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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 06:05

Le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, s'insurge contre l'ouverture d'un colloque sur l'Holocauste en Iran.

 

Le chef du gouvernement Israélien, Ehoud Olmert, s'est insurgé contre la "haine maladive" de Théhéran contre l'Etat hébreu, lundi 11 décembre, avant son arrivée à Berlin.

La conférence révisionniste sur l'Holocauste qui débutait, lundi, à Téhéran, "traduit la profondeur de la haine maladive" du régime iranien envers Israël, a dénoncé Ehoud Olmert à la presse. En visite en Allemagne, avant de se rendre à Rome et au Vatican mercredi, le Premier ministre a appelé tous les pays, "non seulement à se dissocier de l'Iran mais de tous ceux qui participent" à ce forum. Un peu plus tôt, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait qualifié de "mythe" la réalité de l'Holocauste.

De nombreuses critiques s'élèvent contre ce colloque de deux jours, intitulé "Etude de l'Holocauste : une vision mondiale", notamment en Allemagne, à cause de l'intention de ses organisateurs de mettre en doute l'ampleur de la Shoah (l'extermination des juifs par les nazis durant la deuxième guerre mondiale). La conférence réunit notamment des universitaires et chercheurs européens, des rabbins antisionistes et l'ancien représentant républicain de Louisiane David Duke, dirigeant du Ku Klux Klan, qui a remercié l'Iran pour avoir organisé une telle rencontre.

Initiative de Mahmoud Ahmadinejad

"Le but de cette conférence n'est pas de nier ou de confirmer la réalité de l'Holocauste", a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, dans son discours d'ouverture. "L'objectif principal, c'est de donner l'occasion de s'exprimer à des penseurs qui ne peuvent pas le faire librement en Europe."

S
elon les autorités iraniennes, 67 chercheurs originaires d'une trentaine de pays participent à la conférence de Téhéran.
L
'idée de cette réunion est venue du président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui, depuis son arrivée au pouvoir en août 2005, a parlé à plusieurs reprises de l'Holocauste comme d'un "mythe" et a dénoncé la "tumeur" que constitue, selon lui, l'Etat d'Israël au Proche-Orient.
En visite en France, le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres a qualifié de "répugnants menteurs" les participants à la conférence.

"Il s'agit d'ayatollahs extrémistes qui nous ramènent vers les sombres jours où des gens étaient brûlés et où des livres étaient brûlés", a-t-il dit devant les étudiants de l'Institut d'études politiques de Paris.

La veille, le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy avait fait part de son "inquiétude" à l'annonce de la conférence. "S'il devait s'agir de propager des idées négationnistes et révisionnistes, la France ne pourrait que la condamner avec la plus grande fermeté", avait-il dit.

Rabbins antisionistes

Les participants à cette conférence sont notamment appelés à se pencher sur les sujets suivants: "Holocauste: suites et exploitation", "Démographie: démenti ou confirmation?" 

Parmi eux figurent quelques rabbins en long manteau et chapeau noirs, certains portant des autocollants montrant le drapeau israélien barré d'une croix.

"Nous sommes venus pour donner le point de vue des juifs orthodoxes sur l'attitude à adopter à propos de l'Holocauste", a dit le rabbin Ahron Cohen. "Nous disons qu'il y a eu un Holocauste, nous lui avons survécu. Mais il ne peut en aucune manière être utilisé pour justifier les injustices qui frappent les Palestiniens."

La conférence est vivement critiquée par la communauté juive d'Iran, a rappelé Moris Motamed, unique député juif au parlement iranien.

"Nier l'Holocauste est une immense insulte", a-t-il dit à Reuters. "En tenant cette conférence, le gouvernement insulte encore la communauté juive."
Le mois dernier, un Marocain a reçu le premier prix d'un concours international de caricatures sur l'Holocauste organisé en Iran, initiative qui a soulevé l'indignation en Israël, en Occident et parmi les organisations juives. Le journal à grand tirage iranien Hamchahri avait lancé la compétition en février dans l'intention de récompenser la meilleure caricature prenant pour sujet l'Holocauste.

Ce concours était une riposte à la publication de caricatures du prophète Mahomet dans un journal danois et d'autres titres de presse européens, qui avait suscité un mouvement de colère dans le monde musulman. (avec Reuters)

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 06:00
Ambassade d’Israël en France, service Information

Israël condamne avec force l’initiative éhontée prise par le gouvernement iranien de convoquer une « conférence » sur le déni de la Shoah. La Shoah a déjà été ridiculisée par l’Iran lors de son « concours de caricatures sur la Shoah » et par son Président Ahmadinejad qui appelle, sans relâche, à la destruction d’Israël.

En convoquant toute la lie des négationnistes et des révisionnistes, le Président iranien entend donner un vernis de légitimité à sa théorie selon laquelle « la Shoah est un mythe ». Ce faisant, il foule aux pieds le génocide le plus extrême de l’histoire de l’humanité, et par conséquent la notion même d’universalité des droits humains, notion développée par la communauté internationale après – et à cause de - la Shoah.

Comme le déclarait la ministre israélienne des Affaires étrangères Tsipi Livni : « La mémoire de l’Holocauste est essentielle pour la communauté internationale tout entière, et non seulement pour Israël et le peuple juif. En déniant la Shoah, le Président d’Iran cherche à donner une légitimité à son intention déclarée de détruire Israël et de répandre sa doctrine extrémiste, à l’encontre des valeurs du monde libre. Le monde doit s’unir autour d’une parole claire et d’actions pour que les mots « Plus jamais ça ! » aient un sens ».

En Janvier 2005, lors de la commémoration du 60ème anniversaire de la libération d’Auschwitz, Kofi Annan rappelait que « l’ONU ne doit jamais oublier qu’elle a été créée en réponse au mal du nazisme et que les horreurs de l’Holocauste ont contribué à définir sa mission. (…) Nous devons être attentifs à toute résurgence de l’antisémitisme et être prêts à agir contre les nouvelles formes [d’antisémitisme] qui apparaissent aujourd’hui ». Nous sommes aujourd’hui au temps de l’action.

Ce n’est pas pour rien que Mahmoud Ahmadinejad réaffirme sans cesse que « le mythe de l’Holocauste » a été « utilisé par les Européens pour créer un Etat juif au coeur du monde islamique ». Car il faut bien relier cette entreprise négationniste à son souhait de « rayer Israël de la carte ».

L’ancien Président Rafsandjani (1989-1997) – soi-disant modéré – assénait en 2001, à l’université de Téhéran : « L’utilisation de l’arme atomique contre Israël détruira tout ce qui se trouve sur son sol, alors qu’elle [une riposte nucléaire israélienne] ne ferait qu’endommager le monde islamique ».

Ahmadinejad ne dit pas autre chose, et tout en niant la Shoah, il prépare le génocide d’un Etat membre de l’ONU. Une telle position contredit non seulement la Convention sur la Prévention et la Punition du Crime de Génocide adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 8 décembre 1948, mais met également en danger la civilisation tout entière.

Lire le dossier : « L’Iran et Israël (et l’Occident) »
Lire la traduction intégrale du discours d’Ahmadinejad lors de la conférence en Iran : « Le monde sans sionisme » (26 octobre 2005)
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 07:00
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:50

Tom Teepen, pour Star Tribune Minneapolis, 7 décembre 2006
Titre original : Before blaming Israel for everything
Traduction : Objectif-info

Les Israéliens ont essayé d’engager un rapprochement avec les Palestiniens, mais ils se sont heurtés à une fin de non recevoir.

Au moment où des charognards et des oiseaux de proie entourent l'Irak, on s’accorde dans certains milieux à désigner l’origine des difficultés : Israël !

Vous vous souvenez, n’est-ce pas, du jour où Israël a commencé cette guerre ? Est-ce quand il a mélangé l’eau et le feu des sectes sunnites et chiites de l’Islam, avant que l'Israël moderne soit même une lueur dans les yeux des sionistes ? Vous vous rappelez sans doute aussi du moment où Israël a provoqué l’attaque de l'Irak contre l'Iran dans une guerre qui allait durer huit ans, où il a poussé l’Irak a lâcher ses chiens contre le Koweït, où il encouragé la famille royale Saoudite à financer des écoles musulmanes extrémistes qui allaient alimenter le terrorisme d’Al-Qaïda. Vous vous souvenez du jour où Israël a incité l'Iran à se doter d’armements nucléaires pour qu’il puisse "rayer Israël de la carte."

Israël, voyez-vous, n’a pas le moindre sens de ses intérêts.

C’est ainsi que le premier ministre britannique Tony Blair, un chorus de clubs de réflexion, et l'ancien Président Jimmy Carter, qui vient de lancer l’accusation d’apartheid contre Israël à titre de galop d’essai, ont déclaré tous en même temps que la stabilisation du Moyen-Orient musulman exige au préalable la résolution du conflit israélo-palestinien.

Ils ont marqué la moitié d'un point. Le Président Bush avait été à l’encontre d’une politique américaine constante depuis des générations en laissant cette question éruptive en l’état, sans exercer sa médiation. L’exaspération qui s’en est suivie ébranle toute la région.

Mais placer le problème israélo-palestinien, aujourd’hui dans un cul-de-sac, au centre du processus de paix au Moyen-Orient conduirait encore une fois à esquiver les véritables questions.

Ce qui va de travers au Moyen-Orient irait pareillement de travers si les Nations Unies n'avaient pas créé Israël. Des causes bien plus pertinentes des problèmes actuels sont à rechercher dans des ressentiments très anciens, l'effondrement de l'empire Ottoman en 1908, le gâchis introduit par les puissances coloniales et la promotion de l'extrémisme arabe par les Nazi et les Soviétiques dans la période de la deuxième guerre mondiale et de la guerre froide.

D’abord, les Juifs, et Israël par la suite, ont servi un peu partout d’excuse à l’incapacité des satrapes, des hommes providentiels, et des baronnies pétrolières du Moyen Orient, d’édifier une région conforme aux intérêts des peuples qui y vivent.

Tout accord israélo-palestinien est resté dans les limbes depuis la partition par les Nations Unies du vieux mandat britannique, en 1947. Les Arabes ont toujours préféré la romantique "lutte armée" à la création d’un État palestinien dont l’avènement ne signifierait pas l’élimination d’Israël.

Les implantations israéliennes à Gaza et en Cisjordanie ont été réalisées de façon aveugle. Israël a quelquefois posé des conditions préalables excessivement sévères aux négociations ; à des moments clé, il n’est pas parvenu à consentir les petites concessions qui auraient pu aider les Palestiniens modérés.

Mais les trois derniers chefs de gouvernement israéliens ont soutenu la création d'un État palestinien. Israël s'est retiré du Liban et de Gaza ; il a récolté en retour un petit État Hezbollah terroriste au Liban et un gouvernement terroriste du Hamas à Gaza.

Le premier ministre Ehud Olmert vient de proposer de libérer des centaines de prisonniers palestiniens, de lever les séquestres sur des fonds correspondant à produits fiscaux gelés, de réduire le nombre de check points, et de reprendre le démantèlement des implantations israéliennes en Cisjordanie, si une Autorité palestinienne désireuse de paix s’engageait dans des négociations pour un État palestinien.

Dans l'hypothèse peu probable où une large négociation sur Moyen-Orient pourrait s’ouvrir, il sera alors indispensable de poser aux Palestiniens la question que l’on ne formule semble-t-il qu’aux Israéliens : Qu’est-ce que vous êtes prêts à faire, vous, pour la paix ?

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:17

La lecture de cette dépêche du Figaro, présentée comme rédigée sur une base Reuters, ne laisse place à aucun doute : Israël a une nouvelle fois rompu le cessez-le-feu.

Le problème est que cette restitution de l’info au lecteur du Figaro ne cadre ni avec les infos d'Associated Press ni même avec celles de Reuters, soit disant à l'origine.

Les deux agences relatent une tentative de sabotage délibéré et des tirs d'intimidation. Et c'est uniquement parce que les terroristes poursuivaient leurs actes que des tirs dans les jambes ont eu lieu.

Reuters rappelle également que les tirs de roquette ne se sont pas arrêtés depuis cette "trêve". Information consciencieusement occultée par le pigiste du Figaro.


Question 1 : qui rompt le cessez-le-feu ?
Question 2 : le Figaro fait-il une présentation honnête des faits ?
Question 3 : quel est le but poursuivi par les rédacteurs de nos quotidiens?

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:16

© Primo Europe,
Des hommes armés ont criblé de balles, de sang froid, les trois enfants de Baha Baloucha, fidèle de Mahmoud Abbas et haut responsable des renseignements palestiniens.

Le chauffeur et garde du corps a lui aussi été tué ainsi que deux autres enfants qui se trouvaient sur les lieux. Les tueurs visaient bien les enfants, faute de pouvoir atteindre Baha lui-même car il était notoire que celui-ci ne conduisait jamais lui-même sa progéniture à l'école.

Il y a dix ans, Baloucha avait été l'un des principaux enquêteurs sur certaines malversations du Hamas, aujourd'hui au pouvoir.

L'attentat intervient au lendemain d'une attaque par des hommes armés non identifiés du convoi transportant le ministre de l'Intérieur du Hamas, Saïd Seyam.

La violence interpalestinienne, mise sous le boisseau par l’ensemble des médias, a pour cause bien évidemment la bataille rangée entre Fatah et Hamas. Toutefois, le règne de la pègre n’est pas étranger à cet état déliquescent. Cet héritage date de l’ère Arafat ou mafias d’obédience diverses s’affrontaient sous le regard bienveillant du Raïs, qui en profitait pour toucher au passage quelques dividendes.
Le manque de culture démocratique dans cet embryon d’état profite à ceux qui nient les résultats du scrutin universel.

D’un côté, un parti qui refuse de se plier aux exigences internationales ainsi qu’aux conclusions des traités signés avant son arrivée au pouvoir, le Hamas.

De l’autre, un Président et sa garde qui cherche à acquérir la stature d’homme d’état et qui prend prétexte de tout et n’importe quoi pour justifier son immobilisme, ses prébendes et ses acquis.

Les efforts d'Abbas pour tenter de mettre sur pied un gouvernement d'union avec le Hamas ont échoué. Son habileté a été de laisser croire depuis des mois en sa volonté de dialogue, que ce soit avec le Hamas ou avec Israël.

En visite en Iran, le Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a accusé Abbas de tenter un coup d'état contre son gouvernement et il en a profité pour déclarer une fois de plus, qu'aucun palestinien ne reconnaître jamais Israël.

Le Hamas propose de procéder à des présidentielles anticipées. Abbas est d’accord pour anticiper les élections, du moment que ce sont des législatives. Le Hamas a prévenu que des législatives anticipées ne feraient qu'envenimer la situation. Certains officiels palestiniens n’hésitent plus, et à juste titre, à agiter l’épouvantail de la guerre civile.

Durant ce petit jeu, des policiers prennent d’assaut les bâtiments publics, la mafia règne en maître incontesté sur les échanges économiques, le racket est généralisé, les crimes d’honneur (entendez « contre les femmes » pour vie non conforme avec les préceptes de l’Islam) prennent une ampleur « talibanesque » et des écoliers innocents sont massacrés parce que leur père est intouchable sur le plan de sa sécurité personnelle.

Dominique de Villepin, premier Ministre et poète, répondait ce matin sur France Inter à une auditrice qui le pressait de s’investir au Proche Orient afin de protéger la population palestinienne des crimes commis par Israël : "la situation est complexe, mais il y a une fenêtre de tir...je suis optimiste".
Comme disait Paul Valéry : Les optimistes écrivent mal.

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:15

Jérémy Devray-Bénichou
INFOLIVE.TV

Dimanche soir, l'armée faisait des déclarations contradictoires sur les intentions de la Syrie à l'égard d'Israël. Véritable mise en garde ou effet d'annonce, l'armée souhaite en tout cas se préparer à l'éventualité d'un conflit avec le voisin syrien.

Dimanche, le brigadier général Yossi Baiditz, chef des recherches pour les renseignements militaires lachait un pavé dans la marre : la Syrie se prépare à une guerre contre Israël. Yossi Baiditz délivrait au gouvernement un rapport détaillé sur les véritables intentions de Bachar el-Assad indiquant que le président syrien avait ordonné d'augmenter la production de missiles à longue portée et demandé à son armée de positionner ses missiles antitanks plus près de la frontière avec Israël. Le rapport fournissait même une date : les Syriens devraient attaquer l'été prochain. Et de préciser enfin qu'Assad entendait jouer sur les deux fronts, diplomatique et militaire, en n'excluant pas de parvenir à un accord politique avec Israël.

Quelques minutes après, les plus hauts responsables de l'armée venaient contredire les propos de Baiditz. Un officier du commandement nord déclarait aux journalistes que tout rapport concernant la possibilité d'une guerre avec la Syrie était « une déclaration irresponsable  qui ne se base sur aucun renseignement ». Coup dur pour Yossi Baiditz, justement chef des renseignements.

Q
ue signifient ces annonces contradictoires? Assiste-t-on à un nouveau cafouillage de l'armée, à une nouvelle demonstration du manque de coordination entre les différents corps de l'armée, en l'occurence les renseignements et le commandement? Ou s'agit-il d'une nouvelle stratégie?

Et surtout qui croire : les renseignements qui appellent à la vigilence face au danger syrien, ou le commandement qui milite ces derniers temps pour des négociations avec Assad?

La réponse à ces questions était peut-être donnée par le bureau des porte-paroles dans la même soirée de dimanche : l'armée n'a pas de renseignements sur les intentions agressives de l'ennemi, mais « l'armée conduit un processus ordonné d'amélioration de sa préparation et de son aptitude opérationnelle d'ici à l'été 2007 ».

Sans contredire les déclarations de Baiditz, elle ne les confirme pas non plus. Jeu subtile où l'on parle d'ennemi et d'intention agressive, laissant entendre que si les informations de Baiditz sont vraies, elles n'indiquent pas pour autant que la Syrie prévoit d'attaquer Israël. Effet de communication aussi où l'on annonce que l'armée israélienne est prête et préparée à agir, et ce afin de faire oublier les râtés de cet été.

Et si toutes ces annonces ne servait qu'à entretenir le flou. D'abord pour alerter le public israélien, ensuite pour avertir la communauté internationale des possibles intentions syriennes et enfin pour maintenir la pression sur les Syriens eux-mêmes, tout en ne fermant pas la porte aux négociations. Et si ceux qui entendaient jouer sur les deux fronts, politique et militaire, n'étaient que les Israéliens eux-mêmes...

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:10

« Le Hezbollah ira-t-il jusqu'à provoquer la guerre civile, faute de pouvoir parvenir à ses fins ? », s’interroge Libération sur le conflit interne au Liban. Dans son analyse, le quotidien rappelle que le « Parti de Dieu est prêt à tout » et que son objectif, ainsi que celui de ses alliés, est une place accrue au sein du gouvernement. « But de l'opération, empêcher la création d'un tribunal international chargé de juger les assassins de Rafic Hariri et les auteurs de quatorze autres attentats commis au Liban contre des personnalités antisyriennes », note le quotidien.
Le Hezbollah souhaite également renforcer son image après la défaite contre Israël cet été en rendant responsable de son échec, le gouvernement Siniora et ses alliés sunnites et contrôler les fonds destinés à la reconstruction de la région.
 
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:05

Une conférence internationale sur la Shoah s’ouvre lundi 11 décembre à Téhéran, annonce le Figaro.
Cette initiative, prise par le président Ahmadinejad, est condamnée par la plupart des pays occidentaux. À Paris, Philippe Douste-Blazy a déclaré que « s'il devait s'agir de propager des idées négationnistes et révisionnistes, la France ne pourrait que condamner la « conférence sur l'Holocauste avec la plus grande fermeté ».

L'Allemagne a condamné « toutes tentatives, dans le passé et à l'avenir, de ceux qui cherchent à donner un forum à ceux qui relativisent et remettent en cause l'Holocauste ».

Les Etats-Unis parlent d’un « geste honteux ». Kofi Annan a estimé que « toute tentative de semer le doute sur la réalité de cette horreur unique et indéniable doit susciter l'opposition ferme de toute personne de bonne volonté, quelle que soit sa religion ».

En Israël, le mémorial de Yad Vashem a dénoncé le « déni persistant de l'Holocauste » par l'Iran, en soulignant que « La mémoire de l'Holocauste est un garde-fou contre ceux qui voudraient commettre de nouveaux génocides et qui, pour la même raison, sont intéressés à l'effacer ».

L’Iran, qui a de nombreuses fois fait preuve de négationnisme et a appelé à rayer Israël de la carte, a justifié cette conférence en demandant si l’Holocauste « a eu lieu, pourquoi empêche-t-on des universitaires de faire des recherches sur le sujet, et pourquoi jette-t-on les révisionnistes en prison ? ».

Le Figaro publie également les réactions de nombreuses personnalités qui protestent contre la politique menée actuellement par l'Iran pour son programme nucléaire ainsi que ses multiples propos antisémites et attaques envers les pays démocratiques, et demandent la fermeté de la communauté internationale à l'encontre de la République islamique.

Ils participent à un rassemblement organisé à Sciences Po
(27, rue Saint-Guillaume, 75006),
jeudi 14 décembre, de 17 à 20 heures,
en présence d'Élie Wiesel.
 
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 06:00
Traduit par Stéphane Teicher pour www.nuitdorient.com
Garry Kasparov, ancien champion du monde d’échecs, président du Front Civil Uni en Russie

Obsédés par l’Irak, nous avons perdu de vue le reste du monde.
Durant ces dernières années, les dictateurs et les terroristes ont gagné du terrain, et à juste raison. La catastrophe de plus en plus profonde en Irak a éloigné la seule superpuissance mondiale de ses vrais objectifs, et affaibli les USA aussi bien politiquement que militairement. Face à un nouveau leadership au Congrès, qui menace de faire la même faute -ne pas voir l’Irak comme seulement une pièce d’un plus grand puzzle - il est temps de revenir aux bases du planning stratégique.

Trente ans passés à jouer aux échecs ont enraciné en moi l’importance de ne jamais perdre de vue le tableau dans son ensemble. Prêter trop d’attention à une seule partie de l’échiquier peut rapidement conduire à l’effondrement de votre position toute entière.

L’Amérique et ses alliés sont tellement concentrés sur l’Irak qu’ils cèdent du terrain sur toute la carte. Même les vagues objectifs de la guerre ambiguë du Président Bush contre le terrorisme ont été mis de côté par la crise à Bagdad.

Les USA doivent se recentrer et reconnaître l’échec de leur politique étrangère post-11 Septembre. Les attaques préemptives et le renversement de dictateurs étaient ou n’étaient pas un bon plan, mais au moins c’était un plan. Or, si on attaque l’Irak, l’éventualité de poursuivre l’Iran ou la Syrie doit être mise aussi sur la table. Au lieu de cela, les USA se trouvent en train du superviser une guerre civile, tout en faisant des concessions ailleurs, sans discontinuer.

Cette dure situation est le résultat de la seule chose pire que l’échec d’une stratégie : l’incapacité de reconnaître, ou d’admettre, qu’une stratégie a échoué. Depuis l’invasion de l’Irak en Mars 2003, la Corée du Nord a testé l’arme nucléaire. L’Iran accélère ouvertement son programme d’enrichissement de l’uranium, tout en versant de l’argent au Hezbollah et au Hamas. Les Talibans réapparaissent en Afghanistan. Pratiquement hors de tout contrôle, la Somalie est en train de devenir un refuge pour al Qaeda. Le pire de tout, c’est la réponse à la question qui relie tous ces fusibles qui sautent :
Non, nous ne sommes pas plus en sécurité qu’avant.

Les germes de cette situation ont été semés lors du seul véritable succès obtenu par l’Occident. L’attaque contre les Talibans et al Qaeda en Afghanistan a tellement bien réussi que les USA et leurs alliés n’ont pas analysé toutes les raisons de ce succès. Presque tous les acteurs de la scène mondiale ont bénéficié de l’attaque contre l’Afghanistan. La déroute des Talibans Sunnites a ravi l’Iran. La Russie et la Chine n’aiment pas avoir l’extrémisme religieux à leurs frontières. L’Inde était contente de voir les USA lancer une attaque directe sur des terroristes musulmans.

Seul le Pakistan s’est trouvé soumis à des pressions inconfortables, bien que même là, Pervez Musharraf ait réussi à jouer sur les deux tableaux suffisamment bien, pour apparaître comme un allié essentiel de l’Occident, pendant que les terroristes et les armes traversaient librement ses frontières. Le Général Musharraf a porté à la perfection la formule le présentant comme le seul rempart contre les extrémistes, ce qui lui permet d’avoir l’immunité pour sa dictature. Non seulement il y avait là une convergence de l’opinion mondiale aidée par une sympathie envers les USA après le 11/9, mais les méchants de service étaient vraiment des méchants, et nous savions où ils se trouvaient. Comme la suite des évènements nous l’a appris, bombarder efficacement des terroristes était une occasion rare.

Bien sûr, il faut tirer des leçons de ses défaites, mais trop souvent, on oublie d’évaluer les raisons de nos succès. On les considère comme acquis. Les USA ont lancé la charge en Irak sans analyser les difficultés beaucoup plus grandes que représenterait l’après guerre dans ce pays, et comment ce travail serait compliqué par l’opinion globale de plus en plus hostile aux aventures militaires de l’Amérique. Le rôle de l’Amérique comme "le méchant flic" a été un échec sur la scène globale. Sans la présence américaine en Irak, comme cible et comme bouc émissaire, les Irakiens auraient été forcés de prendre des décisions politiques difficiles qu’ils évitent de prendre aujourd’hui. Nous ne saurons pas si l’Irak peut se débrouiller tout seul avant que les troupes US le quittent. Et pendant ce temps là, la Corée du Sud et la Chine refusent d’agir contre la Corée du Nord, tout en accusant les USA de conduite provocatrice. A quelle allure leur attitude changerait-elle si les USA retiraient leurs troupes de la péninsule coréenne ? Ou si le Japon-sans parler de Taiwan-annonçait des plans de développement d’armes nucléaires ?

De Caracas à Moscou et à Pyongyang, chacun suit son agenda tout en ignorant le Président Bush et l’ONU. Ici en Russie, par exemple, Vladimir Poutine reçoit l’appui de Mr. Bush pour devenir membre de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), tout en vendant des systèmes avancés de missiles de défense aériens à l’Iran, et tout en imposant des sanctions à la Géorgie, elle-même membre de l’OMC . L’adhésion à l’OMC ne profitera pas aux Russes ordinaires, mais elle apportera une plus grande couverture à Mr. Poutine et à son gang d’oligarques, pour rançonner le pays et blanchir l’argent à l’étranger, sans craindre de résistance de la part d’un Occident distrait, discrédité et affaibli.

On peut ne pas savoir ce qui marche, mais on a beaucoup d’exemples de ce qui ne marche pas, et on ne peut pas continuer à les ignorer. Seule super puissance mondiale, les USA commencent à s’effilocher. La moindre intervention cause du ressentiment, et même de nombreux alliés traditionnels s’opposent presque ouvertement aux plans US. La politique étrangère excessivement proactive des Etats-Unis a aussi permis aux autres nations d’éviter de prendre la responsabilité de leur propre sécurité, et d’éviter de prendre les décisions difficiles qu’implique cette responsabilité.

Dans le même temps, l’ONU est devenue l’exemple parfait d’une institution brisée. Quand les leaders ont peur d’agir pour de bon, ils s’adressent à l’ONU, où ils savent que rien de tangible ne sera réalisé. Les résolutions sont régulièrement ignorées sans conséquences, et en fait, sont ouvertement bafouées. Le Hezbollah a fièrement agité des armes quand l’armée Israélienne a quitté le Liban, et les soldats Israéliens kidnappés attendent toujours d’être libérés.

Alors, que faire ? "Mission accomplie" en Irak, sans plaisanter. Les objectifs d’origine - déposer Saddam Hussein et tenir des élections - ont été atteints. Bâtir une nation n’a jamais été à l’ordre du jour, et n’a pas à y être ajouté maintenant. Toutes les troupes alliées du monde ne parviendront pas à empêcher le peuple de poursuivre sa guerre civile, si tel est son choix. Tant que les leaders Musulmans en Irak et ailleurs ne voudront pas affronter leurs éléments radicaux, les étrangers seront des spectateurs, dans la ligne de feu.

Quant à la stabilité, si les troupes alliées quittent l’Irak : Quelle stabilité ? Je ne dirais pas que la situation peut empirer-si nous avons appris quelque chose, c’est que les choses au Moyen Orient peuvent toujours empirer ; mais au moins la dynamique actuelle de la mort pourrait changer. Et avec le changement, il y a toujours un espoir d’amélioration. Sans changement, on attend un résultat différent de la même conduite, une chose que quelqu’un a une fois défini comme une insanité.

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