Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 00:20
Zalman Shoval pour Arouts Sheva

Ce qui se passe ces jours-ci à Sdérot et dans le Néguev occidental n’est pas moins important, en particulier pour ce qui est des retombées que ces évènements auront dans l’avenir, que la série d'échecs politiques et militaires dont parle le rapport Winograd. Et en effet, il y a bien une relation évidente entre la Deuxième guerre du Liban et l’attaque actuelle de roquettes : le Hamas, qui n’est pas dirigé par l’Iran, mais qui resserre nettement ses relations diplomatiques, financières et opérationnelles avec l’Iran, a été encouragé par le (relatif) succès du Hezbollah et l’est aussi par le manque de doigté du gouvernement d’Israël. Même si les tirs de Kassams font, entre autres, partie de la lutte entre le Hamas et le Fatah, cette face du combat aurait été moindre, sans ce qui est perçu par la plupart des Palestiniens comme le succès du Hamas dans sa lutte contre Israël (de même que le désengagement de Gaza a été présenté par le Hamas comme le succès de la «résistance»)


En effet, il n’y a pas de plus grand triomphe pour nos ennemis que le spectacle affligeant de l’évacuation de citoyens d’une ville israélienne, même si nous préférons appeler cela un «entracte» pour reprendre des forces. Dans leur imagination déchaînée, nos ennemis voient déjà la prochaine étape : Sdérot et Ashkelon pour commencer et plus tard, qui sait, peut-être que ce sera le tour de Tel-Aviv. Nous n’aurions pas dû atteindre le stade où ne serait-ce qu’un seul Israélien est évacué de chez lui. Ceci ne doit en aucun cas être interprété comme une critique à l’égard des habitants, qui sont les victimes immédiates du manque d’action du gouvernement. Mes critiques s’adressent plutôt à ceux qui ont provoqué cette situation.


Il est gênant d’entendre des porte-parole officiels ou des journalistes dire que «nous avons tout essayé et que nous n’avons plus aucun recours» Tout d’abord, parce que c’est loin de refléter la vérité et deuxièmement, parce que cela renforce encore plus l’audace de nos ennemis, tout en accentuant le sentiment d’abandon du public israélien. Par exemple, la semaine dernière, «un important représentant de la sécurité» a déclaré : «Il n’y a aucune solution efficace. Une opération terrestre ne servira à rien et la paralysie des infrastructures non plus» L’Israélien moyen se demandera : si tel est le cas face aux morsures venimeuses de scorpion du Hamas, comment nous mesurerons-nous à la menace iranienne?


La vérité, c’est qu’il y a des solutions, mais je doute que le pouvoir actuel soit capable de les traduire en actes. Ici encore, il est intéressant de se pencher sur les conclusions du rapport de la commission Winograd, dont on peut comprendre que les accords d'Oslo (de même que le «désengagement») ont semé au sein du public et de l’armée la fausse illusion que l’ère de la guerre est terminée.


Il n’est pas surprenant non plus de constater que de même qu’au moment de la Deuxième guerre du Liban, Israël ne marque pas de grands succès sur la scène diplomatique dans le contexte de l’attaque de roquettes sur Sdérot. Nous n’avons même pas su «exploiter» la «presque guerre civile» à Gaza en freinant la tendance croissante des nations à nouer des liens avec «le gouvernement d’union» palestinien, par exemple. Il est particulièrement inquiétant de constater que même le Président Bush a déclaré : «il faut bien sûr condamner les attaques de roquettes, mais on ne peut ignorer les souffrances des Palestiniens» Cela revient presque à dire que le terrorisme meurtrier contre de paisibles citoyens en Israël provient de problèmes humanitaires au sein de l’Autorité palestinienne. Espérons qu’il ne s’agissait que d’un «dérapage de langage» et que nous n’avons pas à craindre un changement négatif de la politique américaine.
Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 00:18
Par Chantal Osterreicher | | Jerusalem Post Edition Française

Diffusé en France sur la chaîne parlementaire et TV5. Dimanche 10 juin, 21 h
France Israël : je t’aime... Moi non plus Du lendemain de la Seconde Guerre mondiale à la menace iranienne actuelle, le nouveau documentaire de Gérard Benhamou raconte l’histoire d’une relation à rebondissements trépidants : celle de la France et d’Israël.

 

"Après la guerre d’Algérie, la France a noué des relations diplomatiques avec de nombreux pays arabes, notamment l’Egypte, qui n’avait pas de bonnes relations avec la France à cause de l’opération Suez de 1956. Le début de la bascule de la relation française presque inconditionnelle vis-à-vis d’Israël a commencé après la guerre d’Algérie, mais ça a été très progressif."

- Le rôle du général De Gaulle a été déterminant dans cette double relation.

-  Après la guerre d’Algérie, la France a noué des relations diplomatiques avec de nombreux pays arabes, notamment l’Egypte, qui n’avait pas de bonnes relations avec la France à cause de l’opération Suez de 1956.

Le début de la bascule de la relation française presque inconditionnelle vis-à-vis d’Israël a commencé après la guerre d’Algérie, mais ça a été très progressif.

En 1964 par exemple, il y a eu une visite du Premier ministre Levi Ehskol en France reçu par le général De Gaulle au cours de laquelle le genéral a renouvelé toutes ses marques d’affection et de soutien à Israël. Il s’est voulu rassurant quant à la continuité des relations entre la France et Israël.

Quelquefois, on a dit qu’après la guerre d’Algérie, la France a tourné le dos d’un coup à Israël. La France n’a pas tourné le dos à Israël. D’une part, cela a été progressif. En même pendant la guerre de 1967, après l’embargo décrété par De Gaulle, la France a continué de livrer des armes essentielles à Israël.

Des ailes entières d’avion ont été livrées dans les valises diplomatiques. Cela a permis à Israël de construire le mirage V qui était alors sous embargo.

On entend parfois dire que la France a planté un couteau dans le dos d’Israël à un moment crucial. C’est totalement faux. Cela ne peut pas être envisagé dans ces termes. D’autant que la victoire israélienne de 1967 s’est déroulée avec l’armement sophistiqué français.

De Gaulle a effectivement amorcé un virage entre l’armée française et israélienne mais il a eu exactement la même démarche vis-à-vis des Etats-Unis en retirant la flotte française de Méditerranée de l’OTAN.

A un moment donné, De Gaulle a décidé que la France allait avoir son arme nucléaire, sa propre bombe atomique. L’imbrication israélienne était tellement étroite dans l’armée française que De Gaulle craignait que les Israéliens soient informés des plans secrets français, ou même que les Américains soient informés à travers des liens qui existaient dans le cadre de l’OTAN entre les Français et les Américains.

De Gaulle a mis un hola et voulu que la France prenne ses distances. Il voulait une politique très indépendante de la France, et acquérir le soutien des non-alignés à l’ONU. Des relations d’amitié avec Israël, oui, une imbrication étroite et pas toujours contrôlée, non. Il a ensuite voulu mener une politique de rapprochement avec les pays arabes, et il ne voulait pas être gêné par des relations trop voyantes avec Israël.

L’amitié entre l’armée française et l’armée israélienne dépassait largement le cadre officiel. Cette imbrication étroite entre les deux armées inquiétait De Gaulle. Il avait le sentiment qu’il y avait presque une perte de contrôle de l’Etat français sur une situation donnée.

L’enthousiasme, les initiatives françaises à l’égard d’Israël avant et pendant De Gaulle dépassaient parfois certaines limites définies par la politique du Quai d’Orsay.

-  Dans les années 1970, de nombreux Français se rendaient en vacances en Israël, parmi eux de nombreux non-juifs qui se portaient par exemple volontaires dans les kibboutzim. Comment expliquer que trente ans après, on peut difficilement parler d’Israël en France sans soulever des passions très négatives ?

-  Jusqu’à la guerre de 1967, tous les grands symboles fonctionnaient en faveur d’Israël. Le souvenir de la Shoah avait créé une sympathie des Français pour Israël. Le courage d’Israël, ce petit pays qui luttait contre un monde arabe infiniment plus vaste, avait suscité un certain respect.

Les liens qui existaient entre le parti socialiste français au pouvoir et le parti travailliste israélien étaient aussi très forts. L’ethos israélien, le kibboutz, ce renouveau, cette volonté d’un peuple de se ranimer de ses cendres, de créer une société nouvelle, courageusement, en travaillant la terre... tout cela était très séduisant pour les Français.

Après la guerre de 1967, après l’annexion de la Cisjordanie - de la Judée-Samarie -, de Jérusalem, de la bande de Gaza, donc des Territoires, progressivement, Israël est apparu comme une puissance occupante. La France, qui avait amorcé un processus de décolonisation, se trouvait à contre-courant par rapport à Israël.

En plus, la France n’était pas sortie de la guerre d’Algérie sans séquelles. Les Français, quand ils évoquaient la guerre d’Algérie, pensaient à des tortures, à des actes de répression. Ce n’était pas le souvenir d’une période glorieuse.

Lorsqu’il s’agissait d’Israël et de l’occupation des Territoires, les images de l’Algérie se superposaient à celles d’Israël, et progressivement, Israël est devenu dans la vision des Français une puissante occupante, et donc un élément de répression, avec tous les qualificatifs et les images négatives qui s’en suivent. Ça a été un élément très dégradant de la situation.

Ensuite, il y a eu cette période de la guerre du Liban. L’histoire militaire très sensible d’Israël a amené les deux pays à des positions divergentes. Par exemple, la première guerre du Liban, qui a éclaté en réponse aux attaques palestiniennes à partir du Liban, a conduit en 1982 à une divergence de position extrêmement forte entre Mitterrand, qui était considéré comme un ami des Juifs et d’Israël, et Menahem Begin, qui était à la tête d’un gouvernement Likoud.

La position était très différente parce que les Israéliens, avec l’accord des Américains, ont souhaité le départ de l’OLP de Beyrouth. Israël a encerclé les Palestiniens à Beyrouth et Mitterrand, pour sa part, souhaitait exploiter la situation pour engager Israël et l’OLP d’Arafat à une négociation, ce qui évidemment ne s’est pas fait. Les deux parties n’étaient pas du tout prêtes à négocier.

La France a alors aidé à sauver Yasser Arafat, physiquement, et à sortir les terroristes palestiniens du Liban. Elle leur a évité une défaite ouverte. Ariel Sharon souhaitait une capitulation pure et simple de l’OLP. L’attitude française a été jugée totalement incompréhensible pour Israël. Affirmer la défaite palestinienne aurait pourtant calmé l’ardeur terroriste des Palestiniens, selon les Israéliens.

-  Evoquez-vous l’embellie diplomatique qu’on a pu observer depuis deux ans ?

-  Evidemment mon film n’est pas exhaustif. Je ne peux pas parler en une heure de tous les détails dans toutes les nuances. A plusieurs reprises, dans les relations entre les deux pays, des froids très importants se sont installés.

Les relations ont commencé sérieusement à se détériorer avec Pompidou, surtout avec Giscard d’Estaing et les gouvernements qui ont suivi. Le premier président français à s’être rendu en Israël a été François Mitterrand.

Mitterrand a rompu avec une attitude jugée incompréhensible du point de vue d’Israël. Il y a également eu une tentative de retour avec Ehoud Barak et Lionel Jospin qui a été très vite étouffée par la seconde Intifada. Ensuite, il y a eu un froid évident entre Chirac et Sharon. A une période donnée, on peut dire que Sharon n’était pas tellement persona grata en France.

Mais à la suite de son initiative d’évacuer la bande de Gaza, il y a eu un bouleversement de la vision française de la politique israélienne qui a conduit le président de la République Chirac à recevoir le Premier ministre Ariel Sharon.

Auparavant, le voyage du président Moshé Katsav avait été une sorte de préparation. On peut dire que ça avait été le dégel. Cette période s’inscrivait dans un moment extrêmement tendu de la relation parce qu’il y avait eu l’Intifada, les attentats palestiniens en Israël et l’antisémitisme en France.

Jacques Huntzinger, ancien ambassadeur de France en Israël, aujourd’hui à la fondation France Israël, raconte dans le documentaire que tous ces éléments conjugués avaient mené au bord de l’explosion de la relation.

Progressivement, une profonde incompréhension et un ressentiment s’étaient installés des deux côtés. Pour les Français, à travers les médias, ils considéraient les Israéliens essentiellement comme un pays violent vis-à-vis des Palestiniens ; les Israéliens voyaient dans les Français des gens totalement indifférents à leurs souffrances, qui ne pensaient les Palestiniens qu’en termes de victimes. Et ils ne reconnaissaient pas la dimension d’agression des Palestiniens vis-à-vis d’Israël. Il y avait là une situation d’incompréhension très forte.

Les déclarations d’Ariel Sharon, qui à la suite d’actes antisémites avait sollicité l’immigration des Juifs français, n’avaient fait qu’accentuer la tension. Il y a eu des maladresses d’un côté et de l’autre. A cela s’ajoutaient certaines prises de position de la France à l’ONU incomprises par Israël. Tout ça avait créé un climat très défavorable.

On peut dire que le président de la République française a sauté sur l’occasion quand Ariel Sharon a annoncé sa politique de désengagement pour l’inviter à Paris. Et ça a été l’amorce. Il y a eu une motivation très forte des deux côtés pour améliorer les relations.

On peut dire que les efforts continuent jusqu’à aujourd’hui. La création de la fondation France Israël, à l’initiative des deux ministères des Affaires étrangères pour favoriser le rapprochement entre les deux pays, est une des manifestations concrètes de cette volonté.

Les Français et les Israéliens ont souhaité renforcer les relations bilatérales sans les conditionner systématiquement par la problématique palestinienne.

Comme l’évoque Hubert Védrine dans le film, la France et Israël se doivent de débattre très librement des problèmes qui les concernent en toute confiance réciproque, sans que leurs divergences légitimes soient causes de dissensions ou d’amertume.

- Dans les années 1970, de nombreux Français se rendaient en vacances en Israël, parmi eux de nombreux non-juifs qui se portaient par exemple volontaires dans les kibboutzim. Comment expliquer que trente ans après, on peut difficilement parler d’Israël en France sans soulever des passions très négatives ?

-  Jusqu’à la guerre de 1967, tous les grands symboles fonctionnaient en faveur d’Israël. Le souvenir de la Shoah avait créé une sympathie des Français pour Israël. Le courage d’Israël, ce petit pays qui luttait contre un monde arabe infiniment plus vaste, avait suscité un certain respect.

Les liens qui existaient entre le parti socialiste français au pouvoir et le parti travailliste israélien étaient aussi très forts. L’ethos israélien, le kibboutz, ce renouveau, cette volonté d’un peuple de se ranimer de ses cendres, de créer une société nouvelle, courageusement, en travaillant la terre... tout cela était très séduisant pour les Français.

Après la guerre de 1967, après l’annexion de la Cisjordanie - de la Judée-Samarie -, de Jérusalem, de la bande de Gaza, donc des Territoires, progressivement, Israël est apparu comme une puissance occupante. La France, qui avait amorcé un processus de décolonisation, se trouvait à contre-courant par rapport à Israël.

En plus, la France n’était pas sortie de la guerre d’Algérie sans séquelles. Les Français, quand ils évoquaient la guerre d’Algérie, pensaient à des tortures, à des actes de répression. Ce n’était pas le souvenir d’une période glorieuse.

Lorsqu’il s’agissait d’Israël et de l’occupation des Territoires, les images de l’Algérie se superposaient à celles d’Israël, et progressivement, Israël est devenu dans la vision des Français une puissante occupante, et donc un élément de répression, avec tous les qualificatifs et les images négatives qui s’en suivent. Ça a été un élément très dégradant de la situation.

Ensuite, il y a eu cette période de la guerre du Liban. L’histoire militaire très sensible d’Israël a amené les deux pays à des positions divergentes. Par exemple, la première guerre du Liban, qui a éclaté en réponse aux attaques palestiniennes à partir du Liban, a conduit en 1982 à une divergence de position extrêmement forte entre Mitterrand, qui était considéré comme un ami des Juifs et d’Israël, et Menahem Begin, qui était à la tête d’un gouvernement Likoud.

La position était très différente parce que les Israéliens, avec l’accord des Américains, ont souhaité le départ de l’OLP de Beyrouth. Israël a encerclé les Palestiniens à Beyrouth et Mitterrand, pour sa part, souhaitait exploiter la situation pour engager Israël et l’OLP d’Arafat à une négociation, ce qui évidemment ne s’est pas fait. Les deux parties n’étaient pas du tout prêtes à négocier.

La France a alors aidé à sauver Yasser Arafat, physiquement, et à sortir les terroristes palestiniens du Liban. Elle leur a évité une défaite ouverte. Ariel Sharon souhaitait une capitulation pure et simple de l’OLP. L’attitude française a été jugée totalement incompréhensible pour Israël. Affirmer la défaite palestinienne aurait pourtant calmé l’ardeur terroriste des Palestiniens, selon les Israéliens.

- Evoquez-vous l’embellie diplomatique qu’on a pu observer depuis deux ans ?

 

-  Evidemment mon film n’est pas exhaustif. Je ne peux pas parler en une heure de tous les détails dans toutes les nuances. A plusieurs reprises, dans les relations entre les deux pays, des froids très importants se sont installés.

Les relations ont commencé sérieusement à se détériorer avec Pompidou, surtout avec Giscard d’Estaing et les gouvernements qui ont suivi. Le premier président français à s’être rendu en Israël a été François Mitterrand.

Mitterrand a rompu avec une attitude jugée incompréhensible du point de vue d’Israël. Il y a également eu une tentative de retour avec Ehoud Barak et Lionel Jospin qui a été très vite étouffée par la seconde Intifada. Ensuite, il y a eu un froid évident entre Chirac et Sharon. A une période donnée, on peut dire que Sharon n’était pas tellement persona grata en France.

Mais à la suite de son initiative d’évacuer la bande de Gaza, il y a eu un bouleversement de la vision française de la politique israélienne qui a conduit le président de la République Chirac à recevoir le Premier ministre Ariel Sharon.

Auparavant, le voyage du président Moshé Katsav avait été une sorte de préparation. On peut dire que ça avait été le dégel. Cette période s’inscrivait dans un moment extrêmement tendu de la relation parce qu’il y avait eu l’Intifada, les attentats palestiniens en Israël et l’antisémitisme en France.

Jacques Huntzinger, ancien ambassadeur de France en Israël, aujourd’hui à la fondation France Israël, raconte dans le documentaire que tous ces éléments conjugués avaient mené au bord de l’explosion de la relation.

Progressivement, une profonde incompréhension et un ressentiment s’étaient installés des deux côtés. Pour les Français, à travers les médias, ils considéraient les Israéliens essentiellement comme un pays violent vis-à-vis des Palestiniens ; les Israéliens voyaient dans les Français des gens totalement indifférents à leurs souffrances, qui ne pensaient les Palestiniens qu’en termes de victimes. Et ils ne reconnaissaient pas la dimension d’agression des Palestiniens vis-à-vis d’Israël. Il y avait là une situation d’incompréhension très forte.

Les déclarations d’Ariel Sharon, qui à la suite d’actes antisémites avait sollicité l’immigration des Juifs français, n’avaient fait qu’accentuer la tension. Il y a eu des maladresses d’un côté et de l’autre. A cela s’ajoutaient certaines prises de position de la France à l’ONU incomprises par Israël. Tout ça avait créé un climat très défavorable.

On peut dire que le président de la République française a sauté sur l’occasion quand Ariel Sharon a annoncé sa politique de désengagement pour l’inviter à Paris. Et ça a été l’amorce. Il y a eu une motivation très forte des deux côtés pour améliorer les relations.

On peut dire que les efforts continuent jusqu’à aujourd’hui. La création de la fondation France Israël, à l’initiative des deux ministères des Affaires étrangères pour favoriser le rapprochement entre les deux pays, est une des manifestations concrètes de cette volonté.

Les Français et les Israéliens ont souhaité renforcer les relations bilatérales sans les conditionner systématiquement par la problématique palestinienne.

Comme l’évoque Hubert Védrine dans le film, la France et Israël se doivent de débattre très librement des problèmes qui les concernent en toute confiance réciproque, sans que leurs divergences légitimes soient causes de dissensions ou d’amertume.

- Le documentaire évoque également une préoccupation très contemporaine qui est celle de la menace iranienne.

 

-  L’éclairage de la relation future entre la France et Israël se fera, selon Shimon Peres et Binyamin Netanyahou, à la lumière de l’évolution du traitement de la question nucléaire iranienne, par l’Europe et par la France en particulier.

Netanyahou considère que l’Europe, la France et les pays arabes modérés sont au c ?ur de la même menace du fondamentalisme islamique. Au-delà de la conscience générale du danger, une question s’impose à laquelle il est nécessaire de répondre dans l’urgence : que faire ?

Aussi, le film s’inscrit non pas dans un regard de musée sur le passé mais bien dans une réflexion sur les perspectives de la relation France Israël enrichie de la connaissance d’un long passé commun.

Quand on me demande si la politique du nouveau gouvernement de Sarkozy va changer les rapports avec Israël, le film, d’une certaine manière, répond à cette question.

Il montre les éléments fondamentaux qui ont construit cette relation et qui pour certains n’ont pas changé. Malgré la disparition d’Arafat et l’arrivée au pouvoir du Hamas dans les Territoires, la politique étrangère de la France au Moyen-Orient montre sa volonté de maintenir un point d’équilibre entre le monde arabe et Israël.

Toutefois, il est probable que l’arrivée de Nicolas Sarkozy à la tête de la République française favorisera une plus grande cordialité dans le dialogue franco-israélien.

- Pourquoi ce titre France Israël, je t’aime moi non plus ?

-  Je t’aime moi non plus, c’est une équation qu’on ne peut pas résoudre. Elle définit une relation complexe qui reste ouverte. Elle est faite d’élans d’amitié, d’affection et parfois également de ressentiments et d’amertume. La relation France Israël s’inscrit dans toute une gamme de nuances comprises entre je t’aime et moi non plus.

 


 

France Israël, je t’aime moi non plus, un film de Gérard Benhamou. Production : Double identité (Israël) / Kuiv (France). Diffusé en France jeudi 31 mai, 20 h 40, sur Planète. Autres dates prévues sur la chaîne parlementaire et TV5. Dimanche 10 juin, 21 h 40, Aroutz 1. Le film sera annoncé quelques jours avant et un débat organisé en relation avec le sujet.

 

 

Le nouvel institut français de Tel-Aviv organisera également une projection de la version en hébreu, ainsi que de la version française. Les dates de cet événement seront publiées ultérieurement.

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 00:15
La chaîne de grands magasins Delhaize (Belgique) résiste au boycott des ONG pro-palestiniennes

 Communiqué diffusé par la liste desintox.be

 Après de nombreux mails et appels téléphoniques, la société Delhaize a décidé de ne plus permettre aux ONG appelant au boycott des produits israéliens (11.11.11, Oxfam, Broederlijk Delen, etc.) d'organiser des actions de récolte de fonds pour leurs oeuvres caritatives dans ses magasins.

 Elle entend également s'assurer que toute ONG souhaitant prendre des initiatives dans ses surfaces de vente n'entretient pas de relations avec le Vlaams Palestina Kommittee.

On se souviendra que le symbole de ce boycott était une orange coupée, de laquelle s'échappait du sang palestinien, et que les magasins visés étaient ceux situés dans des "quartiers où vivent un grand nombre de clients Juifs".

Nous félicitons la société Delhaize pour sa clairvoyance et appelons les autres groupes de distribution, tel GB/Carrefour, à l'imiter.

 

Nous remercions chaleureusement le Forum pour avoir organisé une "journée d'achats de produits israéliens" à Anvers, et avoir ainsi contribué à la décision que nous saluons aujourd'hui.

Nous déplorons toutefois l'absence des plus "influentes" institutions communautaires dans cette affaire, dont celle du CCOJB.

 

 

C'est donc à l'entêtement solitaire de quelques militants "armés" de conviction, d'un téléphone et d'un ordinateur que nous devons cette décision de la société Delhaize.

 

 

Mais au moment où débute l'"Année de la Palestine" en Belgique et après que l'UCU ait, en Angleterre, voté le boycott des universités israéliennes, c'est d'institutions fortes et visibles et de dirigeants courageux et décomplexés que notre communauté a besoin.

 

 

Ces nouveaux défis appellent des réponses hardies et des hommes neufs pour les porter.

La nomination à la tête du CCOJB, d’un homme dont l'action ne se limite pas à la seule "étude des dossiers", s'impose donc d’urgence.

 

-------------------

 

 


Ci-après, l'e-mail de la direction de Delhaize (en néerlandais) :

Beste,

Bij deze vindt u ons standpunt omtrent het Vlaams Palestina Kommitteeen de banden met ngo's: Er zijn duidelijke banden tussen het Vlaams Palestina Kommittee en verschillende ngo's (o.a. 11.11.11, Oxfam, Broederlijk Delen).
Aangezien wij zelf sterk de boycotacties van het Vlaams Palestina Kommittee afkeuren, hebben we een duidelijke positie ingenomen. De ngo's waarvoor we bewijs hebben dat ze banden hebben met het VPK, krijgen geen toelating voor acties in onze winkel (standen in de inkom, recrutering van nieuwe leden, ed), alvorens we hen ontmoeten en een duidelijk engagement krijgen dat er geen banden zijn met het VPK of, indien die er zijn, ze worden opgezegd. Bovendien gaan we contact opnemen met het VPK om hen te ontmoeten en de acties aan te kaarten.

Met vriendelijke groeten,

Katrien Verbeke | Delhaize Belgium
Communication Specialist

 ----------------------------

 [Texte aimablement communiqué par R.R., Bruxelles.]

 

Mis en ligne le 1er juin 2007, par M. Macina , sur le site upjf.org 

Repost 0
Published by Haim - dans Antisionisme
commenter cet article
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 07:05

par Yuval Azoulay, correspondant du journal Haaretz, 

Titre original : Ya'alon: Bring down Iran regime, send ground troops into Gaza
Publié le 27 mai 2007 par le quotidien Haaretz.

Traduction :
Objectif-info

Selon Moshe Ya'alon, l'ancien chef d'état major des forces de défense d'Israël, les tentatives pour empêcher la nucléarisation de l'Iran échoueront. Il a affirmé samedi que l'option militaire devrait être examinée et que le régime iranien devrait être renversé.

Interviewé dans "Rencontre avec la presse," une émission de la deuxième chaine, Ya'alon a également suggéré d'entrer à Gaza avec les forces terrestres massives pour "nettoyer" la zone sans en reprendre le contrôle pour une longue période. Il a déclaré qu'il craignait que dans un an les terroristes lancent des Katiouchas sur Kiryat Gat et Ashdod.

"Personne ne résoudra le problème de Gaza pour nous."

 

 

"Nous devrons nous en prendre aux terroristes et leurs ateliers d'armement, qui sont l'infrastructure de la terreur, et leur infliger des coups. Nous l'avons fait avec l'opération Bouclier de défense. Avant Bouclier de défense nous avons aussi débattu, mais enfin de compte, nous l'avons réalisée judicieusement. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'il faut entrer dans la bande de Gaza. Il n'y a d'autre choix, "

ajouta Ya'alon.

L'ancien chef de l'armée israélienne a dit qu'il croyait que Mahmoud Abbas n'est pas un partenaire approprié. Il a également exprimé des inquiétudes que l'escalade dans le sud ne ranime les hostilités avec le Hezbollah sur le front nord. En outre, selon lui, les systèmes anti-fusées dont les spécialistes de la défense ont discuté sont inefficaces et ne fournissent pas une véritable réponse au problème des Kassam et des Katiouchas.

Selon Ya'alon, il avait préparé l'armée israélienne à un scénario comme celui de la guerre du Liban de l'année dernière.

"Si j'avais été chef d'état major, la guerre aurait pris un tour différent"

 a-t-il affirmé.

 

 

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 06:42
 
Le Hamas, dont l’un des dirigeants, faut-il le rappeler, est l’actuel premier ministre du gouvernement d’Union Nationale Palestinien, continue à tirer sur la ville de Sderot, à partir du territoire de Gaza évacué par Sharon.
 

Le Hamas, pourtant, ne fait pas l’objet d’une réprobation unanime de la communauté internationale politique et médiatique qui ne le désapprouve – quand elle le fait – que du bout des lèvres.

Mieux – ou pire – agresseurs et agressés sont renvoyés dos à dos, l’Israélien étant également appelé rituellement à la plus grande des retenues.

De son côté, le Hezbollah, l’agresseur de l’an dernier, continue tranquillement avec l’aide de la Syrie à se réarmer pour une prochaine attaque au nez et à la barbe des troupes onusiennes et des résolutions votées au Conseil de Sécurité dont on pourra, en tant que de besoin, juger d’un système de garantie dont on veut persuader depuis toujours l’État juif de se satisfaire.

Hier, l’organisation des Nations Unies a décidé, enfin, envers et contre tout, de créer un Tribunal International pour instruire sur l’assassinat de Rafic Hariri, mais dans le même temps, Fouad Siniora, le premier ministre libanais, s’est précipité sur le premier micro venu pour implorer « sa sœur la Syrie » de ne pas considérer qu’elle serait visée par une telle procédure…

Dans le même temps, le chroniqueur diplomatique de Radio France, avec un réalisme pertinent mais qu’il ne pratique pas habituellement avec tous les acteurs politiques internationaux, a justifié cette attitude par la crainte de Damas.

Récemment, le Hamas – toujours lui – a inventé pour l’amusement des enfants de Palestine, le personnage de Farfour, sosie de la célèbre souris de Walt Disney, qui prône à destination des bambins le Djihad à l’encontre de la population sioniste.

De nombreux observateurs ont constaté que la célèbre firme américaine, habituellement prompte à engager des actions en contrefaçon sur tous les points du globe, s’est cette fois-ci sagement abstenue en raison de la peur qu’inspire le mouvement terroriste.

Il y a quelques semaines, j’évoquais le cas de l’agence Reuters qui avait menacé un quotidien italien de rompre toutes relations contractuelles au cas où celui-ci persisterait à nommer dans les dépêches d’agence les kamikazes palestiniens « terroristes » au lieu du terme ô combien convenu d’« activistes ». Avec une candeur désarmante, le PDG de l’agence justifiait cette appellation au nom de la sécurité de ses journalistes sur le terrain…

Vous voyez bien où je veux en venir : à la constatation de l’existence d’un syndrome de Mickey : au Proche-Orient la violence hélas, impressionne. Au rebours de l’excessive modération qui affaiblit.

Je suis le premier à m’en désoler.

Mais je le sais
Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 06:38
Claire Dana Picard pour Arouts Sheva


Le ministre des Affaires stratégiques Avigdor Lieberman, leader du parti Israël Beteinou, proposerait un nouveau plan destiné à régler la question de Gaza et à mettre enfin un terme aux tirs incessants de roquettes qui pleuvent sans interruption sur le Néguev occidental.


Lieberman, exposant son projet, a déclaré qu’Israël devait priver d’électricité, d’eau et de carburant la population de la région, bombarder les quartiers résidentiels et autres bastions du terrorisme en riposte aux attaques de Kassam, et fermer tous les points de passage donnant accès à la bande de Gaza.


Dans le cadre de ce programme, Lieberman suggère de transformer ce secteur en "entité indépendante hostile" et de rompre tout lien avec le chef de l’AP Mahmoud Abbas (Abou Mazen). Israël interromprait tout contact avec la bande de Gaza, qui serait également coupée de la Judée-Samarie, et laisserait les forces de l’Otan et de l’Union européenne prendre le contrôle de la situation dans cette zone. En outre, le ministre estime qu’il faut interdire toutes les visites accordées aux "détenus" palestiniens jusqu’à la libération de Guilad Shalit (séquestré depuis près d’un an par des terroristes du Hamas).


Pour expliquer son plan, Lieberman a souligné que "ceux qui étaient liés à l’Axe du mal devaient en payer le prix, que ce soit sur le plan financier, politique ou sécuritaire". Evoquant les options adoptées à l’heure actuelle par le gouvernement israélien, il a estimé qu’elles admettaient la présence du mal et mettaient en danger l’avenir de l’Etat d’Israël.


Lieberman ne se contente pas d’un programme sur papier, il propose des actions concrètes, comme par exemple l’interdiction du transfert de marchandises ou de personnes, même s’il s’agit d’officiels palestiniens, entre la bande de Gaza et la Judée-Samarie. Cela signifie entre autres que les travailleurs palestiniens ne pourront plus quitter la bande de Gaza pour être employés par des Israéliens et que les impôts ne seront plus prélevés pour la région. En outre, le port d’Ashdod cessera lui aussi de lui livrer ses marchandises.


Quant à la définition d’entité indépendante hostile que propose Lieberman concernant la bande de Gaza, elle signifierait que "toute négociation avec l’Autorité palestinienne ne concernerait que la Judée-Samarie". "La bande de Gaza devrait avoir le même statut que la péninsule du Sinaï, a précisé Lieberman. Israël a cessé de fournir quoi que ce soit au Sinaï après son retrait, il n’y a aucune raison pour qu’il n’en fasse pas de même avec la bande de Gaza. Tant que le plan de désengagement ne sera pas achevé de cette façon, il perdra toute raison d'être. Il faut appliquer ce programme dès 2008".


"Tant que les liens ne seront pas totalement coupés avec Gaza, Israël devra agir d’une main de fer contre toute menace sécuritaire pesant sur le pays et oeuvrer par tous les moyens à sa disposition", a encore expliqué Lieberman. "C’est ainsi que doit se comporter un Etat souverain pour protéger ses citoyens face aux attaques ennemies. Si Sdérot est touchée, il faudra viser les quartiers résidentiels de Gaza".
Repost 0
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 06:18
L’état du monde et Israël Par Guy Millière
hania
© Metula News Agency




Les plus gravement atteints parmi ces psychopathes sont palestiniens (...) (photo : Ismaïl Hanya, le 1er ministre de l'AP)


 

« Les hommes sages savent quelles choses néfastes sont écrites dans le ciel », écrivait Gilbert Keith  Chesterton dans un de ses poèmes. Cette phrase traverse souvent mon esprit lorsque je regarde l’état du monde aujourd’hui. Quinze années après l’effondrement de l’Union Soviétique, grâce – on l’oublie trop souvent – à la détermination de Ronald Reagan, un président des Etats-Unis qui savait nommer les choses par leur nom et parlait, sans se gêner, d’ « empire du mal », les brefs espoirs de voir venir la « fin de l’histoire » et le règne planétaire de la démocratie libérale se sont évanouis.

 

Du côté de l’Asie, une alliance de dictatures se dessine entre la Chine post-totalitaire et la Russie revenue à l’autoritarisme. En Amérique du Sud, Hugo Chavez révèle chaque jour davantage son visage de fils spirituel de Fidel Castro. L’Afrique subsaharienne ne va pas très bien non plus, et on continue à massacrer au Darfour, à tuer au jour le jour. La Turquie semble déstabilisée.

 

Les quelques bonnes nouvelles viennent d’Europe : Nicolas Sarkozy devrait être un président français plus cohérent que Chirac, moins enclin à maintenir une « politique arabe », plus lucide quant aux enjeux planétaires et à la survie des sociétés ouvertes. Je considère, à cet effet, la nomination de Bernard Kouchner au ministère des Affaires Etrangères comme un événement prometteur : un défenseur des droits de l’homme venant remplacer une succession de cyniques plus ou moins crapuleux, plus ou moins racistes, et dernièrement, un analphabète en géopolitique, cela ne peut être qu’un signe positif, même s’il reste encore beaucoup de ménage à faire sur les bords de la Seine.

 

Sarkozy et Angela Merkel ouvrent la voie à un rapprochement avec les Etats-Unis, comprenant, semble-t-il, qu’un Occident divisé est un Occident au bord du suicide. Mais parallèlement, Tony Blair quitte le pouvoir au Royaume-Uni et son successeur donne des signes d’apaisement vis-à-vis de l’islamisme, voire des signes d’antisionisme. D’ailleurs, quelques bonnes nouvelles ne peuvent se révéler suffisantes pour faire sortir l’Europe de son lent glissement vers l’hiver démographique et toutes les lézardes qui l’accompagnent. Aux Etats-Unis, Bush tient le cap et est, jusqu’à présent, parvenu à juguler le défaitisme actif de la gauche démocrate, emmenée par Harry Reid et Nancy Pelosi. Les élections de 2008 seront cruciales, non seulement pour le pays, mais pour le monde, et elles seront serrées : je parierais aujourd’hui sur une finale Hillary Clinton-Rudy Giuliani, avec un avantage pour Giuliani, mais tant de choses peuvent encore survenir.


Cela dit, la région du monde dont la situation est aujourd’hui la plus préoccupante est le Proche-Orient. Or il me semble que l’Europe ne s’en préoccupe guère, alors que cela la concerne directement. Ce qui est inquiétant, à mes yeux, c’est non pas Israël mais le comportement pathologique du monde musulman environnant à son égard. Les pays arabo-musulmans du Proche-Orient sont en situation d’échec et de stérilité. Ce sont des dictatures et des monarchies plus ou moins corrompues, le sous-développement économique y va de pair avec un sous-développement culturel et intellectuel. Leurs principaux produits d’exportations sont le fanatisme et le terrorisme. Et depuis bientôt trente ans, l’Iran s’est greffé à l’équation, pesant d’un poids de plus en plus malsain et potentiellement explosif.

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 06:12

31/05

20:17 

L'ambassadeur britannique en Israël Tom Phillips a estimé que le boycott décidé par l'UCU ne serait pas appliqué. Il a toutefois ajouté qu'Israël devait s'attendre à être critiquée ''tant que durera l'occupation''.  (Guysen.Israël.News)

_________________________________________________________________________________
31 mai 2007 - Rebbeca Serfaty | Arouts 7

Les représentants des syndicats des universités et des instituts universitaires anglaises (UCU) ont décidé mercredi soir 30 mai de boycotter les universités et instituts universitaires israéliennes à cause de “la politique dans les territoires occupés et face au peuple palestinien ». Cette décision a été votée au cours de la conférence annuelle des syndicats.

 

Les deux décisions qui ont été votées avec une majorité de 158 voix pour, 99 contre et 8 abstentions, appellent l’Europe à geler les financements des universités israéliennes et condamne « la coopération de l’académie israélienne avec l’occupation ». Les décisions soulignent que les 120 000 membres de l’UCU discuteront au cours de l’année à venir du boycott des institutions israéliennes et encourage à « tenir compte des conséquences morales de relations avec des institutions académiques israéliennes ».

 

La ministre de l’Education Youli Tamir a vertement critiqué la décision des universités anglaises et a affirmé qu’elle parlera au ministre de l’Education anglais et aux présidents des universités afin qu’ils prennent position contre le boycott. Selon Tamir, « Il est cynique qu’au moment où les étudiants et élèves de Sdérot sont agressés quotidiennement par des Kassam, les enseignants anglais choisissent de condamner Israël et non de le soutenir ».

Youli Tamir a estimé que la décision aura une influence réduite. « D’après l’expérience qu’on en a, l’influence est minime. Je pense que cette fois encore les universités les plus importantes comme Oxford, Cambridge ou la London School of Economy ne coopéreront pas avec le boycott. Les grandes universités anglaises n’ont jamais considéré l’excommunication comme un acte légitime ».

Le dirigeant de la commission de la science à la Knesset, le député Zevouloun Orlev (PNR) a annoncé qu’il exigera que la Knesset s’entretienne à ce sujet au plus vite. Selon Orlev, le boycott académique découle d’opinions « antisémites et racistes » répandues dans le monde. « Les pays doivent lutter contre toute tentative d’excommunier les institutions israéliennes, ce boycott est opposé à la morale académique ».

Le dirigeant du comité des présidents d’université, le professeur Moche Kave, a appelé les Anglais à continuer à coopérer avec les scientifiques israéliens et à « garder l’académie en dehors de la politique ». Selon Kave, un boycott académique est une « grave transgression » du principe de la liberté académique. Il a raconté que suite à la décision du boycott, Sir professeur Michael Peper, physicien anglais réputé, l’avait appelé pour lui dire que ce boycott est une honte.

 

Le dirigeant du parti Meretz et député Yossi Beilin a envoyé ce soir une lettre au Premier ministre anglais Tony Blair, il lui demande de condamner le boycott.

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 05:51

Le Quartette appelle à la "libération immédiate et sans condition du caporal israélien Gilad Shalit", enlevé en juin 2006 par des groupes terroristes palestiniens.

Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, ONU) a appelé mercredi soir a également "fermement condamné" les bombardements de roquettes Qassam sur le sud d’Israël et le fait que "le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza" renforcent leur armement. Il a appelé à la "libération immédiate et sans condition du caporal israélien Gilad Shalit", enlevé en juin 2006 par des groupes terroristes palestiniens.

 

Concernant les violences interpalestiniennes, l’instance internationale a appelé "tous les Palestiniens à renoncer immédiatement à tout acte de violence et à respecter le cessez-le-feu", et exprimé son soutien à la résolution adoptée plus tôt dans la journée de mercredi par le Conseil de sécurité de l’ONU. Ce dernier avait appelé à la cessation immédiate des violences dans la bande de Gaza, exprimant son soutien aux efforts du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour établir un cessez-le-feu.

"Nous avons tous été d’accord pour dire que la spirale de la violence et de la contre-violence doit être brisée", a souligné lors d’un point de presse le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.

Sur le plan économique, le Quartette s’est félicité que l’Union européenne ait décidé de prolonger de trois mois, jusqu’en septembre prochain, son mécanisme international temporaire qui lui permet d’envoyer une aide financière aux Palestiniens en contournant le gouvernement dirigé par le Hamas.

"La reprise des transferts de rentrées fiscales et douanières collectées par Israël pour le compte de l’Autorité palestinienne aurait un impact significatif sur l’économie palestinienne", ont relevé les Quatre dans leur déclaration.

"Nous devons continuer à aider le peuple palestinien sur le plan humanitaire aussi longtemps qu’il sera dans une situation si difficile et si sombre", a affirmé à ce propos la commissaire européenne aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner.

Le Quartette - représenté à Berlin par la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, et, pour l’Union européenne, par M. Steinmeier, Mme Ferrero-Waldner et par le diplomate en chef de l’UE Javier Solana -, a annoncé qu’il comptait se réunir à nouveau en juin, mais cette fois au Proche-Orient, "avec les Israéliens et les Palestiniens".

 

Egalement dans la région, le Quartette entend se réunir "avec des membres de la Ligue arabe", pour "faire suite" à l’initiative de paix de la Ligue...

Repost 0
31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 20:02
Par Jean-Luc Slama | Jerusalem Post Edition Française

L’hébétude. En fin de matinée, au cimetière de Sderot, sous un ciel diaphane, une centaine de personnes se recueillent dignement devant la dépouille de Shirel Friedman, 32 ans. Une roquette a frappé de plein fouet à 19h57 son véhicule près du centre commercial. Elle succombera durant son transfert à l’hôpital grièvement blessée au ventre et aux jambes.

 

Agenouillée près du corps qu’elle enlace, Adéla - sa mère - sanglote. "Elle est allée me chercher un pull. Elle ne reviendra plus..." Les deux femmes très liées avaient fait quelques emplettes avant de flâner un peu.

L’émotion est intense, l’atmosphère tendue. Visages graves. Le ressentiment à l’égard du gouvernement. Rony Bar On, le ministre de l’Intérieur, tente de prononcer l’oraison funèbre. Interrompu, conspué, insulté, il rebrousse chemin. La déconvenue est douloureuse. Le maire, Elie Moyal, a tenté de le dissuader en furetant dans les allées du cimetière pour éviter "une récupération politique".

Un homme s’est élancé à leur rencontre pour leur suggérer courtoisement de ne pas troubler ce moment pénible. Ephraïm Sneh a eu plus de chance dans la matinée. "Il n’y a pas de solution miracle", dit-il aux officiers de la défense civile. Le vice-ministre de la Défense évoque un périmètre d’intervention englobant Ashkelon au Nord et Netivot au Sud en cas d’escalade.

L’incertitude est cruelle. "Shirel voulait quitter la ville", assure Yossi Shitrit, l’épicier, un ami d’enfance. Elle habitait le quartier de Névé Eshkol avec ses deux frères. L’alerte "aube rouge" n’a pas fonctionné. Vingt secondes s’écoulent entre l’alerte et la chute d’une roquette. Deux kilomètres à vol d’oiseau séparent Beit Hanoun dans la bande de Gaza de Sderot.

"Nous en avons marre. C’est à devenir cinglé de vivre ici. Nous travaillons très peu", ajoute-t-il la mine rabougrie. Les espaces urbains sont exposés : trouver refuge d’instinct ou subir le verdict de la roulette russe.

Le collectif des commerçants s’est réuni la veille en assemblée générale dans les salons Kazablan. Les dégats économiques supplantent les affres psychologiques. L’état d’exception décrété, certaines entreprises ont voté le chômage technique.

L’esplanade de la mairie est étrangement déserte. Deux vitriers achèvent de réparer la devanture endommagée par les projectiles d’une foule en colère, la veille, à l’annonce du décès de Shirel. "Olmert démission" scandaient les manifestants qui déambulaient spontanément dans la ville avec une désinvolte tenacité. La fronde est légitime.

Le Premier ministre s’est rendu sur place, tard dans la nuit, pour la deuxième fois consécutive en moins d’une semaine. "Il n’y a pas de solution immédiate ou absolue", a-t-il chuchoté à Yolande Abecassis.

L’accalmie est relative. Un palier supplémentaire a été franchi avec la mort de la jeune femme. Un drame d’une plus grande ampleur a été évité la semaine dernière avec la chute d’une roquette sur la synagogue centrale. Une heure avant, trois cent fidèles célébraient la donation des rouleaux de la Loi...

Moyal est épuisé. Il dort peu et mal. Il fume sans discontinuer. "Que le Premier ministre comprenne notre désarroi, notre colère et notre malheur... et alors ? Il n’a pas de réponse aux Kassam", tonne-t-il. Tancé par ses conseillers municipaux, il prête le flanc à la critique dans une ville sous tension. Il rivalise d’imagination pour "aérer" ses concitoyens deux ou trois jours avec le concours du ministère de la Défense.

La mairie est démunie. Yossef Timsit ressort de son bureau, le visage figé. Affaibli. "Je n’ai plus de maison... Je dors dans ma voiture." Colette, son épouse, et Ofek, son fils de 4 ans, ont été bléssés. Leur maison détruite par une roquette. Sderot a été déclarée "ville morte" pour protester contre l’insécurité et l’inertie gouvernementale. "Les gens ont peur. Nous sommes désespérés", affirme Tova Malka, la secrétaire du maire choquée d’avoir été témoin de la mort de Shirel Friedman.

Du chapelet de mesures égrainées par le gouvernement au défilé ininterrompu de ministres, plus de mots que d’actes. Moyal s’insurge contre les lenteurs administratives, les pesanteurs d’une bureaucratie qui ne parvient pas à se mettre au diapason en état d’urgence.

"L’administration traîne les pieds. Elle nous chipote la taxation des impôts locaux en ramenant l’allègement à 25 % au lieu des 50 % prévus. Elle tique sur chaque shekel à attribuer aux demeures endommagées. Les procédures s’enlisent..."

Un quart de ses concitoyens a quitté Sderot. D’autres tergiversent encore. Fuite ou désertion, à chacun son interprétation. La survie ne s’accommode pas de l’opinion d’un Premier ministre sous l’effet Winograd ou des statistiques froides de la défense civile dans cette drôle de guerre.

Même impopulaire, Moyal assume ses responsabilités. Le troisième âge vit sous calmants à en croire un rapport des caisses de maladie. Ils sont les laissés-pour-compte d’une "farce" pour Shlomo Arosh, un rien dévot.

La mairie est parvenue à trouver des solutions provisoires aux jeunes en affrétant des bus vers des centres aérés du Sud et du Centre. Sderot est une ville quasiment vidée de ses enfants. Les adolescents partiront une fois achevées les épreuves du bac.

La panique s’est emparée de gens dissemblables et de générations différentes. Ils cohabitent tragiquement dans un présent qui les rassemble. La mairie veut initier une politique de proximité pour l’heure improbable.

Chargé de la logistique, Yehouda Ben Mamane affiche son scepticisme sur les intentions d’Olmert concernant la construction et l’aménagement d’abris. Plus de la moitié des abris publics de la ville sont dépourvus de commodités élémentaires ou mal entretenus.

Certaines maisons individuelles ne disposent pas d’abris. Ben Mamane s’est résigné à l’impuissance de ses services. Il ne dispose que de 700 matelas pour une population estimée à près de 24 000 habitants.

Sderot est sous le feu depuis sept ans. "Plus de 1 000 roquettes ont été tirées sur la ville depuis le désengagement d’août 2005", révèle Moyal. De l’amertume dans les yeux. Tsahal a déployé l’artillerie sur un tronçon variant de 2 à 7 kilomètres dans cette étreinte incommensurable avec la bande de Gaza.

Le mandat du maire est le contraire d’une sinécure. La protection des habitations individuelles et des immeubles est évaluée à un demi-milliard de shekels.

Aucun organisme gouvernemental ne s’attelle à cette tâche. "A Jérusalem ou à Tel-Aviv, ils n’imaginent pas notre ranc ?ur et notre rancune... Ne vous fiez pas à ce répit trompeur", observe Betty Alfassi en se mêlant avec vivacité à la conversation. Moyal songe à se démettre. Il ne se représentera pas aux municipales de 2008.

Attristé de voir des immeubles abandonnés par leurs locataires et des ruelles désaffectées. "Les gens s’en vont." Dans les réunions de crise du conseil municipal ou avec les membres du gouvernement en pèlerinage, il est ailleurs. C’est un homme blessé. Absent.

Au milieu d’attroupements, des destins se croisent. Estie Atego est parvenue à éloigner ses deux jeunes gamins avant d’être épaulée par Sarah Ben David, rue Ahavat Israël, au bas de la mairie. Leur attente interminable et routinière est troublée par la chute sourde de roquettes de 90 et 115 mm de diamètre à l’ossature métallique rudimentaire. La psychose est collective. Et pour cause.

"L’angoisse est naturelle. Chacun selon ses variations", remarque Nadia Belli, psychologue, en invoquant des citoyens en état de choc. Les enfants de la guerre - ceux qui sont restés - enfouissent leur quotidien dans un paysage morne. Sderot est une cible obsessionnelle délaissée par insouciance.

"C’est un endroit pourri", murmure Boris en rangeant son ciselet dans sa salopette, le sourire crispé dans une mimique de dégoût. "Vais-je mourir ?" s’interroge intriguée Yarden Kedar, 8 ans, un quignon de pain dans la main, happée à son tour par cette mentalité d’assiégée.

Repost 0
Published by Haim - dans Terrorisme
commenter cet article