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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 06:03

par Daniel Pipes, Jerusalem Post,

 
Version originale anglaise: Zionism's Bleak Present
Adaptation française: Alain Jean-Mairet

«Nous sommes tous des Keynésiens, à présent», avait déclaré Richard Nixon juste avant que les théories économiques de John Maynard Keynes tombent en discrédit. De même, en 1989, à l'heure où Israël était largement accepté, on aurait pu dire avec une égale assurance: «Nous sommes tous des sionistes, à présent 

Ce n'est plus le cas. Israël est assiégé à de nombreux égards: par les Iraniens qui préparent une bombe nucléaire, par les Syriens qui accumulent des armes chimiques, par les Égyptiens et les Saoudiens qui s'équipent de moyens militaires conventionnels considérables, par le Hezbollah qui attaque depuis le Liban, par le Fatah depuis la Cisjordanie, par le Hamas depuis Gaza et par les citoyens israéliens musulmans qui s'agitent politiquement et se font plus violents.

Dans le monde entier, des professeurs, des éditorialistes et des bureaucrates de ministères des affaires étrangères remettent en question la pérennité de l'État juif. Même des gouvernements amis, notamment l'administration Bush, se lancent dans des initiatives diplomatiques qui sapent la capacité de dissuasion israélienne alors même que leurs ventes d'armes fragilisent sa sécurité.

Mais supposons que le pays parvienne à maîtriser toutes ces difficultés. Il lui reste son principal défi: une population juive de plus en plus désenchantée, déçue et même embarrassée par l'idéologie fondatrice du pays, le sionisme, le mouvement national juif.

Développée par Theodor Herzl (1860-1904) et d'autres théoriciens, la vision d'un État juif souverain transportée par le sionisme répondait au contexte politique et à l'humeur de son temps. Si les Chinois, les Arabes et les Irlandais voulaient établir leur nation, pourquoi pas les Juifs?

Et même surtout les Juifs car, plus que tout autre peuple, ils avaient payé le prix fort pour leur faiblesse politique, avaient été expulsés, maltraités, persécutés et massacrés en masse comme aucune autre communauté. Le sionisme offrait un moyen d'échapper à cette histoire tragique en se dressant l'arme à la main.

Dès sa création, le sionisme a eu son lot d'opposants juifs, depuis les haredim (ultra-orthodoxes) jusqu'aux rabbins réformistes en passant par les Irakiens nostalgiques. Mais, jusqu'à récemment, ces éléments restaient marginaux. Aujourd'hui, en raison des taux de natalité, la communauté haredi autrefois minuscule constitue 22% des élèves de première année en Israël. En ajoutant à cela le nombre à peu près équivalent d'élèves arabes de première année, on voit se dessiner des changements radicaux dans la politique israélienne à l'horizon de 2025.

Pire encore pour Israël, le nationalisme juif a perdu le soutien quasi-automatique dont il jouissait autrefois parmi les Juifs laïques, qui sont nombreux à juger dépassée son idéologie du XIXe siècle. Certains acceptent l'argument aux termes duquel un État juif constitue un suprématisme raciste ou ethnique, d'autres sont séduits par des solutions universalistes et multiculturelles. Voici quelques signes des changements en cours:

  • Les jeunes Israéliens évitent le service militaire en nombres record – 26% des hommes et 43% des femmes en âge de servir n'ont pas été incorporés en 2006. Alarmées, les forces de défense israéliennes ont demandé que la législation refuse les prestations étatiques aux Israéliens juifs qui ne servent pas le pays.
  • Le ministre de la justice israélien Menachem Mazuz a compromis le travail du Fonds national juif, l'une des institutions sionistes pionnières (fondée en 1901) en décidant que son rôle, qui consiste à acquérir des terres destinées à des Juifs, ne pourrait plus recevoir le soutien de l'État.
  • Des historiens de premier plan s'attachent à montrer qu'Israël a été conçu dans le péché et a constitué un élément nuisible.
  • Le ministre israélien de l'éducation a approuvé des manuels scolaires destinés à des élèves arabes de troisième année qui présentent la création d'Israël, en 1948, comme une «catastrophe» (naqba en arabe).
  • Avraham Burg, fils d'une famille sioniste de grand renom et lui-même figure importante du Parti travailliste, a publié un livre comparant Israël à l'Allemagne des années 1930.
  • Un sondage de 2004 a révélé que seuls 17% des Juifs américains se disent «sionistes».

Dans un contexte plus large, cet éloignement du sionisme reflète les tendances à l'œuvre dans d'autres pays occidentaux, où le patriotisme à l'ancienne et la fierté nationale sont également en recul. En Europe occidentale, les citoyens tendent à ne distinguer que peu, voire pas du tout de valeur dans leur propre histoire, leurs propres us et coutumes. Par exemple, le mois dernier, la princesse Máxima des Pays-Bas, l'épouse de l'héritier du trône, annonça sous les acclamations que «l'identité néerlandaise n'existe pas». Ce déclin du patriotisme généralisé dans tout l'Occident aggrave la situation délicate d'Israël en suggérant que son évolution s'inscrit dans une tendance plus vaste et donc d'autant plus difficile à contrer ou à renverser.

Par-dessus le marché, les Arabes progressent actuellement dans le sens opposé et se dirigent vers des sommets de bellicosité ethnique et religieuse.

 
En tant que sioniste, j'observe ces tendances avec inquiétude pour l'avenir d'Israël.

Je me rassure en me rappelant que bien peu des problèmes actuels étaient évidents en 1989. Peut-être que d'ici 2025, les perspectives du sionisme se seront à nouveau largement ouvertes, à mesure que les Occidentaux en général et les Israéliens en particulier s'éveilleront enfin aux dangers engendrés par les irrédentistes palestiniens, les djihadistes et autres moyen-orientaux extrémistes.
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Published by Haim - dans Sionisme
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 05:59

Martin Birnbaum analyse le raid israélien du 6 septembre 2007 en Syrie.


On apprend que «Le Président de la République se rendra mardi 9 octobre et mercredi 10 octobre en Russie où il rencontrera le Président Vladimir Poutine à plusieurs reprises… La Russie que la France considère comme un partenaire privilégié, l’un des grands acteurs sur la scène internationale… ». On apprend aussi qu’une semaine plus tard M. Poutine sera en visite à Téhéran pour rencontrer celui qui, non content de prôner l’éradication d’Israël, considère que son «existence prolongée est une insulte à la dignité humaine».

Il ne serait pas exclu que les deux événements soient liés et que la liaison ne soit autre que ce qui s’est passé dans la nuit du 6 septembre à Deir ez Zour.

Deir ez Zor, est une ville située Nord-Est de la Syrie sur le fleuve d'Euphrate à 450 kilomètres de Damas. Une population de presque 200.000 habitants y vit, essentiellement de l’agriculture et du tourisme. Une de ses banlieues (Al-Jafra) a connu un certain développement industriel lié à des mines de sel de roche se trouvant dans les environs. Un pont suspendu sur l’Euphrate lie les rives syriennes et irakiennes. Il s’agit là d’une des voies utilisées pour le transfert de combattants de toutes nationalités pour le jihad en cours en Irak. La ville, point de chute d’arméniens fuyant en masse le génocide turc de 1915, est marquée par ce qui s’y est passé et la France l’a occupée en 1921 avant le partage du Proche-Orient par les accords Sykes – Picot.

Le 7 septembre, la Syrie fait savoir au monde entier que des avions israéliens ont violé son territoire et que devant le feu nourri de ses batteries anti-aériennes, ceux-ci ont dû rebrousser chemin en «lançant des munitions sur le sol syrien». Plusieurs communiqués fantaisistes et/ou contradictoires ont été publiés ensuite sans que l’on sache ce qui s’est passé. Deux d’entre eux ont retenu l’attention des chancelleries occidentales, une protestation dès le 8 septembre du gouvernement Nord-Coréen et la déclaration de B. Assad trois semaines après, indiquant que les avions israéliens «ont attaqué un ancien complexe militaire désaffecté transformé en complexe agricole». Trois longues semaines pour dire qu’il s’agissait d’un site militaire désaffecté… sans rappeler que cela se passait au bout de la Syrie et à plus de 1.000 km d’Israël ? Pourquoi la Corée du Nord a-t-elle protesté ? Pourquoi des avions israéliens s’en seraient-ils pris à un complexe militaire démantelé en risquant, dans une escapade de plus de 2.500 km, non seulement leur destruction mais le déclenchement d’hostilités avec ce pays "pacifique" qu’est la Syrie ?

On se souvient que la Syrie a signé un contrat avec la Russie, d’une valeur estimée à 730 millions de $, pour des équipements Pantsyr-S1E, le nec plus ultra de la technologie russe en matière de détection de cibles aériennes et de conduite de tir automatique pour les détruire. Les premiers équipements ont déjà été installés en Syrie, bien avant leur entrée dans la dotation de l’armée russe. Les mêmes équipements ont été vendus par la Russie à l’Iran pour défendre ses installations nucléaires (pacifiques …). Dès lors, un premier mystère : comment se fait-il que des avions supposés être des F-15s et F-16s, non furtifs, n’ont pas été détectés par les radars syriens de défense aérienne ? Depuis, des experts russes, syriens et iraniens s’évertuent à comprendre ce qui a pu se passer pour que, de plus, les systèmes de tir automatique Tor-M1, qui peuvent lancer jusqu’à huit missiles chacun, n’aient rien vu ni rien entendu. Ils voudraient également savoir quand et comment les avions israéliens ont pénétré l’espace aérien syrien et d’où ils venaient ?

Pour y voir un peu plus clair, regardons la carte du territoire qui a probablement été survolé par les avions israéliens :

 

 


 


Pour mesurer ce dont il a été question (et donc comprendre l’enjeu de ce qui était visé) l’on ne peut d’emblée que faire l’analogie avec deux autres événements du même acabit : le sauvetage des otages d’Air France à Entebbe et la destruction du réacteur Osirak II fourni par la France (et Jacques Chirac …) à l’Irak. En effet, le courage, l’audace opérationnelle et la qualité du renseignement ont dû être exceptionnels. Les avions ont dû passer beaucoup de temps dans l'espace aérien syrien hostile et exécuter plusieurs passages à des altitudes variables sous le feu supposé des batteries anti-aériennes, non seulement pour détruire la cible mais aussi afin d'examiner la réponse des équipements Pantsyr-S1E. Leur succès a démontré à Damas et à Téhéran que leurs nouveaux systèmes anti-aériens russes les laissent vulnérables.

Israël semble avoir utilisé une technologie permettant à ses avions de bloquer les réseaux radar des territoires survolés, de voir ce que les détecteurs radar ennemis voyaient en prenant leur contrôle et en faisant en sorte que l'approche des avions ne puisse pas être vue. Le processus implique de localiser les émetteurs ennemis avec une grande précision et puis de diriger leurs flux de données en incluant des fausses cibles et des algorithmes divergents qui permettent d’exercer un certain nombre d'activités tout en prenant la commande de ces émetteurs. Un avion d'ELINT remplissait ces tâches. Les autres, équipés des missiles AGM-65 et des bombes de 250 kg, on fait le reste.

Le soi-disant centre militaire désaffecté, transformé en complexe agricole, a retenu l’attention d’Israël car il semblait qu’il était destiné à l’extraction d’uranium des minerais «sel de roche». L’objectif était surveillé à tel point que le satellite israélien OFEK, lancé en juin 2007 surtout pour espionner l’Iran, a été détourné de sa mission principale pour obtenir des images de haute définition toutes les 90 minutes. Il y a quelques jours, des rapports américains ultra-confidentiels indiquaient que les Israéliens ont détruit un complexe nucléaire qui a pu avoir été prévu pour produire du plutonium. L’attaque a causé des victimes nord-coréennes selon un haut fonctionnaire ayant eu accès à ces rapports, ce qui explique aussi la protestation de la Corée du Nord. Les Israéliens ont fourni aux Etats-Unis des photographies, des matériels pris sur place et des échantillons de sol provenant de l'emplacement du complexe, prélevés avant et après l'incursion aérienne. Ce qui a conduit Israël à décider l’attaque commence à être connu et cela a pris du temps. Mais souvenons-nous que ce pays doit faire face à quatre types de guerres de nature et d’amplitude différentes : une guerre conventionnelle probable avec la Syrie, une guerre «asymétrique» avec les Palestiniens (au moins avec le Hamastan, identifié comme tel par N. Sarkozy), une guerre probable due à l’instabilité de la région vu l’incapacité des Etats-Unis à gagner la paix en Irak et, naturellement, un conflit à caractère existentiel avec l’Iran. Or, la Corée du Nord ayant accepté de démanteler son programme nucléaire en échange de relations normales avec l'ouest, mais passée maître dans l’art de mener en bateau le monde entier, cherchait des clients pour sa technologie nucléaire. L’Iran s’est tout de suite porté acheteur, surtout pour la transformation de l’uranium en plutonium. Mais les syriens aussi pouvaient être un acheteurs de technologie nucléaire. Avec l'aide de la Corée du Nord, ils ont établi un centre pour traiter le plutonium et pour la construction de certains types d’armes. C’est au printemps de 2007 que le conseiller à la sécurité nationale du Président Bush, Stephen Hadley, a eu entre ses mains les preuves de la coopération nucléaire Syrie-Corée du Nord. Pratiquement en même temps, Meir Dagan, le chef du Mossad, a présenté des preuves identiques à Ehud Olmert : la Syrie cherchait à acquérir le savoir-faire nucléaire de Corée du Nord. Ce qui a constitué l’élément déclenchant du raid aérien a été l'arrivée le 3 septembre d'un navire nord coréen au port syrien de Tartous (le même où la Russie est en train de reconstituer une base navale pour sa flotte en Méditerranée). Selon des sources dignes de foi, le navire transportait des matériaux nucléaires libellés comme «ciment».

Alors ? Que va dire notre Président à l’ancien ami (et aujourd’hui sponsor…)* de Jacques Chirac ?

Rappelons-nous ce qu’il a déclaré au cours de sa rencontre avec les ambassadeurs de France à la fin août : «Premier défi, sans doute l'un des plus importants : comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident. Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies.» Et rappelons-nous les mots de Bernard Kouchner sur la guerre inéluctable avec l’Iran si ce pays ne renonce pas à ses visées concernant le nucléaire militaire. Et aussi le fait, qu’en visite en Israël, ce dernier n’a rien pu apprendre sur ce qui s’est passé à Deir ez Zor. Bref, il se pourrait que M. Poutine soit mis devant une alternative : vous arrêtez de soutenir l’Iran en vous rendant complice de ses efforts pour acquérir la bombe ou la France prendra la tête de l’Europe pour contrer vos positions partout où cela pourra être fait. Car la France, ne l’oublions pas, est une puissance musulmane ( !?) et à ce titre, elle doit partager les angoisses des états arabes sunnites tétanisés par la possibilité de voir un Iran chiite disposant d’un arsenal nucléaire. Accessoirement, obtenir de la Russie qu’elle arrête de livrer des armes qui se retrouvent entre les mains d’organisations terroristes, le Hezbollah et/ou le Hamas.

Et que dira Monsieur Poutine à ses hôtes, mollahs ou autres ? Son ambassadeur à Damas, Sergei Kiritchenko avait déjà prévenu B. Assad en août de l’imminence d’une attaque israélienne, mais tout le monde pensait au Golan… Peut-être Monsieur Poutine se souviendra qu’un cinquième de la population israélienne est constituée d’anciens citoyens russes et qu’à ce titre il leur doit quelque chose (le développement fantastique du commerce entre les deux pays, plus la participation d’Israël à des projets aéronautiques civiles ou militaires ont été rendus possibles par la passerelle constituée par la population israélienne d’origine russe). Peut-être leur dira-t-il, fort de ce que Nicolas Sarkozy lui aura dit, que c’est le moment d’arrêter leur course vers la bombe. Et peut-être leur expliquera-t-il pourquoi la totalité du staff russe sur le site du réacteur de Busher a fait ses valises précipitamment le 1er octobre pour rentrer illico à Moscou. Peut-être aussi leur dira-t-il que les puissances occidentales (moins l’Allemagne sans doute) sont décidées à ne pas les laisser acquérir des armes nucléaires. Tout cela parce que le message de l’Iran au monde occidental reste le même depuis plusieurs années : l’Iran n’a aucune intention de renoncer à son programme, il sait déjà comment fabriquer des armes nucléaires, les sanctions contre lui n’ont aucun effet et une attaque militaire comportera un prix énorme pour le monde occidental.

Certes, beaucoup de «peut-être» dans ce qui précède. Mais qui peut affirmer qu’ils sont tous déplacés ? Surtout quand on apprend qu’une ligne aérienne vient d’être ouverte entre Caracas (Venezuela) et Téhéran via Damas. D’ici à apprendre que la révolution socialiste sud-américaine conduite par Hugo Chavez souhaiterait disposer d’un arsenal nucléaire pour s’opposer à la domination des Etats-Unis il n’y a qu’un pas. Peut-être sera-t-il franchi !

© Martin Birnbaum pour LibertyVox


Note : * La presse bien pensante n’a pas trop fait état du voyage en Russie de Jacques Chirac en compagnie de son ami G. Schröder, Président du Conseil de Surveillance de Gazprom et qui bénéficie d’une rémunération annuelle de 1 million d’Euros. Voyage pour «évoquer les problèmes de la fourniture d’énergie à l’Europe …»

Note de la Rédaction : voir sur le même sujet, et en complément, les excellents articles de Metula News Agency
http://menapress.com/article.php?sid=1848 et http://www.menapress.com/article.php?sid=1846 publiés entre les 10 et 12 septembre 2007 ainsi que le 9 octobre: http://www.menapress.com/article.php?sid=1866

Source carte du raid: Jerusalem Post http://www.jpost.com

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Published by Haim - dans Syrie
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 05:45

 
«Le conflit israélo-palestinien se poursuivra si tous les dossiers clés ne sont pas discutés au sommet d’Annapolis». C’est l’avertissement lancé à Israël par le président de l’Autorité Palestinienne.

Dans une interview accordée à la chaîne Palestine TV, Mahmoud Abbas présente pour la première fois publiquement  sa position de départ dans les négociations qu’il entend conduire à la Conférence internationale de la paix prévue aux Etats-Unis à la fin du mois de novembre. Le chef de l’Autorité Palestinienne a indiqué  que l’ordre du jour devait porter sur les frontières définitives du futur état, le partage de Jérusalem, et le statut des réfugiés. Concernant les revendications territoriales, Mahmoud Abbas a été particulièrement précis : «Nous avons 6.205 kilomètres carrés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, et nous les voulons en l’état» a-t-il affirmé, indiquant en fait qu’il souhaitait obtenir un retour d’Israël à ses frontières d’avant la guerre des Six Jours.
 

Le président de l’Autonomie a en outre exclu tout échange de territoires avec Israël, et notamment le transfert sous souveraineté palestinienne de certaines localités arabes de Galilée  en échange du maintien de blocs d’implantations de Judée Samarie sous domination israélienne. «Nous pourrons cependant accepter quelques réajustements mineurs de frontières, et encore seulement sur des surfaces équivalentes» a expliqué Mahmoud Abbas. «Si tous ces problèmes ne trouvent pas une solution à la Conférence d’Annapolis, ou si l’un d’entre eux est écarté de l’ordre du jour,  le conflit ne pourra pas être réglé et continuera» a averti le leader palestinien, sans préciser ce qu’il entendait par «poursuite du conflit». 


A Jérusalem où l’on s’est refusé à commenter les déclarations de Mahmoud Abbas, on a en revanche déploré qu’il ait choisi d’exposer publiquement ses revendications. Dans l’entourage d’Ehud Olmert on a seulement rappelé que lors de leur dernier entretien, le Premier ministre israélien et le président palestinien étaient convenus de confier les préparatifs de cette conférence  à leurs équipes de négociateurs, en vue d’élaborer une déclaration conjointe, et surtout de le faire loin de la presse. «Mahmoud Abbas a commencé à négocier par médias interposés» a-t-on constaté à Jérusalem.
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Published by Haim - dans Point de vue
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 05:24
service de Presse de l’ambassade de France en Israël

Le Haartez rapporte que les renseignements militaires (AMAN) ont émis des doutes quant aux chances de réussite de la conférence de paix régionale, qui se réunira à Annapolis fin novembre. Les estimations du département de recherches des renseignements militaires, récemment transmises à l’échelon politique, restent pessimistes quant à la capacité de l’Autorité Palestinienne de prendre la responsabilité sécuritaire des principales villes de Cisjordanie.

 

Les responsables des renseignements craignent notamment que les Palestiniens cherchent à obtenir des succès immédiats par le biais de la conférence, tandis que les engagements pris auprès d’Israël, notamment la lutte contre le terrorisme, ne puissent pas être tenus.

Les renseignements militaires ont également exprimé leur inquiétude face à la liste de gestes que les Palestiniens réclament d’Israël en vue de la conférence et qu’ils ont communiquée aux Américains. Sur cette liste on trouve la libération de prisonniers supplémentaires, le démantèlement de barrages, le dégel de fonds palestiniens et la réouverture d’établissements palestiniens à Jérusalem-Est, qu’Israël a fermés au début de la deuxième Intifada.

Le chef des renseignements militaires, le général Amos Yadlin, a prévenu cette semaine le gouvernement que le Hamas risque de perpétuer un attentat d’envergure à la veille de la conférence dans l’objectif de la saboter.

Abbas trace les frontières du futur Etat palestinien

La presse israélienne se fait l’écho d’une interview qu’a accordée hier le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, à la télévision palestinienne, où il a pour la première fois publiquement indiqué la superficie du territoire que les Palestiniens réclament pour leur futur état : 6.205 km2. Ce chiffre, explique le Maariv, représente l’ensemble de la Cisjordanie, la bande de Gaza et le Jérusalem-Est, ainsi que quelques secteurs aux abords de la Cisjordanie qui étaient des « no man land » avant 1967.

Le Yediot écrit que tout en faisant savoir son objection catégorique à tout transfert de villages arabes israéliens sous contrôle palestinien, le président de l’Autorité Palestinienne a évoqué le principe d’« ajustement de frontières ». Selon des sources palestiniennes, il s’agit de 2-3% de la superficie de la Cisjordanie qui resteront sous contrôle israélien, notamment la région de Jérusalem, d’Ariel et du Gush Etzion . En échange, les Palestiniens recevront des territoires de taille et de « qualité » équivalentes.

Sondage : une faible majorité en faveur des pourparlers Olmert-Abbas

Selon un sondage réalisé par l’institut Dialogue pour le Haaretz, 51% des Israéliens soutiennent les négociations en vue d’un accord permanent, qui ont lieu actuellement entre le Premier ministre Ehud Olmert et le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, contre 42% qui s’y opposent. Au sein du Kadima, du parti travailliste, du Meretz et des partis arabes, une forte majorité s’affiche favorable à ces contacts. De manière surprenante, 40% des électeurs du parti de droite d’Israel Beitenu et 28% des électeurs du Likoud approuvent eux aussi les pourparlers.

Le sondage a également vérifié les opinions des Israéliens vis-à-vis des enquêtes policières en cours contre le premier ministre. Il en ressort que 64% des personnes interrogées s’opposent à ce que ces enquêtes soient suspendues pour permettre à Ehud Olmert de se focaliser sur la direction de l’Etat. 28% seulement approuveraient une telle suspension. Par ailleurs, une large majorité estime que les interrogatoires que subit le premier ministre lui rendent difficile ou presque impossible l’accomplissement ses fonctions : 85% pensent qu’il ne peut à peine se consacrer aux affaires de l’état, ou bien que sa capacité à le faire est sérieusement altérée.

Barak a gelé les constructions dans les implantations en Cisjordanie

Le Maariv rapporte que le ministère de la Défense a cessé d’accorder des permis de construire, y compris dans le cas de croissance naturelle au sein des blocs d’implantations tels que Gush Etzion, Ariel et Maalé Adoumim. Le but de cette mesure est de faire pression sur les dirigeants des colons pour qu’ils acceptent de démanteler les colonies sauvages.

En effet, poursuit le journal, le Conseil de Judée-Samarie et Amana, le Mouvement pour le peuplement des territoires, ont reçu ces dernières semaines des messages très clairs de la part du ministère de la Défense annonçant une radicalisation de la politique du gouvernement concernant les restrictions imposées à la construction dans les implantations.

Cette mesure du gouvernement contre les colons est l’expression d’une nouvelle dégradation des relations déjà mauvaises entre les parties, écrit le journal. Depuis la période qui a précédé le désengagement et encore plus après août 2005, il y a une cassure quasi totale entre les dirigeants des colons, le gouvernement et Tsahal. La coopération entre les parties n’est que correcte et il a fallu beaucoup de temps avant que les responsables du conseil de Judée-Samarie acceptent de rencontrer des ministres, dont Haïm Ramon, qui préside la commission ministérielle chargée des implantations illégales. De son côté, Ramon tente de promouvoir son plan de désengagement agréé, comprenant l’évacuation de dizaines de milliers de colons dans le cadre d’un accord définitif avec les Palestiniens.

Un membre du Fatah tué à Naplouse

Hier, dans la Kasba de Naplouse, une force spéciale de la police israélienne a abattu un membre de la branche militaire du Fatah et en a blessé un autre, rapporte le Haaretz.

Tsahal a en outre entamé hier matin une opération d’envergure dans la ville de Kalkilya, à laquelle participent deux bataillons d’infanterie, des garde-frontières et des agents du Shabak (les renseignements intérieurs). Jusqu’à hier soir, huit habitants de la ville avaient été arrêtés dans le cadre de cette opération et un jeune palestinien avait été blessé après qu’il se soit apprêté à lancer - d’après des sources militaires israéliennes - un cocktail Molotov sur les soldats. Selon le Haaretz, cette opération vise à porter atteinte au réseau du Hamas de la ville dont les membres sont parvenus il y a six mois à faire infiltrer dans Tel-Aviv un camion chargé d’une grosse quantité d’explosifs.

DIPLOMATIE

Polémique américaine autour du raid israélien en Syrie

Les journaux israéliens reprennent une information publiée dans le New York Times, selon laquelle des divergences sont apparues ces dernières semaines entre la Maison Blanche et le Département d’Etat américain concernant la valeur des renseignements israéliens qui ont entraîné le raid en Syrie. Selon le journal américain, on se demande à Washington si les informations communiquées par Israël plusieurs mois avant l’attaque la justifiaient pleinement, et si elles nécessitaient vraiment une révision de la politique américaine à l’égard de la Syrie et de la Corée du Nord.

La polémique entre les responsables américains porte sur la question de savoir si ces informations démontrent véritablement que la Syrie développe un plan nucléaire qui risque de menacer tout le Moyen-Orient. Selon le Maariv, tandis que Dick Cheyney et d’autres faucons jugeaient fiables les informations israéliennes et soutenaient une révision des relations entre les USA et la Syrie et la Corée du nord, Condoleeza Rice était réticente à propos de leur fiabilité, estimant que Washington n’avait pas de raison d’envisager un changement de politique.

INTERIEUR

Lindenstrauss protège Zelika par un arrêt provisoire

Le contrôleur de l’Etat, Mikha Lindenstraus, a émis hier un « arrêt provisoire de protection » interdisant de mettre fin au mandat du trésorier-payeur général au ministère des finances, Yaron Zelika. Le contrôleur a agi en sa qualité d’Ombudsman (équivalent israélien du Médiateur de la République), un statut qui lui procure la compétence d’interdire le licenciement d’un agent du service public ayant dévoilé une affaire de corruption. Yaron Zelika est la personne qui a porté plainte contre le Premier ministre Ehud Olmert dans l’affaire de la banque Leumi. Son mandat devait arriver à son terme dans huit jours, et le gouvernement n’avait pas l’intention de le prolonger.

Selon le Yediot, la décision de Mikha LIndenstrauss a stupéfait les bureaux du Premier ministre et du ministre des finances, qui s’apprêtaient à soumettre dimanche prochain à l’approbation du gouvernement la nomination du remplaçant Zelika. Le ministre des finances, Roni Bar-On, a toutefois annoncé qu’il respecterait l’arrêt provisoire du contrôleur de l’Etat. Néanmoins, écrit le journal, il se peut que le ministère des finances fasse appel à la Cour suprême en demandant la cassation de cet arrêt.

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 07:40
Par Sydney Touati pour Guysen International News
Il y a sept années, France 2 montrait une séquence particulièrement difficile de la guerre qui oppose palestiniens à Israël.
Un père pris sous un feu nourri, tente vainement de protéger son enfant contre des tirs.
Ses gestes sont inutiles. L’enfant tombe finalement sous les balles.
Lorsque ce « reportage » est montré, il ne fait aucun doute que le jeune enfant, M. AL DURA, est mort sous les balles tirées par des soldats israéliens.
Cette scène, à la limite du soutenable, provoquera une vague d’indignation dans le monde entier. Le jeune M. AL DURA deviendra le symbole de la sauvagerie israélienne, voire réactivera l’ancien mythe du juif tueur d’enfants.
Rendre compte ou créer l’évènement ?
Ce reportage et sa diffusion, posent en réalité de nombreuses questions.
La plus importante est celle de sa réalité. Un examen minutieux du film tendrait à montrer qu’il s’agit d’une mise en scène. Par delà la question du vrai ou du faux, que La Cour d’Appel de Paris doit examiner prochainement, se pose également un autre problème, celui de l’usage de la violence dans l’information télévisuelle.


Les médias répondent à un devoir d’information. Ils doivent relater les évènements avec le plus d’objectivité possible. Ils doivent en tout premier lieu vérifier la véracité des scènes qu’ils montrent. C’est la base de l’éthique journalistique.
En intervenant à « chaud », la télévision ne se contente pas de rendre compte, d’informer. Elle participe à l’évènement ; elle le rend réel ; elle lui donne une dimension nationale ou internationale…à l’extrême limite, lorsqu’elle est prise dans la fascination des images, elle risque d’abandonner totalement sa mission initiale pour devenir le véritable créateur de l’évènement.

Dans le cas de la mort présumée du jeune AL DURA, la télévision a-t-elle dérivée jusqu’à cet extrême ?
A-t-elle participé activement ou passivement à la création d’un fait majeur ? Si oui, dans quel but ? 


De l’information à la propagande.
Chaque reportage possède deux dimensions fondamentales : l’information stricto sensu et l’émotion. On pourrait dire que le dosage des deux éléments est inversement proportionnel. Au plus la part de l’émotion augmente, au plus celle de l’information objective diminue. Si l’émotion est totale, l’information disparaît.
Se pose alors une seconde question : lorsque le journaliste intervient dans un conflit dont la dimension est planétaire, la télévision doit-elle tout montrer ?
A-t-on le droit de filmer la mort ? De montrer la mise à mort ? Les exécutions ? Les massacres ? 


Les sociétés et les idéologies non démocratiques, excellent dans cet art de l’exhibition macabre. Les terroristes filment leur crime et veillent à lui assurer la plus large diffusion.
A l’inverse, comme l’a amplement montré Michel Foucault dans « Surveiller et Punir », la modernité a banni le spectacle des supplices infligés au corps et les exécutions publiques.
On a renoncé à montrer les mises à mort en raison des désordres et des violences qui s’en suivaient. Au final, on a supprimé la « peine de mort ».
La mise à mort provoque une émotion extrême. Cela, nous le savons. Cela, tous les journalistes le savent. 


Cela, France 2 ne pouvait l’ignorer. La mise à mort d’un enfant décuple cette émotion.
Donc, lorsque la Direction de la Chaîne décide de passer ce terrible document, ne s’est-elle pas que l’émotion induite sera d’une violence extrême ? Peut-elle ignorer l’impact que cette scène horrible aura sur le public, sur l’image de l’Etat d’Israël ?
Peut-elle ignorer qu’elle va contribuer à « casser » cette image ? Qu’elle va participer activement à ce que S. Trigano dans une minutieuse étude à qualifier d’« ’ébranlement d’Israël » ?
On ne peut s’empêcher de penser à un autre évènement, lui aussi fondé sur un faux : la dégradation du Capitaine Dreyfus dans la cour de l’Ecole militaire.



France 2 en diffusant ce document s’est inscrite, volontairement ou involontairement, dans la longue chaîne du discours de la haine qui vise perpétuellement à stigmatiser le juif, le dégrader, en faire un monstre.
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 06:12

 

 Marc A.

Où êtes-vous  défenseurs de la Jérusalem unifiée et sacrée ? Pendant que les ténèbres s’étendent sur nous et notre ville sainte ?

 
Nos prières de Tichri n’ont-elles pas trouvé preneur ?
 
Les médias déversent jour après jour la longue liste des concessions et nous apprennent qu’au fur et à mesure Olmrd brade la terre d’Israël et ses ministres ne voulant pas être en reste rajoutent un peu plus de terres que d’aucuns, avant cette génération défaitiste, ont versé leur sang dont s’est teintée la terre rouge d’Israël, pour défendre leur patrie et leur ville.
 
Celle qui est depuis des lustres chère au cœur et à la mémoire des juifs et de l’humanité.
 
Il est douloureux de se sentir impuissant d’influer sur les événements et de ne pas savoir quoi faire pour sortir de leur apathie ces israéliens qui ne réagissent même plus ; hypnotisés qu’ils sont par le "snakeolmrd".
 
Aucune réaction en ce jour de deuil pour Jérusalem, venant des Sharanskyprésident du mouvement international pour une Jérusalem Juive, indivisible et capitale d’Israël, des Netanyahou, du Rav Ovadia Yossef  pour qui le sort de Jérusalem est très cher à ses yeux , (mais ils doivent être clos ces jours-ci pour ne rien voir venir et maintenir ses affidés dans la coalition gouvernementale, il s’accrocherait parait-il à la promesse qu’olmrd lui aurait faite ces jours derniers ; lire: http://www.a7fr.com/default.aspx?tabid=52&articleType=ArticleView&articleId=41784),
 
Que sont devenus les leaders des partis PNR et d’Israël Beteinou ??? (Partis Nationalistes s’il en est !) Ont-ils soudainement perdu leur voix pour exprimer leur ressentiment ?
 
Et les autorités religieuses autres que le Shass, le Grand Rabbinashkénaze Yona Metzger, le grand Rabbin de Jérusalem , par leur silence suspect donneraient-ils à penser que ce dénouement ne soit qu’une répétition de l’histoire et que le peuple se retrouvera à nouveau en "galouth" encore et toujours sous le prétexte subversif que le peuple n’aurait pas accompli sa Téchouvah" ?
 
Qu’attend ce peuple si vindicatif d’habitude, à reprendre les choses en main et crier haut et fort que tous les sondages parus dans les journaux de la gauche israélienne et repris par la presse occidentale qui les font apparaître comme des pacifistes dignes de leurs frères européens de la lointaine époque  communiste " plutôt rouge que mort", sont faits auprès de gauchistes laïcs et défaitistes qui possèdent au moins deux nationalités différentes, ou auprès d’arabes israéliens qui sont plutôt pour la disparition de l’Etat.
 
Pourquoi faudrait-il absolument pour les ‘intellectuels’ qu’Israël ressemble à n’importe quel autre état laïc ? Alors que l’Etat d’ Israël et ses habitants ne sont considérés par aucune des Nations  comme leurs égaux ?
 
Qu’attend Moshé Yaalon pour se faire entendre réellement et prendre à son compte le parti de l’opposition à ce gouvernement qui continue des négociations désastreuses pour la pérennité d’Israël?
 
J’emprunterai ces quelques lignes à un collaborateur de la MENA qui décrit comment Olmrd
Est ressenti par des négociateurs palestiniens dans la limousine qui les ramenaient de Jérusalem à Ramallah,
" - …... on n’arrivera jamais à rien et sûrement pas à un traité de paix". Après un bref éclat de rire, un autre négociateur renchérit : "Sauf à permettre à Olmert  de se maintenir sur son trône chancelant, au prétexte qu’il négocie avec nous !".(Lire le texte sur la MENA)
 
 
On pourrait également rétorquer aux négociateurs palestiniens que l’on ne signe pas de traité de paix avec un Mahmoud Abbas qui a perdu une grosse partie de ses mandants qui ont rejoints le Hamas avec Gaza et s’il est encore en vie ce n’est que grâce aux protections que lui prodiguent les israéliens.
 
Pour conclure
 
Que ces politiciens d’opérette regardent ce que les palestiniens ont  fait de Jéricho, Bethlehem ou de Gaza lorsqu’ Israël leur a remis. Veulent-ils que Jérusalem devienne également un nid de terroristes voué à la destruction de l’Etat ?
.
Que D.ieu nous préserve de ceux qui veulent la Paix à tout prix au détriment de la sécurité de l’Etat.
 
 Marc A.
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Published by Haim - dans Jérusalem
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 06:04
Précise et fort bien documentée, comme toujours, Véronique Chemla, de Guysen International News, nous gratifie d’un excellent état de la question des montages et mises en scène dans les médias, à propos du conflit palestino-israélien. Ses analyses sont particulièrement intéressantes en ce qu’elles illustrent la différence entre le refus de se déjuger de France 2 et d’autres médias qui, après s’être trouvés dans des situations similaires et avoir découvert la manipulation dont ils avaient été victimes, se sont rétractés et ont présenté des excuses à leur public. A lire et faire circuler largement. (Menahem Macina).
 
 
9 octobre 2007
Guysen International News


 
Le 3 octobre 2007, la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris a rendu un arrêt demandant aux intimés - France 2 et son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin -, de lui communiquer, avant le 31 octobre 2007, les rushes filmés par le cameraman palestinien Talal Abu Rahma le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza. Me Bénédicte Amblard, avocate des intimés, a transmis l’accord de ses clients. Si l’affaire al-Dura a pris une dimension politique en Israël, elle est largement occultée par les médias français.
 
Première ou unique inflexion de la position de France 2 et de Charles Enderlin ?

C’est en tout cas contraints par la Cour d’appel, qui a accueilli la demande de l’appelant, Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (M-R), que les deux intimés acceptent enfin de montrer publiquement ces rushes.

Et ce afin de permettre à la Cour de déterminer si France 2 a diffusé, lors du déclenchement de l’Intifada II, des images mises en scène et ne correspondant pas à la situation réelle au carrefour de Netzarim (bande de Gaza), à l’automne 2000. Pas moins !

Sur son blog, Charles Enderlin se déclarait, le 20 septembre, « extrêmement satisfait du souhait de la cour d'appel de Paris de visionner les rushes tournés le 30 septembre et le 1er octobre 2000 par Talal Abou Rahmeh le correspondant de France 2 à Gaza » (1).

Que ne s’est-il exécuté en sept ans, et notamment à l’automne 2006, lorsque Philippe Karsenty, de Media-Ratings, et Charles Gouze, webmaster de Desinfos.com, ont formulé cette requête devant le tribunal correctionnel de Paris !

Confusion, ou lapsus révélateur du journaliste ? C’est Tsahal, et non la Cour, qui a demandé les rushes de ces deux dates. Est-ce à dire que Charles Enderlin va accéder aussi à la requête similaire de l’armée de l’Etat juif réitérée le 10 septembre 2007 ? Rien de moins sûr, car il refuse de livrer ces 27 minutes de rushes à « un organisme qui serait partie prenante dans cette affaire ».
Ces rushes seront visionnés par la Cour d’appel de Paris, lors de l’audience du 14 novembre prochain. Philippe Karsenty les découvrira seulement ce jour-là. Ce qui est peu satisfaisant au regard des droits de la défense.

Le visionnage des rushes « permettra de crever l'abcès, de montrer l'authenticité des images »,poursuit le correspondant de France 2, qui, comme Jamal al-Dura, maintient ses déclarations initiales.
D’une manière surprenante, Jamal al-Dura a déclaré (Ynetnews.com, 2 octobre 2007) :
« Les balles étaient israéliennes. Les tirs venaient du côté israélien et seulement de ce côté. Les balles dans mon corps et celles de mon fils venaient de face, ce qui prouve qu’elles venaient du poste israélien ».
Or, le poste israélien ne se trouvait pas en face d’eux, mais du côté opposé du carrefour de Netzarim (cf. carte où les al-Dura se trouvent derrière « the barrel »).

Aucun des deux protagonistes ne semble ébranlé par les affirmations graves de Tsahal.

Une armée, dont l’avis exprimé dans un courrier du 10 septembre 2007 et adressé par le colonel Shlomi Am-Shalom, adjoint du porte-parole de Tsahal, notamment à Charles Enderlin et Patrick de Carolis, président de France Télévision, est dévastateur pour les intimés :
« L’analyse de toutes les données sur le terrain, l’emplacement de la position de Tsahal, les angles de tir, l’emplacement du père et de son fils derrière un tonneau leur servant d’abri, la fréquence des tirs, les angles de pénétration des balles dans le mur placé derrière le père et le fils ainsi que le timing de l’événement, rendaient hautement improbable que les tirs ayant soi-disant atteint le père et son fils aient pu être tirés par les soldats de Tsahal se trouvant dans cette position… Le général Samia m’a précisé que toutes ses tentatives d’obtenir les prises de vue pour compléter l’enquête ont été vouées à l’échec… Nous sommes conscients de tentatives de mises en scène médiatisées et comme un doute s’est insinué à cet égard envers le dit reportage, nous demandons [une copie complète non montée] afin de découvrir la vérité ».

D’une « mise en scène » filmée à une affaire judiciaire et politique

Des accusations graves reprises, pour la première fois par écrit, par le responsable du service de presse du gouvernement israélien (GPO), Daniel Seaman : 

Fin septembre 2007, celui-ci affirme à l’association israélienne d’avocats Shurat HaDin (2) :
« Les faits ne se sont pas produits comme Charles Enderlin les a décrits car la version de ce dernier contredit les lois de la physique. Il était impossible [aux soldats israéliens] de toucher [les al-Dura] qui se cachaient… Le cameraman Talal Abu Rahma a mis en scène tout l’incident... La création du mythe Mohamed al-Dura a causé un grand préjudice à l’Etat d’Israël et enflammé le monde arabe. [Cette] accusation contemporaine de meurtre rituel (blood libel) portée contre cet Etat a causé des dizaines de morts en Israël et dans le monde ».


 
Daniel Seaman estime aussi que France 2 a
 « manqué de professionnalisme… Aucune vérification sur [la] crédibilité [des images de l’incident al-Dura] n'a été faite avant leur diffusion ».


 
Peut-être par crainte de s’aliéner une chaîne importante et de susciter des réactions corporatistes, les autorités publiques israéliennes ont refusé la voie judiciaire et privilégié un « traitement médiatique ». Après consultation du conseiller juridique du gouvernement, Menachem Mazuz, Daniel Seaman n’a pas accédé à la demande de Shurat HaDin : il n’a pas retiré son accréditation à l’équipe de France 2.

Sur le site Internet anglophone du Premier ministre, aucun communiqué de presse ne contredit Daniel Seaman dont les déclarations suscitent des réflexions.

En qualifiant de « mise en scène » l’incident al-Dura, Daniel Seaman vise le caméraman palestinien, Talal Abu Rahma, collaborateur de France 2 et CNN. Perverse, cynique et économe, l’Autorité palestinienne (AP) réserve donc à une oligarchie l’essentiel de la manne financière internationale et ferait payer les « mises en scène » de Pallywood, son industrie de propagande audiovisuelle, par des médias occidentaux, privés et peut-être, ce qui est plus grave, publics. Un mécanisme qui conférerait ainsi à ces « mises en scène » un label d’impartialité et un gage d’authenticité, accroîtrait leur crédibilité, duperait les téléspectateurs et engagerait la responsabilité de ceux qui les financent et les distribuent. A la différence de films de fiction qui se présentent comme tels – La Porte du soleil (2004), de Yousry Nasrallah, Paradise now (2005),de Hany Abu-Assad –, Pallywood produit des « actualités fictives », un oxymore qui désigne ces saynètes inventées, mises en scène et jouées par les Palestiniens, et présentées aux médias comme des histoires authentiques. Via des canaux mondiaux de diffusion, ces deux genres visent à ternir l’image de l’Etat juif, et sont parfois primés.

La « mise en scène » de l’incident al-Dura date d’une époque où l’AP était dirigée, notamment dans la bande de Gaza, par le Fatah, un parti qui a créé, encouragé, soutenu et promu Pallywood. Son leader, Mahmoud Abbas, est considéré par le gouvernement Olmert, l’administration Bush et des diplomaties européennes comme « un partenaire pour la paix ». Pour parfaire son image d’interlocuteur « modéré » luttant contre le terroriste Hamas, Mahmoud Abbas a allégué, faussement, que ses forces à Bethlehem venaient de saisir deux roquettes prêtes à être lancées contre Israël à partir de la banlieue de Beit Jala et les avaient remises à Tsahal (Washington Post, 30 septembre 2007). Ces roquettes étaient en fait des tuyaux utilisés par les enfants palestiniens. Et c’est avec les fieffés menteurs de Pallywood que le gouvernement israélien veut signer un accord de paix ?!

En judiciarisant l’affaire al-Dura, France 2 et Charles Enderlin ont enclenché un mécanisme aux effets multiples, inattendus et doté d’un effet boomerang :
·         Désormais, c’est le fleuron du service public audiovisuel français, son correspondant et le travail de son équipe qui intéressent, non seulement le gouvernement israélien, Tsahal, des médias étrangers, des associations française et américaines, mais aussi la justice hexagonale.
·         Stigmatisant la « politique de l’autruche de la diplomatie israélienne qui a induit un préjudice important pour l’Etat d’Israël, et les communautés juives du monde entier », Shurat HaDin entend s’adresser à la Haute Cour de justice israélienne afin d’obtenir le retrait des accréditations si France 2 ne reconnaît pas publiquement avoir faussement accusé l’Etat juif d’avoir tué un enfant palestinien. Cette association songe à solliciter des dommages et intérêts pour les victimes de la violence induite par l’incident al-Dura. De nombreuses audiences en perspective...
·         Coïncidence : le jour même où s’ouvrait le procès sur l’incident al-Dura devant la Cour d’appel, devenait définitive la condamnation de Dieudonné M’Bala M’Bala pour diffamation raciale au détriment du comédien-animateur, Arthur, en raison de ses déclarations à ’’The Source’’ (janvier 2004) : ’’Beaucoup de personnes dans mon métier sont juives… Arthur avec sa société de production finance de manière très active l'armée israélienne, cette même armée qui n’hésite pas à tuer des enfants palestiniens’’. De quoi inspirer Shurat HaDin qui représente dans « des procès – en Israël, aux Etats-Unis, au Canada et en Europe - ou dans des actions légales contre l’AP, le Hamas, l’Iran, la Syrie, le Jihad islamique et l’Union européenne, les centaines de victimes israéliennes du terrorisme palestinien et les Arabes palestiniens accusés de travailler pour l’Etat d’Israël et contre l’Autorité palestinienne ».  


 
Une double « exception française » médiatique ?

Alors que des médias, israéliens ou non – Associated Press, AFP en anglais, Cyberpresse, Romandie news, De Standaard, De Pers, Le Soir, L’Orient Le Jour -, et la revue de presse israélienne éditée par l’ambassade de France en Israël ont fait part des déclarations du GPO, la presse française – hormis L’Express, La Tribune, Actualité juive – et la newsletter de l’ambassade d’Israël en France restent étonnamment silencieuses sur les derniers rebondissements de l’affaire al-Dura (3).

Un mutisme étrange, ou un oubli peu banal. En tout cas, un symptôme inquiétant dans un pays libre : « Un journalisme malade, c’est la démocratie en danger » rappelle la Fédération européenne des journalistes (FEJ), le 27 septembre 2007.

Occultée par des médias français, l’affaire al-Dura n’est pas seulement dans l’actualité judiciaire. Elle rassemble des interrogations sur le rôle des informations, rumeurs et propagandes dans la formation des opinions publiques, au centre notamment de la 10e édition des Rendez-vous de l’Histoire, à Blois (18-21 octobre). Citons l’Association Yad Layeled qui y organise, le 21 octobre, à 14 h, la projection du documentaire "Décryptage", de Jacques Tarnero, dans la salle capitulaire du Conseil général, et, de 16 h à 17h30, la Table ronde « La guerre moderne et l’information », dans l’amphi 3 de l’antenne universitaire de Blois, place Jean Jaurès.

Comme si le refoulé parvenait à affleurer. Malgré tout…

Ces rebondissements dans l’affaire al-Dura surgissent alors que diverses instances insistent sur les devoirs des médias, et que la singularité de l’attitude de France 2 apparaît avec plus de relief.

D’une part, le 1er octobre 2007, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe adoptait des Lignes directrices pour la protection de la liberté d’expression et d’information en temps de crise. Ces lignes directrices soulignent les « responsabilités des professionnels des médias, qu'elles invitent à respecter les plus hautes règles éthiques et professionnelles, eu égard à la responsabilité qu'ils ont, dans des situations de crise, de rendre publiques des informations factuelles et exhaustives ».


 
Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'Homme du dit Conseil, précisait :
« Les rédacteurs en chef et autres représentants des médias devraient se montrer attentifs aux critiques formulées au sujet de la qualité de certains de leurs articles ou reportages… Les médias « officiels » doivent exercer leur activité de manière impartiale et dans l’intérêt de l’ensemble de la population. Il convient, bien entendu, que les médias de « service public » ne deviennent pas les instruments d’une propagande. Leur indépendance et leur impartialité revêtent une importance capitale » (4).
D’autre part, lors de la guerre d’Israël contre le Hezbollah, le 7 août 2006, Reuters a retiré 920 clichés de son photographe, Adnan Hajj, qui était à son service depuis plus de dix ans, car celui-ci avait « modifié » numériquement deux photos. Et ce, sans attendre une décision de justice… En étant convaincu par les arguments de simples internautes, de bloggers.

Le 29 septembre 2007, The Jerusalem Post publiait l’article de Khaled Abu Toameh, journaliste réputé, sur un « scoop » confié par le Fatah basé à Ramallah : une Palestinienne de 16 ans aurait été victime, en juillet 2007, dans la bande de Gaza, d’un crime dit « d’honneur » filmé. Ce qui pouvait être vérifié auprès de « deux témoins oculaires ». Alerté par des bloggers que le dit film avait été réalisé en Iraq, en avril 2007, ce quotidien retire, dès le lendemain, de son site Internet, l’article incriminé, publie les excuses de son journaliste et rétablit la vérité : pour discréditer le Hamas et se présenter comme le seul interlocuteur « fréquentable », le Fatah avait manipulé Khaled Abu Toameh ; les faux témoins étaient d’anciens officiers de la sécurité du Fatah. Des rectificatifs tout à l’honneur de ce média israélien.

France 2 a été alertée par plusieurs personnalités, dont trois journalistes chevronnés – Denis Jeambar, Daniel Leconte, Luc Rosenzweig - ayant visionné les rushes du 30 septembre 2000. Les deux premiers attestent :
« Les Palestiniens "jouent" à la guerre avec les Israéliens et simulent, dans la plupart des cas, des blessures imaginaires… Au moment où Charles Enderlin donne le gamin pour mort, tué par les Israéliens, c'est-à-dire le soir même, lors du journal télévisé de France 2, rien ne lui permet d'affirmer qu'il est vraiment mort, et encore moins qu'il a été tué par des soldats israéliens » (Le Figaro, 25 janvier 2005).


 
Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, a admis une incertitude quant à l’origine des tirs ayant « tué le petit Mohamed ».

Que fera cette chaîne-phare du service public si l’arrêt de la Cour d’appel de Paris ne conclut pas comme elle l’espère ?

Ironie de la vie, les 2 et 3 octobre 2007, veille et lendemain de l’arrêt de la dite Cour, France 2 diffusait le téléfilm Notable donc coupable, de Francis Girod. L’histoire d’une rumeur infondée ayant diffamé, en 2003, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Dominique Baudis. A celui-ci, qui lui demandait de reconnaître publiquement son erreur, Florence Bouquillat, journaliste de France 2, répliquait :
 «On ne fait jamais ça à la télévision, voyons ! » (5)


 
Véronique Chemla

© Guysen International News
 
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Notes
(5) Egarements et débordements médiatiques de Cyrano : http://www.guysen.com/articles.php?sid=3134


 
[Pour en savoir plus]
La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura : http://www.guysen.com/articles.php?sid=6158

L’enquête vidéo sur l’affaire al-Dura : http://www.guysen.com/tv/?vida=1779  

Le dossier audiovisuel al-Dura établi par Richard Landes : http://www.seconddraft.org/aldurah.php    

L’interview de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Mena : http://www.guysen.com/tv/?vida=1795

Photos : © DR, V. Chemla. Photo des grilles du jardin du Luxembourg lors de l’exposition Objectif Une : un demi-siècle vu par L’Express (2004). La légende de la photo des al-Dura, indiquait, en français, anglais et espagnol : « 30 septembre 2000. Jamal al-Dura et son fils Mohamed, âgé de 12 ans, se protègent des balles israéliennes. L’enfant sera tué ». Des passants ont supprimé les mots « israéliennes, tué ». Des barrières métalliques ont été mises pour protéger le texte.

Carte : © Richard Landes
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Mis en ligne le 10 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 05:37

 


par Daniel Pipes
FrontPageMagazine.com, 8 octobre 2007

VO: http://www.danielpipes.org/article/4990

Le conflit israélo-arabe est souvent désigné comme le plus dangereux de tous, et pas uniquement par des extrémistes, de sorte qu’Israël est considéré comme le pays le plus belligérant du monde.

Par exemple, le premier ministre britannique Tony Blair déclara devant le Congrès américain en juillet 2003 que «le terrorisme ne peut pas être vaincu sans la paix au Moyen-Orient entre Israël et les Palestiniens. C’est de là que vient le poison. C’est là que l’extrémisme est capable de perturber l’esprit d’un nombre effrayant de gens au point de confondre la plaidoirie en faveur d’un État palestinien avec la destruction d’Israël.» Ce point de vue conduit beaucoup d’Européens, entre autres, à considérer Israël comme le pays constituant la principale menace pour la paix dans le monde.

Mais est-ce exact? Cette impression défie l’évidence bien connue selon laquelle les démocraties libérales ne sont pas agressives; de plus, elle suppose à tort que le bilan du conflit israélo-arabe est parmi les plus lourds en termes de vies humaines. Pour mettre le bilan des affrontements israélo-arabes en perspective, l’un des coauteurs de la présente, Gunnar Heinsohn, a compilé des statistiques permettant d’établir un classement des conflits intervenus depuis 1950 en fonction du nombre de victimes humaines. Le conflit israélo-arabe n’apparaît, en gras, que très bas dans ce classement:

Conflits intervenus depuis 1950 et ayant fait au moins 10.000 victimes* 

  1. 40.000.000 - Chine communiste, 1949-76 (tueries pures et simples, famines provoquées, goulags)
  2. 10.000.000 - Bloc soviétique: fin du stalinisme, 1950-53; post-stalinisme, jusqu’en 1987 (essentiellement les goulags)
  3. 4.000.000 - Éthiopie, 1962-92: communistes, famines artificielles, génocides
  4. 3.800.000 - Zaïre (Congo-Kinshasa): 1967-68; 1977-78; 1992-95; 1998 à nos jours
  5. 2.800.000 - Guerre de Corée, 1950-53
  6. 1.900.000 - Soudan, 1955-72; 1983-2006 (guerres civiles, génocides)
  7. 1.870.000 - Cambodge: Khmers Rouges 1975-79; guerre civile 1978-91
  8. 1.800.000 - Guerre du Vietnam, 1954-75
  9. 1.800.000 - Afghanistan: tueries soviétiques et intestines, talibans 1980-2001
  10. 1.250.000 - Pakistan occidental, massacres au Pakistan oriental (Bangladesh 1971)
  11. 1.100.000 - Nigeria, 1966-79 (Biafra); 1993 à nos jours
  12. 1.100.000 - Mozambique, 1964-70 (30.000) + après le retrait du Portugal 1976-92
  13. 1.000.000 - Guerre Iran-Iraq, 1980-88
  14. 900.000 - Génocide du Rwanda, 1994
  15. 875.000 - Algérie: contre la France 1954-62 (675.000); entre les islamistes et le gouvernement 1991-2006 (200.000)
  16. 850.000 - Uganda, 1971-79; 1981-85; 1994 à nos jours
  17. 650.000 - Indonésie: marxistes 1965-66 (450.000); Timor oriental, Papouasie, Aceh, etc. 1969 à nos jours (200.000)
  18. 580.000 - Angola: guerre contre le Portugal 1961-72 (80.000); après le retrait du Portugal (1972-2002)
  19. 500.000 - Brésil contre ses Indiens, jusqu’en 1999
  20. 430.000 - Vietnam, après la fin de la guerre en 1975 (propre population; «boat people»)
  21. 400.000 - Indochine: contre la France, 1945-54
  22. 400.000 - Burundi, 1959 à nos jours (Tutsis/Hutus)
  23. 400.000 - Somalie, 1991 à nos jours
  24. 400.000 - Corée du Nord jusqu’en 2006 (propre population)
  25. 300.000 - Kurdes en Iraq, en Iran, en Turquie, années 1980-1990
  26. 300.000 - Iraq, 1970-2003 (Saddam Hussein contre des minorités)
  27. 240.000 - Colombie, 1946-58; 1964 à nos jours
  28. 200.000 - Yougoslavie, régime de Tito, 1944-80
  29. 200.000 - Guatemala, 1960-96
  30. 190.000 - Laos, 1975-90
  31. 175.000 - Serbie contre Croatie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, 1991-1999
  32. 150.000 - Roumanie, 1949-99 (propre population)
  33. 150.000 - Liberia, 1989-97
  34. 140.000 - Russie contre Tchétchénie, 1994 à nos jours
  35. 150.000 - Guerre civile libanaise, 1975-90
  36. 140.000 - Guerre du Koweït, 1990-91
  37. 130.000 - Philippines: 1946-54 (10.000); 1972 à nos jours (120.000)
  38. 130.000 - Birmanie/Myanmar, 1948 à nos jours
  39. 100.000 - Nord Yémen, 1962-70
  40. 100.000 - Sierra Leone, 1991 à nos jours
  41. 100.000 - Albanie, 1945-91 (propre population)
  42. 80.000 - Iran, 1978-79 (révolution)
  43. 75.000 - Iraq, 2003 à nos jours (troubles intérieurs)
  44. 75.000 - El Salvador, 1975-92
  45. 70.000 - Érythrée contre Éthiopie, 1998-2000
  46. 68.000 - Sri Lanka, 1997 à nos jours
  47. 60.000 - Zimbabwe, 1966-79; 1980 à nos jours
  48. 60.000 - Nicaragua, 1972-91 (marxistes/autochtones, etc.)
  49. 51.000 - Conflit israélo-arabe de 1950 à nos jours
  50. 50.000 - Nord Vietnam, 1954-75 (propre population)
  51. 50.000 - Tadjikistan, 1992-96 (laïques contre islamistes)
  52. 50.000 - Guinée Équatoriale, 1969-79
  53. 50.000 - Pérou, 1980-2000
  54. 50.000 - Guinée, 1958-84
  55. 40.000 - Tchad, 1982-90
  56. 30.000 - Bulgarie, 1948-89 (propre population)
  57. 30.000 - Rhodésie, 1972-79
  58. 30.000 - Argentine, 1976-83 (propre population)
  59. 27.000 - Hongrie, 1948-89 (propre population)
  60. 26.000 - Indépendance du Cachemire, 1989 à nos jours
  61. 25.000 - Jordanie, gouvernement contre palestiniens, 1970-71 (Septembre Noir)
  62. 22.000 - Pologne, 1948-89 (propre population)
  63. 20.000 - Syrie, 1982 (contre des islamistes à Hama)
  64. 20.000 - Guerre sino-vietnamienne, 1979
  65. 19.000 - Maroc: guerre contre la France, 1953-56 (3000) et au Sahara occidental, 1975 à nos jours (16.000)
  66. 18.000 - République du Congo, 1997-99
  67. 10.000 - Yémen du Sud, 1986 (guerre civile)

*Nombres arrondis. Sources: Brzezinski, Z., Out of Control: Global Turmoil on the Eve of the Twenty-first Century, 1993; Courtois, S., Le Livre Noir du Communisme, 1997; Heinsohn, G., Lexikon der Völkermorde, 1999, 2e éd.; Heinsohn, G., Söhne und Weltmacht, 2006, 8e éd.; Rummel. R., Death by Government, 1994; Small, M. and Singer, J.D., Resort to Arms: International and Civil Wars 1816-1980, 1982; White, M., Death Tolls for the Major Wars and Atrocities of the Twentieth Century, 2003.

Cet inventaire macabre se solde par un total de quelque 85 millions de morts causées par des conflits depuis 1950. Les victimes du conflit israélo-arabe dénombrées depuis 1950 comprennent 32.000 morts dues aux attaques arabes et 19.000 dues aux attaques palestiniennes, soit un total de 51.000. Les Arabes constituent environ 35.000 de ces victimes et les Israéliens juifs quelque 16.000.

Ces chiffres montrent que les morts causées depuis 1950 par les affrontements israélo-arabes ne représentent que 0,06% du total de victimes des tous les conflits de cette période. En d’autres termes, depuis 1950, seule une victime de conflit sur 1700 est tombée dans des affrontements israélo-arabes.

(L’ajout des 11.000 victimes de la guerre d’indépendance israélienne, de 1947 à 1949, soit 5000 Arabes et 6000 Juifs israéliens, n’affecte pas sensiblement ces résultats.)

Pour adopter un autre angle de vision, quelque 11 millions de Musulmans ont été victimes de mort violente depuis 1948, dont 35.000, ou 0,3%, sont morts dans le cadre des 60 ans de lutte contre Israël, soit une victime musulmane sur 315. Ceci alors que plus de 90% de ces 11 millions de victimes ont été tuées par d’autres Musulmans.

Commentaires: (1) En dépit du bilan relativement peu meurtrier du conflit israélo-arabe, il est probable que sa renommée, sa notoriété, sa complexité et sa portée diplomatique continueront de lui valoir une importance démesurée dans l’imagination collective. Et la réputation d’Israël continuera d’en payer le prix. (2) Malgré cela, il vaut la peine de souligner la mesure statistique de 1/1700, en guise de correctif et dans l’espoir qu’un jour, cette réalité sera reconnue et permettra de classer le conflit israélo-arabe à sa place légitime sur l’échelle des priorités politiques mondiales.

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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 06:34

Olivier Rafowicz revient sur le comportement du régime iranien de ces derniers temps et sur les menaces qui pèsent sur les communautés juives iraniennes et dans le monde.

Olivier-Rafowicz091007.JPG



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10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 06:03
 
 
L'Organisation de Libération de la Palestine, créée le 29 mai 1964, avait pour finalité d'anéantir l'Etat juif au moyen d'actions violentes. Toutefois, et en dépit du caractère particulier de son objet, l'Olp a été reconnue le 14 octobre 1964 par l'ONU comme représentant du peuple palestinien et le 22 novembre 1974 comme observateur permanent à l'ONU.
 
Concomitamment, l'Assemblée Générale des Nations Unies a pris de multiples résolutions concernant le peuple palestinien (telle celle du 10 décembre 1969 sur les droits inaliénables du peuple de Palestine) sur le fondement desquelles, les palestiniens revendiquent l'application du « droit des peuples à disposer d'eux même » et le droit de « bénéficier d'un Etat ».
 
Ainsi, progressivement, les résolutions internationales ont conféré aux palestiniens la nature de peuple à part entière, alors qu'ils n'ont aucune unité historique, culturelle, religieuse ou linguistique à faire valoir, et qu'ils font et ont toujours fait partie de la grande nation arabe, sans spécificité autre.
 
Il s'agit là d'un aspect du drame palestinien puisqu'en l'absence de d' identité particulière, les palestiniens sont dans l'incapacité de justifier la violence de leurs actions, voire, sont contraints de conditionner mentalement et psychologiquement les jeunes générations afin qu'elles haïssent les juifs et s'inventent des vocations suicidaire.
 
En réalité, la notion même de « peuple palestinien » est une « création purement artificielle » inventée dans les années « 60 » pour permettre aux grandes nations « dites démocratiques » de se donner bonne conscience dans le processus de leur propre décolonisation.
 
C'est en effet la Grande Bretagne et la France qui ont facilité la création de l'Etat juif en décidant d'une partition du monde arabe de l'Empire Ottoman avec l'accord Sykes-picot 1916 ou en posant le principe de cette création avec la déclaration de Balfour du 2 novembre 1917 avant que l'Onu ne vote le partage de la Palestine avec la résolution 181 de l'Onu du 29 novembre 1947.
 
Néanmoins, et pour leur part, les palestiniens ont toujours été convaincus de leur appartenance à la grande nation arabe. Ils se définissaient d' ailleurs comme tel dans l'article 1er de la charte de l'Olp formulé dans sa rédaction du 2 juin 1964 « la Palestine est une terre arabe, uni par des liens étroits aux autres pays arabes. Ensemble, ils forment la grande nation arabe ».
 
Toutefois, les palestiniens ont rapidement compris l'utilité de rentrer dans le jeu de la mauvaise conscience internationale et ont décidé de se définir comme peuple à part entière dans la rédaction modifiée de l'article 1er de la charte de l'Olp de 1968 : « la Palestine est la patrie du peuple arabe palestinien : elle constitue une partie inséparable de la patrie arabe, et le peuple palestinien fait partie intégrante de la nation arabe ».
 
En rédigeant l'article de la sorte, la Palestine devenait opportunément la patrie du peuple arabe palestinien et la « finalité d'anéantissement de l' Etat juif », pouvait revêtir une légitimité internationale.
 
Compte tenu de ce que dans le même temps, Israël remportait sa victoire le 11 juin 1967 sur les pays arabes et occupait partiellement les territoires de la Jordanie, de l'Egypte et la de Syrie, il a été possible de substituer au conflit « israélo arabe », (dont la communauté internationale était
responsable) celui de « conflit d'israélo palestinien » (dans lequel Israël devenait seul responsable).
 
De leur côté, et grâce à la qualification de « peuple palestinien », les Etats arabes pouvaient essayer de régler les deux problèmes auxquels ils étaient confrontés depuis le début du XX° siècle, en l'occurrence se faire admettre comme entité arabe globale (à la fin de la tutelle de l'Empire Ottoman qui contrôlait la région depuis 1299) et lutter contre l'immigration massive des juifs en Palestine et la création d'un Etat juif au Moyen Orient.
 
Ainsi, en 1916, lorsque le chérif de La Mecque Hussein Ibn Ali a lancé la « révolte arabe » avec l'aide logistique et diplomatique des Britanniques, l 'objectif était de parvenir à l'indépendance des pays arabes à l'égard de l' Empire Ottoman, ce dont s'était porté garant le Colonel Thomas Edward Lawrence appelé « Lawrence d'Arabie ». Il n'était pas question de créer un Etat palestinien.
 
De la même manière, la « grande révolte arabe » en Palestine entre avril 1936 et 1939, a été menée par le mufti Amin Al Husseini, nationaliste arabe, en signe de protestation contre l'immigration juive et la politique britannique de transmission de la terre aux immigrants juifs, véritable atteinte faite au monde arabe. Jamais il n'a été mis en avant une spécificité palestinienne particulière (le muphti a finalement été exilé en 1939, et s'est réfugié en Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale où il recrutait des musulmans pour la Waffen SS).
 
Le nationalisme arabe s'est encore manifesté lors du partage de la Palestine par la résolution 181 de 1947: les arabes vivant en Palestine et les pays arabes s'y sont opposés en exigeant l'intégralité du territoire de la Palestine mandataire, sans jamais demander à ce que la terre revienne au peuple palestinien.
 
Plus tard, l'Olp a été créée, non à l'initiative des palestiniens, mais de la ligue arabe, (constituée le 22 mars 1945 par l'Arabie, Saoudite, l' Egypte, l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie, le Yemen Nord en réaction au projet britannique de fédération des pays arabes sous leur contrôle). De façon anecdotique, rappelons que Yasser Arafat, lui-même, figure mythique du peuple palestinien, n'est pas né dans les territoires palestiniens mais en Egypte (au Caire) le 24 août 1929 où il a grandit, fait ses études et obtenu le diplôme d'ingénieur. Il n'est pas non plus décédé dans les territoires palestiniens mais en France le 11 novembre 2004.
 
Pour ce qu'il en est du drapeau palestinien, les couleurs adoptées par « la grande révolte arabe » de 1916, ne symbolisent aucunement le peuple palestinien mais est composé des couleurs panarabes en l'occurrence un triangle rouge sur la gauche qui symbolise la « maison hachémite » de Mahomet, prolongé par trois bandes horizontales, l'une noire qui symbolise les Abbasides de Bagdad (750-1258), l'autre blanche qui symbolise les Omyyades de Damas (661-750), et la troisième verte qui symbolise les Fatimides du Caire (969-1171).
 
Naturellement, les pays arabes ont toujours su que les palestiniens ne constituaient pas un peuple à part entière et lorsque ces derniers ont tenté de renverser la monarchie Hachémite de Jordanie en 1970 (dont la population est composée à 75 % de personnes d'origine palestinienne), le roi Hussein les en a empêché et a fait massacrer des dizaines de milliers de palestiniens lors du tragique évènement appelé « septembre noir ».
 
De même, aujourd'hui, les palestiniens sont opportunément parqués par les pays arabes dans des « camps » comme souvenir vivant de la Naqba pour culpabiliser la communauté internationale qui a favorisé la création de l' Etat juif mais en aucun cas, les pays arabes n'envisagent de laisser les populations d'origine palestinienne créer leur Etat à l'endroit où ils résident (au Liban, en Irak, en Jordanie, en Syrie) conformément au « droit des peuples à disposer d'eux même », car le combat vise à détruire Israël et non laisser s'épanouir un groupe humain à qui l'on a fait croire qu'il constituait un peuple.
 
Israël n'est en rien responsable de la situation contemporaine des palestiniens et du mensonge entretenu selon lequel ils formeraient un peuple spécifique..
 
Si donc les palestiniens entendent créer leur Etat, qu'ils le fassent sur les territoires sans souveraineté de Judée Samarie ou de Gaza mais sans exiger de l'Etat d'Israël qu'il renonce à sa propre souveraineté en aménageant une servitude de passage sur son territoire entre Gaza et la Judée Samarie ou en acceptant une immigration massive de personnes d'origine palestinienne qui n'ont jamais mis les pieds en Israël (classiquement appelé droit au retour des réfugiés).
 
La communauté internationale s'en sentira alors soulagée.
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