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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 07:28
7 mai 2007 - Par Alexandre Del Valle & David Reinharc | Jerusalem Post édition française

Desinfos.com n’est jamais intervenu dans la campagne électorale présidentielle, certains nous l’ont reproché (des deux cotés). Mais maintenant que Nicolas Sarkozy a été élu par les Français, nous publions une interwiew du "candidat de l’Union pour un mouvement populaire", qui s’adressait aux Israéliens entre les deux tours ...

 
-  Vous savez que la question du Liban nous préoccupe beaucoup en tant que pays voisin. Au Liban, les soldats européens se sont conformés à la résolution de l’ONU pour une force multilatérale le long de la frontière avec Israël. Certains rapports des Nations unies signalent le réarmement du Hezbollah. Pensez-vous que la mission Finul doive être repensée afin d’être efficace ?

-  La mission "Finul 2", mise en place par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, s’était vu confier un mandat réaliste, celui d’assurer un cessez-le-feu durable entre parties libanaises et Israël.

Elle y est globalement bien parvenue jusqu’à aujourd’hui, sans aucun doute d’ailleurs parce que la France, sous l’impulsion vigilante de Jacques Chirac, avait exigé dès le départ que les conditions d’efficacité de l’action de la force internationale soient réunies : un mandat clair et renforcé par rapport à la Finul, des règles d’engagement prédéfinies.

Pour autant, l’équilibre reste fragile dans la région. Le désarmement des milices en particulier, fondamental pour la stabilité, doit rester un sujet majeur de préoccupation pour le gouvernement libanais. Plus qu’à la Finul 2, c’est à ce dernier d’organiser l’abandon des armes par les milices et d’empêcher le réarmement de certaines d’entre elles en assurant un véritable contrôle de la frontière syro-libanaise.

Ce qui est souhaitable, c’est que le processus politique libanais puisse redémarrer, que les Libanais reprennent pleinement leur destin en mains et retrouvent le chemin du dialogue interne. Le dépôt des armes aux autorités légitimes du Liban serait le meilleur gage d’un retour durable à la paix.

-  Que pensez-vous du plan de paix saoudien lancé au printemps 2002 remis à l’ordre du jour, et plus particulièrement du "retour des réfugiés" comme "condition obligatoire*" ?

-  Comme vous le savez, la France a soutenu depuis 2002 l’initiative saoudienne en faveur de la paix, comme elle a soutenu les efforts de tous ceux qui ont cherché à régler par la voie pacifique le conflit israélo-palestinien.

Pour ma part, je considère cette initiative, récemment relancée au sommet de Riyad, comme utile pour permettre la relance du processus de paix. Si l’on veut la paix et la stabilité, il faut bien commencer par se parler, en particulier entre voisins. On ne sortira de l’impasse actuelle que par une solution négociée, dont le sort des réfugiés est un élément.

Ceci étant dit, je suis évidemment soucieux de l’équilibre entre d’une part, le droit d’Israël à la sécurité et à la reconnaissance de ses voisins, d’autre part le droit des Palestiniens à un Etat. Je suis très profondément attaché à cet équilibre.

Il n’y a de solution viable et durable que dans la garantie qu’Israël ne se verra pas menacé dans son existence, mais aussi dans la réaffirmation de la vocation des Palestiniens à s’organiser en un Etat viable.

-  La barrière de sécurité érigée par Israël relève-t-elle, selon vous, de l’article 51 de la charte des Nations unies, reconnaissant le droit de légitime défense d’Israël face aux attentats terroristes ? Pensez-vous que le Hezbollah devrait être inscrit par l’UE et la France sur la liste des organisations terroristes ?

-  Vous le savez, je défends le droit d’Israël à se protéger contre les agressions extérieures, en particulier lorsqu’elles prennent la forme d’actes aussi lâches et aveugles que des actes terroristes. Mais les mesures prises ne doivent pas condamner la recherche d’un règlement négocié de la paix. Elles doivent être appropriées et proportionnées.

Par ailleurs, la paix d’Israël dépend aujourd’hui largement du renforcement des capacités de police et de maintien de l’ordre dans les territoires palestiniens. Elle dépendra demain du caractère viable de l’Etat palestinien, notamment de sa continuité.

S’agissant du Hezbollah, je comprends que l’on puisse se poser la question que vous évoquez compte tenu de l’attitude de cette organisation et des moyens auxquels il lui arrive de recourir. Je ne suis pas convaincu cependant de l’utilité d’avoir un tel débat dans le contexte libanais où il faut rechercher l’apaisement.

Je ne peux qu’être favorable à l’application dans toutes ses dispositions de la résolution 1559, qui prévoit notamment le désarmement du Hezbollah. Si celui-ci est le parti politique qu’il dit être, qu’il se comporte vraiment comme tel et dépose enfin les armes.

-  Vous souhaitez relancer la construction de l’Europe par un traité simplifié, à soumettre au Parlement par le biais d’une convention démocratique nommée ad hoc. Quelles sont les alliances que vous allez bâtir, avec vos partenaires européens, pour y parvenir ? Contre la Turquie en tant que membre permanent de l’UE, vous avez lancé l’idée d’une Union de la Méditerranée. Avez-vous une politique méditerranéenne ?

-  Cela fera bientôt deux ans que l’Europe est en panne en raison du rejet par deux pays fondateurs, dont la France, du Traité constitutionnel européen. On peut le regretter, mais on ne peut pas faire autrement que d’en prendre acte et essayer d’imaginer des alternatives pour sortir ensemble de la crise actuelle.

Car il ne sera pas possible de relancer l’Europe et de bâtir de grands projets européens pour préparer l’avenir avec les institutions actuelles qui n’ont pas été conçues pour une Union européenne à 27 membres.

Mais deux ans d’immobilisme, cela suffit. Quand le projet européen n’avance pas, il recule, et il recule d’autant plus vite que le monde évolue de façon accélérée et qu’il ne nous attend pas. Alors, en attendant des refontes plus ambitieuses qui ne pourront intervenir au mieux avant les prochaines élections au Parlement européen, c’est-à-dire pas avant 2009, je propose de reprendre sans tarder les dispositions les plus consensuelles de la première partie du projet de Traité constitutionnel.

C’est que j’appelle le Traité simplifié. Je suis convaincu qu’un consensus entre les différents Etats membres peut être rapidement trouvé sur cette base. J’ai confiance dans la bonne volonté, le réalisme et le désir d’avancer de l’ensemble de nos partenaires. S’agissant de la Turquie, c’est un grand pays et un grand allié pour lequel j’ai beaucoup de respect.

Si je suis opposé à son adhésion, ce n’est pas parce que je suis contre la Turquie mais parce que je suis pour l’Europe politique. Il me semble en effet qu’il y aurait une contradiction fondamentale entre l’adhésion de la Turquie et le projet d’une Europe plus intégrée sur le plan politique.

L’Union européenne ne peut s’étendre indéfiniment et doit avoir des frontières. Et il me semble que pour des raisons historiques, géographiques et culturelles, la Turquie n’a pas vocation à se situer à l’intérieur de ces frontières. Sauf à ce que ces frontières soient communes demain avec la Syrie ou l’Irak, ce qui me semble difficilement acceptable.

Je vous rappelle par ailleurs que lorsque la perspective d’une adhésion de la Turquie a été envisagée, c’était il y après de 45 ans et qu’à l’époque, il s’agissait d’adhérer à un marché commun, à une union douanière, pas à une union politique.

Je plaide donc pour l’établissement d’un partenariat stratégique, économique et aussi culturel privilégié avec la Turquie comme avec d’autres Etats du pourtour méditerranéen. L’union euro-méditerranéenne que j’ai proposée s’inscrit dans ce cadre. L’Europe à l’évidence, à commencer par la France et l’Italie, ne peut tourner le dos à la méditerranée qui est une donnée structurante de son identité comme de sa stabilité.

-  L’Iran est une menace toujours plus imminente. Certains pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie sont pour une ligne de dialogue plus accentuée par rapport à d’autres membres de la communauté internationale. Quelle est votre position par rapport au régime de Mahmoud Ahmadinejad ?

-  Sur l’Iran, je veux être une nouvelle fois très clair. Il est inacceptable et dangereux que l’Iran se dote d’une capacité nucléaire militaire. Il appartient à l’Iran de rétablir la confiance sur la nature de ses activités nucléaires. C’est ce que le Conseil de sécurité des Nations unies a signifié à Téhéran en votant à l’unanimité la résolution 1737.

L’important dans cette crise est de maintenir la fermeté et l’unité de la communauté internationale face à cette épreuve de vérité pour sa détermination à contenir les risques de prolifération. C’est bien le sens de l’action des Européens depuis 2003. Cette politique de fermeté et de dialogue est aujourd’hui partagée par l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité. C’est dans cette continuité que s’inscrira mon action si je suis élu.

S’agissant de M. Ahmadinejad, je vous rappelle les propos que j’ai déjà tenus sur son attitude et ses positions. Ses interventions appelant à la destruction d’Israël ou niant la réalité de la Shoah sont totalement inadmissibles et irresponsables. Je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’elles aient été partagées par une majorité d’Iraniens, loin de la même.

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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 06:56
Sous les pavés de la diabolisation anti-sarkozyste… l’antisémitisme

Le front anti-sarkozyste n’a pas ménagé son vocabulaire pendant cette dernière campagne électorale : nulle amabilité empruntée au champ lexical du nazisme, ou de la collaboration, n’a été épargnée au candidat Sarkozy.

Dans le meilleur des cas, on le traitait de « facho » ; dans le plus imagé, de pétainiste.

Sans débat d’idées, sans interrogation, on l’a taxé d’eugéniste comme aux heures berlinoises les plus sombres ; et l’on a transmis partout le pastiche de son affiche officielle « Ensemble tout est possible », devenue « Ensemble…sans les pauvres… » et surtout plus loin : « sans les homosexuels. » Manquait une étoile rose…

Personne non plus ne s’est étonné qu’un candidat sensément avoir les médias à sa botte soit l’objet d’une telle vindicte médiatique.

On s’est gargarisé avec le terme de « rafles », comme le communiquait Arlette Laguiller le 23 mars 2007 : « Protestation d'Arlette Laguiller contre la rafle policière devant l'école Rampal dans le 19ème arrondissement de Paris. Je suis profondément indignée par la rafle organisée par la police dans le 19ème arrondissement de Paris devant l’école maternelle Rampal, qui s’est traduite entre autre par l’arrestation d’un grand-père chinois venu attendre son petit enfant scolarisé dans l’école. Cette arrestation est scandaleuse ; les conditions dans lesquelles elle s’est opérée tout autant. »

Désinformation, manipulation… et, par-dessus tout, ignoble glissement sémantique.

D’autant plus que nous sommes encore dans une démocratie en France… et pas dans une dictature.

Le droit de vote (!), la liberté d’expression (dont on ne se prive pas contre Nicolas Sarkozy, si l’on écoute, souvent médusé, les invités de Taddei sur France 3) et le poids de l’opposition le démontrent amplement.

Un esprit inquiet pourrait en revanche déceler des relents de véritable fascisme dans ces discours aux menaces subliminales de « troisième tour » qui s’annonce comme social, mais dont les descriptifs anticipés présagent des moments d’émeutes.

Si l’on ajoute que l’on taxe Sarko aussi de « bolchevisme », que Le Pen en remet une couche, rejoignant ceux qui le diabolisent, on peut décidément s’interroger sur le véritable objectif de ceux qui persistent à établir un parallèle déraisonnable entre un candidat républicain et le chef nazi… Cette comparaison avait sévi en mai 68 avec le fameux slogan « CRS=SS »…

Et s’il fallait comprendre cette démarche à l’envers ?

S’il fallait lire autre chose ? Parce que ces comparaisons sont évidemment absurdes à toute personne un peu lucide et possédant un degré minimal d’instruction.

Quel est le seul point commun entre d’une part l’extrême-droite lepéniste amateur de « détail » et de jeux de mots douteux et l’extrême-gauche anti-israélienne et amie de Tariq Ramadan, et d’autre part le nazisme ?

L’antisémitisme…

On peut même y ajouter un certain courant socialiste, selon la démonstration magistrale d’Alexis Lacroix (Le socialisme des imbéciles lire).

Inconsciemment ou non, cette manière abjecte de faire campagne ne visait peut-être pas seulement l’intégrité de Nicolas Sarkozy, mais avait aussi un autre objectif.

D’autant plus que ces anathèmes ont fort bien fonctionné auprès d’une jeunesse dont seuls les arrières grands-parents ont connu directement la dernière Guerre mondiale. Il fallait peut-être décrypter ces messages à l’envers…

En banalisant le vocabulaire du nazisme, c’est l’antisémitisme qu’on banalisait.

Francine Girond © Primo-Europe, 6 mai 2007

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 08:30

C'est lui, et tant pis pour les autres !

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 07:35

 Interview exclusive de Nicolas Sarkozy accordée à l'hebdomadaire israélien Jerusalem Post édition française. Edition du mardi 1er mai, n° 839 avec l'Agence NEWS Press

 “Je défends le droit d’Israël à se protéger”
 
Nicolas Sarkozy, le candidat de l’Union pour un mouvement populaire, s’adresse aux Israéliens
entre les deux tours. Etape choisie du sprint final
 
Propos recueillis par David Reinharc et Alexandre Del Valle
 
Les résultats du premier tour des élections présidentielles en France témoignent de la popularité de Nicolas Sarkozy auprès des électeurs franco-israéliens. 82 % ont voté pour lui. A la veille du second tour des élections, le candidat UMP a tenu à partager sa vision de la France, de l’Europe et du Moyen-Orient par le biais du Jerusalem Post édition française.
 
– Vous avez en Europe et ailleurs dans le monde l’image d’un homme de droite aux positions sécuritaires et libérales, sans oublier votre “atlantisme”, pro-israélien et pro-américain qui plaît à beaucoup aux franco-israéliens mais moins à la gauche européenne. Jugez-vous cette perception fidèle et juste ?
– Eh bien dites moi, je crois que vous n’avez rien oublié. Il y a là la liste complète des traits les plus caricaturaux généralement utilisés par tous ceux qui en général ne sont pas très bien intentionnés à mon égard. Cette perception n’est évidemment ni fidèle ni juste. J’ai voulu être le candidat d’une droite républicaine enfin décomplexée de ne pas être la gauche, d’une droite sûre de ses valeurs : le travail, l’autorité, la primauté de la victime sur les délinquants, l’effort, le mérite, le rejet de l’assistanat, de l’égalitarisme et du nivellement par le bas. Cela fait-il de moi un homme de la droite dure ?
Je me suis employé dans mes responsabilités ministérielles à combattre et à faire reculer une insécurité qui avait littéralement explosé sous le gouvernement de gauche de Lionel Jospin.
J’ai obtenu des résultats significatifs et j’estime qu’ils devront être confortés demain par une amélioration de l’ensemble du fonctionnement de la chaîne pénale, en particulier pour mieux lutter contre la récidive et le sentiment d’impunité des mineurs multi-réitérants. Cela fait-il de moi un homme aux positions sécuritaires ?
En matière économique, je suis avant tout un adepte du pragmatisme. Je crois aux libertés économiques. Je crois à l’économie de marché. Mais je sais aussi que le marché ne dit pas tout et ne peut pas tout. Je crois au volontarisme politique en matière industrielle et technologique, et je ne regrette pas d’avoir fait le choix d’intervenir pour sauver Alstom, une entreprise redevenue florissante. Cela fait-il de moi un libéral ?
Je suis viscéralement attaché à l’indépendance de la France et de l’Europe vis-à-vis de quelque puissance que ce soit. Et je déplore que l’Union européenne ne fasse pas preuve de davantage d’unité, de réalisme et d’autonomie dans ses relations économiques et commerciales avec les autres régions du monde, comme dans sa politique étrangère et de défense. Je ne vois pas là d’incompatibilité avec le fait de considérer les Etats-Unis comme une grande démocratie avec laquelle nous avons beaucoup de valeurs communes et des liens historiques indéfectibles. Pas plus que je ne vois d’incompatibilité entre la reconnaissance du droit des Palestiniens à disposer d’un Etat viable et le fait de considérer la sécurité d’Israël comme non négociable. Cela fait-il de moi un “atlantiste”, un “pro-israélien” et un “pro-américain” ? C’est une lecture qui à tout le moins manque de la plus élémentaire subtilité. La vérité, c’est que ceux qui disent cela sont des anti-Israéliens et des anti-Américains. Qu’ils s’assument au lieu de dénigrer les autres.
 
– Pouvez-vous dresser un bilan et une prospective pour le futur de l’institution du Conseil français du culte musulman et du dialogue entre le gouvernement français et le chef du conseil, Dalil Boubaker ?
– Je me suis effectivement fortement impliqué dans la création du CFCM, l’instance représentative des musulmans de France et de ses prolongements régionaux que sont les
25 CRCM. Pourquoi ? Parce que je préfère un islam de France, en phase avec les valeurs et les règles de notre République, à un islam en France qui resterait soumis à des influences étrangères.
Le CFCM rassemble les différents courants de pensées des musulmans et permet qu’un dialogue s’instaure entre eux, mais aussi, bien sûr, avec les pouvoirs publics et les autres composantes de la société française.
Concrètement, le CFCM s’occupe de la construction de mosquées, de la gestion des carrés musulmans dans les cimetières, de l’organisation des fêtes religieuses, de la nomination des aumôniers dans les hôpitaux, les lycées et les prisons, mais aussi de la formation des imams.
Le bilan du CFCM depuis sa création en 2003 est pour moi positif et encourageant. D’ailleurs, je suis persuadé qu’aucun gouvernement à l’avenir, quel qu’il soit, ne remettra en cause son existence et ses finalités.
 
– La sécurité et l’immigration sont les thèmes sur lesquels vous avez le plus travaillé en tant que ministre de l’Intérieur. Que pensez-vous de la directive européenne, qui porte à la fois sur l’échange des données entre les divers services d’intelligence et sur l’harmonisation des lois qui règlent l’arrivée des clandestins ?
– Vous faites sans doute allusion à la proposition de directive concernant le retour des immigrés en situation irrégulière. La Commission européenne a estimé qu’il était nécessaire de franchir un nouveau cap dans l’harmonisation des procédures d’éloignement.
C’est indéniablement une bonne chose, à condition toutefois que les Etats puissent conserver encore une certaine marge de manœuvre.
Quant à la coopération en matière d’échange d’informations entre les différents pays européens, je la crois indispensable, que ce soit pour lutter contre l’immigration clandestine, notamment au moyen du futur système d’information sur les visas, ou contre les réseaux de criminalité organisée qui prospèrent en exploitant la misère et le désespoir des hommes.
Plus largement, je souhaite que les Etats européens puissent aller plus loin demain dans l’approfondissement de la coordination de leurs politiques en matière d’immigration, d’asile et de contrôle des frontières. Dans mes responsabilités de ministre de l’intérieur, j’ai d’ailleurs eu l’occasion de soumettre à nos partenaires des propositions en ce sens.
 
– Vous avez souvent déclaré vouloir revoir la loi sur la laïcité de 1905. Comment pensez-vous que celle-ci puisse être modifiée et vers quelle direction ?
– Il n’a jamais été question pour moi de toucher aux principes fondamentaux de la loi de 1905. Cette loi n’est pas une loi de prohibition mais une loi de clarification des relations entre l’Etat et les religions. C’est une loi de tolérance qui assure tout à la fois la liberté de conscience et la neutralité de l’Etat, autrement dit l’égalité des cultes devant la puissance publique.
J’ai simplement souhaité qu’une réflexion s’engage sur la nécessité de procéder à un nouveau toilettage, afin de prendre en compte une réalité nouvelle : le fait que la religion musulmane, qui est aujourd’hui devenue la deuxième religion de France après la religion catholique, était quasiment inexistante sur notre territoire en 1905. Je rappelle d’ailleurs que cette loi a été amendée à treize reprises ! Un rapport d’experts, qui m’a été remis en septembre dernier me recommandait d’aménager la législation afin de donner aux communes la possibilité, dûment encadrée, d’aider si nécessaire à l’investissement cultuel.
Si cette question mérite sans doute d’être étudiée, c’est notamment parce qu’il n’est pas juste que les fidèles de certaines confessions apparues récemment sur notre territoire rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte. Je ne pense pas néanmoins qu’il soit opportun de légiférer sans avoir auparavant obtenu un très large consensus. Pour légiférer sur ces questions délicates, l’accord de la grande majorité des Français et des différentes communautés cultuelles me semble indispensable.
 
– Vous savez que la question du Liban nous préoccupe beaucoup en tant que pays voisin. Au Liban, les soldats européens se sont conformés à la résolution de l’ONU pour une force multilatérale le long de la frontière avec Israël. Certains rapports des Nations unies signalent le réarmement du Hezbollah. Pensez-vous que la mission Finul doive être repensée afin d’être efficace ?
– La mission “Finul 2”, mise en place par la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, s’était vu confier un mandat réaliste, celui d’assurer un cessez-le-feu durable entre parties libanaises et Israël. Elle y est globalement bien parvenue jusqu’à aujourd’hui, sans aucun doute d’ailleurs parce que la France, sous l’impulsion vigilante de Jacques Chirac, avait exigé dès le départ que les conditions d’efficacité de l’action de la force internationale soient réunies : un mandat clair et renforcé par rapport à la Finul, des règles d’engagement prédéfinies.
Pour autant, l’équilibre reste fragile dans la région. Le désarmement des milices en particulier, fondamental pour la stabilité, doit rester un sujet majeur de préoccupation pour le gouvernement libanais. Plus qu’à la Finul 2, c’est à ce dernier d’organiser l’abandon des armes par les milices et d’empêcher le réarmement de certaines d’entre elles en assurant un véritable contrôle de la frontière syro-libanaise.
Ce qui est souhaitable, c’est que le processus politique libanais puisse redémarrer, que les Libanais reprennent pleinement leur destin en mains et retrouvent le chemin du dialogue interne. Le dépôt des armes aux autorités légitimes du Liban serait le meilleur gage d’un retour durable à la paix.
 
– Que pensez-vous du plan de paix saoudien lancé au printemps 2002 remis à l’ordre du jour, et plus particulièrement du “retour des réfugiés” comme “condition obligatoire*” ?
– Comme vous le savez, la France a soutenu depuis 2002 l’initiative saoudienne en faveur de la paix, comme elle a soutenu les efforts de tous ceux qui ont cherché à régler par la voie pacifique le conflit israélo-palestinien.
Pour ma part, je considère cette initiative, récemment relancée au sommet de Riyad, comme utile pour permettre la relance du processus de paix. Si l’on veut la paix et la stabilité, il faut bien commencer par se parler, en particulier entre voisins. On ne sortira de l’impasse actuelle que par une solution négociée, dont le sort des réfugiés est un élément.
Ceci étant dit, je suis évidemment soucieux de l’équilibre entre d’une part, le droit d’Israël à la sécurité et à la reconnaissance de ses voisins, d’autre part le droit des Palestiniens à un Etat. Je suis très profondément attaché à cet équilibre.
Il n’y a de solution viable et durable que dans la garantie qu’Israël ne se verra pas menacé dans son existence, mais aussi dans la réaffirmation de la vocation des Palestiniens à s’organiser en un Etat viable.
 
– La barrière de sécurité érigée par Israël relève-t-elle, selon vous, de l’article 51 de la charte des Nations unies, reconnaissant le droit de légitime défense d’Israël face aux attentats terroristes ? Pensez-vous que le Hezbollah devrait être inscrit par l’UE et la France sur la liste des organisations terroristes ?
– Vous le savez, je défends le droit d’Israël à se protéger contre les agressions extérieures, en particulier lorsqu’elles prennent la forme d’actes aussi lâches et aveugles que des actes terroristes. Mais les mesures prises ne doivent pas condamner la recherche d’un règlement négocié de la paix. Elles doivent être appropriées et proportionnées.
Par ailleurs, la paix d’Israël dépend aujourd’hui largement du renforcement des capacités de police et de maintien de l’ordre dans les territoires palestiniens. Elle dépendra demain du caractère viable de l’Etat palestinien, notamment de sa continuité.
S’agissant du Hezbollah, je comprends que l’on puisse se poser la question que vous évoquez compte tenu de l’attitude de cette organisation et des moyens auxquels il lui arrive de recourir. Je ne suis pas convaincu cependant de l’utilité d’avoir un tel débat dans le contexte libanais où il faut rechercher l’apaisement. Je ne peux qu’être favorable à l’application dans toutes ses dispositions de la résolution 1559, qui prévoit notamment le désarmement du Hezbollah. Si celui-ci est le parti politique qu’il dit être, qu’il se comporte vraiment comme tel et dépose enfin les armes.
 
– Vous souhaitez relancer la construction de l’Europe par un traité simplifié, à soumettre au Parlement par le biais d’une convention démocratique nommée ad hoc. Quelles sont les alliances que vous allez bâtir, avec vos partenaires européens, pour y parvenir ? Contre la Turquie en tant que membre permanent de l’UE, vous avez lancé l’idée d’une Union de la Méditerranée. Avez-vous une politique méditerranéenne ?
– Cela fera bientôt deux ans que l’Europe est en panne en raison du rejet par deux pays fondateurs, dont la France, du Traité constitutionnel européen. On peut le regretter, mais on ne peut pas faire autrement que d’en prendre acte et essayer d’imaginer des alternatives pour sortir ensemble de la crise actuelle. Car il ne sera pas possible de relancer l’Europe et de bâtir de grands projets européens pour préparer l’avenir avec les institutions actuelles qui n’ont pas été conçues pour une Union européenne à 27 membres.
Mais deux ans d’immobilisme, cela suffit. Quand le projet européen n’avance pas, il recule, et il recule d’autant plus vite que le monde évolue de façon accélérée et qu’il ne nous attend pas. Alors, en attendant des refontes plus ambitieuses qui ne pourront intervenir au mieux avant les prochaines élections au Parlement européen, c’est-à-dire pas avant 2009, je propose de reprendre sans tarder les dispositions les plus consensuelles de la première partie du projet de Traité constitutionnel. C’est que j’appelle le Traité simplifié. Je suis convaincu qu’un consensus entre les différents Etats membres peut être rapidement trouvé sur cette base. J’ai confiance dans la bonne volonté, le réalisme et le désir d’avancer de l’ensemble de nos partenaires.
S’agissant de la Turquie, c’est un grand pays et un grand allié pour lequel j’ai beaucoup de respect. Si je suis opposé à son adhésion, ce n’est pas parce que je suis contre la Turquie mais parce que je suis pour l’Europe politique. Il me semble en effet qu’il y aurait une contradiction fondamentale entre l’adhésion de la Turquie et le projet d’une Europe plus intégrée sur le plan politique.
L’Union européenne ne peut s’étendre indéfiniment et doit avoir des frontières. Et il me semble que pour des raisons historiques, géographiques et culturelles, la Turquie n’a pas vocation à se situer à l’intérieur de ces frontières. Sauf à ce que ces frontières soient communes demain avec la Syrie ou l’Irak, ce qui me semble difficilement acceptable. Je vous rappelle par ailleurs que lorsque la perspective d’une adhésion de la Turquie a été envisagée, c’était il y après de 45 ans et qu’à l’époque, il s’agissait d’adhérer à un marché commun, à une union douanière, pas à une union politique.
Je plaide donc pour l’établissement d’un partenariat stratégique, économique et aussi culturel privilégié avec la Turquie comme avec d’autres Etats du pourtour méditerranéen. L’union euro-méditerranéenne que j’ai proposée s’inscrit dans ce cadre. L’Europe à l’évidence, à commencer par la France et l’Italie, ne peut tourner le dos à la méditerranée qui est une donnée structurante de son identité comme de sa stabilité.
 
– L’Iran est une menace toujours plus imminente. Certains pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie sont pour une ligne de dialogue plus accentuée par rapport à d’autres membres de la communauté internationale. Quelle est votre position par rapport au régime de Mahmoud Ahmadinejad ?
– Sur l’Iran, je veux être une nouvelle fois très clair. Il est inacceptable et dangereux que l’Iran se dote d’une capacité nucléaire militaire. Il appartient à l’Iran de rétablir la confiance sur la nature de ses activités nucléaires. C’est ce que le Conseil de sécurité des Nations unies a signifié à Téhéran en votant à l’unanimité la résolution 1737.
L’important dans cette crise est de maintenir la fermeté et l’unité de la communauté internationale face à cette épreuve de vérité pour sa détermination à contenir les risques de prolifération. C’est bien le sens de l’action des Européens depuis 2003. Cette politique de fermeté et de dialogue est aujourd’hui partagée par l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité. C’est dans cette continuité que s’inscrira mon action si je suis élu.
S’agissant de M. Ahmadinejad, je vous rappelle les propos que j’ai déjà tenus sur son attitude et ses positions. Ses interventions appelant à la destruction d’Israël ou niant la réalité de la Shoah sont totalement inadmissibles et irresponsables. Je ne suis d’ailleurs pas sûr qu’elles aient été partagées par une majorité d’Iraniens, loin de la même. n
 
        Citation du prince héritier Abdallah, Ashark al Awsat, 11 mai 2002.
 
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“J’appelle à une participation plus importante pour le deuxième tour”
 
Créditée de 9 % de votes des électeurs français inscrits aux listes électorales en Israël, la candidate socialiste Ségolène Royal a tenu à faire répondre son porte-parole Julien Dray aux questions du Jerusalem Post édition française
 
Propos recueillis par
Hélène Schoumann
 
– Quel message adressez-vous à la majorité française en Israël qui s’est prononcée massivement en faveur de Nicolas Sarkozy au premier tour ?
– Ces résultats marquent une très faible participation de la population française résidant en Israël. C’est dommage car l’élection présidentielle concerne l’ensemble des citoyens français, qu’ils vivent en métropole ou à l’étranger. J’appelle donc à une participation plus importante pour le deuxième tour.
 
– Quel rôle doit jouer la France dans l’évolution du processus de paix au Proche-Orient ? Tenez-vous au renforcement des liens bilatéraux entre les deux pays déjà enclenché ? Si oui, Pourquoi ?
– La France, en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations unis, mais aussi par son histoire, est attachée à un certain nombre de principes. Le premier d’entre eux est le droit des peuples à disposer d’un Etat aux frontières sûres et reconnues.
De ce point de vue, la France est inflexible, depuis la création d’Israël, à ce que cet Etat puisse vivre en paix avec ses voisins et que sa sécurité soit totalement garantie. Sa sécurité sera d’autant plus assurée si le peuple palestinien dispose d’un Etat souverain. La naissance de cet Etat doit permettre la stabilisation et la sécurité de la région.
C’était là tout le sens de la visite de Ségolène Royal à la fin de l’année 2006.
Si elle est élue présidente de la République, il y aura dans la région une politique plus volontaire de la France, mais aussi de l’Europe pour qu’un processus de paix aboutisse sérieusement.
 
– Comptez-vous rappeler, maintenir ou renforcer la force française au sein de la Finul au Sud Liban ?
– Notre responsabilité est de faire respecter le droit international. La mission de la Finul n’étant aujourd’hui pas achevée, la présence de la France en son sein doit donc être maintenue.
 
– Ségolène Royal a déclaré vouloir parler “avec tout le monde” : selon vous, que doit faire la France vis-à-vis du Hezbollah ?
– Le Hezbollah est, d’une certaine manière, une forte composante de la vie politique libanaise. Il est, qu’on le veuille ou non, incontournable dans toute solution à la crise actuelle. Pour autant, la France ne peut pas admettre que le Hezbollah remette en cause la sécurité d’Israël.
 
– Etes-vous partisan d’un renforcement des sanctions envers l’Iran, si Téhéran ne déclare pas vouloir cesser tout développement de ses infrastructures nucléaires ?
– Oui, comme l’a dit très nettement et sans ambiguïté Ségolène Royal, position qu’elle est la seule à défendre avec une telle constante en France comme à l’échelle internationale.
Certains l’avaient d’ailleurs regardé de haut il y a quelques mois. Ils rient malheureusement jaune aujourd’hui. Car c’est elle qui a raison quand elle dit que la frontière entre le nucléaire civile et militaire est infime, tant que l’Iran n’acceptera pas les contrôles de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique, ndlr).
 
– Etes-vous favorable au maintien du gel des fonds européens consentis à l’Autorité palestinienne maintenant qu’est formée une coalition Hamas Fatah, au moins jusqu’à la libération du franco-israélien Gilad Shalit ?
– A ce stade, la libération du soldat Gilad Shalit est un préalable.
Une telle libération doit permettre le rétablissement des aides, étant entendu que ces aides doivent se faire sur des projets et que la communauté internationale doit vérifier que c’est la population palestinienne qui en bénéficie.
Il est évident que le gel de l’aide ne peut que susciter la radicalisation et faire le jeu des extrémistes.
 
– Que proposez-vous contre les actes antisémites qui ont traversé la France ces dernières années ?
– Il y a une renaissance d’un antisémitisme moderne qui s’est caché ces dix dernières années derrière une rhétorique antisioniste. Cette rhétorique doit être sévèrement combattue, d’abord par l’éducation, ensuite, par une répression sévère de tous les comportements et actes antisémites.
Le gouvernement actuel n’a malheureusement pas fait cela comme il convenait. Il a, comme dans beaucoup de domaines, beaucoup parlé et peu agi.
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 06:07

Nicolas Sarkozy : L’immense majorité des peuples ne veut que la paix et la réconciliation

Nicolas Sarkozy s’est entretenu avec Actualité Juive sur son programme électoral. Le candidat UMP est revenu sur ses actions en tant que ministre de l’Intérieur. Il rappelle sa détermination dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et certifie que contre ce fléau, « il n’y a qu’un axe d’action possible : éduquer, condamner, réprimer ».
Etablissant un constat noir de la situation au Proche-Orient, « terrorisme et extrémisme violent, conflits civils, ambitions de puissance, prolifération balistique et nucléaire », Nicolas Sarkozy est favorable à un engagement avec les partenaires européens pour faciliter la résolution des crises. Plus spécifiquement sur conflit israélo-palestinien, il signale « deux réalités fondamentales: d’un côté, le terrorisme dont est victime la population israélienne, qui est inacceptable, de l’autre, un peuple occupé, qui ne renoncera jamais, quoi qu’il endure ». D’après le président de l’UMP, « dans ce conflit, la France doit adopter une position équilibrée et un discours de franchise ». Il lance un message aux protagonistes du conflit. : « À nos amis palestiniens, je veux dire que l’existence et la sécurité de l’État d'Israël ne sont pas négociables et que rien ne peut justifier la violence. Les terroristes qui prétendent agir en leur nom et pour leur bien sont en fait les véritables ennemis des Palestiniens car ils les privent d’une paix à laquelle ils aspirent et ont droit. Et à nos amis israéliens, je à nos amis israéliens, je veux dire qu’Israël doit se tenir prêt à faire les concessions nécessaires pour permettre aux Palestiniens d'établir un État viable. Je défendrai avec la même énergie le droit d’Israël à vivre en sécurité et le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat ».

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François Bayrou : Je suis admiratif de la démocratie israélienne
Dans une interview accordée à Actualité Juive, François Bayrou présente l’essentiel de son programme centriste basé sur « une majorité élargie comprenant des gens venant du centre, de gauche et de droite mais aussi issus de la société civile, où chacun conservera ses convictions, où chacun respectera l’autre mais où tous ensemble, ils travailleront au redressement de notre pays ». Interrogé sur la lutte contre l’antisémitisme, le candidat UDF estime que « l’antisémitisme est totalement inacceptable » et rappelle que « quand on touche à un juif parce qu’il est juif, on touche à la République ». Il veillera à ce que la loi soit « appliquée avec toute la rigueur nécessaire ». « C’est plus qu’une affaire de justice, c’est une affaire de principe et de valeurs », ajoute t-il.
Sur le principe de laïcité, François Bayrou est très claire. Il s’agit d’ « une règle invariable quelle que soit le poids démographique des religions dont on parle ».
S’agissant du Proche-Orient, il se dit « admiratif de la démocratie israélienne ». Selon lui, « la France doit être plus présente » dans la région. « Parce que la France entretient de bonnes relations avec Israël mais aussi les pays arabes, elle doit mettre à profit cette amitié pour aider à la recherche d’accord de paix », ajoute t-il. François Bayrou souhaite aider Israël à entrer dans l’organisation mondiale de la Francophonie et pense que « l’Europe peut aider les Israéliens et les Palestiniens.

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Ségolène Royal : Il faut mettre l’Iran face à ses responsabilités

Interviewée par Actualité Juive, Ségolène Royal revient sur son voyage au Proche-Orient. « J’ai senti lors de cette visite toute l’énergie, la soif de vie et de justice d’Israël. » « Les objectifs de la France dans la région seront la paix, la sécurité pour les Etats, mais aussi la justice pour les peuples et le développement pour tous », précise la candidate socialiste. Inquiète de la situation dans la région, Ségolène Royal assure que « la France s’engagera dans la recherche d’un règlement d’ensemble en lançant l’initiative d’une conférence internationale de paix au Proche-Orient ». « Mon action, ajoute t-elle, reposera sur les principes qui peuvent permettre de progresser vers une paix durable : la sécurité pour Israël et le droit des Palestiniens à un Etat indépendant et viable ».
Seule candidate à avoir fermement pris position contre l’accès de l’Iran au nucléaire civil, Ségolène Royal fera en sorte de mettre « l’Iran face à ses responsabilités ».
Interrogée sur le principe de laïcité, la candidate PS se dit « opposée à toute remise en cause de la loi de 1905 » et « propose de la consacrer par une Charte de la laïcité. »
Sur la question de l’antisémitisme et du racisme, elle estime « que la bataille doit se mener à l’école par l’éducation à la citoyenneté et l’indispensable devoir de mémoire ». Lors de sa visite au camp des Milles, elle s’était « engagée à aider ces lieux de mémoire indispensables ». « Cette pédagogie de la mémoire, c’est aussi, pour la France, avoir le courage de regarder son histoire en face, avec ses ombres et ses lumières », précise Ségolène Royal.

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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 06:10
NicolasSarkozy.jpgPrésidentielles 2007
Les Juifs de France voteront-ils majoritairement pour Sarkozy?
PressInfos 29 Mars 2007 | Détrompons-nous! Si Nicolas Sarkozy est élu le 6 mai prochain président de la République française, il sera contraint de “rééquilibrer” ses positions proisraélienne et proaméricaine, la politique traditionnelle proarabe de la France étant incontournable, soutient le journaliste Michaël Darmon. Grand reporter politique à France 2, il est l'auteur de plusieurs livres remarqués sur le Front National et l’extrême droite française, Michaël Darmon vient de consacrer un excellent essai au président de l’U.M.P. -Union pour un Mouvement Populaire-, La vraie nature de Nicolas Sarkozy (Éditions du Seuil, 2007). Extraits de l'entretien réalisé par The Canadian Jewish News: "(...) Il n’y a pas de vote juif organisé en France. Il y a par contre dans la Communauté juive de France, la deuxième plus importante de la Diaspora juive après celle des États-Unis, des sensibilités qui s’expriment en fonction de certaines questions. Moult affirment que la majorité des Juifs français voteront pour Nicolas Sarkozy, mais ils oublient qu’il y a plusieurs courants dans la Communauté juive proches de Jacques Chirac, qui appellent aujourd’hui à voter pour François Bayrou. Il n’y a pas de vote juif en France parce que la Communauté juive hexagonale est citoyenne, très bien intégrée et ne vote pas en fonction de prédispositions communautaires. Elle peut en revanche voter avec une sensibilité, ou une attention plus particulière, pour tel ou tel autre candidat qui aurait des relations étroites avec Israël. Mais cette sensibilité n’est pas déterminante dans le vote parce qu’il y a dans la Communauté juive française une sociologie très variée.(...) Nicolas Sarkozy a été le premier homme politique français à insister sur la nécessité d’une évolution de la laïcité républicaine. C’est pour cette raison qu’il a soulevé une polémique. La laïcité républicaine française, il n’y a qu’en France qu’on sait ce que ça veut dire.(...) [Nicolas Sarkozy] S’il est élu président, il sera absolument obligé de rééquilibrer sa position proisraélienne, sans pour autant basculer dans l’hostilité à l’endroit de l’État hébreu. Je raconte dans mon livre une anecdote très révélatrice à ce sujet. J’ai assisté à un entretien que Nicolas Sarkozy a eu avec des dignitaires politiques et des financiers des Émirats arabes unis, qui sont venus le rencontrer à Paris pour l’inviter à leur rendre visite dans leurs pays respectifs parce que, lui ont-ils dit, son image est trouble dans les Émirats arabes à cause de son positionnement proisraélien et proaméricain. Je ne crois pas que cette remarque soit tombée dans l’oreille d’un sourd!(...)"
PressInfos 29 Mars 2007 | source: CJN
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 06:35
Le conflit palestino-israélien fait l’objet d’une entrée spécifique dans la rubrique "France dans le monde" (Rubrique mère : "International") du site Sitoyen.fr.
Y figurent les positions et les propositions de ceux et celles des candidats qui ont abordé cette question (seulement 5 sur 12 !).
Nous avons cru utile de les mettre sous les yeux de nos internautes. (Menahem Macina)

 Eclairage sur le conflit israélo-palestinien

 Introduction de Sitoyen.fr

 Difficile de résumer l’ensemble des questions posées par le conflit israélo-palestinien, qui dure depuis la création d’Israël en 1948. Depuis le début de la seconde Intifada et la mort du président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, les regains de tension se sont accumulés : occupation de Gaza, attentats-suicide palestiniens sur le territoire d’Israël, construction d’un mur de séparation avec la Cisjordanie, élection du Hamas en janvier 2006, et enfin, guerre au Liban entre le Hezbollah et l’armée israélienne. La région est soumise à des tensions si fortes, que les Américains semblent se désengager du règlement des conflits.
La question israélo-palestinienne sera sur le bureau du prochain Président de la République: la ligne politique française traditionnelle au Proche-Orient accorde le droit à la sécurité pour Israël et un État souverain pour les Palestiniens.

1. Arlette Laguillier 

  " Que signifie le mot paix pour le peuple palestinien à qui on dénie depuis toujours l'existence nationale ? "
" Les territoires palestiniens sont divisés en une multitude de parcelles, comme autant de camps de concentrations "
" Depuis que le Hamas est arrivé au pouvoir, l'Etat d'Israël, soutenu par les grandes puissances, resserre encore l'étau autour du peuple palestinien. "
" Le peuple palestinien avait la possibilité d'être le moteur des classes exploitées du Moyen-Orient (Ndlr: avant l'arrivée au pouvoir du Hamas 'réactionnaire' " ). "
" C'est Israël  qui est responsable de l'oppression du peuple palestinien, mais c'est la politique nationaliste antérieure qui vient de produire son dernier avatar avec l'arrivée du Hamas au pouvoir "
 

2. José Bové

 

 " Les frontières de 1967 doivent être prises en compte pour la création de ces deux Etats. "


Proposition 1:

Réalisation des droits nationaux du peuple palestinien, pour l'édification d'un Etat palestinien indépendant, à côté de l'Etat d'Israël, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.

Proposition 2:

Convocation d'une Conférence internationale sous l'égide de l'ONU pour l'application de l'ensemble des résolutions des Nations Unies y compris celles concernant la question des réfugiés et de leur droit au retour.

Proposition 3:
Dans l'immédiat, reprise des aides financières à l'Autorité palestinienne, démantèlement du mur d'annexion, fin des bouclages et levée des barrages militaires.

 

 3. Marie-Georges Buffet 

 " La France doit agir, prendre l’initiative, chercher des appuis et des alliés dans le monde, rappeler en permanence l’exigence du respect du droit international et des résolutions de l’ONU, contribuer à une mobilisation des opinions publiques. "

Proposition 1:
Convocation d’une conférence internationale au Proche-orient sous l’égide des Nations unies " afin de définir un règlement d’ensemble, pour en finir avec l’occupation et la colonisation, pour l’édification d’un État palestinien indépendant à côté de l’État d’Israël, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-est pour capitale et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés (dont l’application nécessitera une négociation). "

Proposition 2:

Rétablissement de tous les financements internationaux de l’Autorité palestinienne

Proposition 3:

Démantèlement du " mur d'annexion ", créé par les Israël iens

Proposition 4:

Libération des prisonniers

Proposition 5:

Installation d'une force internationale de sécurisation et de protection des populations civiles sous drapeau de l’ONU.

4. Ségolène Royal

" Beaucoup des conflits dans le monde dépendent de ce conflit. "
" Faire en sorte que l'Europe occupe toute sa place dans la résolution de ce conflit, qui est le plus douloureux que vivent les populations concernées, des deux côtés (...) droit d'Israël à la sécurité et droit des palestiniens à avoir un Etat reconnu. "
" L'abandon des Etats-Unis explique aussi le regain de tensions dans cette partie du monde. "

Proposition 1:
Pas de négociation avec le Hamas: " En l'état actuel des choses, où le Hamas est sur la liste des organisations terroristes, il n'est pas question de parler aux dirigeants du Hamas (...) il peut y avoir d'éventuels contacts dans le cadre des discussions menées par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour former un gouvernement d'union (...) Encore faudrait-il que le Hamas accepte les conditions fixées internationalement: reconnaissance de l'existence de l'Etat d'Israël et de tous les accords israélo-palestiniens conclus antérieurement, renonciation à la violence. "

Proposition 2:
La construction du "mur de séparation" entre Israël et la Cisjordanie "est sans doute justifiée" quand "c'est nécessaire pour la sécurité", reconnaissant toutefois qu'" il y a un problème sur le tracé de ce mur ".

Proposition 3:
Reprise de l'aide européenne au peuple palestinien " car la pauvreté, le non-versement des salaires sont sources de tensions et de violence ".

Proposition 4:
Un groupe politique européen pour faire médiation.

5. Nicolas Sarkozy

" Nous ne soutiendrons ni les dictatures, ni les pays dirigés par des régimes corrompus. "
" Le droit à la sécurité pour Israël est quelque chose sur lequel [sic] on ne peut transiger. "

Proposition 1:
Pas de discussion avec le Hamas: " le Hamas a été élu, mais cela ne le rend pas respectable. "

Proposition 2:
Reconnaissance d'un Etat palestinien viable par Israël, et retrait d'Israël de Gaza : " Mais la sincérité m'oblige à rappeler que vous n'aurez pas réglé le problème de votre coexistence avec les Palestiniens quand vous vous serez retirés de Gaza. Il vous faudra encore aider vos voisins à se constituer en Etat viable du point de vue économique, un Etat dont ils ont besoin du point de vue politique. "

Proposition 3:
Une coopération renforcée avec dans le cadre d’un partenariat privilégié entre l’Europe, puissance méditerranéenne, et les pays de cette région au premier rang desquels Israël.

© Sitoyen.fr 

M. Macina, sur le site upjf.org

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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 06:17

"Ecrit à l'initiative de l'avocat Patrick Klugman, ancien président de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et ancien vice-président de SOS-Racisme, ce texte dénonce " la prise d'otage de (la) communauté (juive) aux termes d'une propagande habile qui voudrait que les juifs de France aient choisi unanimement un candidat à l'élection présidentielle", en l'occurrence Nicolas Sarkozy"

Entre autres justifications à cette pétition purement tactique :

"Ce qu'on peut gagner avec Sarkozy en tant que juif, on le perd en tant que Français."" 

Il est étonnant de voir que la dénonciation du communautarisme supposé d'un candidat entraîne un discours communautariste en retour. D'abord personne ne sait exactement quelle est la teneur du "vote juif" en France, vieille antienne qui ne porte d'ailleurs que sur quelques 150 ou 200 000 électeurs. Un débat a d'ailleurs lieu ces derniers jours sur les statistiques ethniques en france, et leur possible autorisation.

Jusqu'à nouvel ordre, on ne sait pas et on ne saura pas quel est le vote juif en France. 

Mais Patrick Klugman, incarnation du communautarisme à travers l'UEJF, roule pour Royal, ce qui est son droit. Le problème c'est l'idée que perdre en tant que Français ce qu'on gagne en tant que juif. L'un et l'autre seraient-ils exclusifs ?  Il considère que le soutien "des juifs" serait du à ce que Sarkozy serait un "ami d'Israël".

Peut-il s'étonner de l'existence d'un tel argument ? Il me semble assez compréhensible que quand José Bové par exemple suspecte le Mossad de brûler les synagogues en France, il perd de l'estime dans l'électorat juif. On a pu constater de manière affligeante l'influence du conflit du MO dans nos écoles, nos collèges. Il ne s'agit pas que d'opinion politique, il s'agit d'élèves retirés d'établissements publics pour cause d'antisémitisme, de policiers devant tous les organismes communautaires, d'amalgame permanent entre sionistes-fascistes et juifs, bref des choses connues. Ce ne sont pas les juifs qui choisissent de perdre un morceau de leur identité, c'est une partie de la société qui les met en demeure de choisir.

Ce que la gauche reproche (par anticipation) à Sarkozy, c'est de rompre avec la PAF. Je ne sais évidemment pas ce qu'il en sera si Sarkozy est élu, il y a des chances que le système perdure. Mais la gauche incarnée par Klugman ne peut pas à la fois dénoncer le communautarisme et ne jamais évoquer l'islamisme radical en France, dénoncer le conseil des musulmans de France créé par Sarkozy et oublier son propre immobilisme, dénoncer le "mur" israélien et encourager le dialogue avec le Hamas, aller visiter Assad (cf J. Lang) et traiter Sarkozy de "chien" de Bush quand il visite notre ex-allié.  

Pardon d'avoir été un peu long, mais je termine avec cette autre rumeur qui court depuis quelques mois, celle d'un vote juif pro-De Villier. L'idée est toujours la même, sommer le juif français de choisir : fasciste ou socialiste, autrement dit sioniste répugnant ou internationaliste généreux. Une instrumentalisation est à l'oeuvre, qui ne fera que renforcer ce que l'on dénonce, et qui aboutira à ce que Finkielkraut appelle le "délaissement des juifs de France".

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