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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 07:16

Efraim Inbar pour Jerusalem Post 
Titre original : The great American delusion


Traduction : Objectif-info

 
La conférence organisée par les États-Unis à Annapolis pour faciliter la création d'un État démocratique palestinien, libéré de la corruption et du fléau des milices, vivant en paix aux cotés d'Israël, est vouée à l'échec. L'initiative américaine repose en effet sur un certain nombre de présupposés sans fondements.

Le premier de ces présupposés est que la société palestinienne peut être réformée à l'initiative d'étrangers. Les sociétés du Moyen Orient ont déjà fait la preuve de leur capacité résistance aux tentatives des puissances occidentales de les amener à mettre de coté leurs vieilles méthodes pour régler les affaires en suspens. Il est naïf d'imaginer que les dynamiques sociales et politiques enracinées dans des traditions centenaires peuvent être facilement infléchies dans le sens voulu par des Occidentaux bien intentionnés mais présomptueux. Le président Georges W. Bush aurait du tirer cette leçon de son expérience irakienne.

Les changements des sociétés palestiniennes et moyen-orientales en général peuvent se produire exclusivement sous l'influence de facteurs internes. Et si une évolution positive de cette nature pouvait intervenir, elle serait plus probablement l'œuvre d'un autocrate que d'étrangers occidentaux aux intentions généreuses.

En outre, la capacité des Américains de modifier la politique extérieure d'acteurs internationaux même mineurs ne doit pas être surestimée. L'ancien dirigeant syrien, Hafez Assad a dit "non" au président Bill Clinton à Genève (mars 2000), et Yasser Arafat a fait comme lui à Camp David (Juillet 2000).

La seconde erreur est de croire que l'aide économique aux Palestiniens peut tempérer les différends politiques. Depuis les accords d'Oslo de septembre 1993, l'Autorité palestinienne a reçu l'aide économique par tête la plus importante du monde. Pourtant les millions d'euros qui lui ont été transférés ont été détournés ou gaspillés. Comme d'autres acteurs de la troisième guerre mondiale, l'Autorité palestinienne a habilement redirigé une fraction significative de l'aide vers des personnes qui n'avaient pas le plus grand besoin d'une assistance extérieure.

De plus, l'aide économique ne vaut que par l'aptitude de l'économie et du gouvernement bénéficiaires d'en faire un usage productif. Il est donc hypothétique que l'injection de volumes financiers croissants dans une économie palestinienne qui ne fonctionne pas donne quelque chose de bon.

La troisième erreur consiste à penser que Mahmoud Abbas puisse devenir un agent de changement et qu'il mérite pour cela le soutien de l'Occident. Le bilan de Abbas comme dirigeant est lamentable. Il n'est pas parvenu à unifier les services de sécurité comme il s'y était engagé et il n'a pas mené jusqu'au bout les promesses de lutte contre la corruption de sa campagne électorale. Peut-être que le chaos qui règne au sein de l'Autorité palestinienne s'est même accru sous sa présidence. La prise de contrôle de Gaza par le Hamas est une illustration évidente de sa faiblesse.

La quatrième erreur est d'imaginer que la société palestinienne peut-être rapidement transformée en un voisin fréquentable d'Israël et qu'un accord solide est à portée de mains. Depuis les accords d'Oslo, le système d'éducation et les média de l'Autorité palestinienne, associés à un processus spectaculaire de militarisation, ont causé des ravages dans la psychologie collective des Palestiniens. Une société hypnotisée par l'usage de la force et enflammée par le shahid (martyr) prêt à se faire exploser au milieu d'Israéliens honnis ne changera pas du jour au lendemain. De nombreux aspects de la société palestinienne se sont radicalisés : l'influence et la popularité du Hamas, toujours plus étendues, donnent une indication claire de cette tendance.

A la différence de l'Égypte et de la Jordanie où des politiques pragmatiques ont débouché sur des accords de paix avec Israël, la politique des Palestiniens n'est pas pragmatique et elle est plus extrémiste que jamais sous l'influence du Hamas et d'une jeune génération de va-t-en-guerre. Ce qu'ils veulent obtenir d'Israël est tout à fait irréaliste. Les différences entre les Israéliens et les Palestiniens sont insurmontables. Après avoir subi une campagne terroriste entamée en 2000, il est peu probable que les Israéliens ferment les yeux sur les risques d'une solution aléatoire. Les exigences palestiniennes d'un retour dans l'État juif de refugiés partis il y a 60 ans accompagnés de leur descendants, et d'un contrôle sur une partie de Jérusalem, ne sont tout simplement pas acceptables par Israël aujourd'hui.

En outre, Israël a déjà obtenu l'accord des américains pour conserver de vastes blocs d'implantation proches des lignes d'armistice de 1949, et il n'abandonnera pas la Vallée du Jourdain qui a une importance stratégique.

La cinquième erreur est de penser qu'il est possible de retirer au Hamas le contrôle de Gaza par des transactions politiques entre Palestiniens. La prise de contrôle du Hamas sur Gaza a été correctement analysée par les États-Unis comme une victoire des forces islamistes au Moyen-Orient et un élément défavorable à un rapprochement israélo-palestinien. Un Fatah conduit par Abbas ne peut pas ramener le Hamas dans le giron de l'Autorité palestinienne. Les Palestiniens de Cisjordanie sont trop faibles pour imposer leur volonté à Gaza et ils ont peu d'influence sur les politiques des gazaouis faute de contigüité territoriale.

Et en réalité, ce sont les activités anti terroristes israéliennes qui empêchent la Cisjordanie de tomber entre les mains du Hamas, et pas Mahmoud Abbas.

Les Américains n'atteindront probablement pas leurs objectifs magnanimes et le conflit israélo-palestinien continuera d'être alimenté car les Palestiniens ne parviennent pas à agir ensemble.

Je verrai bien l'Égypte et la Jordanie intervenir avec plus d'insistance dans les affaires des Palestiniens pour limiter les conséquences de la faillite de leur État. Pour Israël, le mieux à faire est de contenir le terrorisme et d'attendre patiemment des temps meilleurs.

L'auteur est professeur de sciences politiques à l'université Bar-Ilan et directeur du Centre d'Études Stratégiques Begin-Sadate (BESA)
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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 06:00
Par Véronique Chemla pour Guysen International News
Née en Syrie, Wafa Sultan s’est installée aux Etats-Unis en 1989. Agée de 48 ans, cette psychologue est une Américaine musulmane aux idées modérées. Elle est devenue célèbre en février 2006 lors de sa participation à un débat sur Al-Jazeera, traduit et diffusé par MEMRI. Elle y décrivait le clash entre « la civilisation et le retard » du monde musulman. Selon Time Magazine (avril 2006), elle est l’une des 100 personnes les plus influentes, dont « le pouvoir, le talent et l’exemple moral transforment le monde ». Elle a accordé une interview à GIN le 13 novembre 2007, à Paris.
Guysen : Qu’entendez-vous par clash entre « la civilisation et le retard », la démocratie et la rationalité, la liberté et l’oppression ?

Wafa Sultan : Le retard signifie vivre au Moyen-âge alors qu’on vit en réalité au XXIe siècle.

G : Comment expliquez-vous que les gens sont emprisonnés dans cette période ancienne ?

W S : Parce que les gens ont conservé les mentalités du Moyen-âge. Vous ne faîtes pas cela quand vous vivez au XXIe siècle. Il vous faut changer votre système de croyances, votre pensée et vos idées afin de les adapter à votre époque.

G : Pour vous, ce retard est constitué de la barbarie, du fait que la femme est traitée comme une bête, de l’ignorance massive parmi le monde musulman… Ce sont des conclusions de deux rapports célèbres du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) en 2002 et 2005. Pourquoi le monde musulman est-il dans cette situation grave ?

W S : Choisissez un pays musulman. N’importe lequel. Qu’y observez-vous ? Rien, si ce n’est ce retard, la pauvreté, la dictature, l’ignorance, la maladie… Pourquoi ? Nos vies dans le monde musulman sont le produit des enseignements islamiques, car nos vies sont ce que sont nos croyances. Vous ne pouvez pas améliorer votre vie tant que vous ne voulez pas améliorer vos croyances. Votre situation résulte de vos comportements qui sont liés à vos croyances. Donc, pour changer votre situation, vous devez changer vos comportements, et donc vos croyances.

G : C’est difficile de changer ses croyances…

W S : C’est difficile, mais ce n’est pas impossible. C’est ce que je veux dire à l’Occident. Je vis depuis 17 ans aux Etats-Unis. J’y ai appris que rien n’est impossible.

G : Vous pensez que l’islam est une religion et une idéologie…

W S : Bien sûr.

G : Vous condamnez le lien entre l’islam et la violence, ou plutôt la manière dont certains utilisent l’islam pour tuer…

W S : Je pense que la religion islamique n’a jamais été mal comprise. Je pense que l’islam est le problème, mais personne n’ose dire cette vérité. Personne ne veut analyser précisément les racines profondes du problème. L’islam n’est pas seulement une religion, mais aussi une idéologie politique. Un musulman qui se veut un vrai musulman doit accepter l’islam à la fois comme religion et comme idéologie politique.

G : Vous citez certaines phrases du Coran qui comparent les juifs et les chrétiens à des animaux…

W S : Bien sûr. On nous a fait un lavage de cerveaux dès le plus jeune âge pour que nous croyions en cela. L’islam est composé du Coran et des hadîths. Il y a un célèbre hadîth – un hadîth est une parole du prophète Mahomet – qui dit : « Le jour [de la résurrection] les arbres et les rochers crieront : « Un Juif se cache derrière moi, viens et tue-le ! »

G : Vous dîtes qu’aucun juif n’a tué quiconque dans un restaurant allemand. Des Palestiniens ont tué dans des restaurants israéliens…

W S : Seuls les musulmans défendent leur religion, leur enseignement, en tuant, en détruisant les églises et temples, en brûlant les ambassades. Je n’ai jamais entendu dire qu’un juif s’est fait exploser dans un restaurant allemand.

G : Que proposez-vous ? Adapter le Coran ? Changer le Coran ?

W S : Je n’ai aucun espoir dans l’islam. Mais j’espère en les musulmans car ce sont des êtres humains comme on en rencontre dans toutes les communautés. Il y a parmi eux des personnes bien ; il y en a de mauvaises. La plupart utilisent leur bon sens. Donc nous pouvons changer leurs mentalités. Je n’ai aucun espoir à l’égard de l’islam car quand une idée est corrompue, on ne peut pas la réformer, mais on peut en changer. Il est possible de changer l’esprit qui croyait en cette idée. On peut remplacer cette idée ou ce système de pensée par un meilleur système de pensée. Vous ne pouvez pas réformer une idée corrompue : elle est corrompue. Jetez-la et remplacez-la par une meilleure idée.

G : Vous sentez-vous musulmane ou athée ?

W S : Je ne pratique pas l’islam. Je n’y crois plus. Je ne suis aucune religion. Je me considère culturellement comme musulmane. Ce n’est pas mon choix d’être ou non musulmane. Je suis née et j’ai été élevée dans la religion musulmane. C’est dans ma peau. Je ne peux pas enlever ma peau.

G : Quelle est votre position à l’égard des juifs et de l’Etat juif ?

W S : Je crois que les juifs ont le droit de vivre dans leur pays en paix.

G : Avez-vous rencontré des musulmanes critiques à l'égard de l'islam ou favorables à une réforme de l’islam, Ayaan Hirsi Ali, Irshad Manji, Taslima Nasreen ?

W S : J’ai rencontré la plupart d’entre elles. Chacune d’entre nous a une approche différente du problème. Le monde doit entendre nos voix, quelles que soient nos approches respectives.

G : Vous êtes née en Syrie. Qu’est-ce qui vous a fait changer ?

W S : Je n’ai pas changé en une nuit. Cela m’a pris beaucoup d’années pour devenir ce que je suis aujourd’hui. Par ma nature, j’aime poser des questions et douter afin d’arriver à une conclusion. Je pose toujours des questions. Je n’accepte pas qu’on m’impose quoi que ce soit. C’est mon caractère, et cela a joué un rôle pour que je devienne ce que je suis maintenant. Etre une femme issue d’un background musulman a joué un rôle. Etre mariée à un homme large d’esprit a joué un rôle. Emigrer d’un pays musulman vers les Etats-Unis et y vivre depuis 17 ans ont joué un rôle.

G : Que pensez-vous de la controverse sur les dessins danois ?

W S : Je ne suis pas contre eux. Les musulmans ont besoin d’apprendre à écouter les autres, même s’ils n’aiment pas ce qu’on dit d’eux. Il nous faut continuer à critiquer l’islam pour le forcer à être réformé et changé. Je ne sais pas si vous vous souvenez des réactions des musulmans aux propos du pape. Elles étaient moindres que leurs réactions aux dessins. Plus vous agissez, moins les musulmans seront réactifs.

G : Nous devons être fermes à l’égard des extrémismes, ne pas être lâches, faibles…

W S : Absolument. L’Occident souffre d’un manque de connaissance sur les réalités des mondes arabe et musulman. L’Occident ne pourra jamais gagner cette guerre tant qu’il ne comprendra pas l’esprit, la mentalité musulmane. Vous avez besoin de vous informer sur l’islam, vous forger votre jugement et le confronter à vos questions sur la religion.

G : Quels sont vos projets ? Allez-vous écrire un livre ?

W S : J’ai écrit un livre qui est entre les mains de l’éditeur. J’espère qu’il paraîtra dans deux à trois mois. Ce n’est pas facile de suivre le processus éditorial. C’est un bon livre. Dans sa première partie, il traite de ma vie personnelle. Dans sa seconde, il présente ce que l’Occident doit savoir sur l’islam. Le lecteur pourra lier ma vie personnelle à ce que je dis sur l’islam.

Vous pourrez voir la vidéo de cette interview sur Guysen TV
Images de Jérémy Nedjar

Photos : © Véronique Chemla et MEMRI
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 09:04
par Thomas Friedman, éditorialiste au New York Times

 

Article publié le 31 Mars 2002
Titre original : Suicidal Lies
Traduction : Objectif-info
Rédaction d'Objectif-info:

Le texte ci-dessous date de presque six ans et son actualité ne se dément pas. Dans cet excellent article, Thomas Friedman fait preuve d'un solide talent d'anticipation. Il comprend bien que la formule terroriste de l'attentat suicide est tout à fait susceptible de quitter son terreau, la seconde Intifada de Yasser Arafat, et son point d'application initial, la population civile israélienne, pour déferler sur les nations du monde entier. La suite des évènements montrera, aussi bien en Europe qu'en Afrique et en Asie, que la menace des "kamikaze" prêts à perdre la vie, pouvu qu'ils tuent un maximum de civils, n'a rien de théorique. Elle est devenue l'ordinaire des services de renseignements et elle mobilise pour sa prevention d'énormes ressources. Il fallait la stature historique unique du grand Jacques Chirac pour faire donner la garde républicaine en gants blancs à la dépouille de l'inventeur de cette forme la plus contemporaine de la barbarie, le fameux raïs de Ramallah. Mieux encore, Friedman anticipe dans son texte des développements possibles de cette innovation meurtrière : l'association du terroriste suicide et de l'arme nucléaire sous une forme ou sous une autre. Or la recherche obstinée de la maîtrise de la bombe par les mollahs de Téhéran et les troubles actuels au Pakistan, créent les conditions pour que des éléments nucléaires tombent entre les mains d'organisations terroristes, actualisant le risque majeur  identifié dès 2002 par Thomas Friedman. 14 novembre 2007
 

 

Le résultat de la guerre actuelle entre les Israéliens et les Palestiniens est vital pour la sécurité de chaque américain, et même je crois, de toute la civilisation. Pourquoi ? Tout simplement parce que les Palestiniens, pour poursuivre leurs objectifs politiques, sont en train d’expérimenter une toute nouvelle forme de guerre, fondée sur l’utilisation de bombes humaines, bardées de dynamite et habillées comme des Israéliens. Et cela marche.

Les Israéliens sont terrorisés. Et même si cette stratégie ruine leur propre société, les Palestiniens éprouvent un sentiment de puissance croissant. Ils sentent qu’ils possèdent une arme propre à équilibrer le rapport des forces avec Israël, et peut-être dans leurs rêves, à lui infliger une défaite. Comme l’a déclaré au Washington Post, un chef du Hamas, Ismaël Haniye, les Palestiniens sont en train de mettre les Israéliens en déroute car ils ont trouvé leur point faible. Les Juifs, a-t-il dit, « aiment la vie plus qu’aucun autre peuple, et ils veulent éviter la mort ». Ainsi, les bombes humaines palestiniennes sont le moyen idéal de les affronter. C’est vraiment fou.

Le monde doit comprendre que les Palestiniens n’ont pas choisi le système des bombes humaines par « désespoir » devant l’occupation israélienne. C’est un énorme mensonge. Pourquoi ? D’abord, parce que si de nombreux autres peuples dans le monde, sont désespérés, ils ne se promènent pas sanglés avec de la dynamite. Plus décisif, le président Clinton offrit aux Palestiniens un plan de paix qui pouvait résoudre le problème du « désespoir » dû à la colonisation. Yasser Arafat n’en voulut point. Mieux encore, les Palestiniens ont longtemps utilisé une tactique alternative aux bombes humaines : la résistance non violente sur le modèle de Gandhi. Un mouvement palestinien non violent appelant à la conscience de la majorité silencieuse des Israéliens aurait obtenu un État depuis 30 ans, mais les Palestiniens ont rejeté cette stratégie aussi.

Les Palestiniens n’ont pas utilisé ces solutions alternatives, parce qu’ils désirent aujourd’hui obtenir leur indépendance par le sang et par le feu. Tout ce qu’ils peuvent accepter en tant que communauté, c’est ce qui relève de la destruction et jamais de la construction. Avez-vous jamais entendu M. Arafat parler du système éducatif ou économique qu’il préfère, du régime constitutionnel qu’il envisage ? Jamais, parce que M. Arafat ne prête pas d’intérêt au contenu de l’État palestinien mais seulement à ses frontières.

Soyons clair : les Palestiniens n’ont choisi pas la stratégie des bombes humaines par désespoir. Cela menace toute civilisation car la technique des bombes humaines telle qu’elle est mise en œuvre en Israël, tout comme les détournements et les écrasements d’avions, peuvent être copiés et éventuellement aboutir à une bombe humaine associée à un dispositif nucléaire, une menace pour toutes les nations. C’est pourquoi le monde entier doit contribuer à la défaite de la stratégie palestinienne fondée sur les attentats-suicide.

Mais comment ? Cette sorte de terrorisme peut être jugulée par le refus et la réprobation de la communauté où elle est pratiquée. Aucune armée étrangère ne peut arrêter de petits groupes d’individus prêts à se donner la mort. Comment aboutir à cette répudiation chez les Palestiniens ? D’abord les Israéliens doivent mener une action militaire qui démontre que le terrorisme ne paie pas. Ensuite, l’Amérique doit faire clairement savoir que les attentats-suicide ne sont pas seulement un problème israélien. Pour cela, les États-Unis doivent déclarer que s'ils tiennent le nationalisme palestinien pour légitime, ils n’auront pas de relations avec les dirigeants palestiniens qui tolèrent les attentats suicides. Ensuite, ils doivent faire savoir aux dirigeants arabes que les média qui qualifient les poseurs de bombes de « martyres » ne sont pas tolérés aux États-unis.

Troisièmement, Israël doit dire aux Palestiniens qu’il est prêt à reprendre les négociations là où elles étaient restées avec Bill Clinton, avant l’Intifada. Ces négociations représentent 90% du chemin à parcourir pour la fin de l’occupation et la création d’un État palestinien. Quatrièmement, les troupes américaines et celles de l’OTAN doivent garantir la frontière israélo-palestinienne.

« C’est en Espagne, lors de la guerre civile, que les pays les plus puissants purent tester des armes nouvelles, avant la seconde Guerre Mondiale ». écrivit le théoricien politique israélien Yaron Ezrahi. « Le conflit israélo-palestinien actuel est la guerre d’Espagne du XXI siècle. C’est un test pour savoir si le suicide terroriste peut réussir comme stratégie de libération. Il doit être vaincu mais cela nécessite davantage qu’une réponse militaire ».

Les Palestiniens sont tellement aveuglés par leur fureur narcissique qu’ils ont perdu de vue la vérité fondamentale sur laquelle toute civilisation est construite : le caractère sacré de toute vie humaine, et tout d’abord la sienne. Si l’Amérique, le seul arbitre, n’utilise pas toute son énergie pour stopper cette folie et l'appeler par son véritable nom, le suicide terroriste s’étendra. Le Diable est lâché au Moye Orient et chez nous aussi.
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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 05:41
Par Barry Rubin | Jerusalem Post - Traduit et adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

Fin Juin, plusieurs officiers de sécurité du Fatah, chargés de protéger Ehoud Olmert lors de sa rencontre avec le chef de l’Autorité Palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, avaient prévu plutôt de l’assassiner. Ce fait est assez étonnant pour que les gens ici puissent revoir leurs idées préconçues quant aux relations avec l’AP. Après tout, on est fin 2007, à la veille d’un sommet, avec une AP et un Fatah supposés être dirigés par des gens modérés.

 

Or les assassins repérés appartiennent au Fatah et non au Hamas et ils ont été aussitôt libérés par l’AP, après leur incarcération, avant que des pressions extérieures ne force l’AP à les réappréhender. On peut prévoir qu’ils seront discrètement remis en liberté à nouveau. Or c’est le même schéma qui s’est produit avec les assassins de Réhavam Zeevi, ministre du gouvernement d’Israël en 2001, ou avec les tueurs qui ont occupé l’Eglise de la nativité à Bethlehem en 2002. Devant l’indifférence internationale, l’AP applique ses propres lois et les terroristes sont relâchés.

L’AP n’a jamais puni quiconque qui tue ou qui essaie de tuer un Israélien.

Quelquefois occasionnellement, dans les années 90, on a vu des inculpations, mais pour seul motif que les inculpés ternissaient la cause palestinienne, et dans ces cas aussi les prisonniers étaient rapidement libérés. Il faut se rappeler que le complot contre Ehoud Olmert, s’il avait réussi, aurait causé du tort à l’image de la Palestine, avant un sommet international supposé lui profiter. Si les conspirateurs avaient blessé ou tué Ehoud Olmert, la cause Palestinienne aurait été tellement discréditée qu’il aurait fallu des années pour qu’elle retrouve grâce en Occident. En conséquence, comme il le fait pour les traitres, M Abbas aurait dû faire exécuter les conspirateurs. Mais en fin de compte, ceux-ci ne feront même pas des travaux civiques.

Pourquoi ? A cause des règles de la politique en Palestine. Ces principes creusent la tombe d’un état Palestinien ou même d’un régime soit-disant modéré, car ils interdisent tout espoir de mettre fin à la terreur et à l’incitation promue par l’AP. Les Palestiniens connaissent bien ces règles, mais les Occidentaux ne semblent pas en être conscients. On peut trouver des exceptions, mais celles-ci sont considérées comme honteuses et personne n’en parle. Ainsi les 10 commandements qui ont cours dans l’AP et qui s’imposent sont les suivants :

-  1- Les Palestiniens ne peuvent empêcher d’autres Palestiniens d’attaquer Israël, sous peine d’être considérés comme des traitres à la cause et des laquais d’Israël.
-  2 - Le plus militant a toujours raison, l’extrémisme étant assimilé à l’héroïsme. Ceci explique pourquoi le Fatah ne peut se mesurer au Hamas, car il ne peut dénoncer ses rivaux comme trop intransigeants. Les hommes-suicide et leurs coaches sont des modèles à suivre et non des individus dans l’erreur et encore moins dans le mal.
-  3 - "La violence maximale" est la bonne voie et elle devient une victoire quand elle inflige des pertes humaines et matérielles considérables à Israël. La violence est un motif d’orgueil qui fait avancer la cause, malgré les rituelles dénonciations de la violence par les dirigeants à l’intention des médias étrangers.
-  4 - Aucun gouvernement israélien ne peut faire le bien, même pas celui d’Ehoud Olmert, qui n’est pas meilleur que les autres, même s’il offre un état Palestinien, Jérusalem Est... Certains chefs Palestiniens peuvent parler de coopération en privé avec des Israéliens, rêver de paix, pourvu que le peuple palestinien n’en sache rien.
-  5 - Comme les Palestiniens sont les éternelles victimes, tout leur est dû et ils ne doivent rien en retour des concessions israéliennes. L’option diplomatique préférée de l’AP est qu’Israël se retire de la Cisjordanie, de Jérusalem Est, reconnaisse l’indépendance de l’état palestinien, relâche tous les prisonniers palestiniens, alors les pourparlers pourraient commencer.
-  6 - Aucun Palestinien ne doit être enfermé pour avoir attaqué Israël, au-delà de ce qui est requis par les "relations publiques internationales", car après tout, ce sont des héros qui se battent contre un ennemi assimilé au Mal. Même s’ils tuent des enfants israéliens, pourquoi les punir ?
-  7 - Fatah ne jugera pas ni ne chassera toute personne lançant des attaques contre Israël.
-  8 - Effacer Israël de la carte est moralement correct (ce qui est déjà fait dans les cartes géographiques de la Palestine). Toute autre opinion serait ridicule, honteuse et même passible de menaces, à moins qu’elle ne soit émise pour tromper l’ennemi.
-  9 - La priorité des priorités c’est le "droit au retour" des réfugiés palestiniens et de leurs descendants en Israël. Il vaut mieux ne pas avoir un état que de renoncer à ce droit.
-  10 - Il vaut mieux être tenace et patient dans un dur statu quo plutôt que de mettre fin au conflit pour toujours, même avec des gains considérables. Cette attitude permettra aux futures générations Palestiniennes d’avoir la possibilité d’emporter une victoire totale. Le droit à toute la Palestine reste l’objectif primordial.

Les dirigeants Palestiniens peuvent déplorer cette situation en privé, mais ils ne feront rien pour qu’elle change. Sinon on l’aurait su depuis longtemps. Le côté palestinien ne peut ni ne veut parvenir à la paix. De toute manière il ne tiendra aucun engagement. Même si quelques dirigeants souhaitent un accord avec Israël, ils ne pourront ni n’oseront déroger aux 10 commandements


Par Barry Rubin, directeur de "Global Research in International Affairs Center" à l’IDC, Herzliya. Paru dans le Jerusalem Post du 31/10/07 Traduit et adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com Nouveau livre d’Albert Soued, écrivain, cliquez sur Quand le Moyen-Orient verra-t-il la lumière ? 26,00 Euro - 411p - Diffusion www.publibook.com , taper soued à la rubrique "rechercher" -1ère colonneou www.fnac.com ou www.amazon.fr , en tapant soued dans la rubrique livres, et sur commande dans toutes les bonnes librairies.

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 05:29

 

En ce mois de novembre 2007, les israéliens s'interrogent sur le contenu et la portée de la conférence de paix d'Annapolis, supposée définir les concessions réciproques préalables à la création d'un Etat palestinien. Pour certains, il s'agit d'une occasion unique de réconcilier israéliens et palestiniens et plus généralement d'amorcer un rapprochement entre Israël et les pays arabes alors que pour d'autres, la démarche est inutile et ne permettra pas un déblocage de la situation.

Néanmoins, et pour une grande majorité, la résignation semble de mise eu égard au précédent crée par les accords dits « d'Oslo » des années 90 qui, non seulement n'avaient pas apporté de progrès significatifs, mais encore avaient renforcé l'insécurité et confirmé les palestiniens dans la nécessité de poursuivre leurs actes meurtriers.

Bien évidemment, aucune paix ne pourra intervenir si les palestiniens ne comprennent pas au préalable la nécessité de coexister pacifiquement avec les juifs (I) et si la Syrie refuse d'assumer ses responsabilités dans ses guerres perdues contre Israël (II).



I/. LA NÉCESSITÉ POUR LES PALESTINIENS D'ACCEPTER LA COEXISTENCE PACIFIQUE AVEC LES JUIFS



En marge des discussions sur la paix, l'attitude des palestiniens reste inchangée : envoi quotidien de roquettes Kassam, tentatives d'infiltrations d'individus armés de couteaux ou d'engins explosifs, discours des responsables palestiniens qui affirment péremptoirement que le peuple palestinien ne renoncera jamais à ses droits.

Concrètement, les palestiniens semble avoir résolument adopté « la méthode Coué » en se répétant inlassablement le discours de la « destruction programmée de l'entité juive » au point de s'en persuader, de se façonner psychologiquement autour de cette finalité ultime et d'essayer individuellement d'en favoriser l'avènement

Il conviendrait donc pour les palestiniens de faire preuve de discernement dans l'analyse de leur situation spécifique et d'essayer de résoudre leur problème en cherchant la voie sage de la mesure, en essayant de distinguer ce qui est bien de ce qui ne l'est pas, et en s'orientant vers ce qui est juste, équitable et droit.

Pour l'heure, les palestiniens ne cessent de se plaindre et de médire sur les juifs pour justifier leurs meurtres ou les tentatives de meurtres mais ils ne trouveront jamais la sérénité s'ils continuent de se bercer de discours irréfléchis tenant à la nécessité d'éliminer le peuple juif de cette région du monde sans au préalable s'interroger sur la justesse du postulat.

Plus grave, c'est leur médisance systématique sur les personnes juives et la haine qu'ils cultivent à leur endroit, qui les enferment dans l'impasse de la voie criminelle, un peu comme ce « lechon ha rah » que la Bible sanctionne sévèrement même si au bout du compte, l'acte du médisant tue trois personnes : celui qui médit, celui qui écoute et celui qui est concerné par la médisance. C'est exactement ce qui se passe en Israël.

Les palestiniens doivent donc comprendre qu'il ne suffit pas de confier aux instances internationales le soin de trouver les voies de la paix si eux même ne remettent pas en question leur propre système de pensée, la barbarie de leurs actes, l'objectif d'anéantissement du peuple juif et s'ils ne comprennent pas que les juifs n'ont pas à répondre de la détresse dans laquelle les confinent leurs dirigeants.

Le seul inconvénient pour les palestiniens (à leur décharge), résulte de ce que la haine des juifs a un fondement religieux insusceptible (actuellement) de remise en cause.



II/. LA NÉCESSITÉ POUR LA SYRIE D'ASSUMER SES RESPONSABILITÉS



De la même manière, la conférence d'Annapolis est censée conduire à une normalisation entre monde arabe et Israël alors qu'en réalité, le conflit n' est plus israélo arabe mais est progressivement devenu : israélo palestinien puis israélo musulman.

En effet, des protagonistes qui avaient initié la guerre contre l'Etat juif en 1948, à savoir la Jordanie, l'Egypte, le Liban la Syrie et l'Irak, deux ont d'ores et déjà fait la paix (l'Egypte et la Jordanie), le Liban n'a pas d'attitude belliqueuse contre les juifs (raison pour laquelle le Hezbollah y a établit son quartier général et tente de reprendre le confit à son compte), et l'Irak est englué dans ses propres difficultés internes.

Aussi, compte tenu de ce que la guerre israélo arabe de 1948 n'a plus de raison d'être faute de combattants, il lui a été substitué le conflit israélo palestinien (avec la création d'un peuple palestinien pour la circonstance), puis son élargissement vers un grand conflit israélo musulman en confiant à l'Iran le soin de défaire ce qui n'a pu l'être par les pays arabes dans la période qui a suivi 1948.

Néanmoins, si le confit est replacé dans les conditions de sa genèse, il ne reste qu'à régler le différend avec la Syrie qui refuse de normaliser ses relations avec Israël pour des raisons qui tiennent ostensiblement au plateau du Golan alors qu'en réalité, ce pays refuse d'accepter l'idée d'avoir perdu les guerres successives engagées contre Israël.

Sur ce point la technique empruntée par la Syrie est celle classique de la victimisation qui laisse entendre qu'Israël est responsable de l'absence de normalisation des relations alors que le Golan annexé par Israël en 1980 est la conséquence de la guerre initiée par la Syrie et perdue par elle et ce, depuis plus de 40 ans. La Syrie doit faire preuve d'humilité et réfléchira à l'avenir avant de mener une guerre contre Israël

En tout état de cause, nul ne sert de remonter les musulmans contre les juifs. Il est préférable de se souvenir des bonnes relations qui ont toujours prévalu entre eux, comme en illustre le retour 1957 dans les pays d 'Afrique du Nord (notamment au Maroc), de milliers de juifs qui avaient immigré en Israël en 1948 mais qui avaient finalement estimé leur situation antérieure plus enviable.

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 10:39
Par Hanna Mesguishe pour Guysen International News
Mardi 30 octobre 2007 à 13:24
 
 
À la veille de la conférence d’Annapolis, la question du statut de Jérusalem est au cœur de toutes les discussions. En 1980 pourtant, la Knesset avait reconnu Jérusalem comme la "capitale indivisible et éternelle" d’Israël. Mais aujourd’hui, certains ministres israéliens considèrent qu’une partition de la ville est nécessaire pour mener à bien le processus de paix israélo-palestinien. Une conception qui ne fait pas l’unanimité…

Lors de son discours d’ouverture de la session d’hiver à la Knesset, le Premier ministre Ehoud Olmert avait annoncé "qu’Israël devra faire des concessions douloureuses pour mener à bien le processus de paix".
Une allusion au sort de Jérusalem, sujet en tête de liste des négociations avec les membres de l’Autorité Palestinienne.

"Nous sommes prêts à soutenir un plan de division de Jérusalem.
C’est une question essentielle qui doit être abordée dans la déclaration commune israélo-palestinienne, déclaration qui sera présentée ensuite aux États-Unis le 25 novembre prochain" avait quand à lui déclaré Haïm Ramon, vice Premier ministre, à la sortie du conseil des ministres du 7 octobre dernier.

En échange, les Palestiniens devaient s’engager à reconnaître l’existence et la souveraineté d’Israël dans les quartiers juifs de la ville.
Un compromis qui a suscité plus d’une controverse.

Lundi 29 octobre, le maire de Jérusalem, Uri Lupolianski, a annoncé lors d’une conférence de presse, que toutes négociations se rapportant à une éventuelle division de la ville, pouvaient être comparées à une "éviscération".

"On ampute la ville d’une partie qui est essentielle à sa survie" a-t-il souligné.
Déjà à l’issue des déclarations du vice Premier ministre, le ministre des Transports, Shaoul Mofaz avait déclaré que ces propos portaient préjudice à Israël, "à la fois pour sa sécurité mais également pour son statut national".

"Lorsque les troupes israéliennes ont pris le contrôle du Mont du Temple, après la Guerre des 6 jours, c’est un moment d’émotion intense qui est gravé dans la mémoire collective des Israéliens. Nous devons dire clairement, au milieu de toute cette agitation, que Jérusalem restera pour toujours la capitale éternelle de l’Etat d’Israël" a ajouté le ministre de l’Immigration, Yacob Edery.

Une position en faveur de laquelle les jeunes juifs américains se sont engagés de manière organisée.
18 organisations juives américaines se sont en effet fédérées, afin d’empêcher le partage de la ville sainte.

Cette organisation intitulée 'Jeune Israël' rappelle que "Jérusalem appartient à tous les juifs, mêmes ceux qui ne vivent pas en Israël".
Selon son vice-président, le rabbin Pesach Lerner, "remettre en question l’indivisibilité de Jérusalem pourrait conduire à la perte pour l’Etat Hébreu, d’une grande partie de son contrôle sur Jérusalem".

Il a ainsi appelé les dirigeants de toutes les communautés juives du monde à s’unir pour s’opposer à la tenue de telles négociations.
"Jérusalem fait partie de l’héritage juif depuis plus de 3000 ans" a-t-il rappelé.

Pourtant, certains membres de la sphère religieuse juive orthodoxe américaine ont pris leur distance avec ce combat.
C’est le cas du rabbin Kanefsky, qui a déclaré publiquement dans les colonnes du "Los Angeles Times" que sa communauté était prête à envisager une possible partition de Jérusalem, si elle permettait de parvenir à une paix durable avec les Palestiniens.

Le rabbin Kanefsky était déjà connu pour ses idées novatrices et surprenantes.
Il a cette fois tenu à souligner qu’aucun accord de paix n’aboutira si les Israéliens et les Palestiniens refusaient d’admettre qu’ils ont commis des erreurs au cours des 40 dernières années, notamment "l’occupation de la Bande de Gaza ou de la Judée Samarie après 1967".

"Il est temps que le slogan "Jérusalem : capitale indivisible et éternelle d’Israël" soit remis au goût du jour" a-t-il conclu.
Des déclarations pour le moins fracassantes.

Le rabbin conservateur Harold Schulweis a cependant applaudi l’initiative de Kanefsky.
"C’est un visionnaire. Il a fait preuve de beaucoup de courage et d’esprit pour oser briser un tel tabou et j’espère que son article ouvrira un vrai débat" a-t-il déclaré.

L’union des congrégations juives orthodoxes d’Amérique s’est elle déjà attelée à la rédaction d’un plan d’action complet "qui fera appel aux membres de nos communautés, afin qu’ils nous aident à lutter contre ceux qui veulent la partition de Jérusalem".

Dans les semaines à venir, les leaders de l’organisation "Jeune Israël" rencontreront les membres du Congrès américain ainsi que les conseillers de la Maison Blanche, afin de leur exposer le problème actuel.
Ils espèrent ainsi gagner leur soutien.
Un soutien qu’ils ont déjà réussi à obtenir de la part de la communauté chrétienne évangélique américaine, qui s’oppose fermement à la partition de la capitale israélienne.

Côté israélien, le ministre des Affaires Stratégiques, Avigdor Lieberman, a proposé qu’Israël indique clairement sa position sur la division de Jérusalem avant la conférence de paix d’Annapolis.

"La souveraineté israélienne sur les quartiers de la vieille ville est une chose qui n’est pas négociable. En revanche, il n’est pas exclu que l’Etat Hébreu cède certaines localités aux alentours de Jérusalem, qui sont une charge plutôt qu’un atout pour le pays".

Un débat qui n’est pas prêt de susciter l'unité...
 
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 06:18
Par Caroline B. Glick | Jewish World Review. Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Il va sans dire que si et lorsqu’une décision sera prise à Jérusalem ou Washington de réaliser une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran, le public n’apprendra la décision qu’après. De la même manière, dans les semaines écoulées, il était impossible d’échapper au fait que le programme nucléaire iranien est devenu le sujet d’une attention internationale intense et toujours croissante. Cela donne naturellement l’impression que quelque chose se prépare.

 

Prenez par exemple les remarques du chef de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) de l’ONU, Mohammed el Baradei sur le sujet. Dans une déclaration au quotidien ’Le Monde’ lundi dernier, el Baradei affirma qu’il faudrait à l’Iran de trois à huit ans pour acquérir un arsenal nucléaire. Par conséquent, avançait-il, il n’y a aucune raison d’envisager une frappe militaire contre le programme de Téhéran. Il reste beaucoup de temps à la diplomatie, ou aux sanctions ou même aux incitations pour les ayatollahs, déclarait-il.

La déclaration d’El Baradei ne présente d’intérêt que comparée à une déclaration faite en décembre 2005 au journal ’The Independent’. A cette date, l’opinion de Baradei était que l’Iran n’en était qu’à " quelques mois " de produire des bombes atomiques. Mais alors aussi, il ne voyait aucune raison d’attaquer. Comme il le formula quand il avertit que l’Iran était au bord de produire des armes nucléaires, utiliser la force ne ferait " qu’ouvrir la boite de Pandore ". " Il y aurait des efforts pour isoler l’Iran ; l’Iran exercerait des représailles, et en fin de compte, il faudrait en revenir à la table de négociation pour trouver une solution ", prévenait el Baradei.

Etant donné que le chef égyptien de l’AIEA n’a pas cessé de faire valoir qu’à son avis, aucun obstacle ne devait être mis sur la route de l’Iran vers les bombes nucléaires, ce qui rend ses déclarations de 2005 à aujourd’hui intéressantes, c’est ce qu’elle nous rapportent sur sa perception modifiée des intentions de l’Occident. A la fin de 2005, il était presque certain que l’Occident, sous la conduite des USA, n’avait pas la volonté d’attaquer l’Iran. En faisant sa déclaration à l’époque, il cherchait à démoraliser l’Occident et ainsi de le convaincre qu’il n’y avait rien à faire pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.

Aujourd’hui, confronté à une réelle éventualité que les USA ou Israël ou une association d’Etats soient prêts et volontaires pour attaquer les installations nucléaires de l’Iran, el Baradei cherche à les décourager en mettant en question la pertinence de la menace.

La déclaration d’el Baradei n’a évidemment pas été faite dans le vide. Elle est intervenue sur la toile de fond d’une unanimité croissante de l’opinion parmi les membres au plus haut niveau de l’administration Bush, qu’il faut empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Jeudi dernier, le Président George W. Bush a déclaré que l’Iran dotée de l’arme nucléaire provoquerait la Troisième Guerre Mondiale.

Le lendemain, le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates, qui jusqu’à récemment était réputé pour son opposition à une action militaire contre l’Iran et pour minimiser le danger que l’Iran doté de l’arme nucléaire constituerait pour les USA, déclara à un point de presse que l’Iran possédant l’arme nucléaire déclencherait probablement une course aux armes nucléaires au Moyen-Orient et serait responsable d’une guerre majeure. Gates ajouta qu’à la lumière du désir exprimé par le président Mahmoud Ahmadinejad de détruire Israël, " Washington ne pouvait pas se fier au sens de la responsabilité d’un Iran doté d’armes nucléaires ".

Aux côtés de Gates jeudi dernier se tenait l’Amiral Michael Mullen, nouveau président de la conférence de l’Etat Major Général. Mullen repoussa les affirmations selon lesquelles les campagnes des USA en Afghanistan et en Irak avaient surchargé les ressources militaires au point que les USA ne pourraient plus aujourd’hui entreprendre une campagne efficace contre l’Iran. Comme il le formula : " D’un point de vue militaire, il y a plus que suffisamment de réserve " pour monter une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran.

Alors que la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice continue de se faire le champion des négociations avec les mollahs, lors une comparution devant le Comité des Affaires Etrangères du Parlement mercredi dernier, Rice reconnut que " la politique de l’Iran constitue peut-être l’unique plus grand défi pour les intérêts de la sécurité américaine au Moyen-Orient, et potentiellement dans le monde entier ". Et puis il y a Israël.

Il apparaît qu’à la fois Tsahal et le gouvernement se préparent sérieusement à l’éventualité d’une guerre. Les soudaines visites du Premier Ministre Ehud Olmert à Moscou, Paris et Londres, et le voyage du Ministre de la Défense Ehud Barak à Washington cette semaine, ont toutes été consacrées au projet nucléaire de l’Iran. L’une des choses les importantes enseignées par les reportages sur l’attaque israélienne du 6 septembre contre l’installation nord-coréenne en Syrie, c’est que le service de renseignements israélien sur la prolifération nucléaire est plus étendu, et au moins dans certains domaines, supérieur à celui des USA.

Selon les reportages des médias sur l’attaque, les USA ont approuvé l’opération israélienne après qu’Israël ait apporté aux USA la preuve indiscutable de la menace posée par le site nucléaire. A la lumière des prouesses apparentes des services de renseignement d’Israël, il semble raisonnable de faire l’hypothèse qu’Olmert et Barak ne se sont pas envolés vers ces capitales étrangères les mains vides. De fait, selon certains comptes-rendus, ils ont emporté avec eux des informations nouvelles incriminant l’état actuel du programme nucléaire de l’Iran.

Et puis il y a la Turquie, le voisin de l’Iran, à considérer.

Cette semaine, le Premier Ministre turc Recip Erdogan a fait une visite soudaine à Londres. Là, il rencontra Olmert, qui s’y trouvait ce jour-là. La réunion se tint moins de deux semaines après que le ministre des affaires étrangères Ali Babacan se soit rendu en Israël. Dans une analyse cette semaine du journal " Asia Times ", M.K. Bhadrakumar, l’ancien ambassadeur de l’Inde en Turquie lia l’intérêt soudain du gouvernement turc en faveur du Hamas en parlant d’une tension avec Israël entre la Turquie et le Kurdistan irakien. Bhadrakumar, remarque qu’Israël a des relations étroites avec le président kurde Massoud Barzani. Il fit l’hypothèse que l’intensification des discussions de haut niveau signale probablement qu’un arrangement est négocié, impliquant la position de la Turquie sur l’Iran, et la position du Kurdistan irakien sur la Turquie et le PKK. Son opinion est étayée par le fait qu’Erdogan doit rencontrer Bush à la Maison Blanche le 5 novembre.

Finalement, il est important de noter le programme anti-catastrophe de Barak destiné à l’achat et au déploiement de systèmes de missiles de défense capables de couvrir la totalité d’Israël aussi vite que possible, et les reportages des medias la semaine dernière sur des commandos américains, britanniques et australiens combattant les forces iraniennes à l’intérieur de l’Iran près de la frontière Iran-Irak vers Bassorah.

En pariant que tous ces développements signifient en fait que la date où les installations nucléaires de l’Iran se rapproche rapidement, une discussion des résultats probables d’une telle frappe semble en cours. Comment répondrait l’Iran ? Quel serait l’effet à long terme d’une telle frappe ?

Jusqu’à l’attaque d’Israël contre l’installation nord-coréenne en Syrie le mois dernier, la plupart des analystes considérait que l’Iran exercerait des représailles contre une telle frappe avec autant de force qu’elle serait capable d’en rassembler, et qu’une attaque réussie contre les sites nucléaires de l’Iran repousserait le programme nucléaire de l’Iran d’environ cinq ans.

Selon ce scénario, l’Iran mènera une contre-attaque contre Israël, comprenant une attaque de missiles balistiques entreprise conjointement par l’Iran, la Syrie, et le Hezbollah au Liban. De plus, l’Iran enverra des cellules terroristes du Hezbollah à travers le monde pour réaliser des attaques contre des cibles juives et américaines.

Mais de nouveau, aussi mauvais que cela puisse être, il n’y a pas de comparaison entre un missile iranien et une offensive terroriste et Armageddon. En repoussant l’acquisition par l’Iran d’armes nucléaires de plusieurs années, une frappe contre l’Iran donne au monde l’opportunité de faire tomber le régime par des moyens non militaires, en suscitant une révolution par les Iraniens de l’intérieur. Ce résultat demeure le scénario le plus probable. Et c’est parce qu’il demeure la conséquence la plus probable d’une attaque que Barak est enclin à mettre en place un système opérationnel de défense par missiles. Et c’est parce que c’est le scénario le plus probable que la plupart des analystes a suggéré qu’Israël devra attaquer les sites de missiles syriens et du Hezbollah en même temps que les sites nucléaires de l’Iran.

Mais l’attaque israélienne en Syrie souligne aussi les autres scénarios possibles pour le meilleur et pour le pire. Dans un entretien avec le journal ’British Spectator’, un haut fonctionnaire du gouvernement britannique a dit de l’opération israélienne : " Si les gens avaient su à quelle proximité nous en sommes arrivés de la Troisième Guerre Mondiale ce jour-là, il y aurait eu une panique massive ". Selon des reportages dans le ’Washington Post’ et le ’Sunday Times’, dans les jours précédents l’attaque, des commandos israéliens ont collecté des échantillons de sol qui montraient la présence de matériaux fissiles sur le site. Cela associé à des renseignements concernant le transfert de matériaux nucléaires, peut-être même une ogive nucléaire en provenance de Corée du Nord quelques trois jours avant l’attaque, conduit à la conclusion que loin d’être le commencement d’une entreprise de long terme, le site de Syrie était avancé et presque opérationnel.

Etant donnée la nature stratégique de l’installation attaquée par Israël, l’aspect peut-être le plus stupéfiant de l’opération est la décision de la Syrie de ne pas répondre. La non réponse de la Syrie peut nous signifier quelque chose de très optimiste sur les conséquences d’une attaque contre l’Iran. Il est possible que ce que nous avons appris de la décision de la Syrie de ne pas répondre est que dans certaines circonstances, l’Iran pourrait aussi opter pour ne pas réagir à une frappe contre ses installations nucléaires.

D’un point de vue négatif, la frappe israélienne sur la Syrie a apporté une dure réalité en pleine lumière. La nature de la cible et les reportages consécutifs ont démontré clairement que la collaboration nucléaire entre la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et peut-être d’autres Etats, est étroite , active, approfondie et stratégique. Dans un article publié dans le numéro de samedi dernier du ’Wall Street Journal’, les membres Républicains des comités du Congrès du Renseignement et des Affaires Etrangères, Peter Hokstra et Ileana Ros-Lehiten - qui ont tous les deux reçu des compte-rendu classifiés ’secrets’ sur la frappe israélienne - ont souligné la menace soulevée par cette collaboration étroite.

Leur article venait compléter un reportage dans l’hebdomadaire de défense ’Jane’ du mois dernier. Selon ce reportage, des ingénieurs syriens et iraniens ont été tués lorsqu’un missile Scud-C nord-coréen auquel ils fixaient une ogive de gaz moutarde, explosa accidentellement. L’explosion survint dans un dépôt militaire syrien proche d’Alep le 26 juillet.

Ce que cela peut signifier, c’est que même si une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran à l’intérieur de l’Iran était totalement réussie, il existe une possibilité que les capacités nucléaires de l’Iran ne soient pas significativement diminuées. Ce que l’opération syrienne montre, c’est que le programme nucléaire de l’Iran est peut-être dispersé en Syrie, en Corée du Nord, et au Pakistan qui a transféré de la technologie nucléaire à l’Iran et à la Corée du nord, (ainsi qu’à la Libye et à l’Egypte).

En d’autres termes, il existe désormais une possibilité distincte que l’Iran ne soit pas l’unique pays qui devra être attaqué pour empêcher l’Iran et les Etats voyous ses alliés, d’acquérir des armes nucléaires.

Et pourtant, quand on observe l’Iran, et qu’on voit le fanatisme génocidaire non seulement d’Ahmadinejad mais du régime dans son ensemble, on comprend que, quel qu’en soit le coût, Israël et tous ceux qui souhaitent empêcher une conflagration mondiale massive ne peuvent pas permettre à l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Tout doit être fait partout pour empêcher Téhéran d’acquérir les moyens de susciter une nouvelle guerre mondiale et de détruire l’Etat d’Israël.
 


Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du "Center for Security Policy" [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du " Jerusalem Post ".

http://www.jewishworldreview.com/1007/glick102607.php3

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 06:24
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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 05:42
Par Yaakov Katz & Herb Keinon | Jerusalem Post édition française
"Devrions-nous leur dire de continuer à tirer des roquettes sur la même centrale électrique qui leur fournit l’électricité et à continuer à bombarder le réseau hydrographique qui leur fournit de l’eau ?" (Binyamin Ben-Eliezer, ministre des Infrastructures)

 

Le négociateur palestinien Saeb Erekat a appelé la communauté internationale à intervenir contre la décision israélienne de couper l’électricité dans la bande de Gaza après chaque tir de roquette Kassam, qualifiant la mesure d’Israël de "provocation, au moment où Palestiniens et Israéliens se réunissent pour négocier un accord sur les questions fondamentales afin de mettre un terme au conflit qui les oppose."


(Photo illustrative)

Selon des responsables sécuritaires, la décision du ministre de la Défense Ehoud Barak d’accepter le plan de Tsahal imposant des sanctions sur la bande de Gaza face à la multiplication des tirs de Kassam est la première étape vers "un désengagement complet," qui comprend la réduction graduelle de la dépendance palestinienne à Israël pour le gaz et l’électricité.

Jeudi, Barak a approuvé le plan mis au point par le vice-ministre de la Défense Matan Vilna’i et le coordinateur des activités du gouvernement dans les territoires, le général Yosef Mishlav, conformément à la récente décision du cabinet déclarant la bande de Gaza "entité hostile."

Selon le plan, une des lignes à haute tension reliant Israël et Gaza sera fermée pendant 15 minutes après une attaque à la roquette, et la coupure augmentera progressivement si les tirs se poursuivent, jusqu’à une durée de deux heures. De plus, Israël va commencer à réduire la quantité d’essence qu’il transfère à la bande de Gaza.

Des responsables de l’establishment de la défense ont souligné que ces sanctions limitées ne risquaient pas de générer une crise humanitaire dans la bande de Gaza et étaient imposées avec le but éventuel de mettre un terme à la dépendance palestinienne envers Israël. Selon eux, ces coupures d’électricité n’affecteront pas les hôpitaux de la bande de Gaza.

Les Palestiniens et les organisations de défense des droits de l’homme ont qualifié la mesure de punition collective. Un des groupes, Gisha, a publié un communiqué, déclarant : "Jouer avec l’électricité équivaut à jouer avec le feu", et ajoutant :"Même une brève coupure d’électricité menace la sécurité et le bien-être des résidents de la bande de Gaza. "

Selon le ministre des Infrastructures, Binyamin Ben-Eliezer, Israël n’a pas d’autre alternative que d’adopter des mesures punitives. "Devrions-nous leur dire de continuer à tirer des roquettes sur la même centrale électrique qui leur fournit l’électricité et à continuer à bombarder le réseau hydrographique qui leur fournit de l’eau ?" s’est-il interrogé.

Des responsables de la défense ont précisé que les coupures d’électricité et de gaz ne visaient pas à "punir" les Palestiniens mais à terminer progressivement le désengagement final de la bande de Gaza, entamé en 2005 avec le retrait unilatéral d’Israël du territoire palestinien.

Israël s’attend à être critiqué dans le monde en mettant son projet à exécution. Le mois dernier, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait dénoncé une mesure "contraire aux obligations d’Israël envers la population civile en vertu de la législation internationale sur les droits de l’homme et humanitaire".

Dans la perspective d’une salve de critiques internationales, le ministère des Affaires étrangères a envoyé mercredi de la documentation de fond sur le sujet aux représentations d’Israël à l’étranger, afin d’expliquer que cette mesure est une "riposte non-violente à des attaques continuelles."

Alaa Araj, conseiller économique du gouvernement du Hamas à Gaza, y voit en tout cas une violation des droits de l’homme qui frapperait l’ensemble de la population dans le territoire. Gaza "sera plongée dans l’obscurité et la vie sera paralysée", prédit-il.

Avec AP

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 05:20
L'éditorial d'Infolive.tv

 

C’est à l’heure où tout parait compliqué et dangereux, c’est au moment où la Syrie menace l’Etat d’Israël, c’est à l’heure où le Jihad islamique tente une nouvelle fois de kidnapper un soldat israélien, quand des roquettes Kassam continuent à s’abattre sur la ville de Sdérot, qu’il faut essayer de faire un point sur les perspectives de paix possibles dans la région.

Hier, 17 palestiniens du Fatah et du Hamas sont morts lors d’affrontements entre factions palestiniennes. Hier, Israël a lancé avec succès un satellite espion de la toute dernière génération, capable d’observer des objets au sol, d’une taille de 70 cm. Dans ce contexte fébrile et instable, deux scénarios possibles peuvent se produire : Le premier, et quelque part aussi le plus logique, mais le plus dramatique: une guerre.

 Dans ce conflit, presque connu d’avance, s’affronteraient les forces islamistes fondamentalistes, alliées à l’Iran et à la Syrie contre l’Etat d’Israël. Dans une telle conflagration, l’élément de supériorité technologique d’Israël, et une détermination de ne pas refaire les erreurs de la guerre du Liban II, amèneraient l’Etat d’Israël à une victoire militaire sans précédent, face à la Syrie et face aux Palestiniens, mais coûterait un prix élevé en vies humaines au sein de la population civile israélienne.

Il est clair que la prochaine guerre, si elle a lieu, sera une guerre de missiles, avec un objectif de la part des ennemis d’Israël : toucher le plus possible la population civile israélienne et ses villes. Même si la victoire militaire est claire est nette, elle générerait un chaos parmi les Palestiniens et un changement possible de régime syrien, déterminé à venger la défaite. En deux mots, une guerre très dure qui n’amènerait pas de résultats politiques satisfaisants pour autant. Nous mettons de côté pour l’instant l’Iran, qui attend une raison d’entrer en guerre ouverte avec Israël et de déclencher un conflit mondial. L’autre chose, c’est justement, alors que les cartes paraissent toutes noires, de réfléchir à des perspectives de paix. Non pas de paix, mais en tout cas des perspectives qui ne mènent pas de manière inéluctable à la guerre.

Le problème palestinien, demeure un problème majeur, qu’il faut tenter de traiter, même lorsqu’on dirait qu’il n’y a aucune issue à l’horizon. Si rien n’est fait dans les prochaines semaines, le mouvement du Hamas risque de contrôler la totalité de la bande de Gaza et par émulation, de commencer une véritable guerre civile, cette fois ci en Judée Samarie pour s’emparer du contrôle total de l’Autorité Palestinienne, détruisant le Fatah. Le Hamas à Gaza et à Ramallah, c’est l’Iran aux portes d’Israël. Il est déjà au sud Liban et les combats entre le mouvement palestinien Fatah al Islam, branche armée de al-Qaida et l’armée libanaise sont la preuve que l’Iran avance ses pions et ne rencontre pas de véritable opposition sérieuse.

L’Etat d’Israël aujourd’hui doit se poser la question de savoir s’il faut laisser le Hamas prendre le pouvoir ou bien -avec une collaboration américaine et peut être même européenne- de  soutenir le Fatah de Mahmoud Abbas, même militairement s’il le faut, pour préparer le terrain pour l’avenir. La question est difficile, les réponses encore plus.

Parce qu’il n’y a pas de garantie absolue que le Fatah de Mahmoud Abbas soit capable de décider d’un avenir meilleur pour le peuple palestinien. Mais, Israël doit-il rester de côté et justement, se garder d'utiliser cette crise palestinienne historique très grave pour ne pas entamer une alliance tactique et aboutir à des perspectives de dialogue ? Il semble également qu’une telle démarche ferait qu’Israël soit perçu positivement par les Américains, la France de Sarkozy aussi peut être et ceci remettrait du carburant au processus de paix moribond.

D’autre part, la Syrie de Bashar Al Assad a beaucoup à perdre en choisissant l’option militaire et si ce pays veut faire partie du concert des Nations, il doit entreprendre un changement radical de cap ou alors, la Syrie restera circonscrite dans le schéma d’un état terroriste et isolé. Pour conclure, le mécanisme de guerre est en marche. Il est apparent aux yeux de tous.

Les Palestiniens, les Syriens et les Libanais ont beaucoup à perdre. Le savent-ils vraiment ? Non. Par contre, Israël ne veut pas la guerre. Comme l’a dit le chef d'état-major, le général Gabi Ashkenazi, Tsahal se prépare à la guerre dans le cas ou celle ci serait inévitable, mais ce n’est pas la seule alternative que désirent les Israéliens.

Loin de là. Donc, aujourd’hui, il faut essayer à tout prix de déplacer l’alternative guerre pour chercher d’autres modèles, d’autres schémas. Il est plus facile de détruire que de construire. Aujourd’hui est peut être le moment le plus crucial pour l’Etat d’Israël et pour la région de chercher des perspectives de paix et d’avenir.

Olivier Rafowicz

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