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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 07:14

Extraits de l'interview de Wafa Sultan (21/2/2006), psychologue américano-arabe, sur Al Jazeera. Les sous-titres francophones sont une traduction des sous-titres anglophones du MEMRI.  

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 07:03

Opinion – Olivier Rafowicz

Terrorisme - Opinion – Hamas synonyme de sadisme

La diffusion de l’enregistrement de la voix du soldat Guilad Shalit retenu depuis un an, par les terroristes du Hamas, a montré au monde à qui on avait vraiment à faire. Tout d’abord, à des criminels, à des preneurs d’otages qui dictent un an après l’enlèvement du soldat Guilad Shalit des phrases difficiles à entendre pour un père, pour une mère, en espérant que cet « acte de guerre psychologique » fera avancer leurs intérêts ou leur cause. 

L’autre élément c’est qu’après avoir entendu la voix de Guilad Shalit on a le profond sentiment que ces islamistes sont en fin de compte des sadiques qu’il faut éradiquer. Jusqu’à quand les islamistes d’Irak et de Gaza et de partout continueront à kidnapper et souvent à assassiner devant les caméras de télévision, des gens pris au hasard de l’Histoire, devenant tout à coup des victimes terrifiées, qu’il faut sauver.

En Israël, on parle aujourd’hui de négociations en cours qui pourraient amener à un échange de prisonniers entre Guilad Shalit et des terroristes palestiniens, détenus dans les prisons israéliennes. Un tel échange nous pose un problème. Il est difficile de libérer des hommes qui ont assassiné, commqndité des attentats suicides et de leur redonner le feu vert pour tuer de nouveau en masse. 

Le député du parti religieux, Itzhak Levy, dont la fille a été assassinée à Jérusalem en Novembre 2000, propose un échange de prisonniers à condition que les terroristes palestiniens soient libérés mais expulsés en dehors d’Israël et de la région. Il semble qu’une telle proposition soit logique. D’un côté, elle permet la remise en liberté de prisonniers en échange de la libération de Guilad Shalit, sans pour autant, directement en tous cas, poser un problème à la sécurité d’Israël.

Pour en revenir au Hamas,  il n’est qu’un rassemblement d’excités utilisant le pretexte de l’Islam pour légitimer son défoulement sadique et cruel. Qu’espèrent-t-ils de l’Occident puisque c’est contre celui-ci qu’ils se battent ? La reconnaissance ? Le respect ? La légitimité ? Ils transforment l’Islam en idéologie monstrueuse, cachés derrière leurs cagoules, armés jusqu’aux dents à la manière des bandits les plus cruels des Westerns.

Ils sont à la recherche  d’un honneur qu’ils ne recevront jamais. A la différence de jeunes guerrilleros qui criaient « Venceremos » à l’époque de Che Guevara, qui voulaient jouer à Robin des bois, prendre aux riches pour donner aux pauvres, eux veulent ressembler aux jeunesses hitlériennes endoctrinées et sauvages au nom d’un Cheikh Yassin ou de Nassrallah, d’une idéologie falsifiée de l’Islam et d’une volonté d’anéantir les Juifs d’Israël.

Une telle haine ne peut reposer que sur la jalousie et la frustration. Quand les Juifs n’étaient pas maîtres de la Judée, le pays était désolation et mort. Il semble que leur rêve soit de nouveau la désolation, l’anarchie et la mort. Guilad Shalit doit vite sortir de l’enfer dans lequel il se trouve. Il y aura certainement un échange de prisonniers. Ils crieront « Allah Akbar » et victoire, mais ce sera de très courte durée.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 07:02

Shraga Blum - Arouts Sheva


Dans ce chantage immonde que fait peser le Hamas sur la population israélienne, il faut reconnaître que personne n’aimerait être à la place du Premier ministre, ou de quiconque devant prendre une décision dans cette affaire. Dans ces moments dramatiques, les dirigeants sont seuls face à leurs responsabilités, et lorsque le couperet de leur verdict tombe, ils ne savent pas s’ils ont pris la bonne décision ou non. Mais y a-t-il une bonne décision en ce domaine ?

Dans cette terrible balance, il y a d’un côté, une famille de Mitspe Hila qui attend depuis un an le retour de leur fils emprisonné dans les geôles terroristes, et de l’autre, les familles de ceux qui ont perdu un être cher à cause des terroristes qui risquent d’être libérés. Sans parler de ce qui est de l’ordre de l’aléatoire et du risque, à savoir les innocents « sans noms et sans visages », qui seraient les victimes potentielles des terroristes libérés.

Cruel dilemme moral que seuls des êtres barbares et sans humanité, comme les Palestiniens, peuvent imposer à une civilisation pour laquelle une seule vie vaut plus que tout au monde.

Mais même si personne n’aimerait être à la place de nos dirigeants en ces moments, il est quand même permis de constater qu’il y a quelque chose d’inadmissible dans l’attitude du gouvernement depuis le début de ce drame : l’impression (et le fait) que c’est le Hamas qui bat le rythme, est qui est tout le temps celui qui prend l’initiative du chantage et de l’intimidation. Israël est un Etat fort et moral, qui est confronté à des groupes terroristes assoiffés de sang. Mais cela n’empêche pas que c’est le gouvernement israélien qui est systématiquement passif, et ne fait que réagir en fonction des propositions des ravisseurs.

Israël possède toute une panoplie de mesures qui auraient pu constituer des pressions insupportables sur le Hamas, afin de provoquer rapidement la libération de Gilad Shalit. Et la création récente du « Hamastan » aurait pu encore faciliter les choses, tant la dépendance des habitants de la Bande à l’égard d’Israël est encore importante, malgré le « désengagement ». Il est impérieux pour Israël de faire « changer la balle de camp », et d’exercer une pression accablante sur le Hamas. C’est le principe élémentaire de toute négociation avec de tels « partenaires », qui bne comprennent que le langage de la force et de la fermeté.

Alors comment libérer Gilad Shalit, sans risquer de remettre des dizaines de terroristes sur le marché de la mort ?

Dans ce sens, le député Rav Itshak Lévy (Ihoud Leoumi – Mafdal) vient de faire une proposition intéressante et courageuse. Le Rav Lévy est plus que quiconque fondé à se prononcer sur cette question, ayant vécu dans sa chair la plaie du terrorisme, en novembre 2002, lorsque sa fille Ayelet - Hashahar périt lors d’un attentat près du marché de Mah’ané Yehouda à Jérusalem.

Le Rav Lévy a déclaré être prêt à ce que des terroristes, et parmi eux, les assassins de sa fille, soient libérés en échange de Gilad Shalit, mais à condition qu’ils soient expulsés du pays. Dans une lettre adressée au Premier ministre, le député indique « que la seule voie possible pour accepter un échange, est de faire ne sorte que les terroristes libérés soient transférés dans un Etat arabe, et soient interdits d’entrée en Israël, inclus la Judée-Samarie et Gaza (…) Nous ne sommes pas attachés à une quelconque vengeance, et le retour de nos fils à la maison est plus importante à nos yeux que l’emprisonnement de tel ou tel terroriste. Mais il faut qu’ils ne puissent plus constituer une danger pour notre population ».

Noam Shalit, le père du jeune soldat, a rencontré le Rav Lévy et s’est dit « très ému par ses déclarations par lesquelles il se dit prêt à ce que les assassins de sa propre fille soient libérés, pourvu que Gilad rentre à la maison ».

Israël ne pouvant pas abandonner Gilad Shalit, et le Hamas n’étant pas susceptible de « perdre la face » en renonçant à la libération de terroristes emblématiques, la proposition du Rav Itsh’ak Lévy pourrait constituer une formule « acceptable » de compromis. Mais, il faudrait pour cela que le gouvernement israélien fasse preuve de fermeté, et utilise tous les leviers qui sont à sa disposition pour imposer cette solution au Hamas, afin de favoriser un retour rapide du jeune soldat dans son foyer.

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 07:01

Réouven


Effectivement le gouvernement Olmert devrait profiter de l’occasion, qui lui est donnée, de répondre (partiellement) a la demande d'aide humanitaire des palestiniens de Gaza, qu'a la condition formelle de la libération immédiate de notre frère et soldat Guilead SHALIT.

Le député Rav Itshak LEVY ne devrait évoquer l aide humanitaire aux palestiniens de Gaza qu a la condition expresse de la libération de Guilead SHALIT. Il ne me semble pas judicieux d'évoquer la libération éventuelle de quelques prisonniers palestiniens, ( moins d'une dizaine, sinon ce serait faire honte aux palestiniens, un seul de nos soldats vaudraient plus d une dizaine d entre eux !!) qui ont du sang sur les mains, car pour l instant, le gouvernement actuel n a pas encore fait l erreur de ne pas subordonner la moindre subvention partielle de produits alimentaires, a la libération de Guilead SHALIT.

On peut oser espérer qu il ne fera pas cette erreur !!

Apres tout, nous pouvons tenter de juger le gouvernement actuel lekaf zekhout ! (méritant a priori ) il a probablement tire la leçon de ce qui s etait passe après la capture de Ron ARAD. Quelques années, après sa disparition, un avion des lignes iraniennes avait été détourne de son trajet et avait atterri a LOUD BEN-GOURION, le gouvernement israélien avait alors un excellent moyen de pression pour exiger des autorités iraniennes de faire tout ce qu il fallait faire pour retrouver la trace de Ron ARAD, et dans le pays du Shah d Iran, les Iraniens, savent y faire pour retrouver la trace d un soldat ennemi qui a été emmené sur leur territoire.

Mais le gouvernement israélien ne l avait pas fait : Bilan les 350 passager de l avion |Iranien sont rentres chez eux tranquilles et sans soucis après quarante huit heures de détente dans un hôtel, et jusques a présent la famille ARAD attend encore des nouvelles de leur cher enfant

Aujourd’hui le premier ministre israélien, a de bons moyens de pression, pour ne pas céder le moindre kg de farine ou de sucre avant que notre soldat Guilead SHALIT ne soit libère.

Il n y a aucune fatalité, a libérer des prisonniers palestiniens, tortionnaires et meurtriers de sang froid, Il n y a non plus aucun intérêt ! Cela ne fera qu encourager encore et encore a la capture de soldats et a l’échange de prisonniers: Il faut être ferme, tres ferme sur les principes et ne pas vendre notre bel idéal. Sinon la sinistre analyse de Meny MAZOUZ sur la décomposition de la société israélienne prendrait de plus en plus de vraisemblance.

C’est en nous qu il faut croire !! et certainement pas en ces barbares que sont nos ennemis !!. Cela suffit d’être naïfs et candides au point de passer pour des c...

Si le gouvernement avait des doutes, il serait bien inspire de prendre conseil auprès du prof de mathématiques ( Prix Nobel de la Paix avec sa Théorie des Jeux ) Mr HOUMANE qui lui n’a pas de doutes, mais des certitudes fondées : C est en se montrant le plus fort que l’on évite les guerres et quand elles sont inévitables qu on les gagne....

Qu a D... ne plaise, que l on ne donne jamais a nos ennemis les signes d une quelconque faiblesse, .... Voyez comment nos ennemis se traitent entre eux : les gens du Hamas vis a vis de leurs concitoyens du Fatah, vous croyez vraiment qu ils seraient plus tendres envers nous qui ne sommes pas leurs concitoyens, mais leurs ennemis ?

Alors croyons en nous mêmes ! et pas en nos ennemis, et puis ne voyons pas cette jeunesse qui se pervertit et qui se decompose, et qui organise le defile de la honte et de la perversion!!

Voyons plutôt notre jeunesse qui se bat pour conserver une jeunesse forte et saine et d une étonnante verdeur,....

Voyons plutôt toute cette jeunesse qui fait un magnifique retour aux sources, ou cette autre mouvement de jeunesse qui essaie de rassembler les forces vives du pays, autour des valeurs traditionnelles juives qui de tout temps on fait la force d Israel.

Toute aide, tout transfert de fonds a nos ennemis ne peut être envisager qu’après la libération de Guilead SHALIT et qu’après avoir évalue de manière précise le coût des dégâts matériels et humains causes par l envoi de roquettes et de Kassam, et après avoir déduit ces sommes de ce qui devrait revenir, en temps de paix, aux palestiniens !

Et si des donneurs de leçons comme il en existe quelques uns, pensent autrement, on a le droit et le devoir de leur demander d’indemniser TOUS les dégâts matériels et humains causes par cette pluie de roquettes, par leur propres deniers ou par des fonds qu’ils trouveraient par leurs propres moyens !

Avant d’accorder un quelconque droit d’expression sur nos antennes ou dans notre presse a l’ une quelconque des personnalités déléguées de l Union Européenne, nous devrions asseoir ces dites personnalités dans le vécu quotidien des résidents de Sderot. Apres trois semaines de séjour sous les roquettes, il y a quelque chances de penser que les dites personnalités feront une analyse plus objective de la réalité, même si ces personnalités portent le nom de Ravier Solana.

Am Israel Hai, le peuple d Israel est Vivant ! Il est bien vivant et il restera Vivant et Fort sur Sa Terre, la Terre d Israel, avec Jerusalem, Sa Capitale pour l Eternite ! Amen Ken Yehi Ratsone.
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 06:58
Mediarabe.info Revues de presse, Al Seyassah (Koweït)

Le quotidien koweïtien « Al Seyassah » croit connaître les raisons de l’échec de la mission du secrétaire général de la Ligue arabe et de sa délégation au Liban, la semaine dernière. Amr Moussa avait pourtant fait part de son optimisme et comptait conclure un accord entre l’opposition et la majorité. Mais, selon le quotidien, « le vice-ministre syrien Farouk Chareh a envoyé un message très ferme et menaçant à l’opposition ».

Dans son message, Chareh aurait affirmé que « toute concession accordée à la majorité ou tout accord politique signé avec elle sans l’aval du président Assad aura des répercussions dramatiques y compris sur l’opposition. Car, en cas d’accord inter-libanais, la Syrie fermera toutes ses frontières et suspendra tous les transferts d’armes et de fonds qui proviennent d’Iran et du Qatar, à l’opposition », ajoute le quotidien.

Selon « Al Seyassah », Chareh aurait textuellement dit aux opposants libanais : « vous devez revenir sur toutes vos promesses faites à Moussa, et nous vous soutiendrons dans la formation d’un gouvernement-bis qui aura notre reconnaissance politique. Nous épuiserons l’armée libanaise en ouvrant plusieurs fronts simultanément à travers nos cellules dormantes au Liban ».

A cet égard, le quotidien affirme que « le général Assef Chawkate a secoué l’opposant Sleiman Frangié, en lui reprochant ses prises de positions peu hostiles aux élections législatives partielles prévues pour remplacer deux députés de la majorité. Chawkate reproche à Frangié d’avoir donné l’impression que l’opposition est divisée à ce sujet ».

Le journal ajoute que « 2500 terroristes de diverses nationalités (jordanienne, saoudienne, syrienne, soudanaise, palestinienne et irakienne) ont été infiltrés au Liban par les Services de Chawkate, ces dernières semaines, après avoir subi des entraînements intensifs dans le camp syrien de Najha.

Le transfert et l’installation de ces terroristes se sont faits sous le contrôle de l’ancien ministre libanais de la Défense, le pro-syrien Abdelrahim Morad auquel échoue la mission de frapper la FINUL dans le Sud. Ces terroristes sont chargés de liquider des responsables de la majorité parlementaire et de l’Alliance du 14 mars, afin de laisser libre champ au président Lahoud de former un deuxième gouvernement ».

Le même quotidien « Al Seyassah » craint par ailleurs des attentats terroristes qui viseraient bientôt l’Egypte. Il croit en effet savoir que « Assef Chawkate a donné ses ordres pour punir l’Egypte. Le chef des renseignements militaires syriens n’a pas pardonné à Hosni Moubarak son hostilité au Hamas palestinien et son opposition au coup d’Etat réalisé à Gaza ».

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 06:54
Charles Etienne Nephtali

Apprenant que je me trouvais aux Etats-Unis, un ancien collègue demeurant au Canada, « gauchiste jusqu’au bout des ongles et fier de l’être » comme il se plaît à se définir lui-même, me téléphona pour me faire savoir que, lors d’un voyage aux Etats-Unis, il avait séjourné en Virginie et était passé voir mon fils dans sa nouvelle maison à Boston (Massachusetts). Au cours de l’entretien, à ma grande surprise, il me demanda à brûle-pourpoint : « Au fait, connais-tu l’histoire du Grand Vizir ? »

Ayant répondu par la négative, il enchaîna:

- Un Grand Vizir ayant appris la date de sa mort, quitta son palais pour aller le plus loin possible. Il se rendit à Samarkand, tout à fait à l’opposé du pays. Arrivé à Samarkand, la Dame à la faux, la Mort, l'accueillit avec ces « aimables » paroles de bienvenue : « Qu'est-ce qui t'a retenu si longtemps? Que faisais-tu si loin ? Je t'attendais ici et tu sais parfaitement que mes rendez-vous sont toujours très ponctuels »

- Mais pourquoi me racontes-tu cette histoire ? Quel rapport avec ton voyage américain ?

- Parce que c’est ce qui est arrivé en Virginie à un professeur juif qui avait échappé aux camps de la mort et qui, ayant peur de vivre en Israël, préféra vivre aux Etats-Unis. C’est là qu’il a été tué. Comme quoi, on n’échappe jamais à son destin ! »

Comparaison n’est jamais raison et, dans le cas présent, estimant que la comparaison de mon interlocuteur était loin d’être raisonnable mais frisait plutôt l’indécence, et était même l’indécence absolue, j’ai préféré raccrocher sans mot dire.

*

*      *

Indécence absolue car la dramatique histoire du Professeur Liviu Librescu (Z’’L) est naturellement tout autre.

Rappelez-vous : 33 morts, 32 étudiants et ce professeur de l’Université Polytechnique Virginia Tech, près de Blacksburg, presque 8 ans après le massacre de Columbine. Tel fut le bilan de l’hallucinante tuerie perpétrée par cet étudiant sud-coréen de 23 ans qui avait bien prémédité et organisé son acte le 16 avril dernier. Bilan effrayant qui aurait presque pu être multiplié par deux sans la présence d’esprit, le courage et le sacrifice de ce professeur israélien de 76 ans, Liviu Librescu (Z’’L), un savant remarquable et particulièrement brillant, un homme droit, généreux et honnête s’il en fut.

Rappelez-vous : alors qu’il donnait un cours de génie mécanique au 2ème étage d’un bâtiment de l’Université, la fusillade éclata et le tueur fou tenta d’entrer dans la classe. Le professeur Liviu Librescu n’hésita pas à se sacrifier en bloquant la porte, geste héroïque qui permit à ses élèves de s’enfuir par les fenêtres, échappant ainsi au carnage. Geste héroïque qui lui coûta la vie.

Je fus d’autant plus surpris de la façon dont mon ancien collègue me relata ce drame ( « Juif, ayant peur de vivre en Israël » ) qu’aux Etats-Unis, les médias furent unanimes à rendre hommage à cet homme exceptionnel, brave et courageux.

Né en Roumanie, Liviu Librescu fut, très jeune, confronté à la barbarie allemande et à la collaboration de son pays (comme en France). Déporté au camp de concentration et d’extermination de Tranistria en Moldavie orientale, un camp sans eau courante, sans électricité et sans latrines, il échappa à la mort alors que près de 200.000 personnes, en grande majorité Juives, mais également Tziganes, n’eurent pas cette chance.

Transféré au Ghetto de Foscani, il survécut à toute une série de misères, drames et brimades. Plus tard, il se maria à une Juive roumaine, elle-même rescapée de la Shoah. Pour mémoire et pour la Mémoire, la Communauté juive de Roumanie fut décimée, 350.000 de ses membres furent assassinés durant la Shoah.

Diplômé de l’Université Polytechnique de Budapest en 1953, dont il fut fait docteur honoris causa en 2000, Liviu Librescu fit une carrière particulièrement brillante à l’Agence Aérospatiale Roumaine. Confronté à une situation qui se dégradait au début des années 70 sous la dictature du tyran des Carpathes, Ceausescu le Conducator, il envisagea de faire son Alyah. Il fut immédiatement licencié et à partir de ce moment-là, les ennuis s’accumulèrent.

Il est dit que c’est grâce à l’intervention personnelle de M. Begin (1) que Liviu Librescu, sa femme et ses deux enfants purent enfin émigrer en Israël. Spécialiste de la dynamique des pales de rotors, technique, dit-on, peu développée en Israël, il fut contacté par la NASA, s’installa donc aux Etats-Unis et y travailla jusqu’à sa retraite.

C’est à cette époque, en 1984, qu’au vu de sa renommée mondiale et des ses multiples publications, l’Université Polytechnique Virginia Tech lui proposa un poste d’enseignant. Et c’est dans cette Université que Liviu Librescu trouva la mort, victime de son courage, de sa bravoure et de son héroïsme, le jour même du Souvenir de la Shoah et de l’Héroïsme, Yom HaShoah ve la Gvoura.

Rien à voir donc avec l’indécente et idiote comparaison de mon ancien collègue pétrit de gauchisme et de sentiments anti-israéliens, voire antisémites.

« Qui sauve une vie sauve l’Humanité » dit le Talmud. Ce jour-là, Liviu Librescu (Z’’L) sauva des dizaines de vies de l’inhumanité, de la barbarie et de la sauvagerie aveugles. Son Nom vient s’ajouter à la longue liste des Héros d’Israël.

Il repose maintenant en Israël pour l’éternité.

Prions pour le repos de son âme.

Qu’il prie pour Israël et pour notre Peuple. AMEN !________________________________________________________

(1) Il est dommage que Jonathan Pollard, condamné à perpétuité en 1987, n’ait pas eu la chance que les différents Premiers Ministres ou/et Présidents d’Israël qui se succédèrent soient « intervenus personnellement » pour le faire libérer. Et ce n’est pas les étonnants propos de Richard Jones, Ambassadeur des Etats-Unis en Israël, qui pourront nous rassurer. En effet, fin mai, à l’Université de Bar-Ilan, ce diplomate déclara que le cas de Jonathan Pollard était « très sensible » et que le condamné « devait s’estimer heureux de n’avoir pas été exécuté », comme (rajouté par moi) les époux Rosenberg, unique cas d’une exécution pour trahison depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. 

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 06:47
par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

Comme à l’accoutumée, la presse a fait état des conclusions d’un rapport d’experts demandé par l’ONU, avant sa publication officielle. De fait, c’est seulement, le lendemain, qu’un communiqué de presse de l’Organisation mondiale a fait savoir que le Secrétaire général avait transmis le rapport de la mission qu’il avait dépêché à la demande du Conseil de sécurité en avril dernier, sur la situation à la frontière entre le Liban et la Syrie.

De façon sibylline ; le porte-parole du Secrétaire général fait état de ce que, dans sa lettre de transmission au Président du Conseil de sécurité en exercice (le représentant belge,qui sera remplacé par le chinois, le 1er juillet), Ban Ki-moon « soutenait pleinement les recommandations de l’équipe » et qu’il fournirait des commentaires plus substantiels dans son propre rapport sur la résolution 1701, « lequel est en train d’être finalisé ».

Toutefois, on apprend, quand même, déjà, que selon le Secrétaire général « des efforts sont attendus du Gouvernement libanais qui, avec l’appui de la communauté internationale, doit élaborer un système plus efficace de la gestion de ses frontières » et que Ban Ki-moon a également souscrit à la recommandation des experts, selon laquelle la Syrie devrait coopérer avec les autorités libanaises, notant que « la Syrie a une responsabilité partagée s’agissant du contrôle de ses frontières avec le Liban et de la mise en œuvre de la résolution 1701 (2006) » (souligné par nous).

Rappelons que cette résolution « demande, au Gouvernement libanais de sécuriser ses frontières et les autres points d’entrée de manière à empêcher l’entrée au Liban sans son consentement d’armes ou de matériel connexe et prie la FINUL, comme elle y est autorisée...., de prêter assistance au Gouvernement libanais sur sa demande ».

En avril dernier, tout en persistant à condamner le survol du territoire libanais par les forcées aériennes israéliennes, le Conseil de sécurité avait demandé au Secrétaire général, par une déclaration présidentielle qui passait en revue de façon approfondie tous les points de la résolution 1701, qui avait établi les conditions de la cessation des hostilités entre le Hezbollah et Israël en août 2006, de dépêcher une mission indépendante sur le transfert illicite d’armes vers le Liban.

Le Conseil se déclarait « gravement préoccupé par les informations de plus en plus nombreuses faisant état de mouvements illégaux d’armes à travers la frontière libano-syrienne en violation de la résolution 1701 (2006) -- informations émanant d’Israël et d’un autre État » (non cité....) et demandait au Secrétaire général de « dépêcher le plus tôt possible, en étroite coopération avec le gouvernement libanais, une mission indépendante chargée de faire une évaluation complète de la surveillance de la frontière ».

Ce qui a donc été fait et le rapport des experts vient d’être transmis au Conseil de sécurité.

Dans sa lettre au Conseil, le Secrétaire général souligne « qu’il est clair que des efforts sont requis du gouvernement libanais, avec le soutien de la communauté internationale, pour développer un système plus efficace de gestion de la frontière ».

Mais, on en sait plus en se reportant aux fuites parues dans les médias.

En réalité, ces indiscrétions ne font que confirmer ce que tout le monde savait déjà : à savoir que la frontière libano-syrienne est une véritable passoire (les experts auraient dit qu’elle était « poreuse ») et que la Syrie est complice de la contrebande d’armes en provenance d’Iran à l’intention du Hezbollah, tandis que le gouvernement libanais ne veut, ou en tout cas, ne peut contrôler les 225 kilomètres de frontières avec la Syrie.

Car, il faut savoir, en effet, qu’il n’y a que 4 points de contrôle de telle sorte que de nombreuses routes échappent à tout contrôle et qu’il n’y a pas de formulaires de procédure précise pour intercepter des marchandises suspectes.

Durant les trois semaines durant lesquelles les experts ont enquêté sur place, ils n’ont constaté aucune saisie d’armes.

A en croire les recommandations de ces experts, on a l’impression, que sur le plan international, également, on peut se demander « pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ».

En effet, au lieu de recommander, ce qui a déjà été suggéré, notamment, par Israël de charger la FINUL, forte de plus de treize mille d’hommes, de cette tâche, qui pourrait, pourtant, lui revenir, aux termes de la résolution 1701, les experts ont recommandé que le Liban crée « une force mobile chargée de lutter contre les trafics d’armes », qui devrait effectuer des saisies dans un bref délai grâce à des moyens de renseignement et d’interception.

Et, par ailleurs, cette force devrait être assistée de « spécialistes internationaux ».

Donc, encore des moyens nouveaux, alors qu’il y en a, déjà, sur le terrain, mais qui ne servent à rien.

Une fois de plus, l’ONU se repose sur les autorités libanaises, qui, jusqu’à présent, ont fait la preuve d’une inefficacité voulue.

On a l’impression de vouloir éviter,à tout prix, que des acteurs internationaux aboutissent à des résultats.

Certes, le problème se pose sur le territoire d’un Etat souverain, mais sa faiblesse met en danger l’équilibre - fragile - de la paix dans cette région.

Et, afin de ne pas donner l’impression que la pression est mise sur le seul Liban, il faut s’attendre à ce que le Conseil de sécurité condamne, à nouveau, le survol du territoire libanais par des avions israéliens, alors que ce survol constitue le seul moyen de surveiller ce qui se passe sur le terrain.

Pourquoi ne pas avoir envisagé un survol du territoire libanais par une force aérienne internationale, au même titre que des navires allemands, éléments de l’action entreprise sous l’égide des Nations unies, assure, déjà, un contrôle de la navigation au large des côtes libanaises, de nature à dissuader un acheminement illégal d’armes, par voie maritime ?

 

On reste confondu devant la persistance à vouloir multiplier les recommandations et la mise en place de nouveaux moyens, mais pas là où ils s’avèreraient utiles.

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Published by Haim - dans Point de vue
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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 06:44
Par David Horovitz © Jerusalem Post édition française

Comprenons-nous bien. Le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza, dans un spectacle de brutalité impitoyable envers son propre peuple. On a vu des Palestiniens jetés des toits des bâtiments. On a vu des Palestiniens abattus de dizaines de balles tirées en pleine tête par d’autres Palestiniens. Des Palestiniens tués devant leurs familles. Des Palestiniens tués par d’autres Palestiniens alors qu’ils attendaient, désespérés et impuissants, pour sortir de la bande de Gaza.

Les hommes armés du Hamas étaient prêts à hacher menu les leurs, allant même jusqu’à piller la demeure de la figure emblématique de la cause palestinienne, Yasser Arafat, et à voler son prix Nobel de la paix. Une belle farce : des terroristes qui délestent du prix le plus prestigieux de la planète feu son lauréat, qui avait tant manigancé pour faire échouer les accords de paix. Mais la principale cible de leurs aspirations meurtrières reste, naturellement, l’Etat sioniste honni.

Pour le Hamas, Israël n’a pas le moindre droit à l’existence. Il doit être détruit. Il ne peut y avoir de souveraineté juive sur cette terre. Les jeunes esprits palestiniens doivent être éduqués pour exterminer les infidèles, à la première occasion.

Le Hamas a peut-être affirmé son emprise sur Gaza par la barbarie, mais c’est la population palestinienne qui, de son propre gré, lui a confié la tâche de diriger son Parlement.

Oui, la population voulait se débarrasser d’un Fatah corrompu. Mais ils savaient tout du fondamentalisme violent et sans compromis du Hamas, qui ne les a pas dissuadés. Et c’est un autre leader dûment élu par les Palestiniens, Mahmoud Abbas, qui a décidé de créer un gouvernement en partenariat avec cette organisation de meurtriers.

Et pourtant, cette ascension d’un régime militaire islamiste, née dans les urnes et consacrée dans son apogée sanglant à Gaza, sur le pas de notre porte, est saluée dans certaines sphères internationales comme porteuse d’un changement qui pourrait être positif.

Abbas, qui a donné au Hamas une légitimité politique, qui a choisi de ne pas l’affronter militairement, dont les fidèles ont souvent surpassé les "exploits" terroristes du Hamas, et dont les forces entraînées et armées par les Américains n’ont pu tenir tête au Hamas à Gaza (mettant du même coup un véritable arsenal à sa disposition), a été récompensé par le renouvellement de l’aide internationale.

Et ce malgré le fait qu’une partie de ce financement international finira inévitablement à Gaza, puisque Abbas y maintient l’illusion d’un contrôle de l’Autorité palestinienne. Elle y servira à payer les salaires d’un système éducatif qui enseigne méthodiquement la haine d’Israël et de l’Occident.

Dans le même temps, on fait maintenant appel à Israël pour s’assurer que la population de Gaza survive à la prise de contrôle du territoire par le Hamas, qu’elle a elle-même porté. On fait appel à Israël pour fournir de l’eau, du carburant et de la nourriture à Gaza, dominée par un leadership qui non seulement ne coordonne pas la réception de ce service, mais persiste à nier notre propre existence.

On fait appel à Israël pour continuer à fournir Gaza en électricité, avec la certitude que cette électricité serait employée, entre autres choses, à fabriquer des roquettes Kassam et d’autres armes destinées à tuer des Israéliens. Et Israël, naturellement, se sent le devoir moral d’aider les Palestiniens ordinaires dans le besoin.

On fait également appel à Israël pour mettre de côté la question gênante de la prise de contrôle de Gaza par le Hamas, et le renforcement conséquent de son idéologie fondamentaliste et de celle de son principal allié, aux ambitions nucléaires, attaché à l’élimination d’Israël, l’Iran.

On fait appel à Israël pour mettre de côté, un moment, la menace croissante que constitue le contrôle total du Hamas sur ce qui est désormais une voie d’approvisionnement en armes depuis l’Egypte, à travers le couloir de Philadelphie.

On exige au contraire d’Israël, idée ostensiblement acceptée par son gouvernement, de profiter de l’occasion pour mener des négociations de paix avec un Mahmoud Abbas qui a soudain retrouvé une verve ferme, malgré une impuissance manifeste maintes fois démontrée. Avec, en ligne de mire, l’avenir du prochain territoire convoité par le Hamas, la Cisjordanie.

Voici comment, selon Giora Eiland, ancien conseiller à la sécurité nationale, Israël devrait traiter le Hamastan et les répercussions de son avènement.

Tout d’abord, suggère le major-général de réserve Eiland, Israël doit dresser la liste des priorités élémentaires qui constituent ses intérêts immédiats à Gaza, en l’occurrence : 1) mettre un terme aux tirs de Kassam ; 2) empêcher la poursuite de l’armement du Hamas, principalement à travers le couloir de Philadelphie ; 3) trouver un accord pour libérer le prisonnier Gilad Shalit.

Ensuite, recommande-t-il, Israël devrait prendre acte de ses moyens de pression, et s’en servir pour remplir ces objectifs. Le coup d’Etat du Hamas a affecté les Palestiniens, tous les Palestiniens, dit-il, "plus encore qu’ils ne le réalisent".

Deux règles d’or ont été brisées : pas de guerre civile ("les Palestiniens n’en avaient jamais franchi le cap"), et pas de différence faite entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. En outre, maintenant qu’il est seul en charge de Gaza, le Hamas a beaucoup plus à perdre que par le passé.

C’est pourquoi la dernière chose que devrait faire Israël est de se débarrasser de ce moyen de pression, en reconnaissant qu’il se doit de fournir de l’aide humanitaire, de l’électricité et de l’eau, d’ouvrir les frontières, etc. Israël devrait plutôt déclarer que "Gaza est une entité politique ennemie, dans son activité comme dans ses choix".

En conséquence, Israël devrait insister sur l’idée qu’il doit maintenir les points de passage bouclés pour prévenir la contrebande d’armes, et qu’il est prêt à attaquer non seulement les groupes tirant des Kassam, mais également les cibles gouvernementales de Gaza et les routes d’approvisionnement afin d’améliorer la sécurité d’Israël.

Cela provoquerait une vague de protestations internationales, reconnaît Eiland. "Mais la réponse d’Israël serait ?Eh bien, nous devons faire cela parce que nous sommes face au Hamas.’" Cependant, poursuit Eiland, Israël devrait également déclarer que "si nos trois intérêts principaux sont respectés, nous pourrons mettre un terme à ces opérations".

Le principe qui doit guider l’action, insiste Eiland, est qu’il n’est pas dans l’intérêt d’Israël de poursuivre l’approvisionnement de Gaza, "alors pourquoi le faire pour rien ? Pourquoi renoncer à nos intérêts ? Si nous donnons à Gaza tout ce dont elle a besoin, et que le Hamas peut continuer à tirer et à se réarmer, nous n’avons plus de moyen de pression".

Comment un tel plan se déroulerait-il en pratique ? "Israël doit dire clairement, mais si nécessaire discrètement, que si les tirs de Kassam s’arrêtent complètement à partir d’une date donnée (et peu importe qui est derrière ces tirs, puisque le Hamas est désormais la seule organisation en charge), il ouvrira peu à peu les frontières pour permettre l’approvisionnement. Mais cette ouverture s’interrompra si le moindre Kassam est tiré."

Dans le même ordre d’idée, poursuit Eiland, "Israël doit dire clairement que la situation actuelle le long du couloir de Philadelphie est intolérable, et qu’il pourrait être nécessaire de reprendre le contrôle du corridor, en l’élargissant de plusieurs centaines de mètres. Cela nécessiterait la destruction de maisons, et priverait de toit beaucoup de gens. Le monde protesterait. Et Israël dirait ?Ok, nous sommes prêts à un retrait si l’intégrité de la frontière est respectée’".

Si les recommandations d’Eilad, lors de notre conversation téléphonique, ont été jusqu’à lors délivrées sur le ton sobre qui lui est coutumier, sa voix s’emporte quand il aborde la situation politique générale. "Je ne comprends pas ces discussions autour d’options diplomatiques", dit-il. "Sur quoi portent-elles ?" Tout accord politique se doit de porter sur la Cisjordanie et Gaza.

Mais qu’est-ce qu’Abou Mazen peut faire à propos de Gaza ?" La dernière chose qu’Israël devrait faire serait de trouver un accord avec Abou Mazen en Cisjordanie, et de se réconcilier avec le Hamas à Gaza.

"Abou Mazen et [le Premier ministre] Olmert ont dit vouloir renouveler les négociations politiques," poursuit-il, "mais comment cela peut-il fonctionner ? Israël dira qu’il veut un accord permanent, mais que les questions de sécurité doivent être résolues au préalable. Abou Mazen (Mahmoud Abbas) dira qu’il n’est pas possible de résoudre les questions de sécurité, pas même en Cisjordanie, avant un accord permanent. Cela ne mène nulle part."

Le conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Ariel Sharon, qui travaille désormais à l’institut d’études pour la sécurité nationale de l’université de Tel-Aviv, ne voit pas le Hamas répéter sa victoire de Gaza en Cisjordanie dans un futur proche, mais il ne sous-estime pas sa puissance sur place, et ne doute pas de ses ambitions.

"Le Fatah est plus puissant en Cisjordanie, qui est plus laïque et moderne que Gaza. Il n’y a pas autant de soutien populaire pour le Hamas. Et bien sûr, Israël y est déployé et empêche le Hamas de s’y développer comme il l’a fait à Gaza."

Concernant les risques concrets que représente la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas, le principal souci d’Eiland consiste en l’approvisionnement en armes, et la circulation de combattants vers et hors du territoire, notamment pour bénéficier d’entraînements délivrés par l’Iran, qui se sont révélés efficaces face au Fatah.

Dans l’état actuel des choses, dit-il, le couloir de Philadelphie, large de 50 à 100 mètres, ne peut être efficacement bouclé même si Israël s’y redéployait. "Il faudrait qu’il fasse au moins 500 mètres de large", explique-t-il, pour dissuader les tunneliers, et il faudrait qu’Israël dégage cet espace en démolissant des maisons.

"Dit de cette manière, la mesure a l’air très sévère. Mais nous devons créer une nouvelle réalité. Pour dire ?J’y suis, j’y reste.’ Et rester prêt à repenser la stratégie si les Egyptiens et ou une force internationale se montrent vraiment prêts à contrôler la zone."

Eiland révèle qu’après l’annonce du désengagement de Gaza, mais avant sa réalisation, alors qu’Israël affirmait qu’il garderait le contrôle du couloir Philadelphie à moins que la situation sécuritaire ne permette son évacuation (point sur lequel insistait la communauté internationale), une solution internationale avait été soumise à Israël pour résoudre le problème.

Selon les termes de cette proposition, des forces internationales, reconnaissant la nécessité d’élargir le corridor pour le contrôler correctement, auraient fait le travail à la place d’Israël. "Ils ont dit ?Si vous quittez Philadelphie, nous détruirons les bâtiments qui se trouvent à proximité de la voie d’accès et nous relogerons les gens au Goush Katif.’"

Un tel accord n’a bien sûr pas été trouvé. "Et après avoir quitté Gaza, pendant cette période transitoire ou nous contrôlions toujours Philadelphie, le ministre de la Défense Shaoul Mofaz a soudain annoncé qu’Israël était prêt à s’en retirer." A ce moment, bien sûr, la communauté internationale s’est dit que si Israël était prêt à partir, il n’était pas nécessaire de payer un tel prix pour obtenir le départ de l’armée. Cela, estime Eiland, est symptomatique de la manière dont Israël a mal géré le cas de Gaza.

"Quand il s’agissait du désengagement, nous avons fermé les yeux sur la réalité", accuse-t-il. Sharon a décidé non seulement qu’Israël partirait, mais qu’il le ferait de manière unilatérale. "Il n’a pas donné aux Palestiniens relativement modérés la chance de montrer leur autorité. Cela a renforcé le Hamas, et empêché toute avancée politique."

Le débat autour du départ de Gaza, déplore-t-il, était "tellement superficiel" : une tendance, comme il l’a plusieurs fois indiqué par le passé, typique de la manière dont sont prises les décisions. "Ce qui se passe, c’est qu’on reconnaît qu’une situation donnée n’est pas bonne. Quelqu’un a une idée. Et c’est ?oui’ ou ?non’. Il y a peut-être d’autres options ? Eh bien, elles ne sont pas abordées."

Dans le cas précis de Gaza, "Sharon a annoncé [lors de la conférence stratégique de 2003] à Herzliya que le désengagement était une bonne chose pour nous. Cela voulait dire que nous n’en tirerions rien. Si vous dites à votre voisin que vous fichez votre frigo à la poubelle, il y a peu de chance qu’il vous propose de vous le racheter. Nous avons décidé que nous quittions Gaza. Nous avons déclaré qu’elle n’avait aucune valeur, et nous l’avons abandonnée en échange de rien. Nous avons sacrifié tous nos moyens de pression."

C’est précisément la crainte d’Eiland : qu’Israël facilite la tâche du régime du Hamas. "Et aussi incroyable que cela puisse paraître", ajoute-t-il en haussant le ton, s’il n’y avait pas eu ce réveil douloureux qui a suivi la guerre de l’été dernier et la perte de crédibilité de toute mesure unilatérale, "nous serions actuellement en train de faire la même chose en Judée-Samarie. Incroyable."

L’argument qui se trouve au coeur du raisonnement de Kadima, fait-il remarquer, est que la barrière de sécurité représente la meilleure ligne de défense dont puisse bénéficier Israël, et que les forces armées devraient être retirées sur cette ligne, au besoin de manière unilatérale.

Mais les conséquences d’un retrait unilatéral seraient "désastreuses", rétorque Eiland, offrant un petit exemple. "Il y a deux semaines, vous vous en souvenez, l’autorité aéroportuaire israélienne voulait fermer l’aéroport Ben-Gourion à cause de signaux radio pirates interférant entre les vols et la tour de contrôle.

Ce qui veut dire que si vous installez des émetteurs radio à Ramallah, vous pouvez paralyser l’aéroport. Si Israël quittait la Cisjordanie sans le moindre accord, avant même que l’Iran n’envoie des armes, quelques malheureux émetteurs pourraient semer le désordre dans la vie quotidienne des Israéliens.

 

"Nous sommes ici et ils sont là", cite-t-il, rappelant avec amertume le slogan des " unilatéralistes". "C’est puéril. Et pourtant", remarque-t-il, "c’est ce programme qui a rapporté à Kadima plus de voix que n’importe quel autre parti lors des dernières élections."

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 07:15

La diffusion de ce film (voir le site officiel) sur les chaînes de télévision nationales permettrait de confier au grand public certaines informations sans lesquelles la compréhension du problème posé par l’Islam en Occident est à peu près inaccessible. Ce film est présenté ici car il a été proposé à la TSR dans le cadre d’une procédure de conciliation. Les responsables de la TSR ont jugé qu’une telle diffusion était hors de question.


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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 06:14

Jerusalem Post édition française

Des sanctions et le recours à la diplomatie ont échoué et il est maintenant trop tard pour une opposition interne visant à renverser le régime islamiste, ne laissant entrevoir désormais que l’option militaire pour stopper le programme nucléaire de l’Iran, selon les déclarations de l’ancien ambassadeur américain des Nations unies, John Bolton, au Jerusalem Post, mardi 26 juin.

Selon l’ambassadeur, l’administration Bush ne reconnaît pas l’urgence de la situation et ne se rend pas compte que les options sont maintenant limitées. En effet, selon lui, la seule possibilité est désormais de lancer une intervention militaire, les sanctions n’étant plus d’aucune efficacité à ce stade.

Bolton s’est dit, dans ces conditions, "très inquiet" quant à l’avenir de l’Etat d’Israël.

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