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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 05:26
Claire Dana Picard - Arouts Sheva
Des enquêteurs se sont présentés ce mardi matin à la résidence du Premier ministre pour entamer leur interrogatoire sur l'implication d'Ehoud Olmert dans l'affaire de la privatisation de la Bank Leumi. Ce dernier est en effet soupçonné d'avoir usé de ses fonctions de ministre des Finances, qu'il occupait à l'époque, pour favoriser les chances de ses proches dans un appel d'offres.
 
 
La radio israélienne Kol Israël a interviewé à cette occasion le trésorier général du ministère des Finances, Yaron Zalikha, qui est plus au moins à l'origine de cette enquête et est à présent sur le point de perdre son poste. N'hésitant pas à mettre les points sur les i, il a notamment déclaré: ''Le Premier ministre Ehoud Olmert a œuvré pour la vente de la bank Leumi à un prix avantageux pour aider ses amis. Si Herzl avait pu savoir comment s'est conduit le chef du gouvernement israélien, il se serait certainement retourné plus d'une fois dans sa tombe''.
 
Zalikha a encore déclaré que si le conseiller juridique du gouvernement ne déposait pas un acte d'accusation contre Olmert, il présenterait pour sa part une requête à la Cour suprême.  
 
Cette affaire n'est pas très ancienne: elle a eu lieu en 2005 lorsqu'Olmert occupait le poste de ministre par intérim des Finances. La police mène en ce moment des investigations pour savoir s'il a agi à l'encontre de la loi en vue d'aider deux de ses amis; Daniel Abrams et Franck Louis, à acquérir à bon prix le contrôle de l'établissement bancaire.
 
Dans son interview, Zalikha a mis en cause également la conseillère juridique du Trésor, Yemima Mazouz, qui n'est autre que la sœur de … Menny Mazouz. Au sujet de cette dernière, Zalikha a déclaré: ''Tout le monde sait que Yemima Mazouz était impliquée dans l'appel d'offres de la banque depuis le début. Je peux affirmer que si elle n'avait pas fait preuve d'autant de faiblesse et si elle n'avait pas fermé les yeux tout au long du processus, Olmert n'aurait certainement pas réussi à arriver si près du but''.
 
Zalikha n'a pas été plus tendre pour le conseiller juridique du gouvernement Menny Mazouz. Il a indiqué: ''J'estime que Mazouz est un homme faible et c'est sans doute pour cette raison qu'il a été nommé à ce poste. C'est pour cela que j'ai hésité à m'adresser à lui quand j'ai eu des soupçons. J'ai préféré me tourner vers le contrôleur de l'Etat Micha Lindenstrauss''.
 
Zalikha a également tenu à dissiper certaines rumeurs en insistant bien sur le fait qu'à aucun moment il n'avait cherché à incriminer tout le monde.  Il a précisé: "Les services de l'Etat, dans leur ensemble, sont propres, honnêtes et intègres et c'est le cas également pour le Trésor. Mes soupçons ne concernent que quelques personnes".
 
Et d'ajouter, amer: ''Si j'avais dirigé les services de la trésorerie générale selon les normes d'Avraham Hirschsohn (ancien ministre des Finances soupçonné de détournements de fonds), de Shoula Zaken ou d'Oved Yehezkel (également impliqués dans des affaires de corruption), j'aurais conservé mon poste indéfiniment comme le fait Shmouel Hollander (commissaire à la fonction publique). On connaît les rapports accablants du contrôleur de l'Etat à son sujet et tout le monde sait de quelle manière il procède''
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Published by Haim - dans Point de vue
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:07

Sur le site de Alain Jean-Mairet
C’est aujourd’hui à Téhéran et le monde musulman scande à l’unisson: À bas Israël! (cliquer pour voir près d’une centaine d’images des manifestations)

Quelques paroles du président iranien sans doute inspirées par le Coran: il faut tenir un référendum sur le transfert d’Israël en Europe ou dans un grand pays quelconque. Pour les gouvernements occidentaux, la défense d’Israël est la tâche la plus sainte de toutes. La jeunesse et le peuple palestiniens ont été privés de droits humains depuis 60 ans (depuis la chute de leur cher leader Haj Amin al Husseini, en somme). La Shoah est une question de foi, traitée comme un saint des saints intouchable par les nations occidentales. Israël s’est arrogé le monopole de la piété et a déclaré toutes les autres nations criminelles (incidemment, c’est là précisément ce que fait la oumma musulmane, ouvertement, dans sa loi millénaire). Ils se permettent tous les crimes au nom de la Shoah (l’Islam se les permet effectivement au nom du simple refus de sa foi spécifique). Ils ont même construit des prisons secrètes en Europe (Dick Marti sera content).

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Published by Haim - dans Antisionisme
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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:06
Par Gérard Huber

L'énigme Mohamed Al Dura

Sept ans après les faits, la Justice demande à France 2 de présenter les 27 minutes de rushes de son reportage sur la mort de Mohamed Al Dura, le 30 septembre 2000, au Carrefour de Netzarim (Bande de Gaza), devant la Cour d’appel de Paris. La Cour rendra un arrêt le 3 octobre 2007, visionnera les rushes le 14 novembre 2007 et entendra les parties sur le fond le 27 février 2008.Telle est la décision du Tribunal qui, le 19 septembre 2007, a examiné l’appel formé par Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (http://www.m-r.fr/index.php), condamné pour diffamation dans le procès que lui ont intenté France 2 et le correspondant de la chaîne à Jérusalem, Charles Enderlin.

En tant qu’auteur de Contre-Expertise d’une mise en scène (Paris, Éditions Raphaël, 2003), je ne peux que me réjouir de cette décision qui ne manquera pas de lever un coin du voile dans lequel la vérité de l’événement capturé par la caméra d’Abu Rahma est enveloppée, comme les visages des amants sur le fameux tableau de Magritte.

J’ai, en effet, le premier, contre-expertisé les résultats de l’enquête de Nahum Shahaf, je ne m’en suis pas seulement saisi, comme l’affirme Karsenty (http://france2-aldoura.blogpremium.com), mais je les ai croisés avec tous les rushes des autres chaînes qui étaient disponibles, avec les accusations palestiniennes et l’enquête israélienne, puis avec tous les écrits et déclarations des principaux protagonistes. À la fin, j’ai conclu, devant l’avalanche de leurs désaveux et autres dénégations, sans parler des contradictions et invraisemblances, que, parmi l’avalanche d’images de saynettes de guerre filmées ce jour-là par différentes chaînes de télévision, il y avait bien eu une mise en scène palestinienne d’un faux meurtre d’enfant palestinien par des soldats israéliens.

Or, si je n’ai jamais envisagé l’hypothèse que ces désaveux et dénégations eussent pu être l’indice d’une manipulation de la chaîne France 2, c’est parce que je suis intimement convaincu que le crédit qu’Enderlin a donné au récit d’Abu Rahma relève de l’auto-hypnose, de l’auto-suggestion, et non de l’intention consciente de nuire à l’image d’Israël. L’injonction verbale proférée par Abu Rahma – « l’enfant est mort ! » - a provoqué une modification de l’état de conscience d’Enderlin, pour la raison que, celui-ci n’ayant pas été le témoin direct de ce que l’image reflétait, il a, lui-même, été hypnotisé par le regard fixe que ce même enfant (mais aussi l’adulte) jetait à l’adresse du spectateur –via la caméra- à l’intérieur d’une image qui elle-même fixait, par la volonté de ce qu’elle voulait montrer, son propre regard. « Scotché », comme l’on dit aujourd’hui, au regard de l’enfant qui, pourtant ne peut normalement pas penser à tourner ses yeux vers la caméra au moment où il est censé s’effondrer, tandis qu’il est atteint mortellement sur le coup par une balle à haute vélocité, Enderlin n’a pas pu s’arracher à l’effet de l’image, prendre de la distance et la déconstruire. Ou plutôt, il l’a fait machinalement, un instant seulement, le temps de montrer au porte-parole de l’armée israélienne les images qu’il allait diffuser, dans l’espoir inconscient, sans doute qu’elle le stoppe dans son élan. Mais pendant les deux heures qui se sont déroulées entre le moment où Enderlin a eu les images en provenance d’Abu Rahma et leur diffusion sous la forme d’un reportage, l’armée israélienne n’a rien trouvé de mieux à faire que silence radio.

On ne peut écarter l’idée que le porte-parole de cette armée ait lui-même été hypnotisé par le regard que l’image projetait sur l’armée, puisque, le lendemain 1er 0ctobre 2000, celle-ci n’a pas hésité à reconnaître les faits, en espérant, de la sorte, faire passer quelque excuse destinée à calmer le courroux – devenue désormais légitime – des populations télévisuellement impressionnées, dans les pays arabes, au premier chef, mais aussi en Europe et partout dans le monde. En effet, est-il pensable que les experts de l’armée israélienne n’aient pas vu qu’aucune balle n’avait pénétré dans les corps de l’adulte ni de l’enfant ? Qu’il n’y avait pas la moindre trace de sang ? Que la lueur rouge qui apparaissait, à un moment donné sur le corps de l’enfant, se déplaçait au fur et à mesure des modifications de sa position ? Assurément non. Bien sûr, c’est ce qu’elle veut nous faire croire, aujourd’hui, lorsque, le 10 septembre 2007, elle demande officiellement à France 2 et à Enderlin de lui communiquer les rushes. Mais elle sait fort bien que les images les plus évidentes de la mise en scène, elle les connaît, elle les a vues, puisque ce sont celles qui ont été retirées du reportage de France 2 qui a fait le tour du monde sur toutes les chaînes (celles-là même que les spectateurs français n’ont jamais vues), mais qui ont été données à l’armée israélienne et insérées dans le reportage que les chaînes de télévision israéliennes ont diffusées, dès le lendemain, à la différence de France 2. On peut d’ailleurs se demander pourquoi Gissin, Seaman et les autres porte-parole de l’actuel gouvernement, sont actuellement convaincus qu’il s’agit d’une mise en scène palestinienne, alors qu’ils n’ont pas vu l’intégralité des rushes de France 2. La raison en est simple : comme tout spectateur israélien, ils ont vu ces images qui, parmi les rushes, sont décisives. (Reste à savoir pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui, sept ans après les faits que l’armée et le gouvernement israéliens jouent les étonnés).

De ce fait, voir ces rushes, c’est assurément, pour les uns, tenter d’y trouver les preuves du meurtre et de l’agonie de l’enfant, mais c’est aussi, pour les autres, vérifier si ces images ont pu produire l’effet hypnotique que je viens de décrire, lui-même reproduit par auto-hypnose, c’est-à-dire effort pour s’auto-convaincre qu’il n’y a pas de trace d’hypnose.
À partir de là, j’engage ceux qui, bien qu’ils n’aient pas envisagé un seul instant mon hypothèse, qualifient cette énigme de nouvelle »Affaire Dreyfus » de ne pas joindre la paranoïa à la confusion. C’est ainsi que, le 29 août 2007, FrontPage a publié un article de Joanna Chandler sous le titre : « A new Dreyfus Affair ». Elle y affirme que

« In reality, Mohamed al Durah’s « death » was a staged media event aimed at tarnishing the reputation of the State of Israel, and demonizing her in the eyes of the world community by depicting IDF soldiers as heartless killers who deliberately target children. »

Sous prétexte que l’État d’Israël ainsi que les Juifs d’Israël et de la diaspora ont eu à subir une vague antisémite mondiale pour un crime qu’ils n’ont pas commis, elle infère que la comparaison est justifiée. Or elle ne l’est pas, pour la bonne et simple raison qu’on ne peut comparer
- La stratégie d’un producteur d’images palestinien, en 2000, avec la décision institutionnelle d’une armée qui, à la fin du 19ème siècle, engage son État (la France) dans la falsification,
- Le complot anti-Juif de la hiérarchie de cette armée avec la diffusion d’un reportage d’une chaîne de télévision nationale ,
- La couverture officielle du scandale par l’État Français de cette fin de 19ème siècle avec le laisser-aller auto-hypnotique des médias et des Etats qui, en 2000, partout dans le monde, y compris en Israël, n’ont strictement rien fait pour qu’une enquête internationale digne de ce nom soit organisée dans les meilleurs délais.

Sept ans après l’événement, ni Abu Rahma, ni Enderlin, puis France 2, les médias internationaux , les États du monde, l’ONU et Amnesty International n’ont levé le petit doigt pour que la vérité éclate. Pourtant ces images ont mis le feu aux poudres dans le Proche et Moyen-Orient, puis, dans d’autres régions du globe également. S’il en est ainsi, c’est parce qu’une telle mise au point n’est pas possible par elle-même, sans une authentique démolition de la sphère hypnotique politique et médiatique. Mais ceci est un autre sujet.

Pour conclure, je renvoie mon lecteur à la sagesse d’un maître de l’hypnose : Hyppolite Bernheim. Originaire d’une famille juive de Mulhouse et engagé dans la lutte contre l’antisémitisme qui monte en Europe, à la fin du XIXème siècle, il n’hésite pas,  au chapitre VIII de De la Suggestion dans l’état hypnotique et dans l’état de veille, et après avoir démontré que la doctrine de la suggestion (qui est au fondement de l’hypnose) résout de très nombreux problèmes cliniques, à appuyer sa thèse sur une analyse très fine d’un procès retentissant. Il s’agit de la fausse accusation portée, en 1882, contre dix-neuf familles juives de Tisza-Eslar (Hongrie) soupçonnées d’avoir tué une jeune fille de 14 ans, dans le but de disposer de son sang et de le mêler au pain sans levain de leur Pâque (Pessah). Bernheim ne se contente pas, en effet, du verdict d’innocence qui est délivré par la Justice à laquelle il rend hommage. Non content de se solidariser avec ses coreligionnaires, il tente d’expliquer l’antisémitisme dont ils ont fait l’objet par le pouvoir de la suggestion. Ce qui l’intéresse, dans ce livre, c’est donc aussi d’alerter la société en général sur le fait que sa découverte des mécanismes de l’hypnose lui permettra de ne plus porter de jugement à l’emporte-pièce contre quiconque et de ne plus se laisser abuser par de faux aveux. 
Je laisse le soin à mon lecteur de faire les transpositions qui s’imposent, s’il veut commencer à entrer dans l’énigme de la fiction télévisuelle de la « mort de Mohamed Al Dura ».

Livre publié en janvier 2003 publié chez Raphael
Diffusée par toutes les chaînes de télévision, l'image du petit Mohamed a bouleversé le monde : un enfant cherche à s'abriter derrière son père, au milieu d'un accrochage entre Palestiniens et soldats israéliens. L'enfant crie, l'enfant est terrorisé, il s'affaisse. Véritable icône de la lutte palestinienne, la scène de la mort de Mohamed Al Dura symbolise aujourd'hui la seconde Intifada. Mais que s'est-il réellement passé au carrefour de Netzarim (bande de Gaza), le 30 septembre 2000 ? Savoir, comprendre, expliquer : c'est le but de ce livre. L'analyse des accusations et des justifications des uns et des autres (cameramen, journalistes, experts, protagonistes impliqués) fait surgir incertitudes, contradictions et incohérences.
L'auteur, qui a visionné nombre de rushes relatifs à l'affrontement, montre que l'image de la " mort " de d'enfant représente une fiction utilisée comme stratégie de communication, et racontée comme une épopée. Un livre fort, précis et rigoureux : une authentique contre-enquête.

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 06:31
http://www.primo-europe.org/

De quel peuple palestinien le dictateur iranien parle-t-il ? Celui qui est à Gaza ? Celui qui est en Cisjordanie ?

Sur ces différents points, le président Mahmoud Ahmadinejad reste discret : « le peuple palestinien tient bon. Le peuple iranien et les autres peuples aussi et tant que la totalité du territoire palestinien ne sera pas libérée, ils ne s'arrêteront pas ».

Il a rajouté, emphatique, à propos d’Israël et des pays qui le soutiennent : "un jour ils seront jugés et punis par la puissante main des peuples (...) Ils ne doivent pas penser que le peuple iranien et les autres peuples lâcheront la gorge des sionistes et de leurs partisans".

La délocalisation bien comprise selon Mahmoud

M. Ahmadinejad a suggéré à nouveau que les "sionistes" s'installent dans les territoires vides en Europe et en Amérique du Nord. Curieusement, c’est également le discours qui est en vogue depuis 40 ans chez les plus farouches adversaires d’Israël.

"Les Européens ne peuvent pas supporter les sionistes chez eux mais ils veulent les imposer aux peuples de notre région (...) Donnez ces vastes territoires du Canada et de l'Alaska pour qu'ils y créent un pays", a-t-il dit.

Selon toute vraisemblance, Chirac n’a pas eu l’occasion de disserter sur la culture Inuit avec le président iranien. Ce qu’il propose n’est rien moins qu’une colonisation. Car ces pays ne sont pas vides, comme le prétend l’agité du Bazar.

Ahmadinejad et ses partisans en France, tels les comités France Palestine, refusent l’idée que les enfants d'Israël puissent revenir sur la terre de leurs ancêtres. Une terre qui leur a été volée, dont ils ont été chassés, notamment par un occupant implacable, l’empire ottoman.

C’est curieux, chez ces gens-là, par ailleurs nantis d’une certaine culture, ce besoin de nier la réalité et l’évidence historique, dès lors qu’il est question des « Juifs ».

Curieux aussi cette étrange fascination qu’exerce sur les ennemis d’Israël une domination qu’ils ne supporteraient pas d’un autre système politique.

Ce sont par ailleurs les plus prompts à dénoncer indifféremment le grand capital, la mondialisation, les grands empires en compagnie d'un autre chef d'état à tendance dictatoriale, Hugo Chavez.

Mais ils semblent regretter l’empire ottoman, régime colonisateur d’une cruauté sans pareille et pour qui le droit à l’autodétermination des peuples se limitait à se voir offrir un choix : le sabre ou le Coran.

Les colloques de Téhéran

Les grandes causeries organisées à Téhéran en compagnie des négationnistes du monde entier sont régulièrement régurgitées par le président iranien.

Il s'est de nouveau interrogé sur l'extermination des juifs pendant la Seconde guerre mondiale. « Ils ont sacralisé l'holocauste et ne permettent à personne de poser des questions (…) Après la Seconde guerre mondiale, au nom du génocide des juifs (...) des fours crématoires et sous le prétexte de l'oppression des juifs et de ce que certains juifs ont subi, ils ont créé les conditions de la création du régime sioniste ».

On appréciera la phrase « de ce que certains Juifs ont subi »…histoire de montrer que le nombre de 6 millions était très nettement exagéré. Qu’est-ce qui est surestimé, le nombre de 6 millions ou la gravité des chambres à gaz ?

Ahmadinejad s’est certainement inspiré de la thèse rédigée par un autre Mahmoud, pour l’obtention d’un doctorat dans une université soviétique en 1982 sous la direction d’Ievgueni Primakov.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, car c’est de lui qu’il s’agit, y met notamment en doute le nombre des victimes de la Shoah.

Ahmadinejad, capable des plus gros mensonges historiques, des oublis les plus fâcheux concernant sa politique actuelle, s’étonne qu’on ne le croie pas quand il déclare, la main sur le cœur, que son programme nucléaire n’a aucune visée militaire. Ou que les homosexuels n’existent pas dans son beau pays...

Puisqu’il vous le dit !

© Primo, 5 octobre 2007

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Published by Haim - dans Iran
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 06:48

Posted By Richard Landes On 2nd October 2007 @ 07:11 In al Durah Affair | 3 Comments

Voici la traduction française de [1] l’article de Sharansky dans le Wall Street Journal. Merci à Alain Jean-Mairet.

FOR THE ENGLISH, SEE PREVIOUS POST

Par Natan Sharansky

La semaine passée, un tribunal français a traité en appel une affaire dont le verdict imminent promet d’avoir des incidences très importantes pour tous ceux qui se préoccupent de l’objectivité et de l’exactitude des informations sur le Moyen-Orient. Il y a près d’un an, Philippe Karsenty, un journaliste et observateur des médias français, a été déclaré coupable de diffamation pour avoir demandé le licenciement de deux journalistes de France 2 Télévision, responsables d’un reportage diffusé le 30 septembre 2000 sur la mort d’un garçon palestinien de douze ans, Mohammed Al Dura, prétendument abattu par des tirs israéliens.

Sept ans se sont écoulés depuis la diffusion par France 2 Télévision des images terribles de Mohammed Al Dura et de son père, terrorisés, recroquevillés derrière un cylindre de béton au carrefour de Netzarim pour se protéger, selon le reportage, des tirs continuels de soldats de l’armée israélienne. La séquence de 59 secondes se termine sur une image de Mohammed Al Dura, apparemment tué par une balle. L’ensemble a été présenté dans le monde entier comme une démonstration indiscutable de la sauvagerie israélienne. Cet enregistrement a attisé les flammes de ce qu’on a appelé entre-temps la deuxième intifada. Mohammed Al Dura devenait ainsi l’icône même du martyr : son nom et son visage ont orné des rues, des parcs et des timbres postaux aux quatre coins du monde arabe. Son histoire a été reprise par Oussama Ben Laden dans un pamphlet djihadiste contre l’Amérique et par les auteurs de l’atroce vidéo de la décapitation d’un journaliste juif américain, Daniel Pearl.

Mais, peu après les faits, une série d’enquêtes ont fait apparaître de sérieux doutes quand à l’exactitude du reportage de France 2. Les recherches officielles de l’armée israélienne conclurent que, au vu de la position des forces armées par rapport à celle des Al Dura, il était extrêmement improbable, voire impossible, qu’une balle israélienne ait atteint l’enfant. Les enquêteurs de l’Atlantic Monthly et du Wall Street Journal parvinrent à des conclusions similaires. Puis, un documentaire allemand mit en lumière certaines incohérences et de probables manipulations contenues dans le compte rendu du seul journaliste de France 2 présent sur les lieux ce jour-là, le caméraman palestinien Talal Abu Rahmeh. Malgré cela, France 2 refusa de rendre publiques les 27 minutes de prises de vues brutes d’Abu Rahmeh. Elle accepta toutefois que trois journalistes français de premier plan visionnent ces images. Or tous trois conclurent que celles-ci montrent des mises en scène manifestes de Palestiniens faisant semblant d’être pris pour cibles par des soldats israéliens et que Charles Enderlin, le responsable du bureau de France 2 à Jérusalem, avait menti pour dissimuler ce fait.

Sur cette base, Philippe Karsenty, alléguant de malversations graves, demanda le licenciement d’Enderlin et d’Arlette Chabot, la directrice de l’information de France 2. Mais la chaîne française répliqua par une plainte en diffamation contre Karsenty, tout en refusant de révéler les enregistrements.

Ce procès en diffamation est passé presque inaperçu en Israël et ce au détriment de l’affaire Karsenty, semble-t-il. En effet, dans son jugement en faveur de France 2, le juge Joël Boyer présente à cinq reprises l’absence de soutien officiel des affirmations de Karsenty par Israël comme une indication de leur manque de fiabilité.

Il est regrettable qu’Israël ait décidé de rester ainsi sur la touche, car il importe toujours que la vérité s’impose. Le reportage sur Al Dura n’est pas le seul travail journaliste qui ait enflammé les passions contre Israël ces dernières années, mais aucun autre n’a eu un impact comparable. En outre, si, comme Karsenty et d’autres l’ont affirmé de manière convaincante, l’affaire Al Dura s’inscrit dans une tendance insidieuse des médias occidentaux à se laisser manipuler par des sources malhonnêtes et politisées (on se souvient ici du «massacre» de Djénine qui n’en était pas un et des photos truquées de Reuters pendant la guerre d’Israël contre le Hezbollah en 2006), alors il faut que France 2 soit placée devant ses responsabilités.

Il est important de souligner que le reportage d’Al Dura a profondément influencé l’opinion publique occidentale. Lorsque j’assumais la charge de ministre des affaires de la Diaspora pour le gouvernement israélien, entre 2003 et 2005, je me suis souvent rendu sur les campus des universités américaines, où j’ai pu constater par moi-même à quel point l’histoire de Mohammed Al Dura avait affecté la vision des jeunes gens qui commençaient à suivre les événements du Moyen-Orient. Pour de nombreux étudiants juifs, cet incident était un déshonneur qui les incitait à reconsidérer leur soutien à Israël. Pour les étudiants anti-israéliens, l’anecdote confirmait la nature «raciste» du sionisme et devenait un instrument de recrutement pour leur cause.

Mais Israël a finalement compris la nécessité de jouer un rôle actif dans la mise au jour de la vérité dans cette affaire. L’armée israélienne a récemment adressé une lettre à France 2 pour exiger la publication des 27 minutes de prises de vues de Talal Abu Rahmeh, affirmer l’invraisemblance de la culpabilité des soldats israéliens dans la mort d’Al dura et émettre l’hypothèse selon laquelle il s’agirait d’une pure mise en scène.

Hélas, il est impossible de réparer les dommages causés à l’image d’Israël sur la scène internationale par le reportage de France 2, et à plus forte raison de rendre la vie aux Israéliens et aux Juifs tués pour venger Mohammed Al Dura. Mais il est possible de prévenir des reportages calomniateurs – et la violence qui les accompagne souvent – grâce au précédent en matière de responsabilité des médias que constituerait la publication des 27 minutes de prises de vues originales de Talal Abu Rahmeh. La juge en charge de l’affaire Karsenty a maintenant demandé à obtenir ces enregistrements et cela est encourageant. Mais France 2 devrait les rendre entièrement publics – s’il n’y a vraiment rien à cacher, pourquoi refuser?


Article printed from Augean Stables: http://www.theaugeanstables.com

URL to article: http://www.theaugeanstables.com/2007/10/02/sharansky-fait-appel-a-france2-de-devoiler-les-rushes/

URLs in this post:
[1] l’article de Sharansky: http://www.theaugeanstables.com/2007/10/02/sharansky-calls-for-france2-to-release-the-tapes/

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 06:37

L'ANALYSE POLITIQUE 
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH


Le 28 septembre 2007, Mahmoud ABBAS a évoqué les conditions de la création du futur Etat Palestinien en renouvelant ses exigences quant aux frontières de 1967 et à l'aménagement d'un passage sécurisé entre la bande de Gaza et la Judée Samarie.

Ce faisant, et loin d'être animé d'un esprit consensuel, le leader palestinien a une nouvelle fois imposé son « diktat » en prélude à toute discussion.

En réalité, Mahmoud ABBAS est bien conscient de l'impossibilité de créer l' Etat palestinien en raison de l'attitude du peuple palestinien et de son absence d'unité sur la question. Aussi, tente t il d'anticiper l'échec de la conférence internationale de paix prévue en novembre prochain, en en imputant par avance, la responsabilité sur l'Etat hébreu.


1/.  Le refus palestinien de respecter l'Autorité politique

Le premier problème de la communauté palestinienne tient à l'absence d' admission d'une autorité centralisée et notamment, à l'absence de reconnaissance par le peuple palestinien de Mahmoud ABBAS, comme représentant des intérêts palestiniens.

Or, faute de reconnaissance spécifique sur ce point, le président palestinien ne dispose pas de légitimité pour engager les palestiniens dans des voies qu'ils n'auraient pas choisies.

De son côté, Ismaël Hanyeh élu démocratiquement dans la bande de Gaza, a fait sécession et refuse de considérer le Président de l'Autorité palestinienne comme autorité légitime.

Dans ces conditions, Mahmoud ABBAS ne peut exporter son projet politique à Gaza et reste tenu de créer l'Etat Palestinien sur les terres sans souveraineté de Judée Samarie, si tant est que la population locale marque son accord sur la question.

Si donc l'Etat palestinien est crée en Judée Samarie, les palestiniens de diaspora pourront toujours s'y rendre en accord avec l'Etat hébreu, mais le transfert devra s'effectuer sur une période de temps limitée.

En tout état de cause, Mahmoud ABBAs devra au préalable se faire reconnaître comme autorité légitime du peuple palestinien.



2/. L'absence d'unité palestinienne sur le principe de la paix


Les pourparlers de paix israélo-palestiniens suppose l'instauration d'un cessez le feu dans la période qui précède la signature des actes. En réalité, il n'en est rien.

Les palestiniens résidant à Gaza refusent tout idée de paix avec l'Etat hébreu et continuent de tirer des roquettes qassam sur le territoires israélien comme pour rappeler leur détermination et confirmer que rien ne les empêchera de poursuivre l'objectif d'une destruction complète de l'Etat hébreu.

De la même manière, bon nombre des palestiniens de Judée Samarie n'adhèrent pas au principe de la paix et poursuivent leur entraînement afin de mourir en martyr pour assassiner le plus grand nombre d'israéliens possible.

Mahmoud ABBAS devra donc s'assurer que le peuple palestinien a bien donné son accord pour faire la paix avec le peuple juif avant d'entreprendre un projet pour lequel il n'aurait pas été mandaté.


3/. L'absence d'unité géographique pour l'implantation de l'Etat Palestinien

Le territoire sur lequel Mahmoud ABBAS envisage la création de l'Etat est la réunion de deux enclaves (la bande de Gaza et la Judée Samarie) séparées par l'Etat Hébreu.

En réalité, créer un Etat sur une telle assiette est techniquement impossible et aussi absurde que d'intégrer dans le futur Etat palestinien les territoires du Liban, de Jordanie, de la Syrie et d'Irak sur lesquels résident les palestiniens, en demandant à chaque Etat, d'aménager des couloirs sécurisés pour se rendre librement d'une parcelle de territoire palestinien à une autre.

Bien évidemment, la fondation d'un Etat souverain ne saurait être conditionné par la renonciation des autres Etats souverains, à une partie de leur propre souveraineté.

Si donc, les palestiniens entendent créer leur Etat, il leur reviendra de choisir le lieu de son implantation et s'y établir sans exiger d'Israël qu' il accepte une servitude de passage sur son territoire.


4/. Le caractère artificiel de la notion de « nation palestinienne »

En réalité, le véritable obstacle palestinien à la création d'un Etat Palestinien tient au caractère artificiel de la « nation palestinienne » (en dépit de la reconnaissance internationale par l'Onu).

En effet, si le peuple palestinien constituait une nation, il se présenterait comme une communauté humaine dotée d'une unité historique, linguistique culturelle, économique, résidant sur un même territoire et animée d'une volonté de vivre collectivement.

Tel n'est pas le cas : les palestiniens n'ont aucun projet collectif de vie, aucune valeur morale à défendre, aucune spécificité de quelque nature que ce soit, autre, bien évidemment que cette volonté commune d'anéantir l'Etat juif.

C'est sûrement le principal problème auquel les responsables palestiniens devront faire face lorsqu'ils auront fini d'expliquer au peuple palestinien que les juifs ne quitteront jamais la terre en dépit des promesses faites sur ce point.
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Published by Haim - dans Hamas - Fatah
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 06:08
Uzi Barouch - UPJF.org
C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire. Après avoir, durant 7 ans, observé un silence total sur l’accusation dont son armée était l’objet - d’avoir tiré intentionnellement sur un enfant palestinien jusqu’à ce que mort s’ensuive -, l’Etat d’Israël vient de se prononcer, en la personne du responsable du service gouvernemental de Presse. Celui-ci affirme officiellement que la scène filmée par le caméraman de France 2 et diffusée à l'échelle planétaire par la chaîne nationale - au grand dam de l’Etat juif et des Juifs du monde entier, ainsi diffamés, diabolisés et mis au pilori de l’opinion publique -, est une forgerie médiatique. La nouvelle réconfortera celles et ceux qui, en Gola, ont lutté contre cette infamie durant des années, le plus souvent seuls et pratiquement sans aucun soutien, même moral, voire en butte à l’hostilité. Par contre, il est à craindre que cette prise de position officielle de l’Etat hébreu ne déclenche un scandale planétaire, surtout dans le monde arabe, voire un incident diplomatique entre Israël et la France, dont la chaîne nationale est ainsi mise en accusation. Je reviendrai sur cet aspect des choses dans un prochain éditorial. En tout état de cause, le juge devra revoir à la baisse son affirmation antérieure : "(la démonstration du prévenu) se nourrit d'affirmations péremptoires auxquelles aucune autorité officielle israélienne - ni l'armée, pourtant concernée au premier chef, ni la justice - n'a jamais accordé le moindre crédit" [*]. (Menahem Macina).
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 05:55
Il se pourrait qu’en mettant publiquement en cause la chaîne nationale française de télévision France II, Israël ait pris le risque – calculé ou non - de déclencher un incident diplomatique.
 
[Sur le procès en appel de Ph. Karsenty, le principal protagoniste du litige avec France 2 et Ch. Enderlin, voir : Véronique Chemla, "Compte rendu d'audience à la Cour d'appel, à propos de l'affaire al-Dura". Voir aussi le dossier de l’enquête détaillée et documentée, réalisée par le cinéaste Pierre Rehov, entre octobre 2000 et juin 2001 (© UPJF), et la remarquable vidéo en français, réalisée et commentée, fin 2006, par le prof. R. Landes, expliquant et illustrant les nombreuses mises en scène réalisées par des Palestiniens, le jour de l’incident al-Dura. Celles et ceux qui n'ont pas suivi les débats qui font rage, depuis 7 ans, dans les médias et surtout dans la blogosphère, pourront faire un choix dans la liste de quelque 230 articles relatifs à cette affaire, en ligne sur le site debriefing.org. Voir aussi et surtout les 55 secondes d'images qui ont fait d'Israël le Dreyfus du XXIe siècle, et une autre vidéo (en anglais) qui expose en détail la supercherie. M. Macina].
 
02/10/07
 
 
Nombreux sont celles et ceux qui, informés du soudain revirement du gouvernement israélien dans l’affaire al-Dura, se demandent, non sans inquiétude, de quel prix diplomatique, voire géopolitique, Israël va devoir payer cette 'audace', si tant est que c’en soit une.
 
De fait, il y a peu de chances que les Palestiniens et les anti-Israéliens de toutes obédiences passent à l’ordre du jour, sans accorder la moindre importance à cette démarche musclée, à moins de deux mois de la conférence régionale de paix israélo-palestinienne, à laquelle doivent participer des représentants de pays arabes qui n’ont pas de relations avec le minuscule Etat hébreu.
 
Est-ce à dire qu’Israël est prêt à mettre son honneur dans la balance même au prix d’une rupture de ces pourparlers, voire à celui d’un incident diplomatique avec la France, principale concernée, puisque sa chaîne nationale est gravement mise en cause ? Et cette fois, ce que d’aucuns appellent déjà une 'provocation' n’est pas le fait d’"ultras", ou de "têtes brûlées", comme on l’a répété à l’envi jusque dans un passé récent, mais celui  d’un des services les plus névralgiques de l’Etat d’Israël.
 
Il est significatif que le Bureau gouvernemental de presse soit rattaché aux Services du Premier ministre. En effet, si tous les pays sont attentifs à l’importance de la communication, tant nationale qu’internationale, Israël ne peut plus se permettre d’y être indifférent. Après avoir été longtemps sceptique à l’égard de l’impact effectif de ce qu’il considérait avec dédain comme une vulgaire propagande, ou, au mieux, des opérations de relations publiques, Israël a désormais expérimenté, jusque dans sa chair, ce que coûte à un Etat une mauvaise image médiatique internationale. Et c’est peu dire que celle d’Israël est au plus bas.
 
On conviendra que les lamentations à ce sujet ne seront d’aucun secours pour l’Etat des Juifs, et pour celles et ceux qui veulent la paix pour Jérusalem. Les relations internationales ne font pas dans le sentimental et, dans cette arène aux dimensions de la planète, les jeux du cirque géopolitique sont d’une cruauté et d’une brutalité extrêmes et impitoyables. Ce qui compte, ce n’est pas d’être, mais de paraître, pas d’édifier, mais de détruire, pas d’être fraternel, mais de terrifier. Quand des Etats-voyous siègent dans une Commission onusienne de défense des droits de l’homme, et disposent d’une majorité automatique de pays arabes et non alignés, tous unis quand il s’agit de donner tort à Israël, comment espérer que la justice, la vérité et la bonne foi soient entendues ? Bref, le cynisme s’étale du haut en bas des institutions internationales. Et à cette calamité s’ajoute le poids croissant de l’opinion publique, versatile et aisément manipulable, que sensibilisent et noyautent des Organisations non gouvernementales (ONG), évangélistes des droits de l’homme, presque unanimement hostiles à Israël, pour divers motifs (ou prétextes) qu’il serait trop long d’exposer et encore davantage de discuter ici.
 
Hasard ou nécessité ? Il semble qu’on assiste, depuis quelque temps, à une véritable révision, par Israël, des paramètres de sa politique médiatique. On a l’impression que la traditionnelle attitude de retenue, de non-réaction aux mensonges, aux manipulations médiatiques et aux accusations les plus délirantes, qui avait été majoritairement privilégiée depuis la création de l’Etat d’Israël, est en train de céder la place à une posture plus pugnace, voire à l’adoption, par l’Etat juif, de certaines stratégies et méthodes, pas toujours très honorables, de nos adversaires.
 
Est-ce à ce nouvel état d’esprit que l’on doit le changement radical d’attitude, qui vient d’être rendu public, concernant l’affaire al-Dura ? Bien entendu, chacun y va de ses pronostics.
 
Avant de formuler le mien, je pose carrément la question : pourquoi ce durcissement soudain ? Et son corollaire : s’agit-il d’une démonstration de muscles ou d’un réel changement de politique ?
 
Dans un article mis en ligne aujourd’hui sur ce site, on peut lire : 
 
« …après consultation avec le Procureur général, Menahem Mazuz, le directeur du Bureau gouvernemental de Presse [Daniel Seaman] a décidé qu’Israël ne lancerait pas de procédures pénales à l’encontre des journalistes de France 2, et qu’il ne révoquerait pas les accréditations gouvernementales de presse, qui leur ont été accordées à Jérusalem. »
 
Difficile d’échapper à l’impression que, si dérapage il y a eu (ce qui reste à prouver), c’est un dérapage (très) contrôlé. On avait pu lire, ça et là, la nouvelle prématurée, selon laquelle Charles Enderlin et son caméraman palestinien allaient se voir retirer leur accréditation. On voit qu’il n’en est rien. Et comme pour enfoncer le clou, on apprend, par le même article, que Daniel Seaman a reçu pour instruction du procureur général de traiter cette affaire « sous l’angle médiatique et non sous l’angle pénal ».
 
Certes, la puissante association de juristes internationaux, Shourat ha-Din, ne l’entend pas de cette oreille et prévient qu’elle
 
« saisira la Haute Cour de justice pour faire retirer cartes de presse et autres accréditations, à tous les membres de l’équipe de France 2 en Israël, et ce jusqu'à ce que la chaîne reconnaisse publiquement que le reportage sur l’affaire al-Dura a été mis en scène et réalisé de manière tendancieuse ». (Lire). 
 
Mieux: la même association
 
 « envisage d’exiger des dommages et intérêts pour les torts et leurs effets cumulés, causés par le reportage, et, en particulier, pour la série d’attentats et d’émeutes qu’il a provoqués.»
 
Mais, même si les propos de "Shourat ha-din" ne sont pas des menaces en l’air, et que cette association a la volonté et les moyens de pousser ce rocher de Sisyphe jusqu’au sommet de la montagne de France-Télévisions, sans qu’il lui retombe sur la tête, ce ne sera jamais qu’une initiative privée qui n’engagera en rien le gouvernement israélien.
 
Force est donc d’attendre la suite des événements pour voir si, après avoir affirmé, officiellement et publiquement, que les images diffusées dans le monde entier par France 2 ont été mises en scène, et que l’enfant Mohammed al-Dura n’a pas été tué, le directeur du Bureau de Presse du gouvernement, Daniel Seaman, aura les moyens de sa politique annoncée et surtout si le gouvernement l’aidera à savoir jusqu’où aller trop loin. Car, il y a peu de chance qu’Israël laisse saboter la conférence de paix au Moyen-Orient, prévue pour novembre 2007, en cas de violente réaction palestinienne à la grave accusation formulée par le directeur du Bureau gouvernemental israélien de Presse.
 
Reste une autre inconnue, beaucoup plus problématique et lourde de conséquences : la réaction de la France à cette grave mise en cause de l’intégrité et de la fiabilité de journalistes de sa chaîne nationale. Si scandale il y a, il ne fait pas de doute qu’il éclaboussera Madame Arlette Chabot, directrice de l’information, sans parler, à un échelon moindre, du célèbre correspondant permanent de France 2 en Israël, Charles Enderlin, qui jouit d’une excellente réputation auprès de ses collègues français et étrangers, et qui fait, à tort ou à raison, figure de spécialiste du Moyen-Orient. 
 
Il faudra également et surtout compter avec la haute idée que se fait de la France et de ses chaînes médiatiques nationales, le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy.
 
L’homme, on le sait, n’aime guère être mis en difficulté, et encore moins perdre la face et/ou l’initiative. Sa personnalité hors pair et son volontarisme le rendent souvent imprévisible. On peut donc se demander quelle attitude il adoptera dans cette affaire. En tout état de cause, il serait imprudent de trop spéculer sur son capital de sympathie – au demeurant, indéniable – envers l’Etat d’Israël, et de parier sur un désamorçage "préemptif" de ce dossier explosif, qu’opérerait le verbe magique de sa médiation. Et en cas d’échec, il y a fort peu de chance que Nicolas Sarkozy aille à Canossa, ou qu’il y envoie Arlette Chabot. Après tout, il y va de l’honneur d’un service public de la France.
 
Je n’irai pas plus loin dans la spéculation. J’ai mis sur la table les pièces du puzzle. Pour qu’elles s’assemblent et composent une image intelligible et harmonieuse, il faut éviter à tout prix que des pressions trop fortes ne déforment leur géométrie, rendant leur assemblage difficile et incertain, ou pire, qu’une explosion les rende définitivement inutilisables.  
 
Reste une dernière hypothèse, plus complexe, plus retorse également. Elle nécessite, pour être convenablement élaborée et exposée, plus d’expertise politique que je n’en ai. Je veux parler d’un stratagème souvent employé, aux dames comme en politique, et qui consiste à "sacrifier" un ou plusieurs pions, pour parvenir à "dame", et, dès lors, être à même de se mouvoir d’un point à l’autre du damier, sans être trop vulnérable et tout en causant le plus de dégâts possibles à l’adversaire. Peu importe, en définitive, sur quelle case on "arrive à dame". Souvent ce ne sera pas celle qu’on avait ciblée, l’instant d’avant. Les mouvements de l’adversaire vous ont obligé à louvoyer, mais vous avez atteint un but, et c’est l’essentiel.
 
Et pour filer la métaphore, je conclurai que, si j’ai vu juste, on peut s’attendre à ce qu’Israël louvoie avec sa "dame" de l’affaire al-Dura, et y renonce finalement au profit d’une autre, qu’il n’aurait pu briguer sans avoir cette précieuse monnaie d’échange. Exemple de 'deal' (on peut toujours rêver) : la promesse de M. Sarkozy, que la France mettra tout son prestige dans la balance pour que l’ONU reconnaisse la souveraineté israélienne sur Jérusalem-ouest. Dans ce cas de figure, on trouvera une formule de compromis permettant à chacune des parties de sauver la face. France 2 plaidera l’inattention dans l’examen des images, et jurera, la main sur le cœur, qu’il ne lui est pas venu à l’idée que quelqu’un ait pu commettre une malversation en amont (il suffira de trouver un fusible vraisemblable, qui pourra être Talal Abu Rahma, ou un assistant à lui). Et il va de soi que la chaîne renoncera à toute poursuite contre qui que ce soit.
 
 
Mais, comme l’écrivait Salomon,
 
"tout cela est vanité et poursuite de vent…" (Qo 1, 14, etc.).
 
 
Menahem Macina
 
© upjf.org
 
Mis en ligne le 2 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 06:15

revue de la presse du 2 octobre sur l'affaire Al-Dura par Desinfos.com





Pas de prescription pour la vérité !

2 octobre 2007 - par Shraga Blum | Arouts 7
A peine publié le rapport gouvernemental sur les dessous de l’Affaire Al-Dura, que des voix s’élèvent déjà en Israël pour se poser les questions « juives » traditionnelles : « Est-ce que c’est bon pour nous ? ». « Fallait-il remettre le sujet à l’ordre du jour ? » « Fallait-il réveiller un chien qui dort ? » « Après (...)
Lire l’article sur : http://a7fr.net/

Israël accuse France-2 d’avoir mis en scène la mort du petit Mohammed
2 octobre 2007 - Par Amy Teibel Associated Press - Mardi 2 octobre, 00h48
JERUSALEM - Un haut responsable du gouvernement israélien accuse France-2 d’avoir manipulé ses images pour présenter Israël comme responsable de la mort de Mohammed al-Doura, un enfant palestinien de 12 ans tué dans une fusillade entre l’armée et des militants dans la Bande de Gaza en septembre 2000. L’enquête officielle de (...)
Lire l’article sur : http://fr.news.yahoo.com/ap/

L’Etat d’Israël reconnaît : Le reportage sur la mort de Al-Dura a été mis en scène par la chaîne de télévision française [France 2].
2 octobre 2007 - Uzi Barouch | Arouts 7 - Traduction française de l’hébreu : Menahem Macina
C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire. Après avoir, durant 7 ans, observé un silence total sur l’accusation dont son armée était l’objet - d’avoir tiré intentionnellement sur un enfant palestinien jusqu’à ce que mort s’ensuive -, l’Etat d’Israël vient de se prononcer, (...)
lire l’article sur : http://www.upjf.org/

Affaire Al Dura : Israël contre-attaque
2 octobre 2007 - par Meïr Azoulay pour Guysen International News
Sept ans après la mort de Mohamed Al Dura au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza, le service de presse du gouvernement israélien a émis un document officiel dégageant la responsabilité d’Israël dans la mort de l’enfant. Pendant toutes ces années, Israël s’était abstenue de prendre officiellement position sur (...)

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 06:23
lemonde.fr

Le président du Congrès juif mondial (CJM), Ronald Lauder, a dénoncé le commerce avec l'Iran de certains pays, dans un journal allemand, à l'occasion d'une rencontre avec la chancelière Angela Merkel.

 

"On ne devrait pas faire d'affaires avec des gens qui menacent les pays voisins et qui nient même l'Holocauste", a déclaré au quotidien Bild Zeitung de lundi Ron Lauder, élu le 10 juin à la tête du CJM.

Il a appelé l'Allemagne à être "particulièrement vigilante, même si certaines grandes entreprises allemandes font fi de cet aspect".

Accusant "certains Européens" de ne pas prendre assez au sérieux la menace iranienne, il a appelé l'Europe à la fermeté face à Téhéran.

"Certains se comportent hélas en Europe de manière ambiguë (...) Les menaces de guerre contre Israël de l'Iran sont considérées comme de la rhétorique. C'est confortable et irresponsable", a jugé M. Lauder.

"Certains Européens n'ont toujours pas compris que le programme nucléaire iranien les menaçait eux aussi", a-t-il dit, appelant l'Europe à "être plus responsable pour contrecarrer les mollahs".

"Nous ne devons pas permettre qu'un fanatique comme (le président iranien) Mahmoud Ahmadinejad déstabilise toute la région" du Proche-Orient, a-t-il déclaré dans un communiqué publié à l'issue de sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et Mme Merkel.

A la mi-septembre, un haut responsable des forces aériennes iraniennes avait assuré que les bombardiers iraniens étaient capables de frapper Israël si ce dernier attaquait l'Iran.

Les grands pays (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) qui négocient avec Téhéran ont choisi d'attendre novembre et deux rapports clés avant de décider d'éventuelles nouvelles sanctions contre l'Iran.

La France plaide en faveur de la préparation de sanctions européennes et compte aborder la question le 15 octobre avec ses partenaires de l'Union européenne.

Par ailleurs, M. Lauder a critiqué la formation d'associations d'extrême droite et paramilitaires qui sont autorisées à défiler dans les rues de certains pays d'Europe centrale. "Le fantôme du nazisme et du facisme ne doit plus jamais refaire surface en Europe", a-t-il dit.

Fondé en 1936 pour favoriser l'unité des Juifs du monde et lutter contre les persécutions nazies, le CJM représente aujourd'hui les communautés juives de plus de 80 pays.

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Published by Haim - dans Iran
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