Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Am Israël Haï
  • Am Israël Haï
  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
  • Contact

Vidéos

  


 
 

 

Recherche

Fréquentation du blog

outils webmaster

 

 

Archives

à voir



Rah'em

Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 06:06
Daniel Vavinski © Actualité Juive

Sept ans après les faits, la justice française veut enfin examiner le document litigieux. France 2 et Charles Enderlin s’embrouillent dans leurs explications.
A la suite d’une audience mémorable (voir Actualité Juive n° 993), la Cour d’appel de Paris a donc décidé d’ordonner un complément d’information et de visionner l’intégralité des rushes de la fusillade, au cours de laquelle Mohammed al-Dura avait trouvé la mort, en septembre 2000. La date de ce visionnage, qui aura lieu en audience publique, a été fixée au 14 novembre prochain.

 

La direction de France 2, qui détient le document vidéo et qui se refusait jusqu’à présent à le produire, est sommée de le communiquer à la justice avant le 31 octobre. Une fois ce visionnage effectué, le procès qui oppose la direction de France 2 au directeur de Media Ratings, Philippe Karsenty, se tiendra sur le fond le 27 février 2008. Mais, d’ores et déjà, la décision de la Cour d’appel de Paris constitue une première victoire pour P. Karsenty qui est poursuivi par France 2.

A l’origine de l’affaire, un texte très polémique publié par le patron de l’agence Media Ratings, accusant France 2 et son journaliste, Charles Enderlin, d’avoir participé à une « mise en scène » en diffusant le reportage de la mort du petit Mohammed Al-Dura. Selon P. Karsenty, ce reportage serait constitué de « scènes jouées » relevant de la « pure fiction ». Contestant la réalité de la mort de l’enfant, le texte incriminé exigeait la démission du correspondant de France 2 et de la directrice de l’information, Arlette Chabot. Condamné l’an dernier pour diffamation, P. Karsenty a fait appel de ce jugement. C’est donc lors de l’audience qui s’est tenue le 19 septembre dernier, que la Cour d’appel a provoqué un coup de théâtre en exigeant la communication des rushes, à laquelle France 2 s’était jusqu’à présent toujours opposée de la manière la plus ferme.

« La Cour d’appel fait une approche tout à fait sérieuse du dossier, s’est félicité Me Marc Lévy, l’avocat du directeur de Media Ratings. Seul l’examen de l’intégralité des rushes permettra d’apprécier la bonne foi de mon client. Si ces rushes montrent bien, comme certains témoins l’ont déjà affirmé, que 95 % des scènes filmées sont effectivement des mises en scène et relèvent de la propagande palestinienne, alors il est légitime de se demander ce qu’il en est réellement de la dernière scène montrant Mohamed al-Dura pris dans la fusillade ».

Si la direction de France 2 et l’ensemble des médias ont accueilli la décision de la Cour d’appel avec une extrême discrétion, de son côté, Charles Enderlin a réagi sur son blog.

« Je suis personnellement extrêmement satisfait du souhait de la Cour d’appel de Paris de visionner les rushes tournés le 30 septembre et le 1er octobre 2000 par Talal Abou Rahmeh, le correspondant de France 2 à Gaza. Nous avons toujours affirmé que nous ne communiquerons ces images de la mort de Mohammed al-Dura que dans le cadre d’une procédure judiciaire en bonne et due forme. Pas à des militants ou à un organisme qui serait partie prenante dans cette affaire. De mon point de vue, le tribunal français donne toutes les garanties de sérieux et d’indépendance. Cela permettra de crever l’abcès, de montrer l’authenticité des images et, je l’espère, de mettre un terme à l’ignoble campagne de diffamation dont France2 et moi-même sommes les victimes depuis bientôt sept ans », écrit le patron du bureau de France 2 à Jérusalem.

Cette mise au point de Charles Enderlin ne manque pas de faire sourire certains parmi lesquels le Docteur Charles Gouz, responsable du site Internet Desinfos.com. Il avait en effet, lui aussi, eu à connaître l’ire de France 2 pour avoir publié un texte, au demeurant très prudent, sur l’affaire Al-Dura. Poursuivi à son tour par France 2, C. Gouz et son avocate, Maître Aude Weill-Raynal, avaient déjà sollicité, en novembre 2006, la production en justice des fameux rushes, et s’étaient vu opposer un refus catégorique de la chaîne publique. « Ces rushs relèvent du secret des sources journalistiques et n’ont donc pas à être versés aux débats », avait notamment indiqué Maître Bénédicte Amblard, l’avocate de France 2 et de C. Enderlin, dans une lettre que Desinfos.com a reproduite sur son site.

Le 19 septembre dernier, devant la Cour d’appel, Maître Amblard avait à nouveau tenté de s’opposer à toute diffusion des rushes.

« Charles Enderlin, qui a la mémoire courte, est encore pris en flagrant délit de mensonge lorsqu’il affirme avoir toujours été disposé à communiquer ses rushes à la justice française », conclut aujourd’hui C. Gouz.

Repost 0
11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 07:40
Par Sydney Touati pour Guysen International News
Il y a sept années, France 2 montrait une séquence particulièrement difficile de la guerre qui oppose palestiniens à Israël.
Un père pris sous un feu nourri, tente vainement de protéger son enfant contre des tirs.
Ses gestes sont inutiles. L’enfant tombe finalement sous les balles.
Lorsque ce « reportage » est montré, il ne fait aucun doute que le jeune enfant, M. AL DURA, est mort sous les balles tirées par des soldats israéliens.
Cette scène, à la limite du soutenable, provoquera une vague d’indignation dans le monde entier. Le jeune M. AL DURA deviendra le symbole de la sauvagerie israélienne, voire réactivera l’ancien mythe du juif tueur d’enfants.
Rendre compte ou créer l’évènement ?
Ce reportage et sa diffusion, posent en réalité de nombreuses questions.
La plus importante est celle de sa réalité. Un examen minutieux du film tendrait à montrer qu’il s’agit d’une mise en scène. Par delà la question du vrai ou du faux, que La Cour d’Appel de Paris doit examiner prochainement, se pose également un autre problème, celui de l’usage de la violence dans l’information télévisuelle.


Les médias répondent à un devoir d’information. Ils doivent relater les évènements avec le plus d’objectivité possible. Ils doivent en tout premier lieu vérifier la véracité des scènes qu’ils montrent. C’est la base de l’éthique journalistique.
En intervenant à « chaud », la télévision ne se contente pas de rendre compte, d’informer. Elle participe à l’évènement ; elle le rend réel ; elle lui donne une dimension nationale ou internationale…à l’extrême limite, lorsqu’elle est prise dans la fascination des images, elle risque d’abandonner totalement sa mission initiale pour devenir le véritable créateur de l’évènement.

Dans le cas de la mort présumée du jeune AL DURA, la télévision a-t-elle dérivée jusqu’à cet extrême ?
A-t-elle participé activement ou passivement à la création d’un fait majeur ? Si oui, dans quel but ? 


De l’information à la propagande.
Chaque reportage possède deux dimensions fondamentales : l’information stricto sensu et l’émotion. On pourrait dire que le dosage des deux éléments est inversement proportionnel. Au plus la part de l’émotion augmente, au plus celle de l’information objective diminue. Si l’émotion est totale, l’information disparaît.
Se pose alors une seconde question : lorsque le journaliste intervient dans un conflit dont la dimension est planétaire, la télévision doit-elle tout montrer ?
A-t-on le droit de filmer la mort ? De montrer la mise à mort ? Les exécutions ? Les massacres ? 


Les sociétés et les idéologies non démocratiques, excellent dans cet art de l’exhibition macabre. Les terroristes filment leur crime et veillent à lui assurer la plus large diffusion.
A l’inverse, comme l’a amplement montré Michel Foucault dans « Surveiller et Punir », la modernité a banni le spectacle des supplices infligés au corps et les exécutions publiques.
On a renoncé à montrer les mises à mort en raison des désordres et des violences qui s’en suivaient. Au final, on a supprimé la « peine de mort ».
La mise à mort provoque une émotion extrême. Cela, nous le savons. Cela, tous les journalistes le savent. 


Cela, France 2 ne pouvait l’ignorer. La mise à mort d’un enfant décuple cette émotion.
Donc, lorsque la Direction de la Chaîne décide de passer ce terrible document, ne s’est-elle pas que l’émotion induite sera d’une violence extrême ? Peut-elle ignorer l’impact que cette scène horrible aura sur le public, sur l’image de l’Etat d’Israël ?
Peut-elle ignorer qu’elle va contribuer à « casser » cette image ? Qu’elle va participer activement à ce que S. Trigano dans une minutieuse étude à qualifier d’« ’ébranlement d’Israël » ?
On ne peut s’empêcher de penser à un autre évènement, lui aussi fondé sur un faux : la dégradation du Capitaine Dreyfus dans la cour de l’Ecole militaire.



France 2 en diffusant ce document s’est inscrite, volontairement ou involontairement, dans la longue chaîne du discours de la haine qui vise perpétuellement à stigmatiser le juif, le dégrader, en faire un monstre.
Repost 0
11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 06:04
Précise et fort bien documentée, comme toujours, Véronique Chemla, de Guysen International News, nous gratifie d’un excellent état de la question des montages et mises en scène dans les médias, à propos du conflit palestino-israélien. Ses analyses sont particulièrement intéressantes en ce qu’elles illustrent la différence entre le refus de se déjuger de France 2 et d’autres médias qui, après s’être trouvés dans des situations similaires et avoir découvert la manipulation dont ils avaient été victimes, se sont rétractés et ont présenté des excuses à leur public. A lire et faire circuler largement. (Menahem Macina).
 
 
9 octobre 2007
Guysen International News


 
Le 3 octobre 2007, la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris a rendu un arrêt demandant aux intimés - France 2 et son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin -, de lui communiquer, avant le 31 octobre 2007, les rushes filmés par le cameraman palestinien Talal Abu Rahma le 30 septembre 2000, dans la bande de Gaza. Me Bénédicte Amblard, avocate des intimés, a transmis l’accord de ses clients. Si l’affaire al-Dura a pris une dimension politique en Israël, elle est largement occultée par les médias français.
 
Première ou unique inflexion de la position de France 2 et de Charles Enderlin ?

C’est en tout cas contraints par la Cour d’appel, qui a accueilli la demande de l’appelant, Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (M-R), que les deux intimés acceptent enfin de montrer publiquement ces rushes.

Et ce afin de permettre à la Cour de déterminer si France 2 a diffusé, lors du déclenchement de l’Intifada II, des images mises en scène et ne correspondant pas à la situation réelle au carrefour de Netzarim (bande de Gaza), à l’automne 2000. Pas moins !

Sur son blog, Charles Enderlin se déclarait, le 20 septembre, « extrêmement satisfait du souhait de la cour d'appel de Paris de visionner les rushes tournés le 30 septembre et le 1er octobre 2000 par Talal Abou Rahmeh le correspondant de France 2 à Gaza » (1).

Que ne s’est-il exécuté en sept ans, et notamment à l’automne 2006, lorsque Philippe Karsenty, de Media-Ratings, et Charles Gouze, webmaster de Desinfos.com, ont formulé cette requête devant le tribunal correctionnel de Paris !

Confusion, ou lapsus révélateur du journaliste ? C’est Tsahal, et non la Cour, qui a demandé les rushes de ces deux dates. Est-ce à dire que Charles Enderlin va accéder aussi à la requête similaire de l’armée de l’Etat juif réitérée le 10 septembre 2007 ? Rien de moins sûr, car il refuse de livrer ces 27 minutes de rushes à « un organisme qui serait partie prenante dans cette affaire ».
Ces rushes seront visionnés par la Cour d’appel de Paris, lors de l’audience du 14 novembre prochain. Philippe Karsenty les découvrira seulement ce jour-là. Ce qui est peu satisfaisant au regard des droits de la défense.

Le visionnage des rushes « permettra de crever l'abcès, de montrer l'authenticité des images »,poursuit le correspondant de France 2, qui, comme Jamal al-Dura, maintient ses déclarations initiales.
D’une manière surprenante, Jamal al-Dura a déclaré (Ynetnews.com, 2 octobre 2007) :
« Les balles étaient israéliennes. Les tirs venaient du côté israélien et seulement de ce côté. Les balles dans mon corps et celles de mon fils venaient de face, ce qui prouve qu’elles venaient du poste israélien ».
Or, le poste israélien ne se trouvait pas en face d’eux, mais du côté opposé du carrefour de Netzarim (cf. carte où les al-Dura se trouvent derrière « the barrel »).

Aucun des deux protagonistes ne semble ébranlé par les affirmations graves de Tsahal.

Une armée, dont l’avis exprimé dans un courrier du 10 septembre 2007 et adressé par le colonel Shlomi Am-Shalom, adjoint du porte-parole de Tsahal, notamment à Charles Enderlin et Patrick de Carolis, président de France Télévision, est dévastateur pour les intimés :
« L’analyse de toutes les données sur le terrain, l’emplacement de la position de Tsahal, les angles de tir, l’emplacement du père et de son fils derrière un tonneau leur servant d’abri, la fréquence des tirs, les angles de pénétration des balles dans le mur placé derrière le père et le fils ainsi que le timing de l’événement, rendaient hautement improbable que les tirs ayant soi-disant atteint le père et son fils aient pu être tirés par les soldats de Tsahal se trouvant dans cette position… Le général Samia m’a précisé que toutes ses tentatives d’obtenir les prises de vue pour compléter l’enquête ont été vouées à l’échec… Nous sommes conscients de tentatives de mises en scène médiatisées et comme un doute s’est insinué à cet égard envers le dit reportage, nous demandons [une copie complète non montée] afin de découvrir la vérité ».

D’une « mise en scène » filmée à une affaire judiciaire et politique

Des accusations graves reprises, pour la première fois par écrit, par le responsable du service de presse du gouvernement israélien (GPO), Daniel Seaman : 

Fin septembre 2007, celui-ci affirme à l’association israélienne d’avocats Shurat HaDin (2) :
« Les faits ne se sont pas produits comme Charles Enderlin les a décrits car la version de ce dernier contredit les lois de la physique. Il était impossible [aux soldats israéliens] de toucher [les al-Dura] qui se cachaient… Le cameraman Talal Abu Rahma a mis en scène tout l’incident... La création du mythe Mohamed al-Dura a causé un grand préjudice à l’Etat d’Israël et enflammé le monde arabe. [Cette] accusation contemporaine de meurtre rituel (blood libel) portée contre cet Etat a causé des dizaines de morts en Israël et dans le monde ».


 
Daniel Seaman estime aussi que France 2 a
 « manqué de professionnalisme… Aucune vérification sur [la] crédibilité [des images de l’incident al-Dura] n'a été faite avant leur diffusion ».


 
Peut-être par crainte de s’aliéner une chaîne importante et de susciter des réactions corporatistes, les autorités publiques israéliennes ont refusé la voie judiciaire et privilégié un « traitement médiatique ». Après consultation du conseiller juridique du gouvernement, Menachem Mazuz, Daniel Seaman n’a pas accédé à la demande de Shurat HaDin : il n’a pas retiré son accréditation à l’équipe de France 2.

Sur le site Internet anglophone du Premier ministre, aucun communiqué de presse ne contredit Daniel Seaman dont les déclarations suscitent des réflexions.

En qualifiant de « mise en scène » l’incident al-Dura, Daniel Seaman vise le caméraman palestinien, Talal Abu Rahma, collaborateur de France 2 et CNN. Perverse, cynique et économe, l’Autorité palestinienne (AP) réserve donc à une oligarchie l’essentiel de la manne financière internationale et ferait payer les « mises en scène » de Pallywood, son industrie de propagande audiovisuelle, par des médias occidentaux, privés et peut-être, ce qui est plus grave, publics. Un mécanisme qui conférerait ainsi à ces « mises en scène » un label d’impartialité et un gage d’authenticité, accroîtrait leur crédibilité, duperait les téléspectateurs et engagerait la responsabilité de ceux qui les financent et les distribuent. A la différence de films de fiction qui se présentent comme tels – La Porte du soleil (2004), de Yousry Nasrallah, Paradise now (2005),de Hany Abu-Assad –, Pallywood produit des « actualités fictives », un oxymore qui désigne ces saynètes inventées, mises en scène et jouées par les Palestiniens, et présentées aux médias comme des histoires authentiques. Via des canaux mondiaux de diffusion, ces deux genres visent à ternir l’image de l’Etat juif, et sont parfois primés.

La « mise en scène » de l’incident al-Dura date d’une époque où l’AP était dirigée, notamment dans la bande de Gaza, par le Fatah, un parti qui a créé, encouragé, soutenu et promu Pallywood. Son leader, Mahmoud Abbas, est considéré par le gouvernement Olmert, l’administration Bush et des diplomaties européennes comme « un partenaire pour la paix ». Pour parfaire son image d’interlocuteur « modéré » luttant contre le terroriste Hamas, Mahmoud Abbas a allégué, faussement, que ses forces à Bethlehem venaient de saisir deux roquettes prêtes à être lancées contre Israël à partir de la banlieue de Beit Jala et les avaient remises à Tsahal (Washington Post, 30 septembre 2007). Ces roquettes étaient en fait des tuyaux utilisés par les enfants palestiniens. Et c’est avec les fieffés menteurs de Pallywood que le gouvernement israélien veut signer un accord de paix ?!

En judiciarisant l’affaire al-Dura, France 2 et Charles Enderlin ont enclenché un mécanisme aux effets multiples, inattendus et doté d’un effet boomerang :
·         Désormais, c’est le fleuron du service public audiovisuel français, son correspondant et le travail de son équipe qui intéressent, non seulement le gouvernement israélien, Tsahal, des médias étrangers, des associations française et américaines, mais aussi la justice hexagonale.
·         Stigmatisant la « politique de l’autruche de la diplomatie israélienne qui a induit un préjudice important pour l’Etat d’Israël, et les communautés juives du monde entier », Shurat HaDin entend s’adresser à la Haute Cour de justice israélienne afin d’obtenir le retrait des accréditations si France 2 ne reconnaît pas publiquement avoir faussement accusé l’Etat juif d’avoir tué un enfant palestinien. Cette association songe à solliciter des dommages et intérêts pour les victimes de la violence induite par l’incident al-Dura. De nombreuses audiences en perspective...
·         Coïncidence : le jour même où s’ouvrait le procès sur l’incident al-Dura devant la Cour d’appel, devenait définitive la condamnation de Dieudonné M’Bala M’Bala pour diffamation raciale au détriment du comédien-animateur, Arthur, en raison de ses déclarations à ’’The Source’’ (janvier 2004) : ’’Beaucoup de personnes dans mon métier sont juives… Arthur avec sa société de production finance de manière très active l'armée israélienne, cette même armée qui n’hésite pas à tuer des enfants palestiniens’’. De quoi inspirer Shurat HaDin qui représente dans « des procès – en Israël, aux Etats-Unis, au Canada et en Europe - ou dans des actions légales contre l’AP, le Hamas, l’Iran, la Syrie, le Jihad islamique et l’Union européenne, les centaines de victimes israéliennes du terrorisme palestinien et les Arabes palestiniens accusés de travailler pour l’Etat d’Israël et contre l’Autorité palestinienne ».  


 
Une double « exception française » médiatique ?

Alors que des médias, israéliens ou non – Associated Press, AFP en anglais, Cyberpresse, Romandie news, De Standaard, De Pers, Le Soir, L’Orient Le Jour -, et la revue de presse israélienne éditée par l’ambassade de France en Israël ont fait part des déclarations du GPO, la presse française – hormis L’Express, La Tribune, Actualité juive – et la newsletter de l’ambassade d’Israël en France restent étonnamment silencieuses sur les derniers rebondissements de l’affaire al-Dura (3).

Un mutisme étrange, ou un oubli peu banal. En tout cas, un symptôme inquiétant dans un pays libre : « Un journalisme malade, c’est la démocratie en danger » rappelle la Fédération européenne des journalistes (FEJ), le 27 septembre 2007.

Occultée par des médias français, l’affaire al-Dura n’est pas seulement dans l’actualité judiciaire. Elle rassemble des interrogations sur le rôle des informations, rumeurs et propagandes dans la formation des opinions publiques, au centre notamment de la 10e édition des Rendez-vous de l’Histoire, à Blois (18-21 octobre). Citons l’Association Yad Layeled qui y organise, le 21 octobre, à 14 h, la projection du documentaire "Décryptage", de Jacques Tarnero, dans la salle capitulaire du Conseil général, et, de 16 h à 17h30, la Table ronde « La guerre moderne et l’information », dans l’amphi 3 de l’antenne universitaire de Blois, place Jean Jaurès.

Comme si le refoulé parvenait à affleurer. Malgré tout…

Ces rebondissements dans l’affaire al-Dura surgissent alors que diverses instances insistent sur les devoirs des médias, et que la singularité de l’attitude de France 2 apparaît avec plus de relief.

D’une part, le 1er octobre 2007, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe adoptait des Lignes directrices pour la protection de la liberté d’expression et d’information en temps de crise. Ces lignes directrices soulignent les « responsabilités des professionnels des médias, qu'elles invitent à respecter les plus hautes règles éthiques et professionnelles, eu égard à la responsabilité qu'ils ont, dans des situations de crise, de rendre publiques des informations factuelles et exhaustives ».


 
Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l'Homme du dit Conseil, précisait :
« Les rédacteurs en chef et autres représentants des médias devraient se montrer attentifs aux critiques formulées au sujet de la qualité de certains de leurs articles ou reportages… Les médias « officiels » doivent exercer leur activité de manière impartiale et dans l’intérêt de l’ensemble de la population. Il convient, bien entendu, que les médias de « service public » ne deviennent pas les instruments d’une propagande. Leur indépendance et leur impartialité revêtent une importance capitale » (4).
D’autre part, lors de la guerre d’Israël contre le Hezbollah, le 7 août 2006, Reuters a retiré 920 clichés de son photographe, Adnan Hajj, qui était à son service depuis plus de dix ans, car celui-ci avait « modifié » numériquement deux photos. Et ce, sans attendre une décision de justice… En étant convaincu par les arguments de simples internautes, de bloggers.

Le 29 septembre 2007, The Jerusalem Post publiait l’article de Khaled Abu Toameh, journaliste réputé, sur un « scoop » confié par le Fatah basé à Ramallah : une Palestinienne de 16 ans aurait été victime, en juillet 2007, dans la bande de Gaza, d’un crime dit « d’honneur » filmé. Ce qui pouvait être vérifié auprès de « deux témoins oculaires ». Alerté par des bloggers que le dit film avait été réalisé en Iraq, en avril 2007, ce quotidien retire, dès le lendemain, de son site Internet, l’article incriminé, publie les excuses de son journaliste et rétablit la vérité : pour discréditer le Hamas et se présenter comme le seul interlocuteur « fréquentable », le Fatah avait manipulé Khaled Abu Toameh ; les faux témoins étaient d’anciens officiers de la sécurité du Fatah. Des rectificatifs tout à l’honneur de ce média israélien.

France 2 a été alertée par plusieurs personnalités, dont trois journalistes chevronnés – Denis Jeambar, Daniel Leconte, Luc Rosenzweig - ayant visionné les rushes du 30 septembre 2000. Les deux premiers attestent :
« Les Palestiniens "jouent" à la guerre avec les Israéliens et simulent, dans la plupart des cas, des blessures imaginaires… Au moment où Charles Enderlin donne le gamin pour mort, tué par les Israéliens, c'est-à-dire le soir même, lors du journal télévisé de France 2, rien ne lui permet d'affirmer qu'il est vraiment mort, et encore moins qu'il a été tué par des soldats israéliens » (Le Figaro, 25 janvier 2005).


 
Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2, a admis une incertitude quant à l’origine des tirs ayant « tué le petit Mohamed ».

Que fera cette chaîne-phare du service public si l’arrêt de la Cour d’appel de Paris ne conclut pas comme elle l’espère ?

Ironie de la vie, les 2 et 3 octobre 2007, veille et lendemain de l’arrêt de la dite Cour, France 2 diffusait le téléfilm Notable donc coupable, de Francis Girod. L’histoire d’une rumeur infondée ayant diffamé, en 2003, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), Dominique Baudis. A celui-ci, qui lui demandait de reconnaître publiquement son erreur, Florence Bouquillat, journaliste de France 2, répliquait :
 «On ne fait jamais ça à la télévision, voyons ! » (5)


 
Véronique Chemla

© Guysen International News
 
----------------
Notes
(5) Egarements et débordements médiatiques de Cyrano : http://www.guysen.com/articles.php?sid=3134


 
[Pour en savoir plus]
La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura : http://www.guysen.com/articles.php?sid=6158

L’enquête vidéo sur l’affaire al-Dura : http://www.guysen.com/tv/?vida=1779  

Le dossier audiovisuel al-Dura établi par Richard Landes : http://www.seconddraft.org/aldurah.php    

L’interview de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Mena : http://www.guysen.com/tv/?vida=1795

Photos : © DR, V. Chemla. Photo des grilles du jardin du Luxembourg lors de l’exposition Objectif Une : un demi-siècle vu par L’Express (2004). La légende de la photo des al-Dura, indiquait, en français, anglais et espagnol : « 30 septembre 2000. Jamal al-Dura et son fils Mohamed, âgé de 12 ans, se protègent des balles israéliennes. L’enfant sera tué ». Des passants ont supprimé les mots « israéliennes, tué ». Des barrières métalliques ont été mises pour protéger le texte.

Carte : © Richard Landes
----------------------
Mis en ligne le 10 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
Repost 0
7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 13:06
Par Gérard Huber

L'énigme Mohamed Al Dura

Sept ans après les faits, la Justice demande à France 2 de présenter les 27 minutes de rushes de son reportage sur la mort de Mohamed Al Dura, le 30 septembre 2000, au Carrefour de Netzarim (Bande de Gaza), devant la Cour d’appel de Paris. La Cour rendra un arrêt le 3 octobre 2007, visionnera les rushes le 14 novembre 2007 et entendra les parties sur le fond le 27 février 2008.Telle est la décision du Tribunal qui, le 19 septembre 2007, a examiné l’appel formé par Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (http://www.m-r.fr/index.php), condamné pour diffamation dans le procès que lui ont intenté France 2 et le correspondant de la chaîne à Jérusalem, Charles Enderlin.

En tant qu’auteur de Contre-Expertise d’une mise en scène (Paris, Éditions Raphaël, 2003), je ne peux que me réjouir de cette décision qui ne manquera pas de lever un coin du voile dans lequel la vérité de l’événement capturé par la caméra d’Abu Rahma est enveloppée, comme les visages des amants sur le fameux tableau de Magritte.

J’ai, en effet, le premier, contre-expertisé les résultats de l’enquête de Nahum Shahaf, je ne m’en suis pas seulement saisi, comme l’affirme Karsenty (http://france2-aldoura.blogpremium.com), mais je les ai croisés avec tous les rushes des autres chaînes qui étaient disponibles, avec les accusations palestiniennes et l’enquête israélienne, puis avec tous les écrits et déclarations des principaux protagonistes. À la fin, j’ai conclu, devant l’avalanche de leurs désaveux et autres dénégations, sans parler des contradictions et invraisemblances, que, parmi l’avalanche d’images de saynettes de guerre filmées ce jour-là par différentes chaînes de télévision, il y avait bien eu une mise en scène palestinienne d’un faux meurtre d’enfant palestinien par des soldats israéliens.

Or, si je n’ai jamais envisagé l’hypothèse que ces désaveux et dénégations eussent pu être l’indice d’une manipulation de la chaîne France 2, c’est parce que je suis intimement convaincu que le crédit qu’Enderlin a donné au récit d’Abu Rahma relève de l’auto-hypnose, de l’auto-suggestion, et non de l’intention consciente de nuire à l’image d’Israël. L’injonction verbale proférée par Abu Rahma – « l’enfant est mort ! » - a provoqué une modification de l’état de conscience d’Enderlin, pour la raison que, celui-ci n’ayant pas été le témoin direct de ce que l’image reflétait, il a, lui-même, été hypnotisé par le regard fixe que ce même enfant (mais aussi l’adulte) jetait à l’adresse du spectateur –via la caméra- à l’intérieur d’une image qui elle-même fixait, par la volonté de ce qu’elle voulait montrer, son propre regard. « Scotché », comme l’on dit aujourd’hui, au regard de l’enfant qui, pourtant ne peut normalement pas penser à tourner ses yeux vers la caméra au moment où il est censé s’effondrer, tandis qu’il est atteint mortellement sur le coup par une balle à haute vélocité, Enderlin n’a pas pu s’arracher à l’effet de l’image, prendre de la distance et la déconstruire. Ou plutôt, il l’a fait machinalement, un instant seulement, le temps de montrer au porte-parole de l’armée israélienne les images qu’il allait diffuser, dans l’espoir inconscient, sans doute qu’elle le stoppe dans son élan. Mais pendant les deux heures qui se sont déroulées entre le moment où Enderlin a eu les images en provenance d’Abu Rahma et leur diffusion sous la forme d’un reportage, l’armée israélienne n’a rien trouvé de mieux à faire que silence radio.

On ne peut écarter l’idée que le porte-parole de cette armée ait lui-même été hypnotisé par le regard que l’image projetait sur l’armée, puisque, le lendemain 1er 0ctobre 2000, celle-ci n’a pas hésité à reconnaître les faits, en espérant, de la sorte, faire passer quelque excuse destinée à calmer le courroux – devenue désormais légitime – des populations télévisuellement impressionnées, dans les pays arabes, au premier chef, mais aussi en Europe et partout dans le monde. En effet, est-il pensable que les experts de l’armée israélienne n’aient pas vu qu’aucune balle n’avait pénétré dans les corps de l’adulte ni de l’enfant ? Qu’il n’y avait pas la moindre trace de sang ? Que la lueur rouge qui apparaissait, à un moment donné sur le corps de l’enfant, se déplaçait au fur et à mesure des modifications de sa position ? Assurément non. Bien sûr, c’est ce qu’elle veut nous faire croire, aujourd’hui, lorsque, le 10 septembre 2007, elle demande officiellement à France 2 et à Enderlin de lui communiquer les rushes. Mais elle sait fort bien que les images les plus évidentes de la mise en scène, elle les connaît, elle les a vues, puisque ce sont celles qui ont été retirées du reportage de France 2 qui a fait le tour du monde sur toutes les chaînes (celles-là même que les spectateurs français n’ont jamais vues), mais qui ont été données à l’armée israélienne et insérées dans le reportage que les chaînes de télévision israéliennes ont diffusées, dès le lendemain, à la différence de France 2. On peut d’ailleurs se demander pourquoi Gissin, Seaman et les autres porte-parole de l’actuel gouvernement, sont actuellement convaincus qu’il s’agit d’une mise en scène palestinienne, alors qu’ils n’ont pas vu l’intégralité des rushes de France 2. La raison en est simple : comme tout spectateur israélien, ils ont vu ces images qui, parmi les rushes, sont décisives. (Reste à savoir pourquoi ce n’est qu’aujourd’hui, sept ans après les faits que l’armée et le gouvernement israéliens jouent les étonnés).

De ce fait, voir ces rushes, c’est assurément, pour les uns, tenter d’y trouver les preuves du meurtre et de l’agonie de l’enfant, mais c’est aussi, pour les autres, vérifier si ces images ont pu produire l’effet hypnotique que je viens de décrire, lui-même reproduit par auto-hypnose, c’est-à-dire effort pour s’auto-convaincre qu’il n’y a pas de trace d’hypnose.
À partir de là, j’engage ceux qui, bien qu’ils n’aient pas envisagé un seul instant mon hypothèse, qualifient cette énigme de nouvelle »Affaire Dreyfus » de ne pas joindre la paranoïa à la confusion. C’est ainsi que, le 29 août 2007, FrontPage a publié un article de Joanna Chandler sous le titre : « A new Dreyfus Affair ». Elle y affirme que

« In reality, Mohamed al Durah’s « death » was a staged media event aimed at tarnishing the reputation of the State of Israel, and demonizing her in the eyes of the world community by depicting IDF soldiers as heartless killers who deliberately target children. »

Sous prétexte que l’État d’Israël ainsi que les Juifs d’Israël et de la diaspora ont eu à subir une vague antisémite mondiale pour un crime qu’ils n’ont pas commis, elle infère que la comparaison est justifiée. Or elle ne l’est pas, pour la bonne et simple raison qu’on ne peut comparer
- La stratégie d’un producteur d’images palestinien, en 2000, avec la décision institutionnelle d’une armée qui, à la fin du 19ème siècle, engage son État (la France) dans la falsification,
- Le complot anti-Juif de la hiérarchie de cette armée avec la diffusion d’un reportage d’une chaîne de télévision nationale ,
- La couverture officielle du scandale par l’État Français de cette fin de 19ème siècle avec le laisser-aller auto-hypnotique des médias et des Etats qui, en 2000, partout dans le monde, y compris en Israël, n’ont strictement rien fait pour qu’une enquête internationale digne de ce nom soit organisée dans les meilleurs délais.

Sept ans après l’événement, ni Abu Rahma, ni Enderlin, puis France 2, les médias internationaux , les États du monde, l’ONU et Amnesty International n’ont levé le petit doigt pour que la vérité éclate. Pourtant ces images ont mis le feu aux poudres dans le Proche et Moyen-Orient, puis, dans d’autres régions du globe également. S’il en est ainsi, c’est parce qu’une telle mise au point n’est pas possible par elle-même, sans une authentique démolition de la sphère hypnotique politique et médiatique. Mais ceci est un autre sujet.

Pour conclure, je renvoie mon lecteur à la sagesse d’un maître de l’hypnose : Hyppolite Bernheim. Originaire d’une famille juive de Mulhouse et engagé dans la lutte contre l’antisémitisme qui monte en Europe, à la fin du XIXème siècle, il n’hésite pas,  au chapitre VIII de De la Suggestion dans l’état hypnotique et dans l’état de veille, et après avoir démontré que la doctrine de la suggestion (qui est au fondement de l’hypnose) résout de très nombreux problèmes cliniques, à appuyer sa thèse sur une analyse très fine d’un procès retentissant. Il s’agit de la fausse accusation portée, en 1882, contre dix-neuf familles juives de Tisza-Eslar (Hongrie) soupçonnées d’avoir tué une jeune fille de 14 ans, dans le but de disposer de son sang et de le mêler au pain sans levain de leur Pâque (Pessah). Bernheim ne se contente pas, en effet, du verdict d’innocence qui est délivré par la Justice à laquelle il rend hommage. Non content de se solidariser avec ses coreligionnaires, il tente d’expliquer l’antisémitisme dont ils ont fait l’objet par le pouvoir de la suggestion. Ce qui l’intéresse, dans ce livre, c’est donc aussi d’alerter la société en général sur le fait que sa découverte des mécanismes de l’hypnose lui permettra de ne plus porter de jugement à l’emporte-pièce contre quiconque et de ne plus se laisser abuser par de faux aveux. 
Je laisse le soin à mon lecteur de faire les transpositions qui s’imposent, s’il veut commencer à entrer dans l’énigme de la fiction télévisuelle de la « mort de Mohamed Al Dura ».

Livre publié en janvier 2003 publié chez Raphael
Diffusée par toutes les chaînes de télévision, l'image du petit Mohamed a bouleversé le monde : un enfant cherche à s'abriter derrière son père, au milieu d'un accrochage entre Palestiniens et soldats israéliens. L'enfant crie, l'enfant est terrorisé, il s'affaisse. Véritable icône de la lutte palestinienne, la scène de la mort de Mohamed Al Dura symbolise aujourd'hui la seconde Intifada. Mais que s'est-il réellement passé au carrefour de Netzarim (bande de Gaza), le 30 septembre 2000 ? Savoir, comprendre, expliquer : c'est le but de ce livre. L'analyse des accusations et des justifications des uns et des autres (cameramen, journalistes, experts, protagonistes impliqués) fait surgir incertitudes, contradictions et incohérences.
L'auteur, qui a visionné nombre de rushes relatifs à l'affrontement, montre que l'image de la " mort " de d'enfant représente une fiction utilisée comme stratégie de communication, et racontée comme une épopée. Un livre fort, précis et rigoureux : une authentique contre-enquête.

Repost 0
4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 06:48

Posted By Richard Landes On 2nd October 2007 @ 07:11 In al Durah Affair | 3 Comments

Voici la traduction française de [1] l’article de Sharansky dans le Wall Street Journal. Merci à Alain Jean-Mairet.

FOR THE ENGLISH, SEE PREVIOUS POST

Par Natan Sharansky

La semaine passée, un tribunal français a traité en appel une affaire dont le verdict imminent promet d’avoir des incidences très importantes pour tous ceux qui se préoccupent de l’objectivité et de l’exactitude des informations sur le Moyen-Orient. Il y a près d’un an, Philippe Karsenty, un journaliste et observateur des médias français, a été déclaré coupable de diffamation pour avoir demandé le licenciement de deux journalistes de France 2 Télévision, responsables d’un reportage diffusé le 30 septembre 2000 sur la mort d’un garçon palestinien de douze ans, Mohammed Al Dura, prétendument abattu par des tirs israéliens.

Sept ans se sont écoulés depuis la diffusion par France 2 Télévision des images terribles de Mohammed Al Dura et de son père, terrorisés, recroquevillés derrière un cylindre de béton au carrefour de Netzarim pour se protéger, selon le reportage, des tirs continuels de soldats de l’armée israélienne. La séquence de 59 secondes se termine sur une image de Mohammed Al Dura, apparemment tué par une balle. L’ensemble a été présenté dans le monde entier comme une démonstration indiscutable de la sauvagerie israélienne. Cet enregistrement a attisé les flammes de ce qu’on a appelé entre-temps la deuxième intifada. Mohammed Al Dura devenait ainsi l’icône même du martyr : son nom et son visage ont orné des rues, des parcs et des timbres postaux aux quatre coins du monde arabe. Son histoire a été reprise par Oussama Ben Laden dans un pamphlet djihadiste contre l’Amérique et par les auteurs de l’atroce vidéo de la décapitation d’un journaliste juif américain, Daniel Pearl.

Mais, peu après les faits, une série d’enquêtes ont fait apparaître de sérieux doutes quand à l’exactitude du reportage de France 2. Les recherches officielles de l’armée israélienne conclurent que, au vu de la position des forces armées par rapport à celle des Al Dura, il était extrêmement improbable, voire impossible, qu’une balle israélienne ait atteint l’enfant. Les enquêteurs de l’Atlantic Monthly et du Wall Street Journal parvinrent à des conclusions similaires. Puis, un documentaire allemand mit en lumière certaines incohérences et de probables manipulations contenues dans le compte rendu du seul journaliste de France 2 présent sur les lieux ce jour-là, le caméraman palestinien Talal Abu Rahmeh. Malgré cela, France 2 refusa de rendre publiques les 27 minutes de prises de vues brutes d’Abu Rahmeh. Elle accepta toutefois que trois journalistes français de premier plan visionnent ces images. Or tous trois conclurent que celles-ci montrent des mises en scène manifestes de Palestiniens faisant semblant d’être pris pour cibles par des soldats israéliens et que Charles Enderlin, le responsable du bureau de France 2 à Jérusalem, avait menti pour dissimuler ce fait.

Sur cette base, Philippe Karsenty, alléguant de malversations graves, demanda le licenciement d’Enderlin et d’Arlette Chabot, la directrice de l’information de France 2. Mais la chaîne française répliqua par une plainte en diffamation contre Karsenty, tout en refusant de révéler les enregistrements.

Ce procès en diffamation est passé presque inaperçu en Israël et ce au détriment de l’affaire Karsenty, semble-t-il. En effet, dans son jugement en faveur de France 2, le juge Joël Boyer présente à cinq reprises l’absence de soutien officiel des affirmations de Karsenty par Israël comme une indication de leur manque de fiabilité.

Il est regrettable qu’Israël ait décidé de rester ainsi sur la touche, car il importe toujours que la vérité s’impose. Le reportage sur Al Dura n’est pas le seul travail journaliste qui ait enflammé les passions contre Israël ces dernières années, mais aucun autre n’a eu un impact comparable. En outre, si, comme Karsenty et d’autres l’ont affirmé de manière convaincante, l’affaire Al Dura s’inscrit dans une tendance insidieuse des médias occidentaux à se laisser manipuler par des sources malhonnêtes et politisées (on se souvient ici du «massacre» de Djénine qui n’en était pas un et des photos truquées de Reuters pendant la guerre d’Israël contre le Hezbollah en 2006), alors il faut que France 2 soit placée devant ses responsabilités.

Il est important de souligner que le reportage d’Al Dura a profondément influencé l’opinion publique occidentale. Lorsque j’assumais la charge de ministre des affaires de la Diaspora pour le gouvernement israélien, entre 2003 et 2005, je me suis souvent rendu sur les campus des universités américaines, où j’ai pu constater par moi-même à quel point l’histoire de Mohammed Al Dura avait affecté la vision des jeunes gens qui commençaient à suivre les événements du Moyen-Orient. Pour de nombreux étudiants juifs, cet incident était un déshonneur qui les incitait à reconsidérer leur soutien à Israël. Pour les étudiants anti-israéliens, l’anecdote confirmait la nature «raciste» du sionisme et devenait un instrument de recrutement pour leur cause.

Mais Israël a finalement compris la nécessité de jouer un rôle actif dans la mise au jour de la vérité dans cette affaire. L’armée israélienne a récemment adressé une lettre à France 2 pour exiger la publication des 27 minutes de prises de vues de Talal Abu Rahmeh, affirmer l’invraisemblance de la culpabilité des soldats israéliens dans la mort d’Al dura et émettre l’hypothèse selon laquelle il s’agirait d’une pure mise en scène.

Hélas, il est impossible de réparer les dommages causés à l’image d’Israël sur la scène internationale par le reportage de France 2, et à plus forte raison de rendre la vie aux Israéliens et aux Juifs tués pour venger Mohammed Al Dura. Mais il est possible de prévenir des reportages calomniateurs – et la violence qui les accompagne souvent – grâce au précédent en matière de responsabilité des médias que constituerait la publication des 27 minutes de prises de vues originales de Talal Abu Rahmeh. La juge en charge de l’affaire Karsenty a maintenant demandé à obtenir ces enregistrements et cela est encourageant. Mais France 2 devrait les rendre entièrement publics – s’il n’y a vraiment rien à cacher, pourquoi refuser?


Article printed from Augean Stables: http://www.theaugeanstables.com

URL to article: http://www.theaugeanstables.com/2007/10/02/sharansky-fait-appel-a-france2-de-devoiler-les-rushes/

URLs in this post:
[1] l’article de Sharansky: http://www.theaugeanstables.com/2007/10/02/sharansky-calls-for-france2-to-release-the-tapes/

Repost 0
4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 06:08
Uzi Barouch - UPJF.org
C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire. Après avoir, durant 7 ans, observé un silence total sur l’accusation dont son armée était l’objet - d’avoir tiré intentionnellement sur un enfant palestinien jusqu’à ce que mort s’ensuive -, l’Etat d’Israël vient de se prononcer, en la personne du responsable du service gouvernemental de Presse. Celui-ci affirme officiellement que la scène filmée par le caméraman de France 2 et diffusée à l'échelle planétaire par la chaîne nationale - au grand dam de l’Etat juif et des Juifs du monde entier, ainsi diffamés, diabolisés et mis au pilori de l’opinion publique -, est une forgerie médiatique. La nouvelle réconfortera celles et ceux qui, en Gola, ont lutté contre cette infamie durant des années, le plus souvent seuls et pratiquement sans aucun soutien, même moral, voire en butte à l’hostilité. Par contre, il est à craindre que cette prise de position officielle de l’Etat hébreu ne déclenche un scandale planétaire, surtout dans le monde arabe, voire un incident diplomatique entre Israël et la France, dont la chaîne nationale est ainsi mise en accusation. Je reviendrai sur cet aspect des choses dans un prochain éditorial. En tout état de cause, le juge devra revoir à la baisse son affirmation antérieure : "(la démonstration du prévenu) se nourrit d'affirmations péremptoires auxquelles aucune autorité officielle israélienne - ni l'armée, pourtant concernée au premier chef, ni la justice - n'a jamais accordé le moindre crédit" [*]. (Menahem Macina).
Repost 0
4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 05:55
Il se pourrait qu’en mettant publiquement en cause la chaîne nationale française de télévision France II, Israël ait pris le risque – calculé ou non - de déclencher un incident diplomatique.
 
[Sur le procès en appel de Ph. Karsenty, le principal protagoniste du litige avec France 2 et Ch. Enderlin, voir : Véronique Chemla, "Compte rendu d'audience à la Cour d'appel, à propos de l'affaire al-Dura". Voir aussi le dossier de l’enquête détaillée et documentée, réalisée par le cinéaste Pierre Rehov, entre octobre 2000 et juin 2001 (© UPJF), et la remarquable vidéo en français, réalisée et commentée, fin 2006, par le prof. R. Landes, expliquant et illustrant les nombreuses mises en scène réalisées par des Palestiniens, le jour de l’incident al-Dura. Celles et ceux qui n'ont pas suivi les débats qui font rage, depuis 7 ans, dans les médias et surtout dans la blogosphère, pourront faire un choix dans la liste de quelque 230 articles relatifs à cette affaire, en ligne sur le site debriefing.org. Voir aussi et surtout les 55 secondes d'images qui ont fait d'Israël le Dreyfus du XXIe siècle, et une autre vidéo (en anglais) qui expose en détail la supercherie. M. Macina].
 
02/10/07
 
 
Nombreux sont celles et ceux qui, informés du soudain revirement du gouvernement israélien dans l’affaire al-Dura, se demandent, non sans inquiétude, de quel prix diplomatique, voire géopolitique, Israël va devoir payer cette 'audace', si tant est que c’en soit une.
 
De fait, il y a peu de chances que les Palestiniens et les anti-Israéliens de toutes obédiences passent à l’ordre du jour, sans accorder la moindre importance à cette démarche musclée, à moins de deux mois de la conférence régionale de paix israélo-palestinienne, à laquelle doivent participer des représentants de pays arabes qui n’ont pas de relations avec le minuscule Etat hébreu.
 
Est-ce à dire qu’Israël est prêt à mettre son honneur dans la balance même au prix d’une rupture de ces pourparlers, voire à celui d’un incident diplomatique avec la France, principale concernée, puisque sa chaîne nationale est gravement mise en cause ? Et cette fois, ce que d’aucuns appellent déjà une 'provocation' n’est pas le fait d’"ultras", ou de "têtes brûlées", comme on l’a répété à l’envi jusque dans un passé récent, mais celui  d’un des services les plus névralgiques de l’Etat d’Israël.
 
Il est significatif que le Bureau gouvernemental de presse soit rattaché aux Services du Premier ministre. En effet, si tous les pays sont attentifs à l’importance de la communication, tant nationale qu’internationale, Israël ne peut plus se permettre d’y être indifférent. Après avoir été longtemps sceptique à l’égard de l’impact effectif de ce qu’il considérait avec dédain comme une vulgaire propagande, ou, au mieux, des opérations de relations publiques, Israël a désormais expérimenté, jusque dans sa chair, ce que coûte à un Etat une mauvaise image médiatique internationale. Et c’est peu dire que celle d’Israël est au plus bas.
 
On conviendra que les lamentations à ce sujet ne seront d’aucun secours pour l’Etat des Juifs, et pour celles et ceux qui veulent la paix pour Jérusalem. Les relations internationales ne font pas dans le sentimental et, dans cette arène aux dimensions de la planète, les jeux du cirque géopolitique sont d’une cruauté et d’une brutalité extrêmes et impitoyables. Ce qui compte, ce n’est pas d’être, mais de paraître, pas d’édifier, mais de détruire, pas d’être fraternel, mais de terrifier. Quand des Etats-voyous siègent dans une Commission onusienne de défense des droits de l’homme, et disposent d’une majorité automatique de pays arabes et non alignés, tous unis quand il s’agit de donner tort à Israël, comment espérer que la justice, la vérité et la bonne foi soient entendues ? Bref, le cynisme s’étale du haut en bas des institutions internationales. Et à cette calamité s’ajoute le poids croissant de l’opinion publique, versatile et aisément manipulable, que sensibilisent et noyautent des Organisations non gouvernementales (ONG), évangélistes des droits de l’homme, presque unanimement hostiles à Israël, pour divers motifs (ou prétextes) qu’il serait trop long d’exposer et encore davantage de discuter ici.
 
Hasard ou nécessité ? Il semble qu’on assiste, depuis quelque temps, à une véritable révision, par Israël, des paramètres de sa politique médiatique. On a l’impression que la traditionnelle attitude de retenue, de non-réaction aux mensonges, aux manipulations médiatiques et aux accusations les plus délirantes, qui avait été majoritairement privilégiée depuis la création de l’Etat d’Israël, est en train de céder la place à une posture plus pugnace, voire à l’adoption, par l’Etat juif, de certaines stratégies et méthodes, pas toujours très honorables, de nos adversaires.
 
Est-ce à ce nouvel état d’esprit que l’on doit le changement radical d’attitude, qui vient d’être rendu public, concernant l’affaire al-Dura ? Bien entendu, chacun y va de ses pronostics.
 
Avant de formuler le mien, je pose carrément la question : pourquoi ce durcissement soudain ? Et son corollaire : s’agit-il d’une démonstration de muscles ou d’un réel changement de politique ?
 
Dans un article mis en ligne aujourd’hui sur ce site, on peut lire : 
 
« …après consultation avec le Procureur général, Menahem Mazuz, le directeur du Bureau gouvernemental de Presse [Daniel Seaman] a décidé qu’Israël ne lancerait pas de procédures pénales à l’encontre des journalistes de France 2, et qu’il ne révoquerait pas les accréditations gouvernementales de presse, qui leur ont été accordées à Jérusalem. »
 
Difficile d’échapper à l’impression que, si dérapage il y a eu (ce qui reste à prouver), c’est un dérapage (très) contrôlé. On avait pu lire, ça et là, la nouvelle prématurée, selon laquelle Charles Enderlin et son caméraman palestinien allaient se voir retirer leur accréditation. On voit qu’il n’en est rien. Et comme pour enfoncer le clou, on apprend, par le même article, que Daniel Seaman a reçu pour instruction du procureur général de traiter cette affaire « sous l’angle médiatique et non sous l’angle pénal ».
 
Certes, la puissante association de juristes internationaux, Shourat ha-Din, ne l’entend pas de cette oreille et prévient qu’elle
 
« saisira la Haute Cour de justice pour faire retirer cartes de presse et autres accréditations, à tous les membres de l’équipe de France 2 en Israël, et ce jusqu'à ce que la chaîne reconnaisse publiquement que le reportage sur l’affaire al-Dura a été mis en scène et réalisé de manière tendancieuse ». (Lire). 
 
Mieux: la même association
 
 « envisage d’exiger des dommages et intérêts pour les torts et leurs effets cumulés, causés par le reportage, et, en particulier, pour la série d’attentats et d’émeutes qu’il a provoqués.»
 
Mais, même si les propos de "Shourat ha-din" ne sont pas des menaces en l’air, et que cette association a la volonté et les moyens de pousser ce rocher de Sisyphe jusqu’au sommet de la montagne de France-Télévisions, sans qu’il lui retombe sur la tête, ce ne sera jamais qu’une initiative privée qui n’engagera en rien le gouvernement israélien.
 
Force est donc d’attendre la suite des événements pour voir si, après avoir affirmé, officiellement et publiquement, que les images diffusées dans le monde entier par France 2 ont été mises en scène, et que l’enfant Mohammed al-Dura n’a pas été tué, le directeur du Bureau de Presse du gouvernement, Daniel Seaman, aura les moyens de sa politique annoncée et surtout si le gouvernement l’aidera à savoir jusqu’où aller trop loin. Car, il y a peu de chance qu’Israël laisse saboter la conférence de paix au Moyen-Orient, prévue pour novembre 2007, en cas de violente réaction palestinienne à la grave accusation formulée par le directeur du Bureau gouvernemental israélien de Presse.
 
Reste une autre inconnue, beaucoup plus problématique et lourde de conséquences : la réaction de la France à cette grave mise en cause de l’intégrité et de la fiabilité de journalistes de sa chaîne nationale. Si scandale il y a, il ne fait pas de doute qu’il éclaboussera Madame Arlette Chabot, directrice de l’information, sans parler, à un échelon moindre, du célèbre correspondant permanent de France 2 en Israël, Charles Enderlin, qui jouit d’une excellente réputation auprès de ses collègues français et étrangers, et qui fait, à tort ou à raison, figure de spécialiste du Moyen-Orient. 
 
Il faudra également et surtout compter avec la haute idée que se fait de la France et de ses chaînes médiatiques nationales, le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy.
 
L’homme, on le sait, n’aime guère être mis en difficulté, et encore moins perdre la face et/ou l’initiative. Sa personnalité hors pair et son volontarisme le rendent souvent imprévisible. On peut donc se demander quelle attitude il adoptera dans cette affaire. En tout état de cause, il serait imprudent de trop spéculer sur son capital de sympathie – au demeurant, indéniable – envers l’Etat d’Israël, et de parier sur un désamorçage "préemptif" de ce dossier explosif, qu’opérerait le verbe magique de sa médiation. Et en cas d’échec, il y a fort peu de chance que Nicolas Sarkozy aille à Canossa, ou qu’il y envoie Arlette Chabot. Après tout, il y va de l’honneur d’un service public de la France.
 
Je n’irai pas plus loin dans la spéculation. J’ai mis sur la table les pièces du puzzle. Pour qu’elles s’assemblent et composent une image intelligible et harmonieuse, il faut éviter à tout prix que des pressions trop fortes ne déforment leur géométrie, rendant leur assemblage difficile et incertain, ou pire, qu’une explosion les rende définitivement inutilisables.  
 
Reste une dernière hypothèse, plus complexe, plus retorse également. Elle nécessite, pour être convenablement élaborée et exposée, plus d’expertise politique que je n’en ai. Je veux parler d’un stratagème souvent employé, aux dames comme en politique, et qui consiste à "sacrifier" un ou plusieurs pions, pour parvenir à "dame", et, dès lors, être à même de se mouvoir d’un point à l’autre du damier, sans être trop vulnérable et tout en causant le plus de dégâts possibles à l’adversaire. Peu importe, en définitive, sur quelle case on "arrive à dame". Souvent ce ne sera pas celle qu’on avait ciblée, l’instant d’avant. Les mouvements de l’adversaire vous ont obligé à louvoyer, mais vous avez atteint un but, et c’est l’essentiel.
 
Et pour filer la métaphore, je conclurai que, si j’ai vu juste, on peut s’attendre à ce qu’Israël louvoie avec sa "dame" de l’affaire al-Dura, et y renonce finalement au profit d’une autre, qu’il n’aurait pu briguer sans avoir cette précieuse monnaie d’échange. Exemple de 'deal' (on peut toujours rêver) : la promesse de M. Sarkozy, que la France mettra tout son prestige dans la balance pour que l’ONU reconnaisse la souveraineté israélienne sur Jérusalem-ouest. Dans ce cas de figure, on trouvera une formule de compromis permettant à chacune des parties de sauver la face. France 2 plaidera l’inattention dans l’examen des images, et jurera, la main sur le cœur, qu’il ne lui est pas venu à l’idée que quelqu’un ait pu commettre une malversation en amont (il suffira de trouver un fusible vraisemblable, qui pourra être Talal Abu Rahma, ou un assistant à lui). Et il va de soi que la chaîne renoncera à toute poursuite contre qui que ce soit.
 
 
Mais, comme l’écrivait Salomon,
 
"tout cela est vanité et poursuite de vent…" (Qo 1, 14, etc.).
 
 
Menahem Macina
 
© upjf.org
 
Mis en ligne le 2 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
Repost 0
3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 06:15

revue de la presse du 2 octobre sur l'affaire Al-Dura par Desinfos.com





Pas de prescription pour la vérité !

2 octobre 2007 - par Shraga Blum | Arouts 7
A peine publié le rapport gouvernemental sur les dessous de l’Affaire Al-Dura, que des voix s’élèvent déjà en Israël pour se poser les questions « juives » traditionnelles : « Est-ce que c’est bon pour nous ? ». « Fallait-il remettre le sujet à l’ordre du jour ? » « Fallait-il réveiller un chien qui dort ? » « Après (...)
Lire l’article sur : http://a7fr.net/

Israël accuse France-2 d’avoir mis en scène la mort du petit Mohammed
2 octobre 2007 - Par Amy Teibel Associated Press - Mardi 2 octobre, 00h48
JERUSALEM - Un haut responsable du gouvernement israélien accuse France-2 d’avoir manipulé ses images pour présenter Israël comme responsable de la mort de Mohammed al-Doura, un enfant palestinien de 12 ans tué dans une fusillade entre l’armée et des militants dans la Bande de Gaza en septembre 2000. L’enquête officielle de (...)
Lire l’article sur : http://fr.news.yahoo.com/ap/

L’Etat d’Israël reconnaît : Le reportage sur la mort de Al-Dura a été mis en scène par la chaîne de télévision française [France 2].
2 octobre 2007 - Uzi Barouch | Arouts 7 - Traduction française de l’hébreu : Menahem Macina
C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire. Après avoir, durant 7 ans, observé un silence total sur l’accusation dont son armée était l’objet - d’avoir tiré intentionnellement sur un enfant palestinien jusqu’à ce que mort s’ensuive -, l’Etat d’Israël vient de se prononcer, (...)
lire l’article sur : http://www.upjf.org/

Affaire Al Dura : Israël contre-attaque
2 octobre 2007 - par Meïr Azoulay pour Guysen International News
Sept ans après la mort de Mohamed Al Dura au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza, le service de presse du gouvernement israélien a émis un document officiel dégageant la responsabilité d’Israël dans la mort de l’enfant. Pendant toutes ces années, Israël s’était abstenue de prendre officiellement position sur (...)

Repost 0
27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 06:05
Hillel Halkin | The New York Sun - Traduction française : Menahem Macina

Un événement important s’est produit à Paris dans une affaire judiciaire à laquelle le monde ne s’est guère intéressé. Récemment [19 septembre], la 11ème Chambre de la Cour d’Appel de Paris a entendu les arguments de l’avocat de Philippe Karsenty, observateur de la presse française, qui, en 2004-2005, a été l’objet d’une plainte de la chaîne nationale de télévision France 2 et de son correspondant au Moyen-Orient, Charles Enderlin.


lireLire l’article sur : http://www.debriefing.org/

 

Les plaignants ont accusé M. Karsenty de les avoir diffamés en affirmant, sur son site Internet, qu’ils avaient participé à un rapport de presse falsifié concernant la mort, sous des tirs israéliens, le 30 septembre 2000, au carrefour de Netsarim dans la bande de Gaza, du plus célèbre "martyr palestinien" de la seconde Intifada, Mohammed al-Doura, alors âgé de 12 ans. Reconnu coupable par un tribunal de première instance, qui accordait aux plaignants des dommages et intérêts symboliques, M. Karsenty fait actuellement appel de cette condamnation.

Or, la semaine dernière, le tribunal n’a pas statué sur cet appel. Par contre, il a émis une ordonnance enjoignant à France 2 de produire devant la Cour les 27 minutes de rushes initialement reçues du caméraman palestinien, Talal Abou Rahmah, qui a filmé les événements de Gaza. Réduites à 45 secondes de reportage télévisé, ces séquences, que France 2 a toujours refusé de rendre accessibles, contenaient le matériau brut de son reportage. M. Karsenty et d’autres ont, depuis longtemps, argué que, si ce matériau était rendu public et étudié, la supercherie perpétrée par France 2 pourrait être prouvée.

Car il s’agit très probablement d’une supercherie. Aujourd’hui, sept ans après l’événement, il apparaîtra clairement à quiconque a lu ce qui a été écrit sur le sujet et aura visionné les clips vidéo disponibles, que tout l’épisode concernant Mohammed al-Dura a été mis en scène par l’Autorité palestinienne. Les preuves sont accablantes.

· Les coups de feu visant apparemment le garçon et son père ne pouvaient pas, en raison de leur angle, provenir d’une position israélienne.
· Des civils palestiniens flânaient tranquillement entre cette position et l’endroit où se trouvaient les al-Dura, au moment où ils étaient censés avoir été mitraillés.
· Alors que l’on prétend que le père et le fils se seraient mis à l’abri derrière un baril, ils auraient facilement pu se mêler à d’autres Palestiniens qui arrivaient en courant dans leur direction et n’ont pas été abattus.
· Il n’y avait pas de sang sur le trottoir où Mohammed al-Dura est censé avoir été mortellement blessé.
· Dans les bribes de films, on peut le voir changer tranquillement de position afin d’être plus à l’aise, et ce après l’instant de sa prétendue mort.
· Etc., etc.

En fait, il est possible que Mohammed al-Doura ne soit pas mort, voire qu’il n’ait même pas porté ce nom. Il n’y a jamais eu d’autopsie, et les funérailles du garçon ont probablement été celles d’un autre. Il pourrait facilement s’agir d’un enfant palestinien de Gaza, payé quelques dollars pour jouer son rôle dans la supercherie, et se faire rare ensuite.

Si France 2 ignorait cette fraude au moment où elle a défrayé la chronique avec cette histoire, ce n’était certainement pas le cas de Talal Abou Rahmah. Et on ne voit pas comment France 2 et M. Enderlin auraient pu ne pas s’en apercevoir par eux-mêmes, quand ils ont eu la possibilité de revoir les séquences et de les examiner plus attentivement.

Mais ce qu’il y de pire dans l’histoire de Mohammed al-Dura - outre qu’elle a causé un tort incalculable à l’image d’Israël et contribué à frayer la voie à la dissémination de bien d’autres mensonges concernant l’Etat juif, durant l’Intifada -, ce n’est pas que ce reportage ait été diffusé sans discernement par France 2, puis repris et ressassé, avec la même absence de discernement, par des centaines d’autres chaînes de télévision et d’organes de presse du monde entier - c’était scandaleux, mais ce sont des choses qui arrivent. Le plus grand scandale, c’est que jusqu’à ce jour, ni France 2, ni aucun des propagateurs de cette histoire, ne se sont donné la peine de confesser leur négligence, pas même de s’en excuser - encore moins de traiter du vaste sujet de la collaboration incessante de la presse internationale avec la malhonnêteté systématique de l’Autorité palestinienne, à l’époque d’Arafat.

Le sentiment général a été : Bon, peut-être Mohammed al-Dura n’a-t-il pas été tué par les Israéliens comme nous le disons tous. Et alors ?

La décision récente de la Cour d’Appel de Paris a été applaudie comme une victoire, non seulement pour Philippe Karsenty, mais pour Israël et pour la vérité historique. Et pourtant, comme M. Karsenty me l’a fait remarquer, l’autre jour, au cours d’un entretien téléphonique, cela n’est pas forcément le cas. Même s’ils ont enjoint à France 2 de remettre la séquence [complète], les trois juges du tribunal ont fait preuve d’hostilité envers lui, et ce sont les mêmes juges qui visionneront les 27 minutes de rushes en novembre et décideront ensuite s’ils considèrent son appel comme recevable ou non. A moins qu’ils n’optent pour l’intervention d’experts qui examineront les scènes de manière professionnelle, M. Karsenty craint que les juges ne remarquent pas les falsifications dont elles ont été l’objet, et ne finissent par blanchir France 2 au lieu de la dénoncer.

M. Karsenty compte en appeler au président français, Nicolas Sarkozy, qui en sa qualité de chef de l’Etat, a toute autorité sur France 2 [chaîne nationale, rappelons-le], pour désigner lui-même un tel panel d’experts. J’ignore si la chose est politiquement et juridiquement possible.

Si les juges de la Cour d’Appel font leur travail consciencieusement, ou intiment à France 2 l’ordre de montrer les rushes au grand public, au lieu de les transmettre ponctuellement au tribunal, l’intervention de M. Sarkozy ne sera absolument pas nécessaire.

La vérité à propos de Mohammed al-Dura n’est pas une affaire mineure, ni ne se limite à ce seul cas. Il ne s’agit même pas seulement de la campagne de mensonges contre Israël, qui lui a valu de devenir le pays plus détesté dans les sondages de l’opinion européenne. Il s’agit également de savoir comment, en général, la presse d’aujourd’hui se sent libre de manipuler la vérité à son gré, puis de décliner toute responsabilité pour ce qu’elle a fait.

Philippe Karsenty n’est pas Dreyfus [*], mais s’il parvient à gagner son procès, il se peut qu’il ait fait une chose d’importance historique. En lui souhaitant bonne chance, c’est à nous tous que je la souhaite.


Texte original anglais "Changing History’s Course ".

Repost 0
19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 06:07
Caroline Glick | Jerusalem Post -Traduction française : Menahem Macina

Nul doute qu’il s’agit là d’une décision qui pourrait s’avérer déterminante pour l’issue de cette affaire et la reconnaissance du tort considérable qu’elle a causée à l’image d’Israël. Le fait que C. Glick, la célèbre éditorialiste du "Jerusalem Post", couvre ce développement, et prenne fait et cause pour Karsenty, ajoute à l’espoir que nous sommes très nombreux à caresser, à savoir, que la justice française prenne enfin au sérieux les preuves indéniables, précisément contenues dans la vidéo détenue par France 2, montrant plusieurs mises en scène, moins dramatiques que celle d’al-Dura, mais curieusement similaires, si l’on en croit le témoignage de ceux qui ont pu visionner le document filmé. Souhaitons que cette nouvelle conjoncture, plus favorable que les précédentes, voie l’aboutissement favorable des efforts et de la ténacité dont Philippe Karsenty a fait preuve dans son combat pour qu’apparaisse enfin la vérité en cette affaire. C’est ce que je lui souhaite personnellement. (Menahem Macina).


lire l’article sur : http://www.upjf.org/

 

L’armée israélienne de défense (Tsahal) est sortie de son silence officiel sur une affaire qui remonte à sept ans, et qui a été considérée comme une calomnie meurtrière [1] à l’encontre de Tsahal et de l’Etat d’Israël.

Le 10 septembre, le commandant de Police adjoint du Bureau du Porte-parole de Tsahal, le colonel Shlomi Am-Shalom, a adressé une lettre au correspondant permanent en Israël de la chaîne de télévision France 2, Charles Enderlin, à propos du reportage réalisé par Enderlin, le 30 septembre 2000, dont une séquence de 55 secondes a été diffusée sur ce qui s’est passé au carrefour de Netsarim au centre de la bande de Gaza, censée démontrer que Tsahal aurait pris sous son tir l’enfant al-Dura, alors âgé de 12 ans, et l’aurait tué.

Après sa diffusion exclusive, le même jour, France 2 offrit gracieusement la vidéo à tous les médias. Le film, et le récit de la mort d’al-Dura prétendument attribuée à Tsahal furent rapidement rediffusés dans le monde entier.

En quelques jours, al-Dura devint un symbole de la guerre palestinienne contre Israël. A plusieurs reprises, des terroristes et leurs partisans ont évoqué son patronage pour justifier leurs assassinats d’Israéliens, de Juifs et de leurs défenseurs occidentaux.

Dans sa lettre, le colonel Schlomo Am-Shalom, demande l’entièreté du film de 27 minutes, tourné ce jour-là par le caméraman de France 2, Talal Abu-Rahma, ainsi que la séquence filmée par le même le 1er octobre 2000. Am-Shalom a demandé que les films, de qualité diffusable, soient envoyés à son bureau, avant le 15 septembre, dernier délai. Jusqu’ici, France 2 n’a pas encore déféré à cette demande.

La démarche de Tsahal a pour toile de fond la bataille juridique menée contre France 2 par l’observateur des médias français, Philippe Karsenty, concernant la couverture médiatique de l’affaire al-Dura.

L’année dernière, France 2 et Enderlin ont assigné en justice Karsenty, qui dirige le site Web d’observation de la presse, Media Ratings, sous le chef d’inculpation de diffamation, pour une lettre, diffusée en 2004, accusant France 2 d’avoir mis en scène le reportage sur al-Dura.

Karsenty exigeait également la démission d’Enderlin et de la responsable de l’information, Arlette Chabot, pour leur rôle dans la diffusion de ce bobard médiatique supposé.

En octobre 2006, un tribunal français donna raison à France 2 et à Enderlin contre Karsenty.

Le tribunal reconnaissait que Karsenty avait fourni des preuves importantes indiquant que l’événement avait été mis en scène. Toutefois, dans son jugement, favorable aux plaignants, les juges dirent que les accusations de Karsenty manquaient de crédibilité parce que, affirmaient-ils à tort, ses accusations reposaient sur une seule source.

Le tribunal soulignait aussi qu’aucune autorité israélienne, ni l’armée - qui est pourtant la plus concernée -, ni le [ministère] de la Justice, n’avaient accordé le plus infime crédit aux allégations [de Karsenty] concernant l’authenticité du reportage de France 2.

Dans sa lettre à Enderlin, Am-Shalom conteste l’assertion des juges, en ces termes :

« Je dois faire remarquer [que leur affirmation] ne correspond ni aux tentatives répétées, faites par Tsahal, pour recevoir le matériel filmé, ni aux conclusions de la commission d’enquête de l’armée [sur les prétendus tirs], qui ont été largement diffusées dans les médias internationaux et français. »

Am-Shalom donne le détail les résultats de l’investigation de Tsahal concernant l’incident. Cette enquête fut ordonnée par le Major-général Yom Tov Samia, qui était alors Commandant en chef de la zone sud.

Citant Samia, Am-Shalom écrit :

« Le général a clairement établi que, d’après l’analyse de tous les éléments recueillis sur les lieux, y compris l’emplacement de la position de Tsahal, la trajectoire des balles, l’endroit où se trouvaient le père [Jamal al-Dura], et son fils, derrière un obstacle, la cadence des tirs, l’angle de pénétration des balles dans le mur derrière le père et son enfant, et l’heure des événements, nous pouvons exclure, avec la plus grande certitude, la possibilité que les tirs, qui ont apparemment atteint l’enfant et son père, aient pu être le fait des soldats de Tsahal, qui, à ce moment-là, se trouvaient à l’intérieur de leur position fixe [au carrefour]. »


Am-Shalom note en outre que :

« Le général Samia a insisté auprès de moi sur le fait que toutes ses tentatives en vue de recevoir les matériaux filmés, pour les besoins de son enquête, ont été rejetées. »

Tsahal a un besoin urgent de cette séquence filmée, affirme Am-Shalom, car

« elle a été réclamée pour le commentaire du jugement du 19 octobre 2006 [contre Karsenty] sur cette question, qui doit venir en discussion devant une cour d’appel française le 19 septembre. »

Et d’ajouter :

« Ayant eu connaissance de ce qu’il y a eu des tentatives de mise en scène médiatique d’événements [le même jour], et comme un doute a été soulevé dans ce sens concernant le récit disputé, nous avons demandé à recevoir les matériaux susmentionnés afin d’en finir avec cet épisode et de parvenir à la vérité. »

Dans le passé, Tsahal a hésité à prendre une position ferme dans l’affaire al-Dura. A l’époque de l’incident, le lieutenant-général Shaül Mofaz, alors chef d’état-major, ainsi qu’Ehud Barak, alors Premier ministre et ministre de la Défense, n’ont pas ouvertement soutenu l’enquête de Samia, ni ses résultats.

A une date aussi récente que le 23 juin 2006, le Brigadier-général Miri Regev, alors porte-parole de Tsahal, déclarait encore au Haaretz :

« Je ne suis pas en mesure de décider si Tsahal est responsable ou non de la mort d’al-Dura. »

Au lendemain du procès au civil de Karsenty, l’an dernier, Tsahal a été l’objet d’une critique considérable, tant en Israël, que de la part de groupes juifs à l’étranger, pour son silence sur cette question.

Tandis que Tsahal gardait un silence officiel, des enquêtes privées, réalisées au cours des années écoulées par divers organismes de presse et des militants sur le Web, ont gravement mis en cause la véracité du reportage de France 2.

Ces investigations ont démontré que les prétendues "attaques" de Tsahal contre des civils palestiniens ont été ouvertement mises en scène par des caméramen et des habitants palestiniens du lieu, durant toute la journée où al-Dura aurait prétendument été abattu, au carrefour de Netsarim.

Am-Shalom a adressé des copies de sa lettre au général Samia, au Major-général Dan Harel, qui prend ses fonctions comme chef d’état-major, au représentant de France 2 en Israël, au président de la chaîne France 2, et à Philippe Karsenty.

Caroline Glick

© Jerusalem Post


Note du traducteur

[1] L’expression anglaise, "blood libel", souvent traduite, à tort, par accusation de ’crime rituel’, connote une fausse histoire de meurtre inventée pour faire sensation et provoquer la haine.

-  Lire l’article orignal en Anglais sur le Jerusalem Post...

-  Lire aussi : A-Dura : Tsahal demande - une fois de plus - copie des rushes à France 2 (info # 011709/7) Par Stéphane Juffa © Metula News Agency

 

Repost 0