Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 06:30

Déclaration de Hassan Nasrallah parue hier dans un quotidien koweïtien:

«L’Iran soutient l’organisation [le Hezbollah] en fournissant des fonds, des armes et de l’entraînement, sur la base d’une fraternité religieuse et d’une solidarité ethnique. Et l’aide est transmise via la Syrie, et tout le monde le sait.»


Nasrallah admits 'intelligence failure'


In an admission which underscores previous statements made by Hizbullah, leader Sheikh Hassan Nasrallah said that his organization suffered from an "intelligence failure" regarding the size and timing of an Israeli response in last summer's war.

"Frankly, we were surprised by the size and strength of the response," Nasrallah told Professor Sa'ad A-Din Avrahim, the director of an Egyptian think tank, in an interview which was published Saturday in the Kuwaiti newspaper Al-Rai Al-aam. "I don't hide the fact that we expected Israel at some point to attack…but the information we had did not suggest they would choose to attack when they did."

On the topic of kidnapped IDF soldiers Ehud Goldwasser and Eldad Regev, Nasrallah told Avrahim that the organization chose to conduct the action as part of an ongoing struggle against the continued incarceration of Lebanese prisoners inside Israeli jails, and the continued Israeli occupation of Shaba Farms.

Moving to the issue of Iran and Syria, Nasrallah emphasized the integral role which both states have played in strengthening and assisting the guerilla organization.

"Iran assists the organization with money, weapons, and training, motivated by a religious fraternity and ethnic solidarity," Nasrallah said. "And the help is funneled through Syria, and everybody knows it."

The Hizbullah leader added that his organization is ready to accept assistance from any Arab or Islamic party, like Egypt or Saudi Arabia.

Responding to accusations that his organization acts as "a state within a state," Nasrallah said that the current Lebanese government has yet to fulfill its obligation of securing the release of Lebanese prisoners in Israeli jails, and getting Israeli-occupied land back. Accordingly, Nasrallah said that the people, or part of the people, are free to try and realize those goals by themselves.

 

Repost 0
Published by Haim - dans Iran
commenter cet article
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 06:25
Jewish World Review 
 
Par Yossi Klein Halevi & Michael B. Oren
Pourquoi les Israéliens ont-ils peur – très peur ?
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5767
 
Les premiers rapports du renseignement militaire sur le programme militaire iranien sont parvenus sur le bureau de Itsh’ak Rabin peu après qu’il soit devenu Premier Ministre en mai 1992. La conclusion de Rabin était sans équivoque : seul un Iran nucléaire, disait-il à ses assistants, pourrait poser une menace existentielle à laquelle Israël n’aurait pas de réponse crédible. Mais quand il essaya de prévenir l’administration Clinton, il se heurta à l’incrédulité. L’évaluation de la CIA – qui ne changerait pas jusqu’en 1998 – était que le programme nucléaire de l’Iran était civil, et pas militaire. Des officiels de sécurité israéliens perçurent que le jugement de la CIA était influencé par la politique intérieure des USA, et la qualifiaient en privé de « CPIA » - le « P » pour « politisée ».
 
L’indifférence de Washington aida Rabin à se convaincre que Israël devait se préparer pour une éventuelle frappe préventive, aussi il donna l’ordre d’acheter des bombardiers à longue portée, capables d’atteindre l’Iran. Et il prit une décision fatale : il abandonna son ambivalence sur la négociation avec l’OLP, et approuva des pourparlers officieux conduits entre des membres de la Gauche israélienne et des officiels de l’OLP. La justification de Rabin pour cette volte-face était que Israël devait neutraliser ce qu’il définissait comme le « premier cercle de la menace » - les ennemis le long de ses frontières – de façon à se concentrer sur la confrontation à venir avec l’Iran, le « deuxième cercle de la menace » bien plus dangereux. La stratégie de Rabin, alors, était à l’exact opposé de l’approche récemment recommandée par le « Groupe d’Etude de l’Irak » : là où James Baker et Lee Hamilton veulent traiter avec l’Iran – même au prix de diminuer l’importance de ses ambitions  nucléaires – de façon à résoudre des crises dans le monde arabe, Rabin voulait faire la paix avec le monde arabe de façon à prévenir, à tout prix, un Iran nucléaire.
 
Aujourd’hui, plus d’une décennie plus tard, le pire scénario envisagé par Rabin approche rapidement. Selon le renseignement israélien, l’Iran sera capable de produire une bombe nucléaire dès 2009. A Washington, la crainte augmente que soit Israël, soit l’administration Bush se prépare à ordonner des frappes contre l’Iran. En Israël cependant, il y a une crainte d’un genre différent. Les Israéliens n’ont pas peur que l’Occident agisse sans réfléchir, mais qu’il négligera complètement d’agir. Et alors que les stratèges ici divergent sur l’efficacité relative de sanctions ou d’une frappe militaire, presque tous sont d’accord sur ce point : Israël ne peut vivre avec un Iran nucléaire.
 
Pendant deux décennies, depuis l’époque du Premier Ministre Menah’em Begin, l’Holocauste était rarement invoqué, sauf aux extrêmes, dans la politique israélienne. Dans les mois récents, cependant, la menace iranienne a ramené la « Solution Finale » au cœur du discours israélien. Des commandants de haut rang de l’armée, qui considéraient probablement autrefois des analogies sur l’Holocauste avec le conflit du Moyen-Orient comme un affront au pouvoir sioniste, parlent aujourd’hui volontiers d’un « Second Holocauste ». Des éditoriaux de couverture, rédigés aussi bien par des commentateurs de Gauche que de Droite, comparent cette époque avec les années 1930. Des Israéliens rappellent comment la communauté internationale avait réagi dans l’indifférence alors qu’une nation armée massivement déclarait la guerre contre le Peuple juif – et ils perçoivent un modèle identique aujourd’hui. Même si les Etats-Unis et l’Europe se sont finalement réveillés au sujet de la menace de l’Iran nucléaire, les appels de l’Iran à la destruction d’Israël tendent à être négligés comme une simple figure de rhétorique par les médias d’information occidentaux. Pourtant, ici en Israël, ces déclarations ont renforcé l’insistance de Rabin à placer l’Iran au sommet des priorités de l’agenda stratégique.
 
L’un des hommes le plus responsable de faire précisément cela est le membre travailliste du Parlement, et actuel ministre adjoint de la défense Efraïm Sneh, à qui Rabin confia le « dossier Iran » de son gouvernement. Comme la plupart dans « l’establishment » de la défense, Sneh ne croit pas que l’Iran lancerait immédiatement une attaque nucléaire contre Israël. Mais ajoute-t-il, il ne devra pas vraiment utiliser la bombe pour paralyser Israël. « Ils seraient capables de détruire le rêve sioniste sans appuyer sur le bouton », dit-il.
 
Avec des intonations hachées qui révèlent son long passé militaire, il souligne trois répercussions d’une bombe iranienne. Pour commencer, l’ère des négociations de paix s’achèvera : « aucun partenaire arabe ne sera en mesure de faire des concessions avec un Iran nucléaire au-dessus d’eux ». De plus, Israël verra ses options militaires sévèrement limitées. Un Iran enhardi pourrait fournir au Hezbollah et au Hamas des roquettes à longue portée encore plus mortifères que leurs actuelles Katiouchas et Qassams ; et encore, menacé d’une réponse nucléaire, Israël disposerait de peu de défense contre le feu croissant des roquettes sur sa périphérie Nord et Sud, dont les résidents devraient être évacués vers le centre. Israël a déjà eu un avant-goût d’une évacuation massive au cours de la guerre au Liban l’été dernier. Quand des centaines de milliers de résidents de Galilée furent transformés en réfugiés temporaires. Finalement dit Sneh, des investisseurs étrangers fuiront le pays, et beaucoup d’Israéliens aussi. Dans une enquête récente, 27 % des Israéliens déclarent qu’ils envisageront de partir si l’Iran  accédait au nucléaire. « Qui partira ? Ceux qui disposent d’opportunités à l’étranger – l’élite », note Sneh. La promesse du sionisme de créer un foyer juif aura échoué, et à la place, les Juifs considèreront la diaspora comme une option plus fiable aussi bien pour la survie personnelle et collective. Pendant la guerre du Liban, la comédie satyrique de la principale télévision israélienne, « Ô quel pays merveilleux », interrogeait un israélien proclamant que « ceci » était le lieu le plus sûr pour les Juifs – tandis que la caméra revenait en arrière pour révéler que « ceci », c’était Londres.
 
Même sans la bombe, la menace de l’Iran contre Israël s’accroît. Oeuvrant via le Hezbollah shiite, le Damas alaouite, et le Hamas sunnite, Téhéran a étendu son influence au Liban, en Syrie, et dans les territoires palestiniens. Suite à la perception de la victoire du Hezbollah lors de la guerre du Liban, et à la capacité du Hamas de continuer à tirer des roquettes sur les villes israéliennes malgré des incursions armées répétées à Gaza, l’Iran a prouvé qu’elle peut attaquer Israël dans une quasi impunité. Des journaux iraniens sont emplis d’histoire triomphales sur la supposée érosion de la volonté d’Israël de se battre, et l’effondrement imminent de son armée « post-moderne », comme un récent article l’a exprimé. La confiance en soi de l’Iran a été encouragée par l’échec d’Israël à faire payer un prix par Téhéran pour avoir été à l’origine de la guerre du Liban, et pour le financement des opérations terroristes depuis aussi loin qu’au début des années 1990, quand l’Iran organisa l’attentat à la bombe contre l’ambassade de Buenos Aires, et deux ans plus tard, celle de la communauté juive de cette ville. Israël n’est pas davantage parvenu – pour ne rien dire des forces de maintien de la paix de l’ONU – à empêcher le Hezbollah de se réarmer. Et si l’Iran parvient à surmonter les menaces des USA et les sanctions de l’ONU, et à atteindre la maîtrise nucléaire, elle sera considérée dans tout le monde musulman comme irrésistible.
 
Un iran. nucléaire aura des conséquences dévastatrices pour les Etats arabes sunnites, aussi. L’Egypte, l’Arabie saoudite, l’Algérie, et plus récemment, la Jordanie ont manifesté leur intérêt dans l’acquisition de la puissance nucléaire. ; Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré explicitement que l’Egypte peut ressentir le besoin de se protéger contre la menace nucléaire de l’Iran. D’autres nations sunnites pourraient suivre – dont la Libye, dont l’inimité envers les Saoudiens peut la ramener dans la course au nucléaire, si Riyad essaie d’acquérir une bombe. Une mêlée générale nucléaire, alors, pourra s’emparer du Moyen-Orient. Dans cette région rongée de crises, tout point critique deviendra un point critique potentiellement nucléaire.
 
Les répercussions d’un Iran nucléaire porteront bien plus loin que le Moyen-Orient. Téhéran pourrait dicter le prix du pétrole et même contrôler la majorité de sa fourniture à travers le détroit d’Ormuz. Et l’Iran sera en mesure de conduire des opérations terroristes via ses mandataires avec une plus grande immunité. Même sans la menace nucléaire, l’Iran est parvenue à intimider les Saoudiens, en lui faisant relâcher des suspects iraniens de l’attentat à la bombe de Khobar en 1997. De plus, si Téhéran accède au nucléaire, l’illusion d’une communauté internationale capable de faire appliquer l’ordre mondial se dévoilerait bien vite : après tout, si un régime qui a perpétré des attaques terroristes de l’Argentine au Golfe persique peut se moquer des sanctions et acquérir des armes nucléaires, comment les Nations Unies pourraient-elles empêcher de façon crédible qui que ce soit d’autre de faire de même ?
 
Et ces scénarios terrifiants excluent le scénario le plus terrifiant de tous : l’Iran utilise sa bombe. Dans une enquête, 66 % des israéliens ont répondu qu’ils pensaient que l’Iran lancerait une arme nucléaire contre l’Etat juif. Bien que les experts de la défense soient divisés sur la probabilité d’une attaque nucléaire de l’Iran, chacun des stratèges avec lesquels nous avons parlé pour cet article a considéré le scénario plausible. « Personne ne sait si l’Iran va ou non utiliser la bombe », déclare Sneh. « Mais je ne peux pas prendre le risque ».
 
Mais les avocats des sanctions croient que, en plaçant formellement l’Iran dans la catégorie de la “menace à la paix internationale”, les Nations Unies ont tacitement conféré aux Etats-Unis et à leurs alliés le pouvoir de poser des sanctions plus dures, qui pourraient déstabiliser l’Iran – comme les efforts tranquilles de l’administration Bush l’an passé, pour faire sortir les banques étrangères de Téhéran. Associés avec les problèmes sociaux et économiques préexistants de l’Iran – un chômage massif masqué, une corruption étendue, et une prostitution et une addiction à la drogue croissantes – et la haine du régime parmi les étudiants et des classes moyennes, des sanctions dures pourraient, croient certains Israéliens, hâter le changement de régime à Téhéran en obligeant le Peuple iranien à payer le prix des provocations de leurs dirigeants. Et avec le changement de régime, bien sûr, la menace posée par une bombe iranienne se relâcherait. Après tout, le problème n’est pas la nucléarisation de l’Iran, mais la nucléarisation de cet Iran là.  La simple menace de sanctions supplémentaires a déjà provoqué des augmentations drastiques des prix de la nourriture et du logement à Téhéran – et peut encourager ces parlementaires qui ont signé la lettre de protestation récente à Ahmadinejad. « Les Iraniens sont un peuple très fier » dit l’un des officiels israéliens ayant des années d’expérience à l’intérieur de l’Iran. « Ils ne supporteront pas d’être transformés en parias, et cela augmentera leur ressentiment pour le régime ».
 
Avec les sanctions, les israéliens appellent à une intervention américaine non violente mais énergique dans la politique intérieure de l’Iran – en finançant l’opposition iranienne, en transformant les émissions américaines en Farsi en « Radio Free Iran », en atteignant des auditoires persans via Internet, et en défiant plus agressivement le gouvernement iranien sur ses abus concernant les droits de l’homme. Les avocats israéliens d’un changement de régime ont pressé Washington d’adopter cette stratégie politique depuis des années, et ne peuvent même pas comprendre pourquoi l’administration Bush a aussi soulevé des objections. « Personne ne déclare ne pas prévoir d’action militaire », dit l’officiel connaissant bien l’Iran. « Mais, étant données les conséquences dévastatrices d’une frappe militaire, pourquoi n’accordons-nous pas une chance à cette stratégie ? ».
 
Les sceptiques sur les sanctions notent que le cadre temporel est trop étroit, et les risques trop grands pour Israël pour placer ses espoirs dans un changement du régime à long terme. Ils insistent sur le fait que la communauté internationale est incapable de monter des opérations efficaces, qui seraient presque à coup sûr violées par les Russie et la Chine. Oui, reconnaissent-ils, le régime des ayatollahs est en difficulté et tombera finalement – mais pas assez tôt. En effet, les optimistes ont prédit un changement de régime depuis une décennie ; et, quand Mohammed Khatami le réformiste en échec est devenu président en 1997, certains en Occidents avaient déclaré que le changement de régime avait déjà commencé. Mais les dirigeants de l’Iran savent comment se défendre contre des opposants : quand des conducteurs de bus ont organisé une grève sauvage l’an dernier, le dirigeant fut arrêté et sa langue coupée.
 
Pour ces Israéliens sceptiques sur les sanctions, il reste l’option de la frappe militaire de dernier ressort. Des experts ont déjà reconnu la complexité d’une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran, car elles sont dispersées sur des douzaines de sites, certaines lourdement fortifiées et profondément enterrées. Mais une attaque sur trois sites clés – en particulier l’installation d’enrichissement de l’Uranium de Natanz – ramènerait les projets de l’Iran plusieurs années en arrière. Il ne serait pas nécessaire – dit le dernier officiel au sommet de la défense, de détruire les installations nucléaires de l’Iran : en frappant de façon répétée ses accès, le site pourrait être rendu inaccessible. En même temps, Israël bombarderait probablement des installations gouvernementales clés, comme les bases des Gardiens de la Révolution, pour affaiblir la capacité de récupération du régime. Alors que le Peuple iranien manifestera probablement en faveur du gouvernement au début, l’effet combiné d’une attaque militaire, et des sanctions économiques pourrait provoquer une révolte finale, suggère l’ancien officiel de la défense. Des frappes aériennes périodiques, ajoute-t-il, empêcheront des tentatives de reconstruction des sites nucléaires.
 
Des experts de la défense ont minimisé la possibilité d’installations secrètes inconnues des agences de renseignement occidentales. « Si nous pouvons localiser un islamikaze à la bombe quand il se déplace d’un lieu à l’autre, alors nous savons repérer des cibles statiques, même profondément enterrées », déclare l’ancien officiel de la défense. Pas plus que ces installations ne sont impénétrables comme certains rapports le suggèrent. Youval Steinitz, ancien président de la commission des affaires et de la défense de la Knesset a remarqué : « les Iraniens nous montrent que le projet nucléaire est vulnérable. Celui qui dépense des milliards de dollars pour un simple système anti-aérien autour de sites nucléaires déclare que ces sites sont vulnérables. Il n’y aurait pas besoin d’investir ces sommes si leurs bunkers étaient assez profonds [pour éviter une frappe aérienne] ».
 
Les forces Aériennes d’Israël [FAI] ont préparé activement une attaque depuis 1993, en augmentant la portée de leurs bombardiers, et en acquérant le matériel nécessaire pour briser des bunkers. « Techniquement, nous avons la capacité » de frapper leurs installations clés, nous a déclaré un ancien commandant de la Force Aérienne. Alors que la réputation de l’armée a été entamée au cours de la guerre du Liban, la Force Aérienne à l’opposé, a bien réussi, détruisant  en routine des sites de missiles à longue portée du Hezbollah moins de cinq minutes après un lancement.
 
Malgré un récent reportage du ‘Sunday Times’ de Londres, concernant un projet d’attaque nucléaire tactique par Israël sur les sites nucléaires de l’Iran, Israël n’introduira certainement pas des armes nucléaires sur le champ de bataille du Moyen-Orient. Cette histoire, certainement semée puis rapidement retirée, faisait probablement partie d’une tentative israélienne en cours, pour d’atteindre deux objectifs : Prévenir la communauté internationale que, si elle échouait à stopper l’Iran par des sanctions, alors « Israël le dingo » sera déchaîné ; et pour empêcher la crise iranienne de se transformer en une question israélienne isolée.    
Une attaque israélienne pourrait seulement retarder un programme nucléaire iranien, et pas l’éliminer. C’est parce que Israël ne peut soutenir une campagne aérienne contre des cibles éloignées pendant des jours jusqu’à la fin. Cela ne peut être accompli que par les Etats-Unis, peut-être en association avec des nations alliées, en montant des séries suivies de frappes aériennes similaires à la campagne « choquer et frapper de stupeur » conduite contre l’Irak au début de la guerre. Les israéliens cependant, sont divisés sur la probabilité d’une action militaire des USA. Certains experts croient que le Président Bush va attaquer, ne serait-ce que pour ne pas figurer dans l’histoire comme le dirigeant qui a mené la mauvaise guerre en manquant le bon combat. D’autres spéculent qu’un Bush politiquement anéanti abandonnera la résolution de la crise de l’Iran à son successeur.
 
Si Israël est obligé, par défaut, de frapper, il est probable que cela surviendra dans les 18 prochains mois. Une attaque doit avoir lieu avant que les installations nucléaires ne deviennent radioactives ; trop attendre pourrait provoquer un nombre massif de victimes civiles. Encore, Israël attendra certainement jusqu’à ce qu’il devienne clair que les sanctions ont échoué et que les Etats-Unis ou l’OTAN ne frapperont pas. La décision la plus difficile, alors, sera l’échéancier : déterminer ce moment délicat quand il deviendra clair que la communauté internationale a échoué, mais avant que les installations ne deviennent létales.
 
Israël avertira Washington avant une frappe : « Nous ne surprendrons pas les Américains, étant donnée la probabilité de représailles iraniennes contre des troupes américaines en Irak ou ailleurs au Moyen-Orient », dit un analyste proche de la communauté du renseignement. La permission des USA sera nécessaire si Israël choisit d’envoyer ses avions au-dessus de l’espace aérien irakien – et l’espoir ici est que cette permission sera accordée. (Israël a deux autres routes d’attaque possibles, toutes deux problématiques : au-dessus de l’espace aérien turc, et le long de la frontière saoudo irakienne vers le Golfe persique. Pourtant, selon l’ancien commandant de la Force Aérienne, si Israël décide d’agir, « Nous agirons seuls, non pas comme des émissaires de qui que ce soit ».
 
Que ce soient les Israéliens ou d’autres forces occidentales qui réalisent la frappe aérienne, l’Iran exercera très certainement des représailles contre l’Etat juif. Les experts sont en désaccord cependant, au sujet de l’étendue de l’attaque iranienne et de la capacité d’Israël à la contenir. Certains disent que, alors que des missiles iraniens frapperont des villes israéliennes et des Katiouchas du Hezbollah et des Qassams du Hamas tomberont en quantités massives, les systèmes israéliens anti-balistiques et de la défense civile, associés à sa capacité de représailles, suffiront à contenir la menace. Les optimistes minimisent aussi la capacité de l’Iran à monter des attaques terroristes en Occident : le 11 septembre a provoqué un niveau sans précédent de coopération entre les services de renseignement occidentaux, et ils contrôlent les cellules dormantes aussi bien que les diplomates iraniens, considérés comme ayant utilisé leur accès privilégié à des explosifs de contrebande.
 
Le scénario des pessimistes, cependant, est décourageant. Non seulement des missiles iraniens pourraient – peut-être en transportant des têtes chimiques – dévaster des villes israéliennes, mais, si les Syriens s’y joignent, alors des centaines de missiles à longue portée tomberont aussi. Et si Israël lance des représailles en bombardant Damas, cela pourrait déclencher des exigences du public dans d’autres pays arabes de se joindre à la guerre contre Israël. Le résultat pourrait être une menace conventionnelle à l’existence d’Israël.  
 
Ce scénario en conduit certains dans les hautes sphères de la sécurité à appeler à des pourparlers de paix renouvelés avec la Syrie, destinés à la retirer du front pro-iranien. Le débat qui s’enfle sur la Syrie place le Mossad – qui déclare qu’il n’est plus possible de séparer Damas de Téhéran – contre le renseignement militaire, qui croit que le président Bashar Assad veut des négociations avec Israël, ne serait-ce que pour écarter la menace de sanctions contre Damas pour son rôle présumé dans l’assassinat de dirigeants libanais.
 
Il n’y a pas de débat parmi les israéliens, cependant, sur la sagesse de négociations entre l’Occident et l’Iran. Cela, les officiels de la défense « en sont d’accord, serait la pire de toutes les options ». Des négociations qui ont commencé maintenant seraient survenues en un moment où l’Iran s’est sentie en phase ascendante. Le temps pour négocier avec l’Iran, disent certains, se situait immédiatement après le triomphe initial des USA en Irak, pas maintenant, alors que les Etats-Unis perdent la guerre. Dans ces circonstances, des négociations offriraient seulement du temps au régime  pour poursuivre son programme nucléaire. Des pourparlers créeraient un espoir sans fondement, minant l’urgence des sanctions. Et pour reprendre des négociations avec le régime iranien – malgré sa mauvaise foi répétée dans les pourparlers antérieurs sur son programme nucléaire – adresserait le mauvais message au Peuple iranien : que le régime dispose d’une légitimité internationale, et que la résistance est inutile.
 
Recouvrant le discours israélien au sujet de l’Iran nucléaire, il y a la récente conférence de négation de l’Holocauste à Téhéran – et ce que les Israéliens considèrent comme une réponse internationale scandaleusement inadéquate. Alors que la conférence était condamnée en Occident, les Israéliens attendaient de la communauté internationale de la traiter comme quelque chose de plus qu’un divertissement bizarre. En effet, pour les israéliens, la conférence offrait déjà l’avertissement le plus clair sur la vraie nature de la menace iranienne contre l’Etat juif.
 
En niant l’Holocauste, Ahmadinejad a pour objectif de saper ce qu’il croit être la seule justification de l’existence d’Israël. Dans les années précédant la Seconde Guerre Mondiale, les propagandistes nazis ont préparé l’Europe à la solution finale en déshumanisant les Juifs ; Maintenant, Ahmadinejad prépare le monde musulman à la destruction de l’Etat juif en délégitimant son histoire. Et pas seulement le monde musulman : la négation de l’Holocauste est aussi destinée à l’Occident, que beaucoup de Musulmans croient soutenir Israël uniquement de par la culpabilité de l’Holocauste. Ôter cette culpabilité, et Israël est sans défense. « La résolution de la question de l’Holocauste prendra fin avec la destruction d’Israël », a commenté Mohammed Ali Ramin, chef du nouvel institut iranien dédié à la négation de l’Holocauste.
 
Le philosophe français André Glucksmann a noté que, en menaçant de détruire Israël et en obtenant les moyens de le faire, l’Iran viole les deux tabous sur lesquels l’ordre postérieur à la Seconde Guerre Mondiale a été construit : Plus jamais Auschwitz ; Plus jamais Hiroshima. La communauté internationale dispose désormais de l’opportunité de maintenir cet ordre. Si elle échoue, alors Israël ne disposera d’aucun autre choix que de maintenir son rôle de refuge pour le Peuple juif. Un Etat juif qui se permettrait d’être menacé par des armes nucléaires – par un pays qui nie le génocide contre les six millions de Juifs d’Europe, tout en menaçant les six millions de Juifs d’Israël – perdrait son droit de parler au nom de l’histoire juive. Heureusement, même le gouvernement d’Ehud Olmert, largement critiqué pour incompétence et corruption, semble comprendre que, sur cette question au moins, il ne peut pas faillir.
 
publié par Pierre Bouskila
Repost 0
Published by Haim - dans Iran
commenter cet article
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 06:15
Ira Sharkansky* Jerusalem Post
Titre original : Window on Israel: Tired of the Palestinians
Traduction: Objectif-info

Efraim Inbar, professeur de science politique et chef de Centre d’études stratégiques Begin-Sadate de l'université Bar-Ilan, en a assez de l'Autorité nationale Palestinienne. Cette dernière n’est pas parvenue à trouver un accord avec Israël ; elle a été incapable ou peu désireuse d'imposer une discipline aux factions qui continuent d’utiliser la violence, et elle n'a pas assuré à ses propres citoyens une protection contre la criminalité et des services sociaux usuels. En dépit de l'assistance financière et technique massive de ceux qui tentent de l’aider, elle ne fonctionne pas comme une institution semblable à un État ordinaire.

Dans une contribution au Jerusalem Post [1], Inbar écrit que beaucoup de monde en a assez des Palestiniens, et "qu’on ne peut pas faire grand-chose pour mettre un terme au chaos palestinien."

Jusqu'ici, tout va bien. C’est ensuite qu’Inbar formule des propositions, qui bien qu’apparemment fondées, ont peu de chances de marcher. Selon lui Israël devrait mettre un terme à l'expérience étatique palestinienne, et convaincre les autres pays que l’autodétermination palestinienne n’a aucun avenir, et qu’il serait judicieux que l'Égypte et la Jordanie prennent respectivement le contrôle de Gaza et de la Cisjordanie. Il note que ces pays ont déjà gouverné ces portions de la Palestine "avec un succès relatif" avant 1967.

Les suggestions d'Inbar soulèvent plusieurs problèmes :

D'abord, tout ce qui touche à Israël représente un péril mortel. Aucun gouvernement arabe n'est prêt prendre des risques pour sa stabilité en reprenant à son compte une idée venue d’un peuple réputé comme conquérant et impérialiste, étroitement lié aux États-Unis, qui sont eux-mêmes coupables des mêmes crimes et bien davantage.

En second lieu, la période de domination égyptienne et jordanienne sur Palestine avant 1967 n'a pas tout été une réussite. Elle a fait naître un antagonisme réciproque entre dominants et dominés. Cela a convaincu les Égyptiens et les Jordaniens de réduire au minimum l’immigration des Palestiniens dans leurs pays, et de s’affranchir de leurs responsabilités vis-à-vis de ces derniers. D'ailleurs, il y a eu dans la période 1948-67 de nombreux raids palestiniens sanglants sur le territoire israélien en provenance d’Égypte et de Jordanie. La façon dont l’Égypte a rempli ses engagements sur le contrôle de sa frontière avec Gaza pour prévenir les trafics d’armes et d’explosifs n’a rien d’encourageant.

Comment Israël et les autres pays doivent-ils donc s’y prendre avec le régime palestinien ?

Il n’y a pas grand-chose à faire. Il y a actuellement une guerre civile au sein des mouvements religieux et politiques palestiniens, en même temps que des conflits sanglants entre les clans et les gangs mafieux. Les étrangers sont en mesure de provoquer une guerre civile et d’alimenter les conflits qui la nourrissent. Mais ils ne sont pas qualifiés pour traiter ses causes et imposer la paix aux combattants. Les Américains en savent quelque chose après les expériences du Vietnam, du Nicaragua, de l'Irak, et de l'Afghanistan. Les tentatives d’Israël au Liban et en Palestine ne valent pas mieux. L'Égypte et la Jordanie pourraient faire usage de violence pour réprimer la violence parmi les Palestiniens. Mais il n’y a pas le moindre signe qu’ils soient disposés à assumer les résultats de leurs actions et mettre en péril la stabilité de leurs régimes. Veulent-ils devenir les laquais des Israéliens et des Américains ? Ils inviteraient à la rébellion de leurs peuples indociles.

Israël ne peut pas faire davantage que réduire au minimum la violence palestinienne qui se déverse sur son peuple. Cela signifie faire plus de ce que l’on fait déjà : contrôler l’action des Palestiniens qui menacent les Israéliens, mettre en œuvre des réseaux de renseignement, et faire des incursions dans les zones palestiniennes pour neutraliser les attaques en préparation. Tout cela est susceptible d'augmenter la pression sur des Palestiniens et de s'ajouter aux tensions qui alimentent la guerre civile. Je doute de que nous puissions faire mieux. Tant qu'ils ne seront pas capables de résoudre leurs propres problèmes et de contrôler la violence, ni Israël, ni la Jordanie, ni l’Égypte, ni aucun pays étranger bien intentionné ne pourra améliorer la situation en Palestine.

(*) L'auteur est professeur émérite de Science politique à l'Université Hébraïque, Jérusalem

[1] Voir "En finir avec les chimères"  http://www.objectif-info.com/

Repost 0
Published by Haim - dans Hamas - Fatah
commenter cet article
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 06:10
Efraim Inbar , The Jerusalem Post
Titre original : End the delusion
Traduction: Objectif-info

Israël est en train de laisser passer une importante occasion de modifier le point de vue de la diplomatie internationale sur la question palestinienne. L'anarchie permanente qui règne au sein de l'Autorité palestinienne, et la guerre civile qui menace entre les nombreuses milices, donnent à Israël l'occasion d’enlever tout crédit aux lieux communs sans consistance qui ont prévalu ces deux dernières décennies. Et d’abord l’idée que seule une solution à deux État peut nourrir l’espoir de la paix et de la stabilité dans l’espace qui sépare la mer Méditerranée du Jourdain.

Nombreux sont ceux qui ont cru que le mouvement national palestinien serait en mesure d’aboutir à un accord de compromis avec le mouvement sioniste, et de créer par la suite un État qui vivrait paisiblement aux côtés d’Israël. Malheureusement, ces deux hypothèses se sont avérées fausses.

En fait, la naissance d’un embryon d’État palestinien en 1993, l’Autorité palestinienne, a accru le nombre des massacres et l’instabilité. Le processus d'Oslo, désormais discrédité, a permis à l’OLP, qui était aussi une organisation terroriste, d'obtenir une enclave en Terre sainte.

Les organisations terroristes sont beaucoup plus dangereuses et provoquent beaucoup plus de morts quand elles ont une base territoriale. En effet le nombre des victimes israéliennes (et palestiniennes) s’est multiplié par dix depuis 1993. D'ailleurs, l'apparition de la l’Autorité palestinienne a mené à la militarisation et au morcellement de la société palestinienne, menacée en permanence par les luttes fratricides d'une myriade de milices.

Le refus et/ou l'incapacité d'Arafat de prendre à son compte le monopole de l'utilisation de la force, et l'escalade violente du conflit avec Israël depuis l’an 2000, ont réduit un peu plus l’aptitude de l’Autorité palestinienne à exercer le pouvoir, ce qui a conduit à une situation de désordre et de corruption généralisée.

La montée en puissance du groupe radical Hamas en 2006 n'a pas amélioré la gouvernance de l’Autorité palestinienne bien que l’ont ait espéré que peut-être, les islamistes seraient des gestionnaires honnêtes et efficaces. Par ailleurs, le refus du gouvernement Hamas de reconnaître Israël a entamé la confiance dans l’aptitude des Palestiniens à passer un compromis historique avec le mouvement national juif. Cette hypothèse avait déjà été mise en doute par le rejet d'Arafat d’un accord avec Israël à Camp David en juillet 2000.

Le doute sur l’aptitude des Palestiniens à assurer le fonctionnement d’un État s’est répandu un peu partout dans le monde. Israël devrait profiter de cette prise de conscience, principalement dans les pays amis, pour les aider à prendre acte que l'expérience palestinienne entamée à Oslo a fondamentalement échoué, et qu’il n'y a pas d’option palestinienne crédible.

D'ailleurs, les étrangers ne peuvent pas faire grand-chose pour mettre un terme au chaos palestinien. Le pouvoir des étrangers d'influencer la dynamique sociopolitique interne des sociétés moyen-orientales est généralement limité. La pression politique occidentale et/ou l'aide financière ne corrigent qu’à la marge les moeurs politiques locales. Toute tentative israélienne d'intervenir dans les conflits intérieurs de la société palestinienne est condamnée à l'échec. Par exemple, le transfert d’Israël de 100 millions de dollars à Mahmoud Abbas fait passer le dirigeant palestinien pour un collaborateur et affaiblit un peu plus sa position déjà intenable.

L'appui étranger aux Palestiniens et/ou la perpétuation du système d’assistance de l'UNRWA ne font que maintenir un statu quo épouvantable. Il permettent une militarisation croissante de la société palestinienne et l’autorisent à se voiler la face un peu plus longtemps pour ne pas voir la réalité sinistre où ses chefs l'ont acculée.

Toutes les tentatives pour résoudre le problème principal, celui du chaos palestinien, ont échoué. Les Palestiniens ont le besoin urgent d’un gouvernement efficace, et non d’un "horizon politique," qui est un euphémisme pour invoquer la création rapide d’un État palestinien. C'est un projet utopique parce que d’ores et déjà les Palestiniens ont amplement démontré leur incapacité à construire un État. Il leur faudra des décennies pour arriver à la maturité politique. Entretenir les chimères d’un mouvement national palestinien impuissant et bancal n’apportera que des souffrances supplémentaires aux Palestiniens et à leurs voisins.

Le seul moyen de soulager les Palestiniens, c’est la tutelle étrangère, même si cette formule est politiquement incorrecte. Et de fait, leurs meilleurs amis, ceux de la gauche israélienne, préconisent un mandat international, car ils sont conscients que les Palestiniens ne sont pas politiquement mûrs pour l'autonomie. Cependant, on ne voit pas clairement pourquoi un mandat international imposé par une force internationale aurait plus de succès que les États-unis en Irak. Si on se souvient du passé colonial du Royaume Uni et de la France au Moyen-Orient, la réalité incontournable c’est que seuls des Arabes peuvent diriger des Arabes, avec des méthodes arabes.

Par conséquent, la quête de la paix et de la stabilité exige d’interrompre l'expérience palestinienne aussitôt que possible. Puisque Israël n'a aucun désir de régenter des Palestiniens incontrôlables, c’est à la Jordanie et à l'Égypte, deux États Arabes, de prendre le contrôle du mouvement national palestinien et d’en assurer le gouvernement. C’est ce qui s’est passé dans les faits, avec un succès relatif avant 1967, grâce à ces deux États.

Au moment où le destin de l’Autorité palestinienne est plus incertain que jamais, Israël devrait mobiliser des moyens diplomatiques pour affaiblir et délégitimer cette entité hostile, plutôt que d’approuver du bout des lèvres le paradigme des deux État, une solution sûrement perdante. Jérusalem devrait encourager une plus forte implication de l'Égypte et de la Jordanie dans les affaires palestiniennes. Ces États ont signé des traités de paix avec Jérusalem et se comportent de façon plus responsable que les dirigeants de l’Autorité palestinienne. S'ils refusent, le chaos actuel portera tort aux Palestiniens d’abord. Dans les circonstances présentes, cette éventualité aurait peut être l’avantage d’accélérer leur apprentissage de la réalité.

Il y a hélas des gens qui n’apprennent que sous la contrainte.

L'auteur est professeur de sciences politiques à l'université Bar-Ilan et directeur du centre d’études stratégiques Begin-Sadate.

Repost 0
Published by Haim - dans Hamas - Fatah
commenter cet article
5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 06:00

Alain Jean-Maret 

Avec des attaques terroristes entre Musulmans qui dépasse la centaine de victimes civiles, le phénomène se banalise dangereusement. Cette série de témoignages aide a se rappeler ce que coûte le terrorisme au-delà de l’arithmétique inhumaine et des images toutes propres des médias.

Repost 0
Published by Haim - dans Hamas - Fatah
commenter cet article
4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 07:01

Une correspondante se penche avec un sens de la psychologie très aiguisé sur l’une des principales sources de renseignements des médias traditionnels, les dépêches d’agences:

Courte dépêche de l’AFP
18:33:
Deux roquettes tirées en Israël

Deux roquettes ont été tirées jeudi à partir de la bande de Gaza vers le secteur de la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël, a-t-on appris de source militaire.
(Avec AFP)

D’abord le titre, on attendrait «contre» Israel, mais «en» Israel. C’est plus neutre et surtout «contre» mettrait Israel en position de victime donc à éviter. A la limite c’est un peu comme si Israel se tirait lui-même dessus.

Ensuite «les roquettes ont été tirées» par qui, mystère, peut-être qu’elle se sont déclenchées toutes seules, en tout cas il n’y a pas d’agresseur.

«à partir de la bande de Gaza», mais pas par des palestiniens, pas des territoires palestiniens, et enfin pas des territoires sous contrôle des autorités palestiniennes parce que ça ce serait mentir vu que les dites autorités ne contrôlent rien. Qui sait ce sont peut-être des agents Israeliens infiltrés qui ont fait le coup…

«vers le secteur de la ville de Sdérot, dans le sud d’Israël» Les fameuses roquettes n’ont pas étez tirées «contre» mais «vers» – c’est quand même moins agressif, et en plus elles n’ont même pas été tirées «vers» une ville, ce qui serait très moche parce que dans une ville, il y a des habitants, mais «vers un secteur de la ville», on est rassuré!

Enfin ce n’est pas une ville simplement «israelienne», non ça nous ferait trop penser d’une part aux habitants, les «Israeliens et Israeliennes», et d’autre part ça risquerait de nous faire comprendre qu’Israel a des villes comme n’importe quel autre pays, mieux vaut donner un nom qui sonne étrangement à nos oreilles, ces gens-là ne sont pas comme nous.

«dans le sud d’Israel» ça ne compte même pas, ce n’était pas au centre d’Israël, mais dans le fond, à l’extrêmité, y’a rien là-bas…

Et puis, pour finir, on sait même pas si c’est vrai, parce que c’est de «source militaire» et tout le monde c’est que ces méchants militaires qui sont méchants déjà parce que militaires, mais en plus ici on sait que c’est des militaires israeliens alors c’est encore pires. Il faut mettre ça en doute, d’où l’ajout à la fin pour vous mettre en garde de prendre cette nouvelle avec des pincettes. De toute évidence il s’agit de propagande…

Autre dépêche du Figaro, Reuters
11:01
Trois Palestiniens abattus par Tsahal

Les forces israéliennes ont abattu aujourd’hui trois Palestiniens lors de deux incidents distincts en Cisjordanie. (Avec Reuters)

Là on sait tout de suite qui sont les victimes et les agresseurs, et on n’a pas de mal à utiliser les adjectifs palestiniens et Israéliens puisqu’ils sont à la bonne place.

Ensuite si le titre est au passif il est repris en formulation active en mettant l’accent sur «forces» et pas seulement armée ou Tsahal, les victimes sont ainsi encore plus faibles en comparaison.

«abattus» pas simplement tués, ça sous-entend une exécution, une volonté active de tuer.

«lors de deux incidents distincts» pas «dans» car ça pourrait indiquer que les «victimes» pourraient avoir eu un rôle actif. Là, ça c’est passé en dehors d’eux et ils se trouvaient là par hasard, comme des passants volontairement tués par les grands méchants, les fameuses «forces Israéliennes».l

«incidents» – ils ont été tués alors même que ce n’étaient que des incidents sans gravité ou importance, le terme souligne la disproportion. En même temps, on est à l’opposé d’un accrochage armé qui est plutôt quelque chose de grave.

«en Cisjordanie» dans les territoires «occupés» donc sous le «joug» et la responsabilité des Israéliens.

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
2 février 2007 5 02 /02 /février /2007 06:30
 Carte blanche d’Evelyne Guzy et des auteurs de Attentats-suicides (1), parue dans Le Soir du 31.01.07 
En manchette du Soir du 26 janvier 2007, figure une citation de Jamel Debbouze, l’invité de la Rédaction : 
« C’est l’injustice qui crée les bombes humaines ». 

En page 2, suit l’explication laconique du comédien : 

« Le conflit palestinien s'enlise, et nous enlise avec lui. Nos gamins, dans les cités, prennent parti pour les plus faibles. Ces injustices permanentes, ça crée des bombes humaines... ». 

Toujours à la une, est annoncée l’interview de Zakaria Zubeidi, chef des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, en Cisjordanie. « Je suis un homme mort », titre le journal, au-dessus du jeune et fier visage du chef terroriste. 

Les témoignages cumulés de ces deux figures emblématiques interpellent. 

Après les attentats de Madrid et de Londres, face aux massacres quotidiens en Irak, les Européens ont-ils le droit de banaliser le fléau terroriste tel qu’il s’exprime dans le contexte israélo-palestinien ? 

La réflexion doit tenir compte de la réalité des souffrances du peuple palestinien et de l’occupation qu’il vit, de l’impasse dans laquelle il se trouve. Mais la compassion ne peut nous aveugler face au sens et aux conséquences des attentats-suicide, aux morts et aux blessés, visés indistinctement par les bombes humaines. Pour certains, la répression de l’Etat israélien ne laisserait d’autre option aux Palestiniens que la terreur. Cette vision déterministe sonne finalement comme une caution. Elle sous-tend une déresponsabilisation des hommes-bombes et de leurs organisations. Les règles éthiques fondamentales partagées par la communauté des humains changeraient-elles dès lors qu’on est un opprimé ? Tous les peuples en souffrance, tous les hommes qui subissent des injustices, ne recourent pas aux attentats-suicide. La pitié ne peut remplacer la pensée politique et le soutien au faible avaliser le meurtre. 

On en viendrait à occulter que le terrorisme contemporain est une nouvelle forme de totalitarisme. Il instrumentalise l’homme, tous les hommes, au service d’une idéologie mortifère. L’homme-bombe n’est que chair à canon à la solde de l’organisation qui le recrute. Des techniques d’aliénation groupale ont annihilé son libre arbitre. Symboles de l’ennemi haï, ses victimes ne valent guère plus, à ses yeux, que l’extermination cruelle qu’il leur réserve. Il ne les considère pas comme d’autres humains, mais comme une abstraction : le mal qu’il s’agit d’éradiquer. Les médias, quant à eux, servent de courroie de transmission, démultipliant la peur et la fascination que suscitent les actes terroristes. Parfois otage d’une idéologie qui glorifie le rebelle révolutionnaire, la presse nous sert des portraits d’anthologie, où l’on cherchera en vain tout recul critique. 

Ainsi, Le Soir nous rapporte-t-il les propos, qualifiés de « tout en nuances », de Zakaria Zubeidi, « véritable héros » romantique dont la vie ressemble à une « épopée tragique ». Son discours mène à une inéluctable conclusion : quel autre choix avait-il que de donner sa vie pour la cause ? Son portrait met en évidence les nombreuses morts violentes subies par sa famille du fait de l’occupation israélienne. Sur la photo, le beau Zakaria se présente à nous, les bras ouverts en signe d’accueil. Le lecteur a le sentiment de rencontrer une personne avenante, voire désarmée, malgré son fusil-mitrailleur. 

Dès lors, sans mise en perspective, comment échapper au piège de l’approbation généralisée qui fait de nous des moutons de Panurge ? - En regardant la réalité en face, et en replaçant l’homme, sa liberté et sa responsabilité, au centre de la réflexion. 

Le lundi 29 janvier, un attentat a tué trois personnes et blessé grièvement plusieurs autres, dans un centre commercial de la station balnéaire israélienne d’Eilat. Des débris humains ont été projetés à la ronde en raison de la puissance de l’explosion. Les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa et le Jihad Islamique ont revendiqué conjointement l’action. De quoi étaient coupables les civils qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment ? Leurs proches risquent-ils de se transformer en bombes humaines ? Les victimes n’ont pas pour inéluctable destin de devenir des assassins. 

Aujourd’hui, des Palestiniens portent, au-delà de l’hostilité ambiante, des projets de paix. Des parents refusent que leurs enfants soient utilisés comme bombes. Des éditorialistes dénoncent le culte de la mort. Des intellectuels fustigent l’inanité et l’inefficacité des attentats-suicide. Ces hommes et ces femmes ont besoin de notre soutien, loin de toute caution au terrorisme qui déshumanise la cause palestinienne et éloigne la perspective d’un Etat démocratique en paix avec son voisin israélien. 

© Evelyne Guzy et alii.
 
------------------------
 (1) Joëlle Melviez, Ouzia Chait, Liliane Charenzowski, Regina Cykiert, Eliane Feld, Pascale Gruber, Danielle Perez, Alain Reisenfeld, Dominique Salomon et Danielle Wajs, Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien, sous la direction d’Evelyne Guzy, préface de Pierre Mertens (Ed. Luc Pire). 

 ------------------------ 
 Texte aimablement signalé par Rachel Samoul (Service d'Information de l’Ambassade d'Israël en Belgique et au Luxembourg.) (Pour s’inscrire à la lettre d'information envoyez un courriel, avec le titre "inscription", à israelinfo@brussels.mfa.gov.il).
Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 06:40

José Maria Aznar (JPG)

Ce texte de l’ex-premier ministre espagnol José María Aznar est paru le 23 janvier dernier dans le quotidien italien Il Messaggero.

Il fut un temps où la gauche, surtout européenne, regardait l’existence d’Israël avec une profonde admiration. D’un côté, il s’agissait d’un sentiment de justice historique par rapport au nazisme que l’on n’avait jamais pu obtenir par d’autres moyens. De l’autre, il y avait le romantisme des kibboutz qui en plein désert créaient des vergers selon les principes d’un authentique socialisme égalitaire.

Mais l’admiration s’évanouit bien vite lorsque Israël fut contraint de se défendre de ses propres voisins en recourant aux armes, parfois préventivement, comme à l’occasion de la guerre des six jours. La gauche en outre, engagée à ramener vers elle un prolétariat qui en Europe lui tournait le dos, vit dans les Palestiniens le protagoniste révolutionnaire de son histoire. Et au fur et à mesure, Israël était considéré comme un appendice des Etats Unis, l’antiaméricanisme viscéral finit par se confondre avec l’aversion pour l’état hébreu. Aujourd’hui être antiaméricain et antisémite est pratiquement la même chose.

Lire l’article en français sur : http://www.judeoscope.ca/

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 06:39
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH

L’attentat suicide commis à Eilat ce lundi 29 janvier 2007 est une nouvelle manifestation de l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre le Fatah et le Hamas sur la position à adopter à l’égard de l’Etat Hébreu. Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas serait disposé à régler le conflit dans le cadre de concessions réciproques alors que pour le 1er Ministre Ismaël Hanyeh, il n’est pas question de négocier avec l’Etat Hébreu. En effet, dans la doctrine fondamentaliste islamiste, le conflit israélo palestrinien ne présente aucun aspect territorial (I). Aussi, en dépit des condamnations internationales, les actes de violence palestinienne ne sont pas des actes terroristes (II).

 

I/ l’absence d’influence des aspects territoriaux sur le réglement du conflit

Pour les fondamentalistes palestiniens, le problème israélo palestinien n’est pas de nature territoriale (A) Aussi, il n’est pas nécessaire de se rapprocher des autorités israéliennes pour régler le différend car dans le Texte du Coran, il n’est fait aucune place à la négociation avec des non musulmans (B).

A/°- la vaine recherche d’une solution territoriale au conflit

Dans l’Islam, il n’existe pas de séparation entre le religieux et le profane car « ce qui est dans les cieux et sur la terre appartient à Dieu » (sourate 4, verset131, 132).

Aussi, les dimensions temporelles et spirituelles sont indissociables et le monde musulman est divisé en deux parties : la terre de l’Islam (régie par la Sharî’a, ou encore loi de Dieu), et la terre de l’ignorance et de la contradiction, qui n’est pas musulmane.

Dans ce contexte, les enfants palestiniens grandissent avec le message selon lequel il n’est d’autre religion que celle qui impose la soumission à Dieu (sourate 3, verset 19) : Dieu a envoyé son Messager (Muhammad) avec la Direction et la Religion de vérité pour la faire triompher de toute autre religion (sourate 48, verset 28).

C
eci permet de distinguer les vrais croyants de ceux qui ne le sont pas : seuls sont de vrais croyants, ceux qui croient en Dieu et en son Envoyé (sourate 49, verset 15) et tout ce qui n’est pas musulman est hors de la voie juste.

Dès lors, dans l’esprit des jeunes palestiniens amenés à devenir des combattants, la finalité est l’avènement d’un monde dirigé selon les lois de la scharî’a et l’instauration d’un Etat islamique en Palestine.

De cela, découlent deux conséquences :

-  tout d’abord, la présence de juifs et d’un Etat hébreu en terre de Palestine, est une atteinte portée à l’Islam d’autant qu’il est fait obligation aux islamistes de « chasser d’où ils auront été chassés » (sourate 2, verset 190-92)).

-  Par ailleurs, envisager la création d’un état démocratique en Palestine reviendrait à accepter une nouvelle ingérence de type néo colonial au Moyen Orient et renier les fondements de la foi islamiste (conformément à la thèse développée par le Hamas, les Brigades des Martyrs d’el Aqsa ou le Jihad Islamique.)

B/ l’impossible négociation avec un non musulman, juif de surcroît

En outre, le mode de raisonnement, de penser et d’analyse, du fondamentaliste palestinien ne lui permet pas d’envisager un compromis de type territorial ni avec les juifs ni avec quiconque.

Tout d’abord, la signature d’un compromis de nature territoriale reviendrait à disposer d’un bien appartenant à Dieu alors que « c’est à Dieu qu’appartient la royauté des cieux et de la terre » (sourate 9, verset 16).

Ensuite, les juifs ne sont pas dignes de confiance dans la mesure où :

-  « un certain nombre d’entre eux altèrent sciemment la parole de Dieu après l’avoir comprise »(sourate 2, verset 75),

-  « ils enroulent leur langue avec l’écriture » (sourate 23, verset 30-32),

-  « ils occultent les versets qui les gênent » (3,78 ; 4,46 ;5,13...).

-  « ils embrouillent les mots et calomnient la Vraie Religion ».

D’ailleurs « Dieu les a maudit à cause de leur incrédulité » (sourate 4, verset 46) et c’est la raison pour laquelle les juifs ont le statut Dhimmi, tenu d’acquitter un impôt qui est « le prix qu’ils auront à payer parce qu’ils ont renié les signes de Dieu » (sourate 3, verset 112).

(Comme sanction de ce reniement, les juifs ont toujours été, dans les pays arabes, astreints à diverses obligations qui ont varié selon les pays et les époques : interdiction de monter à cheval, de bâtir des maisons plus élevées que celles des musulmans, d’édifier de nouveaux lieu de cultes ou de pratiquer leur religion ostensiblement, de témoigner en justice contre un musulman, de se prévaloir de la loi Talion pour se venger...)

En tout état de cause, rien ne sert de presser les choses car à la fin du monde, tout devrait naturellement se régler selon le projet considéré comme divin :

« Au Jour où l’on soufflera dans la trompe, tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre seront effrayés à l’exception de ceux que Dieu préservera » (sourate 27, verset 87). « Ce jour là, l’injuste se mordra les mains : (il dira) « si seulement j’avais suivi le chemin du Messager ! Malheur à moi ! Plût à Dieu que je n’eusse point pris « un tel » pour ami car il m’a égaré loin du Rappel après qu’il me fut parvenu ». Satan est un traître pour l’homme ». (Sourate 25, verset 27-29).

II la fausse qualification de terrorisme donnée aux actes de violence palestinienne

 

La conséquence de cela est immédiate au niveau de la qualification des actes de violence. Ces actes qualifiés de terroristes sur un plan international ne sont, pour le fondamentaliste palestinien, que le respect d’une injonction religieuse (1°). Bien entendu, Il ne faut pas être définitivement pessimiste : il suffirait simplement des palestiniens qu’ils admettent le principe « coranique » de responsabilité personnelle (2°).

A/°- le combattant palestinien n’est pas un terroriste

La communauté internationale qualifie systématiquement les actes de violence palestinienne comme relevant du « terrorisme » et les condamne ce titre.

A aucun moment, il n’est tenu compte de l’éventuelle justesse de la motivation.

Pour le fondamentaliste l’acte qualifié de terroriste, s’inscrit dans le cadre d’un combat de nature transcendantale dont les condamnations occidentales ne sauraient ôter la légitimité.

Tout d’abord, le fondamentaliste doit combattre les messages religieux qui ne relèvent pas de l’islam : « Combattez ceux qui ne s’interdisent pas ce que Dieu et son prophète ont défendu, ceux qui, parmi les gens du Livre ne professent pas la Vraie Religion ; combattez les jusqu’à ce qu’ils paient le tribu et qu’ils se soumettent » (sourate 9, verset 29).

Ce combat prolonge un dessein divin : « Les croyants combattent dans le chemin de Dieu. Il faut combattre les suppôts de Satan car les stratagèmes du démon sont impuissants » (sourate 4, verset 76).

A cet égard, il sait qu’il bénéficiera d’une aide divine « o croyants si vous faites triompher la cause de Dieu, il vous assistera et affermira vos pas. » (Sourate 47, verset 7).

Notons également que si le fondamentaliste doit soumettre ceux qui ne le sont pas, la conversion des infidèles n’est pas pour autant une garantie de tranquillité : « S’ils sombrent de nouveau dans l’infidélité, tuez les partout où vous les rencontrerez. Ne prenez chez eux ni ami ni auxiliaire » (sourate 4, verset 89).

Ainsi, le Jihad est une obligation et la violence qui s’en suit est justifiée par la cause.

D’ailleurs, la paix ne doit jamais être recherchée dès que la guerre présente toutes les chances d’être gagnée : « ne soyez points faibles et n’appelez point à la Paix lorsque vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous ! il ne vous privera point du bénéfice de vos œuvres » (sourate 47, verset 35).

En réalité, le combattant n’est que la main de Dieu qui observe comment chacun se comporte. Il doit rendre coup pour coup aux ennemis de l’Islam « car Dieu est plus fort qu’eux et ses châtiments sont plus terribles ». ( sourate 4, verset 84).

Tout ceci a une conséquence immédiate pour le fondamentaliste religieux dans sa relation avec la mort car ce qui arrive a été voulu et décidé par Dieu. : « que ceux qui veulent échanger la vie présente contre celle de l’Au-delà combattent dans le chemin de Dieu. Qu’ils succombent ou qu’ils soient vainqueurs nous leur accorderons une généreuse récompense. » (Sourate 4, verset 74).

Inversement, si son acte cause la mort, il n’est pas responsable.

« Ce n’est pas vous qui les avez tué, c’est Dieu. Ce n’est pas toi qui lançais, c’est Dieu pour éprouver les croyants par une belle épreuve » (sourate 8, verset 17.18).

Pour leur part, les infidèles sont invités à ne pas lutter. « ô infidèle, vous escomptiez la victoire, vous voilà servis. Si vous renonciez à nous combattre, se serez plus avantageux pour vous. » (Sourate 8, verset 19)...

Ne perdons pas pour autant espoir : en Islam, chacun est responsable de ses propres actes.

B/ la nécessité pour les palestiniens d’intégrer le principe de responsabilité

Chaque jour, la presse apprend que des palestiniens ont tenté de pénétrer sur le territoire israélien en vue de commettre des meurtres ou autre assassinats à l’aide d’arme blanche, d’armes à feu, de ceintures explosives, de cocktails Molotov...et parfois, il y parviennent.

Pourtant, en Islam, le meurtre est interdit « sauf à bon droit, ne tuez point l’homme dont Dieu a rendu la vie sacrée » (Sourate 17 verset 33).

D’ailleurs, « Celui qui tue fait tort à son âme et il n’y a pas pour lui de guérison à jamais » (II Hen 60.1). Un hadîth considère toutefois qu’un musulman peut être tué notamment dans le cas d’une vengeance dans le cadre de la loi du talion (sourate 2 verset 178,179), mais est rappelé qu’il « ne faut pas commettre d’excès dans le meurtre car il y a déjà l’assistance de la loi » (Sourate 17 verset 33).

En outre, l’Islam recommande de ne pas s’en prendre injustement à des innocents même en cas de haine dirigée contre un peuple. « O vous qui croyez, soyez droit devant Dieu comme des témoins de l’équité. Que la haine d’un peuple ne vous incite pas à commettre l’injustice ». (Sourate 5, verset 8).

Cette sourate a été rédigée en direction des croyants de Médine qui reprochaient aux juifs d’avoir tenté d’assassiner le prophète mais peut tout à fait être transposée au contexte géopolitique contemporain.

De ce principe, la loi coranique interdit de se venger sur un groupe, de la faute commise par un ou plusieurs de ses membres puisque « nul ne doit porter le fardeau d’un autre » (sourate 6, verset 164).

Si donc les palestiniens imputent aux juifs la responsabilité de l’exode palestinien en 1948, ils ne sauraient s’en prendre à des innocents.

Au contraire, ils doivent intégrer les principes de responsabilité de l’individu et comprendre en quoi leur propre comportement est à l’origine de la survenance des évènements.

Actuellement, les palestiniens refusent de créer un Etat sur les terres de Judée Samarie ou de Gaza non annexées, estimant insuffisante l’assiette territoriale qui leur revient. Ils devraient toutefois se méfier.

A défaut de création d’un Etat palestinien sur ces terres, les territoires non annexés par l’Etat Hébreu sont juridiquement des « Hefker », ou encore des biens sans maître permettant l’installation de points de peuplement.

Les palestiniens doivent donc intégrer qu’ils sont les seuls responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent et que le salut est entre leurs mains :

-  « L’homme n’aura que le fruit de ses efforts et son effort sera apprécié au jour du jugement » (sourate 53, verset 39-40).

-  « Quiconque fait le bien le fait pour lui-même. Quiconque agit mal le fait contre lui-même. » (sourate 45, verset 15).

-  « Tous les malheurs qui vous frappent sont imputables aux actes perpétrés par vos mains » (sourate 42, verset 30).

Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article
1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 06:39
Ben-Dror Yemini, Ma’ariv

Ils sont un groupe national personnifiant l’image de la victime. Un nombre infini d’ouvrages traitent de leur misère, de leur pauvreté, de leur statut de réfugiés qui perdure depuis des décennies.


Lire la suite ...
Repost 0
Published by Haim - dans Articles
commenter cet article