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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 05:55
 
Blog note de Gilles William Golnadel * lundi 25 septembre 2007
Les néo-munichois ont une arrière-saison magnifique.

L'autre dimanche, c'était Bernard Kouchner qui avait osé employer le mot tabou de «guerre»
Oh, non pas qu'il ait menacé le régime nazislamiste et révisionniste de Téhéran d'un bombardement français.
Notre ministre des affaires étrangères s'était seulement hasardé à pronostiquer qu'au cas où des sanctions sérieuses ne contraignaient pas l'Iran pré-atomique, il n'y aurait d’autre funeste issue qu'un conflit militaire.
Las ! Voilà le ban et l'arrière ban de la presse américanophobe de Marianne à l'Humanité en passant par le Canard qui vocifère tout en feignant de croire qu'ils ne font que vitupérer Bush alors que l'ensemble du Congrès américain, démocrates en tête, affiche une identique fermeté à l'encontre d'Ahmadinejad.
Voilà, dans le landerneau politique, les socialistes qui, il y a quelques semaines, du temps de Ségolène, prétendaient même interdire aux mollahs tout nucléaire civil, entonnent le même bêlement politicien et pacifiste que du temps du réarmement de la Rhénanie.
Et la comparaison vaut, ici, raison.

Voilà que François Bayrou dénonce fièrement un alignement sur l'Amérique, alors qu'il ne fait que s'aligner sur Moscou et Pékin.
Sans inutile excès de modestie, il se compare, ce faisant, à Churchill et De Gaulle.
J'aurais plutôt songé à Chamberlain et Daladier.

Heureusement, conscient du danger imminent, Olivier Besançenot a tenu, avec d'autres résistants déterminés, à manifester sa colère, ce dimanche.
Il est vrai que c'était à Biscarrosse et contre le nucléaire français.
Bravo camarade pour ta courageuse clairvoyance.

*****************

Le gouvernement israélien a également essuyé les reproches de nos va-t’en-paix.
Pensez donc : il a osé déclarer la bande de Gaza, récemment évacuée : «entité ennemie».
Plutôt que de lancer une opération militaire coûteuse en vies humaines, Jérusalem espère que des rétorsions économiques limitées obligeront le Hamas à cesser de lancer ses fusées sur le territoire et ses habitants détestés.
Voilà que nos soi-disant pacifistes vocifèrent de nouveau aux cris de « punition collective !»
Peut-être. Sans doute.
Mais de la part d'une population qui a choisi librement le parti islamiste et qui continue majoritairement à approuver les actions terroristes contre les civils, j'avoue, toute honte bue, avoir vu des décisions moins appropriées.
Après tout, l'embargo et les bombardements de l'OTAN à l'encontre de la population yougoslave, autrement plus sévères, avait déchaîné moins de protestations indignées.
Mais un esprit malveillant pourrait peut être considérer que pratiquer le terrorisme, être islamiste, et vouer Israël à la destruction confère quelques obscures protections.

******************

Deux informations qui ne paraissent pas être hors du sujet et des propos qui précèdent :
Le secrétaire général adjoint des Nations unies, M. Nicolas Michel vient d'annoncer le 22 septembre que le Tribunal International sera incapable de juger cette année les assassins de Rafic Hariri.

Le lendemain, le procureur de la Cour Pénale Internationale, M. Luis Moreno Ocampo a regretté qu'aucun des ministres des 26 pays qui ont assisté à une réunion sur le Darfour n'ait publiquement appelé à l'arrestation d'Ahmed Haroun, secrétaire d'État soudanais aux affaires humanitaires (tout un programme) et d’Ali Kushaib, un chef janjawid (milicien arabe soutenu par Khartoum), tous deux sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pour crimes contre l'humanité. (Le Monde du 24 septembre)
«Je crains que les silences de la plupart des états et des organisations internationales (c'est moi qui souligne) sur le sujet aient été compris par Khartoum comme un affaiblissement de la détermination internationale en faveur du droit et des arrestations» a déploré le procureur.

Quel est l'imbécile qui a dit que le crime ne payait pas ?

* Gilles William Golnadel est président de l'Alliance France-Israël et de l'ONG Avocats sans Frontières
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 07:06
"Plus on dispose d'informations sur le raid israélien du 6 septembre contre la Syrie, plus les enjeux semblent élevés."
[Michel Gurfinkiel]

En 1973, la guerre du Kippour avait terni la réputation d'invincibilité d'Israël. Trois ans plus tard, le raid d'Entebbe rétablissait cette réputation. En 2006, la seconde guerre du Liban a suscité, à nouveau, des doutes sur le niveau réel de la défense nationale israélienne. Un an plus tard, le raid exécuté par Tsahal en Syrie les dissipe.

C'est tout d'abord la gestion politique et médiatique de cette opération qui retient l'attention. Traditionnellement, en matière de défense, Israël agit beaucoup et parle peu. L'opération du Sinaï, en 1956, la guerre des Six Jours, en 1967, Entebbe en 1976, le raid sur la centrale nucléaire irakienne de Tammouz, en 1981, la première guerre du Liban, en 1982, l'opération "Rempart" en 2002, avaient été préparés dans le plus grand secret et menés dans une salutaire opacité. Les victoires n'étaient pas proclamées, mais constatées. En 2006, face à un Hezbollah dont les services de renseignement avaient pourtant signalé la puissance et l'éventuelle résilience en cas d'affrontement, le gouvernement et l'état-major israéliens ont eu une conduite différente, avec les résultats décevants que l'on sait. 

Aujourd'hui, avec le même gouvernement qu'en 2006, mais un nouveau chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazy, les vieilles habitudes ont été remises à l'honneur. Israël n'a pas rendu le raid public : il a laissé la Syrie en faire état la première. Et quand celle-ci a cherché à le minimiser en parlant d'un simple « survol aérien » de son territoire, Jérusalem s'est contenté de laisser filtrer des informations plus précises, en commençant par la presse arabe internationale et en remontant vers la presse occidentale, notamment anglaise (The Observer, The Sunday Times) ou américaine (The Washington Post). Au fur et à mesure que ces informations paraissaient, la véritable dimension stratégique et tactique de l'opération est apparue : quelque chose qui combinerait Entebbe et Tammouz. 

Selon le Sunday Times de ce week-end, Israël aurait appris, au mois d'août, que la Syrie était sur le point de recevoir des éléments d'armes nucléaires opérationnelles (ogives ou lanceurs, ou les deux) de provenance nord-coréenne. Le dossier aurait été transmis aux Etats-Unis. Après vérification, ceux-ci auraient accordé leur feu vert début septembre à une éventuelle action israélienne.

Damas, qui dispose à la fois d'un arsenal chimique et bactériologique important et de missiles, a récemment menacé Israël d'une « surprise terrible » : peut-être une allusion à l'acquisition de l'ultime échelon non conventionnel : le nucléaire. Mais les experts américains et israéliens n'excluent pas une autre hypothèse, selon laquelle la livraison nord-coréenne était, en fait, destinée à l'Iran. Un transit par la Syrie, via Lattaquié, serait moins repérable qu'un acheminement direct, via le golfe Persique. 

Le 6 septembre, Israël attaque. En recoupant les diverses versions évoquées, à ce jour, par les médias arabes et anglo-saxons, un raid aérien aurait d'abord détruit la surveillance aérienne dans le nord de la Syrie : des appareillages d'origine russe, et peut-être entretenus par un personnel russe. Une autre attaque aurait détruit diverses installations, ou un convoi motorisé, à la base militaire secrète de Daïr az-Zwar. Il semble que cette dernière opération ait été menée par une unité aéroportée ayant parallèlement pour mission de collecter des preuves matérielles d'une implication nord-coréenne. Les Israéliens – un commando du Sayereth Matkal, la force chargée des missions de choc  - auraient tué des « dizaines » de Syriens et de Nord-Coréens, mais n'auraient pas subi eux-mêmes de pertes. 

Conclusions provisoires :
 
  • Premièrement, l'efficacité de l'outil militaire israélien a été à nouveau démontrée, et la capacité de dissuasion d'Israël largement restaurée.
  • Deuxièmement, on peut présumer que la Syrie viole le traité de non-prolifération nucléaire, dont elle est signataire, et prépare délibérément une guerre d'extermination contre Israël.
  • Troisièmement, l'axe du Mal dénoncé par les Etats-Unis depuis 2001 (Syrie, Iran, Corée du Nord) est une réalité.
  • Quatrièmement, ce qu'Israël peut faire en Syrie, une coalition de la liberté dirigée par les Etats-Unis peut le faire en Iran.
  • Cinquièmement, une opération plus ambitieuse, allant jusqu'à l'annihilation complète du potentiel critique, peut sans doute être menée en Iran par Israël, jusqu'à un certain point, ou par une coalition de la liberté.
  • Sixièmement, l'opération israélienne semble avoir bénéficié du soutien turc. Ce qui peut signifier, au choix :
    • que le gouvernement néo-islamiste turc dirigé par Recep Tayyip Erdogan s'oppose, comme d'autres gouvernements musulmans, à l'extrémisme syro-iranien ;
    • qu'il a décidé de se comporter, dans cette crise, en allié fidèle des Etats-Unis, sinon d'Israël, contrairement à ce qui s'était passé en 2003 lors de la guerre d'Irak ;
    • ou que l'armée turque, de tradition nationaliste laïque, conserve une marge d'indépendance vis-à-vis du gouvernement.
  • Septièmement, ces événements renforcent, en France, ceux qui, autour du président Nicolas Sarkozy et du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, prennent au sérieux les menaces non conventionnelles iranienne et syrienne.

© Michel Gurfinkiel
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 06:52
Mis en ligne le 23 septembre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org 

Le mot est lâché. Puisse-t-il avoir, pour faire reculer l’importun, le même effet que l’expression « les chiens sont lâchés » !
 
M. Kouchner (1) ne semble pas connaître le refrain de la chanson de Guy Beart : « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». Mais devons-nous nous taire, nous voiler la face, ou enfouir notre tête dans le sable, comme le firent nos aînés de 1933 à 1939 ?
 
  • Avez-vous vu défiler – au pas de l’oie (2) – les troupes iraniennes ?
  • Les missiles n’ont-ils été construits que pour embellir un défilé militaire ?
  • Par quel moyen – autre que la « Guerre » – compte-t-on effacer un pays de la carte ?
  • Les soutiens militaires de l’Iran à ses affidés d’Irak ne sont-ils pas ceux que l’Allemagne accordait, lors de la guerre – civile – en Espagne ?
  • N’ont-ils pas pour but de créer, eux aussi, un abcès de fixation, d’aménager un temps suffisant pour achever les derniers préparatifs, pour finir de réaliser des armes nucléaires, pour procéder à des exercices, à des tests… Bref, le prélude à la G….
Les mots font souvent peur, car on les croit dotés de magie. Mais, leur omission ne peut cacher une réalité. « C’est toi qui l’as nommé », dit Phèdre, qui pense ainsi conjurer le malheur qui l’accablera.
 
La dissuasion par la négociation ?
 
Des mots, dont trois pays européens (la France de M. Chirac, la Grande Bretagne, et l’Allemagne) se sont payés, en vain, pendant 6 ans - pendant 6 ans, vous lisez bien. « Des mots, des mots… », disait Hamlet – exclamation qu’il faut traduire par un « blablabla », auquel tous nos prétendus négociateurs s’attendaient. Certes, le mot « négociation » paraît apaisant. Mais il s’agit d’une tunique de Nessus [*], et nous continuons à promouvoir le mot et ce qu’il désigne.
 
La réalité est que nous ne conjurerons pas les malheurs qui nous attendent.
 
« La perversion de la cité commence par la fraude des mots » (3). Ainsi nos concitoyens, nos nations démocratiques, nos états civilisés ne croient-ils jamais aux périls, tant ils sont attachés à leur train-train quotidien, à la préservation de leur qualité de vie, à leurs avantages multiples, à la « belle époque ». Peuvent-ils imaginer que d’autres auront les moyens d’y attenter ? Laissons dormir le crocodile, pensent-ils, prenons garde aux mots qui risquent de le réveiller… Quelle illusion, il est éveillé.
 
Faites du rugby, mais ne parlez pas de G…
 
Et c’est ainsi que « les civilisations se suicident » (4).
 
© Gabriel Lévy
 
--------------------------
 
Notes de l’auteur
 
1) Ni M. Fillon pour le mot faillite.
2) Le pas des troupes allemandes avant la G…
3) Platon.
4) Revel.
 
Note de la Rédaction d’upjf.org
 
[*] L’expression, qui constitue la métaphore d’un cadeau empoisonné, fait référence à la légende de la mort d’Hercule, dans d’atroces souffrances, après que son épouse, qu’il avait trompée, lui ait fait endosser une tunique enduite du sang du centaure Nessos (ou Nessus), empoisonné par celui de l’Hydre de Lerne. D’après l’article Nessos, de l’encyclopédie populaire Wikipedia.
 
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 06:24
 Par Guy Millière
© Metula News Agency

Europe fais gaffe







Une maladie de l’âme bien plus vaste est à l’œuvre, elle travaille en faveur du totalitarisme



On célébrait, voici peu, le sixième anniversaire du Onze septembre 2001. A cette occasion, les télévisions et la presse françaises n’ont guère parlé de l’islam radical et du terrorisme islamique, si ce n’est pour dire que l’un et l’autre s’étaient « renforcés » au cours des dernières années, et que la responsabilité de ce renforcement incombait, évidemment, au gouvernement américain et à son « bellicisme ». Certains ont glosé sur les nouvelles vidéos montrant Oussama Ben Laden et sa belle barbe noire. D’autres ont parlé d’ « échec » occidental en Afghanistan et de la nécessité de pousser davantage Israël dans la direction du « processus de paix ». Le rapport du général Petraeus et de l’ambassadeur Crocker sur la guerre en Irak a été escamoté, et s’est trouvé résumé en une seule phrase trompeuse : « les troupes américaines vont commencer à se retirer ». Sous-entendu : il ne fallait pas y aller.


Je ne me fais, depuis longtemps, plus guère d’illusions sur le futur de la France et sur celui de l’Europe, et j’ai souvent parlé, à ce sujet, de crépuscule. Je ne puis m’empêcher de voir en tout cela des signes supplémentaires allant en ce sens. Ne peut-on plus trouver, en effet, un seul commentateur français pour désigner, sans ambages ni circonlocutions, les vrais auteurs et les vrais responsables des attentats qui ont, voici six ans, frappé New York et Washington ? Ne peut-on plus trouver un seul analyste français, susceptible d’être entendu, pour rappeler que les agressions du Onze septembre ont été le point culminant d’une vague d’attentats islamistes, qui avaient commencé précédemment, et qui se sont poursuivis ultérieurement ? Ne peut-on plus trouver quiconque en France pour souligner, par la plume ou devant un micro, que ce sont les Etats-Unis qui ont été attaqués, qu’ils l’ont été parce qu’ils constituent la principale puissance à pouvoir encore défendre la liberté dans le monde, et que l’attaque était un acte de guerre ? Ne peut-on plus trouver personne, en France, pour affirmer, par la plume ou le micro, qu’il s’agit d’une guerre qui a été délibérément déclarée au monde libre par les nouvelles forces du totalitarisme et que cette guerre, il faut la gagner si nous voulons rester libres ? 
 
Tous ceux qui disposent d’une plume ou d’un micro en ce pays pensent-ils que le gouvernement américain est l’ennemi principal, que les « problèmes » essentiels tiennent à ce que les Etats-Unis ne se montrent pas assez aimables avec les terroristes et ceux qui les soutiennent, et à ce qu’Israël ne fait pas assez de concessions ? Ces gens pensent-ils que, pour avoir la « paix », les Européens doivent offrir les Etats-Unis et Israël comme boucs émissaires, et clamer qu’ils sont, eux, Européens, plus accommodants ? De quelle paix s’agirait-il alors ?

La réalité peut se trouver décrite de maintes façons différentes. Nous sommes, incontestablement, dans une guerre, et cette guerre est planétaire, ce doit être dit et redit. Elle peut être définie, comme le fait Norman Podhoretz, dans un livre tout juste publié et sur lequel je reviendrai amplement, comme la « Quatrième Guerre Mondiale ». Elle a été déclarée par l’islamo-terrorisme qui constitue effectivement un nouveau totalitarisme, aux intentions tout aussi meurtrières et génocidaires que les totalitarismes précédents. Elle ne pourra pas s’achever par un traité de paix, ni par des arrangements, des courbettes, mais par une défaite des totalitaristes. 
 
L’Afghanistan est l’un des champs de bataille de cette guerre, l’Irak aussi. Mais le champ de bataille global inclut, en réalité, tout le Proche-Orient et une bonne part du reste du monde. Seuls les Etats-Unis ont la capacité militaire et, jusqu’à présent, la volonté de combattre l’ennemi. Ils ont besoin d’alliés, et les Européens, en toute logique, devraient être ces alliés, car c’est de ce côté que se situe leur seule chance de survivre dignement. Israël est un allié, et les Israéliens savent mieux que les Européens à quel point les Etats-Unis sont précieux pour la survie de la dignité et de la liberté sur cette terre. Tous ceux qui oeuvrent pour la modération et l’ouverture dans le monde arabe et, plus largement, dans le monde musulman, doivent également être considérés comme des alliés. 


La réalité est que la guerre en cours a commencé bien avant le onze septembre 2001, et qu’elle est loin d’être achevée. L’Afghanistan n’est pas stable, les taliban continuent à prendre des otages et à assassiner, mais ils n’ont plus le contrôle du pays et en sont réduits au statut de nuisances. Les dirigeants d’Al Qaida parviennent à survivre, repliés dans quelques enclaves des zones tribales sur la frontière afghano-pakistanaise, mais ils ne disposent plus de bases arrières et de camps d’entraînement ; ils en sont ainsi réduits à envoyer un clip vidéo de manière sporadique pour montrer qu’ils ne sont pas morts et qu’ils disposent encore d’un peu de matériel de réalisation audiovisuelle (et un peu de henné pour se teindre la barbe) dans les caves où ils se terrent. 
 
La situation en Irak, comme l’ont expliqué Petraeus et Crocker, s’améliore, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour al Qaida, non plus que pour les fanatiques qui dirigent l’Iran, pour la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Les dirigeants du parti Démocrate américain trouvent, eux aussi, hélas, que ce n’est pas une bonne nouvelle, puisqu’ils ont misé toute leur stratégie électorale de 2008 sur le défaitisme actif, et c’est là une attitude honteuse dont le souvenir devrait les hanter longtemps. Les ennemis des Etats-Unis, d’Israël et de la liberté considèrent tous que ce n’est pas une bonne nouvelle.  


Je ne peux, jusqu’à preuve du contraire, faire autrement que dévisager ceux, omniprésents dans les médias français, qui glosent sur le terrorisme islamique comme s’il s’agissait d’un problème extérieur à l‘Europe. Un problème susceptible d’être réglé par quelques opérations de police ou de diplomatie. Ces journalistes et analystes se conduisent comme s’ils avaient rejoint le camp de l’ennemi. 


Je ne puis faire autrement que penser que ceux qui parlent avec dédain des opérations en Afghanistan, ceux qui travestissent les faits concernant l’Irak, ceux qui se montrent prêts à exercer toutes les pressions sur Israël, ceux qui souhaitent visiblement une défaite américaine, ceux qui se refusent à parler du totalitarisme qui nous fait face, et de son cortège d’opprimés authentiques  aspirant à la liberté, ont déjà rejoint le camp de l’ennemi. Si c’est par inconscience ou par imbécillité, je leur dirai ici qu’il leur reste une chance d’ouvrir les yeux, et je leur demande instamment de le faire. S’ils se refusent à ouvrir les yeux, c’est que, en dépit des apparences, leurs yeux ne sont pas fermés et qu’ils savent quelle cause ils servent. Cela, en ce cas, doit être porté au grand jour, au regard de tous. 


Non, je ne me fais plus guère d’illusions sur l’avenir de la France et sur celui de l’Europe. J’ai accueilli comme un signe positif, en France, l’élection de Nicolas Sarkozy et la nomination de Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères, mais cela ne saurait suffire pour changer véritablement les choses. Une maladie de l’âme bien plus vaste est à l’œuvre, elle travaille en faveur du  totalitarisme. Pour le malheur de l’Europe, cette maladie s’est installée dans les têtes de la majeure partie de ceux qui écrivent, parlent dans les médias et émettent des commentaires. Les populations, sous informées ou désinformées, subissent leur vice, et peuvent en venir à adopter des réflexes très malsains. Antiaméricanisme et antisémitisme, pusillanimité et myopies remontent de toutes parts et rapprochent davantage l’Europe de l’achèvement d’un processus suicidaire d’ores et déjà très engagé.
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 06:20

Les forces d'élite israéliennes ont saisi du matériel nucléaire nord-coréen lors d'un raid dans une base militaire secrète en Syrie mené avant l'attaque aérienne de l'État hébreu le 6 septembre, affirme dimanche le Sunday Times.

Selon le journal britannique citant des sources bien informées, le matériel, saisi dans un complexe situé près de Deir-Ezzor au nord-est de la Syrie, a été examiné en Israël et provient de Corée du Nord.

Israël surveillait le site syrien depuis des mois selon des sources israéliennes citées par le journal, qui ne donne toutefois pas d'indications sur la date de la mission menée par le commando Sayeret Matkal ni le type de matériel saisi.

Un responsable américain cité sous le couvert de l'anonymat par le Sunday Times ajoute que le gouvernement américain a fourni des preuves d'activités liées au nucléaire avant d'autoriser l'attaque aérienne des avions F-15 de l'armée israélienne.

Le raid du commando israélien a été dirigé directement par Ehud Barak, ancien commandant de cette unité d'élite, qui avait le site syrien en ligne de mire depuis sa prise de fonction au poste de ministre de la Défense le 18 juin, précise le journal.

La Maison-Blanche a réaffirmé vendredi avoir une «vue réaliste» de la Corée du Nord mais s'est refusée à commenter une attaque de l'État hébreu contre une coopération nucléaire entre Damas et Pyonyang, qui mettrait à mal les efforts américains pour le désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

Le régime communiste nord-coréen a pour sa part démenti toute collaboration nucléaire avec la Syrie alors qu'Israël a gardé un silence total sur ce raid, dénoncé par Damas.

Les informations sur les événements du 6 septembre restent très fragmentaires et certains médias ont rapporté que les frappes israéliennes ne visaient pas un site dédié au nucléaire, mais à des missiles et qu'Israël avait averti durant l'été le président Bush que les Syriens développaient un site nucléaire avec l'appui de la Corée du Nord.

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 06:12
Par Charles Krauthammer | Jewish World Review - Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Le 6 septembre, quelque chose d’important est arrivé dans le Nord de la Syrie. Le problème est que personne ne sait exactement quoi. A l’exception des participants, et ils ne parlent pas. Nous savons que Israël a réalisé une frappe aérienne. Comment savons-nous que c’était important ? Parce que en Israël, où laisser " fuiter " est une forme d’art, même les mieux informés n’ont aucun indice. Ils me disent qu’ils n’ont jamais vu de secret aussi bien gardé.

 

Ce qui suggère que, quoi qu’il se soit produit près de Dayr az Zawr, ce n’était pas une intrusion accidentelle dans l’espace aérien syrien, pas un vol d’essai pour une attaque sur l’Iran, pas une frappe sur quelque cible conventionnelle telle qu’une base des Gardes de la Révolution iranienne, ou une cargaison d’armes destinée au Hezbollah au Liban.

Une preuve indirecte souligne que c’était une attaque sur une installation nucléaire fournie par la Corée du Nord.

Trois jours avant, un cargo battant pavillon nord-coréen a mis à quai dans le port syrien de la ville de Tartous un chargement de " ciment ". Longue route pour du ciment ! Pendant ce temps, un officiel de rang très élevé au département d’Etat a prévenu que "iI pourrait y avoir eu des contacts entre la Syrie et certains fournisseurs secrets d’équipement nucléaires". Trois jours plus tard, la réunion à six partenaires sur le démantèlement des installations de la Corée du Nord, programmée pour le 19 septembre a été soudain retardée, officiellement par la Chine, et très certainement sur l’ordre de la Corée du Nord.

A l’exception des suspects habituels - la Syrie, l’Iran, la Libye et la Russie - seuls deux pays ont manifesté de fortes protestations contre la frappe israélienne : la Turquie et la Corée du Nord. Pour la Turquie, on peut comprendre. Son armée peut avoir autorisé un corridor de survol à Israël sans même l’avoir déclaré au gouvernement islamiste civil. Mais la Corée du Nord ? En quoi cela concerne-t-il la Corée du Nord ? A moins que ce n’ait été l’installation nord-coréenne qui ait été frappée.

Ce qui provoque des alarmes pour plusieurs raisons. D’abord cela saperait tout le processus de désarmement nord-coréen. Pyongyang pourrait bien vendre son truc à d’autres Etats voyous ou peut-être le cacher juste le temporairement à l’étranger, en autorisant ostensiblement le retour des inspections à domicile.

Ensuite, il y a des implications menaçantes pour le Moyen-Orient. La Syrie a depuis longtemps des armes chimiques - Lundi dernier, l’hebdomadaire de défense " Jane " a rapporté un accident qui a tué des douzaines de Syriens et d’Iraniens chargeant une tête balistique de gaz innervant sur un missile syrien - mais Israël ne tolèrera pas une Syrie nucléaire.

Les tensions sont déjà extrêmement élevées du fait que l’Iran se précipite la tête la première vers le nucléaire. En repoussant les sanctions et une possible action militaire, le président Mahmoud Ahmadinejad a choisi une campagne radicalement agressive pour assembler, déployer, afficher et activer en partie les vassaux de l’Iran au Moyen-Orient arabe.

(1) Le Hamas lançe des roquettes sur les villes et les villages israéliens au-dessus de la frontière depuis la bande de Gaza. Son intention est de provoquer la réaction israélienne, avec de préférence une attaque terrestre sanglante et télégénique.

(2) Le Hezbollah lourdement réarmé de roquettes iraniennes, transférées à travers la Syrie, pour se préparer au prochain round de combat contre Israël. La troisième guerre du Liban, désormais inévitable, attend juste l’ordre de Téhéran.

(3) La Syrie, seul Etat arabe client de l’Iran, rassemblant ses forces à travers les Hauteurs du Golan de l’autre côté de la frontière avec Israël. Et mercredi dernier, un autre membre anti-syrien du Parlement libanais a encore été assassiné lors d’un énorme attentat à la voiture piégée.

(4) La force al-Qods des Gardiens de la Révolution iranienne forme et équipe les milices extrémistes shiites à l’utilisation des ’dispositifs explosifs improvisés’ [IED] et des roquettes contre les troupes américaines et irakiennes. L’Iran aide aussi les Taliban à attaquer les forces de l’OTAN en Afghanistan.

Pourquoi l’Iran fait-elle cela ? Parce qu’elle a l’oeil dans une seule direction : la bombe. Elle a besoin d’un peu plus de temps, sachant que dès qu’elle maîtrisera le nucléaire, elle sera la superpuissance régionale et aura l’hégémonie sur le Golfe persique.

Les atouts de l’Iran à Gaza, au Liban, en Syrie et en Irak sont plein d’assurance et prêts. Le message d’Ahmadinejad est celui-ci : si quiconque ose attaquer nos installations nucléaires, nous activerons totalement nos vassaux, déclenchant une destruction sans freins sur Israël, les Arabes modérés, l’Irak et les intérêts des USA - en plus du ’banal’, comme le minage du Détroit d’Ormuz, et le déclenchement d’une crise pétrolière aiguë et d’une récession mondiale.

C’est un jeu avec des périls extrêmement élevés. Le délai de la fenêtre d’opportunité est étroit. En certainement moins de deux ans, Ahmadinejad aura la bombe.

Le monde n’est pas du tout prêt à acquiescer. Le nouveau Président français a déclaré un Iran nucléaire " inacceptable ". Le Ministre français des Affaires Etrangères a prévenu que : " il est nécessaire de se préparer au pire " et " le pire, c’est la guerre, monsieur ".

Ce qui rend pour le moins urgent que des sanctions puissantes frappent le régime iranien. Des sanctions n’arrêteront pas Ahmadinejad. Mais il y en a d’autres parmi l’élite iranienne qui pourraient l’arrêter, ainsi que le programme nucléaire, avant que le volcan n’explose. Ces élites rivales peuvent bien être radicales, mais elles ne sont pas suicidaires. Et elles croient, avec raison, quels que soient les dommages que la folie apocalyptique d’Ahmadinejad peuvent infliger à la région et au monde, aux ’Croisés’ et aux Juifs, aux infidèles et aux croyants, que le résultat certain d’une telle éruption sera l’enterrement de la république islamique d’Iran sous les cendres.


http://jewishworldreview.com/cols/krauthammer092107.php3

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 22:56
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 07:04

Un rappeur « Habad » : Shmoolik ,  sa chanson est inspirée d’une chanson de Gainsbourg.

les-enfantsdisrael.jpg

Cliquer sur l'image pour voir le clip

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 05:45

 

par Joel Fishman pour l'édition chrétienne de Jerusalem Post Octobre 2007

 
 
L'auteur, Dr. Joel Fishman est membre du Centre de Jérusalem pour des Affaires Publiques ; www.jcpa.org
 
Edition chrétienne du Jerusalem Post
Octobre 20007
Critique de livres
 

Palestine : la paix, pas l'apartheid par Jimmy Charretier, New York : Simon & Schuster, 2006, 265 pp.

 

"Toutes les enquêtes dans le pays entier montrent que les médecins choisissent en majorité de fumer des Camel !"

C'était il y a bien longtemps le texte d'une publicité figurant dans un très ancien magazine américain, qui montrait un médecin en blouse blanche, une cigarette à la main, affirmant :
"Les médecins de toutes les branches de la médecine ont été interrogés," 'Quelle marque de cigarette fumez-vous ?' La marque Camel était la plus fréquemment citée !"
C'est un exemple d'utilisation de "l'autorité d'une tierce partie" pour plaider en faveur d'un client, une technique développée par Edward Lewis Bernays (1891-1995), le fondateur des relations publiques, qui était aussi le neveu de Sigmund Freud. Bernays avait remarquablement réussi en appliquant cette méthode pour promouvoir le lard. Il mena une enquête auprès de médecins et donna une large audience à leur recommandation d'encourager les gens à prendre des petits déjeuners copieux composés de lard et d'œufs.

Ce clin d'œil à l'histoire de la publicité convient tout à fait à Palestine : la paix, pas l'apartheid qui vient d'être réédité dans un format broché, parce que son auteur Jimmy Carter a eu recours à "l'autorité d'une tierce partie" à l'appui de la cause palestinienne. Il prétend s'exprimer au nom de la morale irréprochable du vénérable homme d'État et homme d'honneur qu'il est, mais il se comporte en réalité, plus ou moins comme ces médecins et ces publicitaires qui vantent les bénéfices de la nicotine et du cholestérol.

Il n'est pas indispensable de parler ici des faiblesses intellectuelles du livre de Carter parce que son ancien collègue, le professeur Kenneth Stein de l'Université d'Emory, l'a déjà fait dans un article publié au printemps 2007 dans Middle East Quarterly.

Néanmoins, pour mesurer la portée de ce livre, il faut s'approprier le contexte dans lequel il a été élaboré et le message qu'il véhicule. Il a plusieurs objectifs ; d'abord réanimer l'intérêt de l'opinion pour la cause palestinienne et puis saper le soutien des Chrétiens à Israël.

Carter cite Martin Luther King, qui avait observé à l'époque que la pire chose qui puisse arriver au mouvement des droits civiques, c'est que les gens le trouvent lassant : c'est exactement ce qui est advenu à la cause palestinienne. Bien que ses admirateurs puissent voir les choses autrement, le grand public connait la corruption palestinienne, la violence et l'anarchie interne, la destruction des serres et la profanation des synagogues après le désengagement de Gaza. Il connait aussi leurs constantes incitations à la haine antisémite. Depuis la publication de son livre, le public en a appris davantage sur "Farfour", un double de Mickey, qui préconisait les attentats-suicide dans une série télévisée pour enfants du Hamas. Il a eu connaissance de la pratique étrange de ce groupe qui consiste à précipiter ses adversaires du haut des immeubles. 

En choisissant la violence, les Palestiniens se sont enfermés dans une impasse, et leur revendication de justice et de solidarité est devenue beaucoup moins audible. En août 2000 à Camp David, Yasser Arafat a refusé un accord de paix avec Israël et laissé passer le coche. En lieu et place, il a lancé la deuxième Intifada. Quelques années plus tard, le premier ministre Ariel Sharon a imaginé une réponse mesurée : le retrait de Gaza et la construction d'une barrière de sécurité, combinés à des opérations offensives contre le terrorisme palestinien. Bien que de nombreux Israéliens aient détesté le retrait de Gaza, le message que Carter répand, c'est que son résultat final pour les Palestiniens a été de transformer Gaza en une prison, la plus grande du monde: il diffuse ainsi les grands axes de la propagande palestinienne élaborés à Ramallah jusqu'à San Francisco. Par exemple, le titre du chapitre 16 est : "Le mur comme prison.

Le message de Carter est identique à celui de la littérature pro-palestinienne omniprésente, en particulier pour l'accusation de racisme des Israéliens qui est incorporé dans le terme nauséabond d' "apartheid." C'est la défunte Union soviétique qui introduisit la première ce qualificatif à propos d'Israël lors d'une conférence internationales sur les Droits des Femmes tenue à Mexico en juin 1975. Comme l'a noté l'historien Bernard Lewis, la Déclaration sur l'Égalité des Femmes qui en est issue "souligne à plusieurs reprises la participation des femmes dans la lutte contre le néocolonialisme, l'occupation étrangère, le sionisme, le racisme, la discrimination raciale et la ségrégation." 

De même, dans une émission en langue anglaise du 5 juillet 1977, l'agence TASS (l'agence de presse soviétique officielle) rapportait : "si en RSA [République sud-africaine], les noirs étaient parqués dans de soi-disant Bantoustans, craignant pour leur vie, phénomène inexistant dans les zones exclusivement blanches, dans l'Israël sioniste les citoyens arabes sont obligés de vivre dans des zones spéciales, des réminiscences des ghettos juifs de la période nazie " (souligné dans l'original). 

De plus, le 23 août 1977, TASS publiait l'information suivante :
"Tel Aviv et Pretoria sont similaires, l'apartheid dans la République sud-africaine et le sionisme en Israël ne sont que des étendards différents du racisme.

L'accusation d' "apartheid" appartient indiscutablement à la lignée des slogans qui stigmatisent le sionisme comme une forme de racisme. Alors que Carter illustre à peine l'accusation d' "apartheid" dans son livre, sa démarche est perverse. Il emploie ce qualificatif en évidence dans son titre, et la couverture affiche très visuellement un Carter songeur d'un côté et la barrière de séparation de l'autre. Mais pourquoi un ancien président américain utilise-t-il le vocabulaire de la propagande soviétique d'incitation à la haine, alors qu'il s'agissait d'un empire totalitaire, en faillite morale, qui avait supprimé les droits de l'homme, parqué des populations nombreuses dans des camps de travail esclavagistes et interdit le culte chrétien ? Si le choix des mots définit l'homme, on est fondé à se demander : quel genre d'homme est-il ? 

Selon les critères de l'Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) qui a publié en mars 2004 une "Définition de l'antisémitisme," les accusations de Carter pourrait bien être caractérisées comme antisémites. Voici des exemples de critique d'Israël qui relèvent de l'antisémitisme selon cette définition : 

  • La négation du droit du peuple juif à l'autodétermination, quand il prétend que l'existence d'un État d'Israël est une entreprise raciste.
  • L'application de doubles normes quand il exige de la part de cet État un comportement ni espéré, ni requis de toute autre nation démocratique.
  • La comparaison entre la politique israélienne contemporaine et celle des nazis.
  • Le fait de tenir les Juifs collectivement responsables des actions de l'État d'Israël. 
La Palestine : la paix, pas l'apartheid peut franchir la ligne rouge non seulement parce qu'il profère l'accusation de racisme, mais également parce qu'il applique un système de doubles normes. En outre, il reprend le mythe du contrôle des média par les Juifs américains. Enfin, "la Chronologie historique" de ce livre supprime les Juifs de la scène de l'Histoire, de la défaite essuyée lors de la révolte de Bar Kochba contre les Romains en l'an 135 jusqu'à la déclaration de Balfour en 1917. 

Naturellement, un livre de ce genre reflète les préoccupations personnelles de son auteur. Par exemple, Carter montre qu'il a mauvaise conscience à propos de la façon dont les Indigènes américains ont été traités en Géorgie, son État : 

Je dois admettre qu'à ce moment-là, j'ai mis un signe égal entre l'expulsion des Palestiniens de leurs anciens foyers dans l'État d'Israël et le départ forcé de la tribu indienne Lower Creek de la terre de Géorgie où notre famille s'est maintenant installée ; ils avaient été déplacés à l'ouest, dans l'Oklahoma, dans la "Vallée des larmes" [en 1838] pour faire de la place à nos ancêtres blancs (pages 27-28)
Une brève recherche nous apprend que l'histoire des rapports entre le gouvernement américain et les indiens de la tribu Lower Creek fut celle d'une dépossession, de traités violés, et de souffrances humaines profondes. Une grande injustice a été commise, et si Carter voulait vraiment faire une bonne action, il rechercherait les descendants des indiens de la tribu Lower Creek, prierait pour leur pardon, et leur rendrait leurs terres. Le problème est que si jamais il le faisait, ses voisins des Grandes Plaines le rouleraient "dans le goudron et dans les plumes" (1). 

Il est beaucoup plus facile de taire ses sentiments pesants de culpabilité personnelle et de les faire porter à Israël, mais il s'agit là d'un acte de poltronnerie morale. Néanmoins, la comparaison de Carter est erronée. À l'origine c'était les Juifs, et pas les Arabes, qui furent expulsés de leur terre. Ils sont revenus pour demander ce qui leur appartient légitimement. Dans ce cas-ci, ce sont les Juifs qui sont les "Indigènes américains" du Moyen-Orient, et leur tribu a un nom. C'est celui de Juda. 

Depuis le confortable Carter Center, situé au cœur de la Géorgie, - qui dans notre mémoire a vraiment pratiqué le racisme, c'est le seul État de l'Union où un Juif a été lynché (Léo Frank en 1915), - il est facile et peu coûteux de rechercher des opportunités de "faire la paix," de "combattre le mal," et de "faire naître l'espoir." sur des terres éloignées. Il est beaucoup plus aisé de blâmer l'État d'Israël et les Juifs américains parce qu'ils défendent une société israélienne ouverte qui, en dépit de ses imperfections, a gagné une solide réputation pour l'impartialité de sa justice, ses libertés religieuses et ses pratiques humanitaires. 

La cause palestinienne peut avoir certains mérites, mais ses avocats doivent encore faire la preuve d'un travail honnête qui n'omet pas des faits critiques, ne trafique pas l'information, et ne contient pas de purs mensonges.

(1) C'est le traitement que les Cow boys du Far West pratiquaient en guise de punition N du T
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 05:41
par Frédéric Encel, directeur de recherches à l’Institut français de géopolitique, pour Libération mercredi 19 septembre 2007

 

Thème : International
 
 

L’enrichissement d’uranium par Téhéran constitue-t-il une menace pour la France et l’Europe ?

Parmi les décisionnaires iraniens, il en est qui sont mus par des objectifs eschatologiques où la lutte religieuse est l’impératif subordonnant tous les autres. Une lutte incluant non seulement la destruction d’Israël mais aussi celle des valeurs du monde des «croisés», autrement dit des chrétiens, comme l’illustrent des manuels d’enseignement iraniens.

Hélas, pour certains observateurs, un Iran nucléarisé ne concernerait au fond que les adversaires désignés du régime des mollahs. Plus explicitement, il s’agirait d’un problème irano-israélien ou irano-arabe à régler entre des protagonistes locaux. Dans cette logique rassurante, les Européens et les autres nations en dehors du Moyen-Orient n’auraient guère à intervenir dans des contentieux ne les regardant pas.

Or rien n’est plus erroné qu’une telle démarche. Par méconnaissance des enjeux géopolitiques, mauvaise foi ou complaisance vis-à-vis de Téhéran, ceux qui militent pour le renoncement à toute exigence quant à l’interruption de l’enrichissement d’uranium par l’Iran rendent un bien mauvais service à la cause de la paix, pour plusieurs raisons.

Autour de l’Iran, plusieurs États solidement ancrés à l’Occident - et excellents fournisseurs et clients de l’Union européenne - attendent de la «troïka» (formée par l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France) qu’elle exerce des pressions sur le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad à la mesure de sa puissance économique. Clairement, si l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Pakistan ou encore, et surtout, la Turquie, devaient être déçus par une Union incapable de faire entendre sa voix sur leur cauchemar commun, à savoir la bombe iranienne, il y a fort à parier qu’ils quitteraient le giron occidental.

Potentiellement désastreuse sur le plan commercial, une telle perspective le serait tout autant au niveau politique : Islamabad rejoignant le giron «protecteur» chinois, Riyad et les pétromonarchies du Golfe se cristallisant sur une ligne intra-islamique, et Ankara abandonnant définitivement le pôle d’attraction européen pour rejoindre… la Russie.

En second lieu - et ce point est plus fondamental encore -, si Téhéran obtenait la bombe, celle-ci serait hautement «proliférante». Alors que la Corée du Nord vient officiellement d’abandonner son programme d’enrichissement d’uranium au seuil de l’acquisition de la bombe, l’Iran apparaît comme un véritable verrou ; vraisemblablement le dernier quant à la non-prolifération. Qu’on en juge plutôt… Déjà en décembre 2006 - sans précédent -, le Conseil de coopération du Golfe (regroupant les sept pétromonarchies arabes de la péninsule) annonçait le lancement d’un programme de recherches nucléaire.

Quelques mois auparavant, l’Égypte avait annoncé son intérêt pour le «nucléaire civil», tandis que le Pakistan voisin indiquait vouloir développer ses vecteurs face «à la menace grandissante du nucléaire iranien»… Parce que arabe, monarchique, sunnite et rivale pétrolière, l’Arabie Saoudite proliférera grâce à ses moyens financiers et ses ingénieurs pakistanais en cas d’obtention de la bombe par l’Iran perse, antimonarchique et chiite. Parce que rivale de l’Iran dans le Caucase et sur la question kurde, la Turquie nationaliste proliférera. Parce que rival religieux (sunnite) et politique (Baloutchistan), le Pakistan - déjà possesseur de la technologie nucléaire militaire - accroîtra ses capacités…

Comment les Européens peuvent-ils imaginer pouvoir assurer leur sécurité à moyen et long terme dans une telle course aux armes de destruction massive au Moyen-Orient ?

En troisième lieu, la géographie est têtue. Non seulement le risque de conflagration régionale qu’impliquerait la bombe iranienne - et la prolifération qui s’ensuivrait - concernerait au premier chef les intérêts européens vitaux (pétrole, déstabilisation interne, etc.), mais encore plusieurs États du sud-est de l’Union se situeraient immédiatement dans le rayon d’action des missiles iraniens Shihab-3 ! Enfin, quid de la prolifération non étatique ?

Déjà convaincue d’avoir trempé dans de nombreux actes terroristes dans le monde (Liban, France, Argentine, etc.), la république islamique d’Iran pourrait se doter d’un moyen de coercition supplémentaire, notamment contre l’Europe, en offrant des «bombes sales» à des groupes terroristes. La guerre de l’été 2006 entre Israël et le Hezbollah a donné un aperçu des capacités balistiques du mouvement chiite pro-iranien libanais ; la détermination criminelle de groupes tels que les talibans ou Al-Qaeda ayant déjà offert par ailleurs des perspectives inquiétantes.

Au final, faire croire que la bombe aux mains de l’Iran du tandem Khamenei-Ahmadinejad ne concernerait que Washington, Jérusalem et une ou deux capitales arabes sunnites relève de l’irresponsabilité. Tant en raison d’une déstabilisation régionale inévitable que d’un risque majeur de prolifération atomique, la perspective d’une nucléarisation de l’Iran doit impérativement être rejetée par la communauté des nations, qui, en l’occurrence, joue dans ce dossier son avenir.

Pourvu que la chancelière Angela Merkel, le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre Gordon Brown demeurent convaincus du bien-fondé des sanctions économiques qui, déjà, semblent porter des fruits prometteurs.
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Published by Haim - dans Iran
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