent rester aussi longtemps qu’ils le voudront. Mais ils ne peuvent pas prétendre qu’en restant, ils ne sont pas totalement partenaires de la politique du gouvernement. Comme Annapolis l’a établi clairement, ces politiques comprennent la division de Jérusalem, la destruction de communautés israéliennes en Judée et Samarie, et la mise en danger de la sécurité d’Israël.

Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».

Notes du traducteur
 :

*
Yisrael Beiteinou = Droite nationaliste, et le Shas = Parti National Religieux

** Washington Post : Journal de la Gauche libérale américaine.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 07:28
 
1. לאום וירושלים ? ישראל היתה למדינה ב - 1312 לפנה"ס, אלפיים שנים לפני
קום האיסלאם.
1-   Nationalisme et Jerusalem? Israël était un état 2000 ans avant le debut de l`islam plus exact en l`an 1312 avant notre ère
 
2. פליטים ערבים בישראל החלו להזדהות כפלשתינאים ב- 1967, שני עשורים אחרי הקמת מדינת ישראל המודרנית.
2- Les refugiés arabes commencent à se réclamer palestiniens qu`après 1967 soit 20 ans après la naissance de l`état d`Israël moderne.
 
3. לאחר כיבוש הארץ ב- 1272 לפנה"ס היהודים שלטו בארץ אלף שנים והיתה להם נוכחות רצופה בה במשך 3,300 שנים.
3- après la conquête du pays en 1272 avant notre ère, les juifs étaient présents depuis plus de 1000 ans et leur présence durera pendant près de 3300 ans. 
 
4. השליטה הערבית היחידה לאחר הכיבוש ב- 635 לפה"ס נמשכה רק 22 שנה.
 4- la seule présence arabe après l`invasion en 635 avant notre ère a dure seulement 22 ans
 
5. במשך יותר מ- 3,300 שנים ירושלים היתה הבירה היהודית. ירושלים מעולם לא היתה בירתה של ישות ערבית או מוסלמית. אפילו הירדנים, כשהם כבשו אתירושלים, לא עשו אותה לבירתם ומנהיגים ערביים לא ביקרו בה.
5-Pendant plus de 3300 ans Jérusalem a toujours été la capitale juive ; Jérusalem n`a jamais été la capitale d`aucun pays arabe ni musulman de plus quand la Jordanie a occupé Jérusalem elle n’en a pas fait sa capitale et aucun dirigeant arabe à l`époque ne l`a visité.
 
6. ירושלים נזכרת יותר מ- 700 פעמים בתנ"ך ואף לא פעם אחת בקוראן.
 6-on rappelle le nom de Jérusalem plus de 700 fois dans la Bible
alors que dans le Coran elle n`est pas une seule fois mentionnée.
 
 
 
7. דוד המלך ייסד את העיר ירושלים, רגלו של מוחמד לא דרכה בה.
  7- le roi David a fait de Jérusalem sa ville le prophète Mohamed ne l`a même pas approché
                                                                              
8. יהודים מתפללים עם פניהם מופנות אל ירושלים, מוסלמים מתפללים כשפניהם למכה. אם הם נמצאים בין ירושלים למכה אז פניהם למכה ואחוריהם לירושלים.        8- les juifs prient la face vers Jérusalem, les musulmans prient la face vers la Mecque, et quand ils sont entre Jérusalem et la Mecque la face est vers la Mecque le dos tourné à Jérusalem.
 
9. פליטים ערבים ויהודים ? ב- 1948 מנהיגי ערב עודדו את הפליטים הערבים לצאת מישראל בהבטיחם לטהר את הארץ מיהודים. שישים ושמונה
            אחוזים מהם ברחו בלי לראות חייל ישראלי בכלל.
9-refugies arabe et juifs? En 1948 les responsables arabes encouragèrent les arabes à fuir Israël de manière à nettoyer  le pays des juifs 68% ont fuit sans voir un seul soldat israélien.
 
10. פליטים יהודים נאלצו לברוח מארצות ערביות בגלל אלימות, רדיפות ופוגרומים מצדם של הערבים.
 10-les réfugiés juifs sont obligés de fuir les pays arabes à cause de la violence, et des pogroms organisés à leur encontre.
      
11. מספר הערבים אשר יצאו ב- 1948 מישראל מוערך כ- 630,000. מספר הפליטים היהודים מארצות ערב מוערך באותו המספר.
11-le nombre d`arabes qui ont fuit Israël s`élève à environ 630.000 qui est l`équivalent du nombre de juifs qui ont été obligé de fuir les pays arabes.
 
12. הפליטים הערבים בכוונה לא נקלטו בארצות הערביות, למרות שטחן הענק. מתוך 100,000,000 פליטים בעולם מאז מלחמת העולם השניה, הם          
                מהווים הקבוצה היחידה שלא נקלטה או השתלבה בארצות עמם. הפליטים היהודים נקלטו כולם בישראל, מדינה לא יותר גדולה מניו ג'רסי.
 dans  réfugiés  Les pays arabes n`ont jamais voulu intégrer les  12-
un but politique bien qu`ils possèdent des territoires très étendus.100,000,000 de réfugiés depuis la 2ème guerre mondiale représentant le nombre qu’ils n`ont jamais ou voulu ou aider à s`intégrer dans les pays frères.
Les réfugiés juifs du monde entier peuvent trouver asile en Israël dans un pays dont la superficie ne dépasse pas la grandeur du New Jersey.
 
 13. המאבק הערבי-ישראלי ?   לערבים יש שמונה מדינות, לא כולל פלשתין.
ישרק מדינה יהודית אחת. הערבים יזמו את כל חמש המלחמות והפסידו. ישראל התגוננה כל פעם וניצחה.
13- le conflit Israélo-arabe ? les arabes possèdent 8 pays non compris la ‘Palestine’ .
-les juifs ne possèdent qu`un seul pays
-les arabes nous ont déclaré par 5 fois la guerre et les ont perdues ; Israël s`est défendu et les a toutes gagnées-
 
 
 14. אמנת הפת"ח עדיין דורשת השמדת ישראל. ישראל מסרה לפלשתינאיים רוב שטחהשל הגדה המערבית, אוטונומיה תחת הרשות הפלשטינית, וסיפקה להם נשק.
14- bien que le fatah souhaite toujours la destruction d’Israël, Israël
a transféré aux palestiniens ¼ des territoires sous tutelle de l’autorité et leur a fourni de l’armement.
 
 15. בזמן השלטון הירדני, אתרים יהודים קדושים בוזזו וליהודים נשללה זכות הגישה אליהם. בשלטון היהודי כל האתרים המוסלמים והנוצרים נשמרו ונפתחה הגישה אליהם למאמיני כל הדתות.
15- Du temps des jordaniens bien des lieux saints ont été saccagés et il était interdit aux juifs de s`en approcher.
Aujourd`hui tout les lieux saints sont restaurés quelle qu’en soit la religion (juive, musulmane, arménienne ou chrétienne).
 
16. ישראל והערבים באו"ם ? מתוך 175 החלטות מועצת הביטחון עד 1990, 97 היו נגד ישראל.
16-Israël arabes et O.N.U. ? Depuis 1990 dans 175 résolutions 97 étaient contre Israel.
 
17. מתוך 690 החלטות העצרת הכללית עד 1990, 429 היו נגד ישראל.
17-Depuis 1990 plus de 690 résolutions du conseil général de l`O.N.U.  429 étaient contre Israël.
 
 
 
18. האו"ם שתק כאשר נהרסו 58 בתי כנסת בירושלים ע"י הירדנים.
18- les jordaniens ont saccagés 58 synagogues à Jérusalem l`O.N.U. n`en a jamais parle.
 
19.  האו"ם שתק כאשר הירדנים בשיטתיות חללו את בית הקברות היהודי העתיק בהר הזיתים.
19-les jordaniens ont souillés les plus vieux cimetières du Mont des Oliviers l`.o.n.u n`en jamais parlé 
 
20. האו"ם שתק כאשר הירדנים אכפו מדיניות כמו אפרטהייד שמנעה מיהודים להגיע להר הבית ולכותל המערבי.
20- les jordaniens ont fait de l`apartheid privant les juifs de visite des lieux saints tel que le mur occidental ou des lamentations. l’O.N.U n’en a jamais parlé
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 05:27

L'ANALYSE POLITIQUE
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
 
IsraelInfo.net


Le président de l'Autorité palestinienne Mahmud Abbas continue de poser des conditions préalables à la création de l'Etat Palestinien comme le partage de Jérusalem, le retour des réfugiés, le retour aux frontières dites de « 1967 », l'arrêt de l'édification de la clôture de sécurité, la libération de milliers de prisonniers palestiniens.

Ce faisant, le Président Palestinien n'envisage pas la création d'un Etat palestinien autrement qu'en niant la souveraineté israélienne comme si finalement l'Etat de Palestine ne pouvait naître que sur les ruines de l' Etat juif.

Cette négation de l'Etat d'Israël est en réalité le principe de base de la pensée et de la philosophie palestinienne car si la souveraineté israélienne était admise du coté palestinien, Mahmud Abbas ne pourrait :

- réclamer l'installation de millions de palestiniens à l'intérieur de la ligne verte, puisque constitutive d'une ingérence dans la politique d' immigration israélienne

- revendiquer Jérusalem, capitale réunifiée de l'Etat juif,

- demander un retour aux frontières jordaniennes et égyptiennes de 1967 puisqu'il s'agirait d'une remise en cause de l'intégrité territoriale de l'Etat juif.

- chercher pas à influer sur la politique sécuritaire de l'Etat d'Israël en critiquant le mur de séparation

- remettre en cause les décisions de justice israéliennes en exigeant la libération de prisonniers.

Ainsi, le point de départ de la discussion pour l'Autorité palestinienne est celui de la négation de l'entité juive dans cette région comme postulat préalable à tout dialogue.

Naturellement, Mahmud Abbas a parfaitement compris la nécessité d'employer un discours «politiquement correct» dans les médias pour s'assurer le soutien de la communauté internationale.

Ainsi, il serait incorrect d'évoquer l'invasion de l'Etat d'Israël par les populations musulmanes de Syrie, du Liban, d'Irak, de Jordanie, de Judée Samarie ou de Gaza ; aussi, est-il préférable de lui substituer le terme de « Droit au retour des réfugiés » qui offre l'apparence d'une revendication légitime (alors que ce droit n'existe que dans l'imaginaire palestinien) alors que la technique conduit au même résultat.

De même, et pour éviter de froisser les palestiniens (dont la très grande majorité ne veut pas entendre parler de paix), il n'évoque à aucun moment les contreparties palestiniennes ni n'appellent solennellement à un arrêt des attaques palestiniennes sur le territoire israélien (qu'il ne contrôle pas). Il se contente juste de suggérer vaguement son concours pour « tenter d'enrayer les tirs ».

Naturellement, et pour laisser entendre qu'il a une entière maîtrise de la situation, le leader palestinien menace sous la forme d'un chantage : si l' Etat hébreu n'acceptait pas cette « ultime chance de paix », la région serait plongée durablement dans un bain de sang, la situation deviendrait parfaitement incontrôlable, et la responsabilité en incomberait bien évidemment à l'Etat juif.

En réalité, si Mahmud Abbas semble faire preuve de bonne volonté en soignant son image d'homme de paix, il sait que ses efforts sont vains. Ses jours au sein de l'Autorité palestinienne sont comptés car le Hamas est sur le point de prendre le contrôle de la Judée samarie.

D'ailleurs, de nombreux responsables du Fatah en ont tout à fait conscience et ont déjà choisi la fuite en opérant des investissements immobiliers en Jordanie ou en Egypte pour éviter d'avoir à répondre devant le peuple palestinien, de l'abandon des principes et autres valeurs palestiniennes.

En effet, les palestiniens sont programmés mentalement, psychologiquement et émotionnellement par les textes fondateurs de la société palestinienne pour détruire (individuellement) l'Etat juif.

Or, si un leader palestinien abandonne ces principes, il est considéré au sein de la société palestinienne comme un traître corrompu à la solde des américains qui trahit le peuple palestinien pour de vulgaires motifs pécuniaires.

Le Hamas est né en 1987 lorsque Yasser Arafat commençait à évoquer les conditions de la paix avec Israël. Désormais, le Hamas contrôle la bande de gaza et gagnera prochainement celui de la Judée Samarie si Mahmud Abbas poursuit son dialogue avec les juifs au lieu de privilégier l'éradication de l'Etat d'Israël.

En réalité, et à leur décharge, les palestiniens n'ont pas beaucoup de choix.

Consciemment ou inconsciemment, ils savent que la reconnaissance de l'Etat d 'Israël constituerait le point de départ de leur propre disparition eu égard à la remise en cause de ce qui façonne leur existence, leur raison d'être et leur obligation religieuse de faire la guerre contre les infidèles.

Il n'est donc peut-être pas nécessaire pour Ehud Olmert qu'il poursuive le sacrifice de l'Etat d'Israël pour une paix illusoire qui n'arrivera jamais.

Si les palestiniens avaient voulu être indépendants, cela fait longtemps qu' ils en auraient fait la déclaration, dans un premier temps sur la bande de Gaza où il dispose d'une administration, de moyens de subsistance et d'une population exclusivement palestinienne. Mais ils savent bien que le problème serait financier car il ne serait plus possible de demander à la communauté internationale qu'elle verse des fonds aux résidents des camps de réfugiés qui s'y trouvent sauf à faire admettre que les palestiniens sont réfugiés sur leur propre territoire.

Il ne faut pas se tromper.

Le peuple palestinien, en sa forme actuelle, n'est rien d'autre qu'un ensemble de personnes privées du droit élémentaire de vivre par leurs dirigeants, et tenu de se fondre dans une armée chargée d'anéantir Israël.

Sa durée de vie est limitée dans le temps : soit la paix est signée avec Israël et la raison d'être palestinienne disparaît, soit les palestiniens parviennent à détruire Israël et alors ils seront à nouveau engloutis au sein de la grande nation arabe.
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Published by Haim - dans Annapolis
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