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  • : Israël, ce pays qui pousse l'individu à la recherche de lui-même. Un voyage de retour vers l'Histoire, vers sa propre Histoire.
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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 07:09
Par Claude Bensoussan pour Guysen Israël News
Il n’est pas inutile de rappeler à ceux qui ne l’ont pas vécu, et à ceux qui s’en souviennent aussi mais qui font comme s’ils l’avaient oublié, les jours qui ont définitivement marqué le monde et ont changé son cours, ce 5 Juin 1967.

En ces temps là (…), les pays arabo musulmans, tous sans exception, décidèrent une fois pour toutes, une de plus, d’en finir avec ce petit pays d’Israël, à peine né, et déjà mer…ique à souhait.
Des marées humaines, des millions d’hommes et de femmes, dans toutes les capitales arabes, s’apprêtaient à égorger les juifs une fois leurs armées arrivées aux portes de Tel Aviv et Haïfa. Tous les bouchers du Caire ne suffirent pas pour fournir en canifs de Bagdad et autres cimeterres d’Ali, les foules hystériques, les gueux et moins que gueux, se marchant les uns sur les autres (on ne dénombra pas moins de 100 morts en une journée), qui brandissaient leurs lames bientôt rouges du sang juif croyaient-ils, et les appels au meurtre, au génocide dirons nous, se multipliaient sur toutes les ondes du califat moyen oriental.


Petit rappel en image…

Dessin : Juifs dans les ruines de Tel-Aviv. Caricature publiée en juin 1967 dans al-Jundi al'Arabi, Syria http://www.sixdaywar.co.uk/arab-cartoons.htm

Les speakers à la solde des régimes dictatoriaux rivalisaient en poèmes célébrant leurs raïs et la victoire future de la mère de toutes les batailles. Le vœu le plus cher du grand mufti de Jérusalem, l’homme à la Swastika enturbannée, une « terre arabe sans juifs », était sur le point de se réaliser.
Le monde entier tremblait pour ces quelques 3 millions de juifs isolés, rescapés de la Shoah, à peine sortis de l’enfer, et qui faisait revivre un pays laissé pour mort depuis deux mille ans.


Le miracle de la résurrection d’un peuple, de sa langue et de son génie, défiait l’imagination. On l’admirait presque unanimement, de Lomé à Oslo, mais on craignait pour sa survie.


Les volontaires affluaient du monde entier pour aider et remplacer les hommes au front, assurer les arrières, ou même aller se battre pour défendre ce petit bout de pays, à peine plus grand que l’Alsace- Lorraine, dont on doutait de la capacité de ses soldats à remporter une guerre contre cent millions de musulmans en armes.


Et quelles armes ! La plus grande concentration de chars depuis la bataille d’El Alamein, fantassins en sus comme des essaims de guêpes et avions à recouvrir le ciel d’une nuée de sauterelles.



La suite ? J’en ai fait le récit dans l’un de mes précédents articles.

Y’A PLUS UN CHAT AU CAIRE


La guerre éclair, la plus rapide de l’Histoire, enseignée depuis, dans toutes les académies militaires, a valu aux israéliens tous les éloges et les superlatifs du Larousse et Petit Robert réunis…


L’un d’entre eux nous a particulièrement touchés. Un grand homme qui avait du nez, s’est plut à favoriser la résurgence nauséabonde lorsque dans une conférence de presse il nous affubla de tels adjectifs que Maurras n’aurait pas reniés : « petit peuple d’élite sûr de lui et dominateur ».


Dur à avaler de la part d'un leader occidental qui, pendant la Seconde Guerre mondiale et après, n'a jamais eu un mot de compassion pour les victimes de la Shoah !


Le signal était donné qu’il était permis de redevenir antisémite…Les Juifs, responsables de tous les malheurs de la France et éternels apatrides chez Maurras, devinrent alors les israéliens responsables de tous les malheurs du Moyen-Orient, et donc indirectement de la France.


N’ont-ils pas eu droit récemment au prestigieux titre de « plus grand danger pour la paix mondiale » ?



Toutes les analyses ont été faites sur cette Guerre des Six Jours. Et l’ « occupation » de territoires. Aucun grief ne nous a été épargné. On aurait souhaité qu’Israël perde cette guerre et que ce petit pays de m…n’empoisonne plus le long fleuve tranquille de l’Histoire humaine, puisque les juifs auraient disparu de la région, comme les leaders arabes le leur promettaient…
D’autres, et non des moindres, prédirent qu’Israël n’était qu’une « parenthèse de l’histoire ».

Ces prophètes de malheur à deux sous ont vu la leur se refermer et le petit pays sûr de lui et dominateur est toujours là. Quant à ceux qui ne voulaient surtout pas d’un génocide, d’un nouvel Holocauste, qui priaient pour qu’Israël l’emportât face aux hordes du nationalisme arabe, mais qui exigèrent qu’il se retire des territoires récupérés par les armes, pour ne pas augmenter encore l’humiliation de la défaite, à ceux là nous disons qu’aucune loi de la guerre n’oblige le vainqueur à jouer au vaincu.

Qu’il n’existe pas d’exemple dans l’histoire de l’humanité d’une nation agressée, remportant une victoire éclatante et restituant ses prises de guerre. C’est ainsi que se sont tracés toutes les frontières.


De Vladivostok à Pretoria.
Aujourd’hui, le vaincu exige, comme s’il était en position de force, la restitution sans conditions de tous les territoires. Pour la paix…


La paix, cette paix que les israéliens ont offerte sur un plateau dès la naissance de leur Etat, deviendrait si proche à la seule condition d’un retour des territoires à leurs soi-disant propriétaires légitimes ?

 
Une paix à coups de missiles ou roquettes encore plus dévastateurs qu’ils sont plus proches ?


Une paix sur le papier qui vaut ce qu’elle vaut mais en aucune façon plus chère que celui dont on se sert après être passé par les waters closed…


Pourquoi ? Pour la simple raison que les arabes s’y connaissent en accords de papier. Pas un seul des milliers signés entre eux depuis que le monde arabe est arabe, n’a été respecté. Sitôt signé, sitôt jeté. Et que l’on ne vienne pas nous parler du traité de paix avec l’Egypte. Il n’a de nom que le nom.


Les arabes doivent prendre eux-mêmes en charge leurs réfugiés qui ne sont pas plus réfugiés que vous et moi dans nos pays respectifs.


Les seuls depuis 60 ans à végéter, avec la bénédiction du machin qui se nomme l’UNWRA, dans des camps que l’on ne veut absolument pas détruire et dans lesquels quatre générations ont vu le jour, que l’on a maintenu ainsi comme un abcès de fixation pour une revendication qui n’est jamais la même d’un jour à l’autre.


Il ne faut non plus pas perdre de l’esprit que ces « réfugiés », lorsqu’ils étaient sous administration israélienne ont eu un niveau de vie de loin bien meilleur que celui de toutes les populations arabes à 4000 kilomètres à la ronde.


Bien supérieur à celui de monarchies maffieuses multimilliardaires en dollars.



Alors cette victoire, si chèrement acquise, aurait été le prélude à une quarantaine d’années d’occupation et de répression, que d’aucuns ont comparées à celles d’autres populations dans un passé pas très lointain, sous la férule de bourreaux et tortionnaires bruns…


Certains esprits chagrins et malsains ont volontairement oublié que ce n’est que depuis la révolte fomenté par Arafat, neveu du grand mufti de Jérusalem, grand ami de Himmler, que les mesures de sécurité ont imposé des contrôles lourds et indispensables pour assurer la sécurité des civils israéliens menacés par les bombes humaines du Fatah, du Hamas et du Djihad islamique.

Sans parler des multitudes d’autres sous groupes de sous groupes de terroristes tous à la solde du chef maffieux et de son successeur Abbas. Le même Arafat, auquel le monde reconnaissant doit les contrôles aux portiques des aéroports et les heures d’attente avant un vol. Arafat… créateur d’emplois pérennes…


Quarante ans durant lesquels on nous a resservi la même soupe fade, de l’oppression israélienne et des « génocides » perpétrés par Tsahal. Le plus fameux restant « Jeningrad », la plus grande mystification, s’il en est, de l’histoire de ce coin du monde que l’on dit à l’Est d’Eden.


53 morts dont 29 terroristes, 1 civil, et surtout 23 de nos meilleurs hommes, des hommes hors du commun, qui n’étaient là que pour défendre leurs familles et assurer la sécurité de civils qui périssaient sous les bombes humaines envoyées par celui auquel la France, bien malgré elle, par la volonté d’un président pas au dessus de tout soupçon, rendit des honneurs militaires et nationaux qui finirent de la traîner dans la boue, quelques mois plus tard.

Et cette « occupation » de nos territoires (comble de l’ironie si ce n’est de l’ignominie), n’apporta, disais-je, que prospérité à des populations qui avaient vécu jusque là sous les dictatures successives, monarchiques ou nationalistes, sans jamais réclamer un Etat alors qu’aucune armée étrangère ne les en empêchait.



Des dirigeants israéliens, et non des moindres, cédèrent aux pressions venues de l’extérieur, et signèrent des accords que tout le monde aujourd’hui s’accordent à qualifier de calamiteux, pour le plus grand malheur de notre peuple. Des milliers de morts, des dizaines de milliers de blessés, pour avoir serré la main d’un assassin.


Non contents de s’être laissés bernés, ils ont récidivé, pour offrir encore et encore plus de territoires, nous gratifiant de slogans tels « Gaza d’abord, les Qassams ensuite »…


Sdérot sous les bombes et bientôt Ashkelon, voilà ce qu’il en coûta d’expulser des familles entières qui avaient fait de ce désert une oasis.
Et qui redevint un désert, une fois les envahisseurs arabes et barbares sur place.


Et aujourd’hui, alors qu’ils s’entretuent, maigre consolation, que nous apprend la bonne vieille désinformation ? Je vous le donne en mille : les éliminations ciblées de Tsahal auraient fait 56 morts côté « activistes » du Hamas et Djihad islamique.


Pas un mot, des centaines de victimes des luttes fratricides entre factions terroristes !


200 zigouillés en quelques jours, dont certains de façon tellement atroce, que vous les décrire m’indignerait. Un génocide quoi, puisque Jenine fut un massacre.…



Je tiens à souligner le mot « activistes ». L’information française, soucieuse de précision, oublie de dire que l’Europe a reconnu, malgré le veto tenté de Chirac, la spécificité terroriste du Hamas. Et que tous ses « ministres », ne sont qu’un ramassis de racailles, qui continuent de berner leur monde et nous la jouer « décrétons une trêve de 3 mois avec l’ennemi », sachant ce qu’il en coûte en éliminations ciblées à chaque fois qu’une roquette tombe sur Sdérot.

Et le pire, c’est qu’encore une fois, les responsables israéliens du désastre de l’été dernier au Liban (nous y reviendrons), semblent croire à cette comédie d’accords signés au Caire ou à la Mecque, qui nous assureraient un semblant de quiétude, par le bon vouloir de dirigeants arabes magnanimes et subitement nimbés dans un désir de paix forcément nauséabond si on le regarde de plus près.


Alors quarante ans après, faisons leur grâce d’avoir vu juste pour une fois : n’ont-ils pas claironné sur toutes leurs chaînes de télévision, des années durant, que les arabes avaient une patience infinie ? Que tous les envahisseurs, depuis 14 siècles ont fini par partir de gré ou de force ?


Les Juifs, aussi, savent patienter, antériorité oblige : sur cette terre d’Israël, aucun peuple, aucune civilisation depuis que le Temple fut détruit, il y a bientôt deux mille ans, n’a perduré jusqu’à nos jours. Ils ont tous fini par partir ou disparaître.


Le retour des réfugiés est la plus judicieuse proposition de ce que l’on appelle pompeusement, l’initiative de paix arabe : que chacun revienne chez lui : les juifs en Israël, de la rivière à la mer (…), et les arabes qui occupent Eretz Israël dans des camps indignes de leurs origines, retournent d’où ils sont venus, c'est-à-dire de Syrie, d’Irak, du Liban et de l’Arabie. Venus pour trouver du travail chez les Juifs qui pouvaient leur en fournir au début du siècle dernier.


Et si D.ieu le veut, tout pourrait se faire en Six Jours.



Une Paix éclair…

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 06:47

6 juin 2007 - Une conversation entre Haïm Gouri et Ilan Greilsammer

Nous reproduisons ci-après, avec l’aimable autorisation de Salomon Malka -coordinateur du dossier « Israël : 40 ans après la guerre des Six Jours », publié par « La Règle du jeu », n°34, mai 2007- une conversation entre Haïm Gouri, ancien capitaine de réserve, et Ilan Greilsammer. Avec une certaine émotion, Haïm Gouri raconte comment il a vécu cette période difficile puis euphorique d’Israël. Son témoignage particulièrement intéressant permet de comprendre le conflit. Enfin, Haïm Gouri nous offre aussi une réflexion personnelle sur ce qu’il appelle « les limites de la force ».


Lire l’article sur : http://www.crif.org/

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 07:07

6 juin 1967 - par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

S’il est vrai que même du côté israélien, il existe une déception certaine au vu de la situation, quarante après ce qu’il est convenu d’appeler « la guerre de 6 jours » (et non la guerre des 6 jours), il n’en demeure pas moins que, contrairement, aux accusations lancées contre Israël, ce pays n’en est pas seul responsable.

Pour notre part, nous voudrions souligner le bien-fondé de la thèse israélienne, au regard du droit international au moment du déclenchement de cette guerre, thèse qui n’est guère répandue, dans les médias, à l’heure actuelle.

Ceci est d’autant plus regrettable que cela conforte un certain nombre des points de vue soutenus par les gouvernements israéliens jusqu’à ce jour.

A peine relèvera-t-on que dans le Courrier international - repris par Matinplus , le 31 mai - Elie Barnavi, historien et ancien ambassadeur d’Israël en France, a écrit : « Cette guerre a été une nécessité - une guerre juste, s’il en fut ».

De fait, il ne faut, effectivement, pas réécrire l’histoire : « Israël n’avait tout simplement pars le choix ».

A l’époque, l’Egypte massait des troupes dans le Sinaï, après avoir obtenu des Nations Unies le retrait des casques bleus, qui, en 1957, au lendemain de la guerre du Sinaï, avaient été disposés dans la presqu’île, en vue de garantir à Israël l’accès du détroit de Tiran.

Or, Israël avait prévenu que toute tentative de bloquer à nouveau l’accès de ce détroit, seule possibilité de desservir le port d’Eilat, alors que le canal de Suez lui était interdit - au mépris du droit international - serait considéré comme un casus belli .

Au nord d’Israël, existait la menace syrienne, caractérisée non seulement par les facilités accordées à des bandes armées pour s’infiltrer à l’intérieur d’Israël, mais, aussi, et surtout, par les bombardements incessants en territoire israélien, depuis les hauteurs du Golan - comparables aux lancements actuels de Qassam sur Sderot.

C’est, dans ces conditions, que le 5 juin au matin Israël se lança dans ce qu’il faut bien appeler une action de « légitime défense préventive », alors qu’une double menace pesait, ainsi, sur lui au sud et au nord.

Ce fut une innovation, dans le droit international, qui jusqu’alors ne connaissait que la légitime défense contre une agression déclarée.

Il n’est pas inutile de rappeler que, quelques quarante-huit heures auparavant, dans Le Monde du 3 juin 1967, René Cassin, président de l’Alliance Israélite Universelle, qui, en tant que président de la Cour européenne des droits de l’homme, devait, l’année suivante, recevoir le prix Nobel de la Paix, publiait un article où, de façon prémonitoire, à propos de « Qu’est-ce que l’agression ? », il justifiait l’initiative israélienne.

En effet, devant la presse mondiale, le président Nasser venait de déclarer que c’est « l’existence même d’Israël qui constitue une agression et ne saurait être plus longtemps supportée ».

Et se référant aux thèses soviétique et syrienne, lors des discussions aux Nations unies sur la définition de l’agression, qui évoquaient, l’une, les « mesures de pression économique portant atteinte à la souveraineté de l’Etat » et l’autre, la « tolérance à des organisations pour utiliser le territoire comme base d’opérations au point de départ en vue d’incursions », le grand juriste français écrivait : « On dirait vraiment que, dans ces divers documents, tout est prévu pour offrir d’avance à l’Etat d’Israël, la possibilité d’invoquer les actes d’agression de ses voisins ».

Et René Cassin ne savait pas encore que la Jordanie, malgré les mises en garde qu’Israël fit parvenir au roi Hussein, allait, à son tour, s’engager ouvertement dans le conflit, espérant profiter de ce qu’Israël était aux prises avec ses ennemis au nord et au sud, pour accroître sa présence sur le flanc est, et notamment à Jérusalem.

Comme l’on sait, mal lui en a pris, car la Guerre de six Jours marqua le refoulement de la Jordanie au delà du Jourdain. Et, tirant lui-même, en quelque sorte, les leçons de l’histoire, Hussein renonça en 1988 à toute prétention sur la Cisjordanie, qu’il avait, pourtant annexée (sans pour autant faire de Jérusalem-Est sa capitale).

Et si, en 1979, dans le cadre d’un traité de paix, Israël restitua à l’Egypte l’intégralité du Sinaï, en 1994, dans le cadre du traité de paix avec la Jordanie, Israël n’avait aucun territoire à restituer (notons, au passage, que pour normaliser la frontière entre les deux pays, des échanges, limités, de territoires furent décidés).

C’est ainsi que se pose, depuis, juin 1967 la question du statut juridique des « territoires disputés » au delà de la ligne de cessez-le-feu (dite Ligne verte), qui avait été adoptée, en 1949, dans le cadre de l’accord d’armistice conclu, à l’époque, par Israël, au lendemain de la guerre d’indépendance.

Il ne faut, en effet, pas perdre de vue qu’en 2007, la situation au Moyen Orient est encore tributaire des séquelles de la Première guerre mondiale et plus précisément de l’absence de solution complète et définitive appliquée, dans cette région, aux possessions de l’Empire ottoman, puissance vaincue.

Les différents sandjaks et willayets ottomans furent, au début des années 20, regroupés sous l’appellation de Syrie, Liban et Palestine et placés sous mandat de la Société des Nations.

Seules la Syrie et le Liban accédèrent, par la suite, à l’indépendance (encore que, pour ce dernier pays, on peut, légitimement s’interroger sur la signification de ce mot eu égard aux pressions syriennes qu’il continue de subir).

Reste le sort de la « Palestine » (résurgence de l’appellation romaine, alors que ce territoire ne constituait pas une entité juridique homogène, à l’époque ottomane).

Or, comme l’on sait, le plan de partage, dont 2007 marquera, en novembre prochain, le soixantième anniversaire ne fut pas accepté par le monde arabe, alors que ce plan, prenant en compte le fait que ce territoire n’avait jamais constitué, depuis la chute du Royaume de Juda, une entité indépendante, si l’on met à part l’épisode, sans aucune base légitime, du Royaume franc de Jérusalem, au XIème siècle, faisait place, en quelque sorte, au droit des peuples à disposer d’eux mêmes.

Ce plan permettait, à la fois, de donner à la population arabe locale, dont une partie venait, cependant, des territoires voisins de se constituer en une entité indépendante, et de consacrer l’existence d’un Foyer national juif, promis par le plan Balfour, en 19I7.

Certes, s’agissant de Jérusalem, l’Assemblée générale des Nations Unies prenait quelque liberté avec ce droit à l’émancipation nationale proclamé par la Charte de 1945, puisqu’elle en faisait, à l’époque, un corpus separatum , sans tenir compte de l’existence d’une majorité juive, qui n’aurait pas manqué de se prononcer pour le rattachement à l’Etat juif.

C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler que jamais cette ville n’avait été, toujours en omettant la supercherie de Godefroy de Bouillon, la capitale d’un Etat autre que d’un Etat juif.

Nous ne répéterons jamais assez que ce n’est pas l’affirmation, non étayée - voire, au contraire, contredite par le texte de l’armistice de 1949 - des juges de la Cour internationale de La Haye, en 2004, qui ont considéré que la Ligne verte constituait une frontière et que de ce fait Israël occupait une partie de la Palestine, qui permet, à elle seule, de considérer que cette entité existe, d’ores et déjà, au regard du droit international.

Pour qu’il y ait un Etat, au regard du droit international, il faut une population, des pouvoirs publics (en l’occurrence, l’Autorité-sic palestinienne) et surtout un territoire délimité par des frontières.

Or, on admettra d’autant plus difficilement de suivre les juges de La Haye qui ont estimé que cette frontière existait, par référence à la ligne d’armistice de 1949 que les Israéliens ont effectivement franchie, en juin 1967, qu’indépendamment du texte de 1949 les représentants jordaniens ont réaffirmé, à plusieurs reprises, par la suite, que cette ligne de cessez-le-feu ne constituait pas une frontière.

De plus, on ne comprendrait pas pourquoi la résolution 242 du Conseil de sécurité de novembre1967 se serait référée à des frontières « sûres et reconnues », si celles-ci existaient déjà.

Pour terminer, il faut également rappeler à l’heure où Israël est, à longueur de colonnes de journaux, accusé, à nouveau, de tous les maux, liés à son « occupation de la Palestine » (sans que d’ailleurs, parfois, on prenne soin de préciser que l’on ne vise pas ce faisant toute l’étendue entre la Méditerranée et le Jourdain et que l’on admet l’idée qu’Israël ne soit pas une « parenthèse de l’histoire »), que dès les lendemains de la Guerre de Six jours, le gouvernement israélien proposa de se retirer de tous les territoires, en échange de la paix.

La réponse arabe fut le triple non du Sommet de Khartoum en septembre 1967 : non à la reconnaissance, non à la négociation et non à la paix.....

De cela, il n’y a guère que le Hamas qui s’en souvienne et qui persévère dans son refus de toute paix : au mieux il accepterait une trêve de « longue durée » (10 ans....).

Nous ne considérons pas - mais ce n’est qu’un avis personnel - qu’Israël est en « droit » de « conserver » tous les territoires placés sous son autorité depuis la Guerre de Six jours. Mais nous estimons qu’on ne peut lui imposer, unilatéralement, de se retirer de tous les territoires (d’autant plus que la version anglaise - faisant foi - de la résolution 242 précitée évoque le retrait « de » territoires), sans aucune garantie quant à des « frontières sûres et reconnues ».

Bref, on en est, effectivement, 40 ans après, encore au stade où Israël, au regard du droit international, est fondé à n’accepter de négocier qu’avec ceux qui renoncent à la violence à son égard et qui reconnaissent son droit à l’existence.

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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 06:53
Spécial guerre des Six jours
 

 

Les Palestiniens n’ont tiré aucune leçon de leurs erreurs, constate le psychiatre de Gaza Eyad Al-Sarraj. Extraits d’un article publié par le quotidien palestinien Al-Quds, reproduit par Courrier International, n° 865, du 31 mai au 6 juin 2007, p. 37.
 
« … Nous n’avons rien appris des autres peuples, ni de leurs victoires ni de leurs échecs. En Afrique du Sud, les Noirs ont réussi la révolution consistant à établir un Etat de droit et l’égalité des citoyens, mais nous n’avons pas étudié leur exemple. En Algérie, la population s’est entre-tuée au nom de « belles causes », mais nous n’avons tiré aucune leçon. En Somalie, les dirigeants se sont comportés comme si les déchirements entre milices étaient leur idéal suprême, mais nous n’avons pas compris que nous étions guettés par le même drame. Dans le monde entier, le terrorisme d’Al-Qaida provoque des réactions de rejet, mais tout ce que nous avons su faire est de prêter le flanc aux mêmes accusations en tuant des civils. Non nous n’avons rien appris et nos dirigeants persistent à nous mener à l’abîme. »
 
« … Nous n’avons rien appris des échecs qui ont suivi chacune de nos ingérences dans les affaires des pays voisins. En Jordanie, nous avons tenté de renverser le roi Hussein pour établir un régime révolutionnaire (1970), tentative qui s’est soldée par des centaines de morts et l’expulsion de nos chefs vers le Liban. Au Liban, nous avons constitué Au Liban, nous avons constitué un Etat dans l’Etat, ce qui nous a valu la haine des Libanais et l’expulsion de nos chefs vers la Tunisie (1982). En 1990, alors que nous savons ce qu’est une occupation, nos dirigeants ont acclamé Saddam Hussein qui venait d’envahir le Koweït, ce qui a abouti à l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens des pays du Golfe. Et, après cela, nous n’avons toujours rien appris puisque aujourd’hui le Fatah Al-Islam provoque des troubles au Liban. Notre incapacité à comprendre notre propre histoire, c’est l’arme de destruction massive que nous avons inventée et qui assurera la victoire d’Israël. »
 

 

 

 
Dessin : Juifs dans les ruines de Tel-Aviv. Caricature publiée en juin 1967 dans al-Jundi al'Arabi, Syria
http://www.sixdaywar.co.uk/arab-cartoons.htm

 

 
Dans le même dossier   
 
Revue de presse
La guerre des Six jours selon l’historien israélien Tom Segev
 
Entretiens
Spécial guerre des Six Jours
Pierre Kauffmann : « Je ressentais de l’émotion et de la ferveur, à un moment ou la France, son monde politique et ses médias faisait cœur avec Israël. »
 
Commentaires
Spécial guerre des Six Jours.
D’une guerre l’autre. Une conversation entre Haïm Gouri et Ilan Greilsammer
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 06:13

Joel Fishman, Makor Rishon, première publication le 1° Juin 2007


La victoire et l'imposture : quatre décennies après la guerre des Six-Jours, une imposture soviétique et les carences de la décision politique locale menacent de priver Israël de sa victoire.

La commémoration de la guerre des Six-jours est une bonne chose parce qu'elle nous incite à faire des comparaisons entre le passé et le présent. Si tous les ans nous marquons l'anniversaire de cette guerre, chaque décennie qui passe replace cet évènement dans une perspective nouvelle. C'est pourquoi le quarantième anniversaire de cet épisode historique dramatique est hautement significatif.
 

Cependant, avant de nous pencher sur le présent, jetons un regard sur les deux décennies précédentes. En 1987, lors du vingtième anniversaire de la guerre, la télévision israélienne - il n'y avait qu'une chaîne à l'époque- avait réuni le groupe de généraux qui avaient gagné la guerre. Le défunt Yitzhak Rabin, chef d'état-major en 1967, présidait ce groupe. De cet échange émergeait une idée clé, répétée à plusieurs reprises : la guerre avait apporté à Israël de la profondeur stratégique (omek astrategi, était le terme exact).
Si l'on regarde ce passé en tirant le bénéfice du recul, on observe que c'était la fin d'une époque. Ces hommes, qui étaient l'élite militaire et politique d'Israël, évaluaient la situation en termes spatiaux sans faire intervenir le paramètre humain. Ils ne saisissaient pas qu'un jour les habitants de Judée, de Samarie, et de Gaza pourrait avoir une volonté propre. Ils manquaient de l'imagination nécessaire pour donner une place à l'imprévu.
En leur qualité de stratèges, ils omettaient tout simplement la dimension humaine. Ils supposaient que le monde stable de mai 1987 ne changerait jamais, ce qui explique qu'à peine six mois plus tard, le déclenchement de l'Intifada les prenait complètement par surprise. Ils n'étaient pas préparés au défi de la guerre asymétrique, au conflit de basse intensité, une sorte de guerre politique faisant appel à l'opinion mondiale avec un usage intensif des médias. Parce qu'ils n'ont jamais tout à fait compris ce type de guerre, ces hommes n'ont pas été en mesure d'y faire face.

Avec le recul, le vingtième anniversaire de la guerre des Six-jours marque la frontière d'une époque où la sécurité du pays pouvait être assurée principalement par la force militaire. Le versant politique de l'équation, où intervient l'opinion mondiale, était alors marginal. Depuis lors, les paramètres ont graduellement changé. Des années durant, si l'on avait pris conscience jusqu'à un certain point de cette réalité, elle n'était pas déterminante du mode de pensée des gens.

2 Aujourd'hui, quatre décennies plus tard, des travaux nouveaux ont radicalement amélioré notre compréhension de la guerre des Six-jours et de son contexte politique. Deux chercheurs israéliens, Isabella Ginor et Gideon Remez ont récemment étudié la politique de l'Union Soviétique dans la guerre des Six-jours. Ils ont publié leurs conclusions dans leur nouveau livre, Foxbats sur Dimona ; Le jeu nucléaire des Soviétiques dans la guerre des Six jours [Ataleifim beshmei Dimona, hahimur hagarini shel Brit HaMoatsoth be-Milchemeth Sheshet ha-Yomim ]. Ils ont établi que "les Soviétiques avaient préparé un débarquement de la marine sur les côtes d'Israël, avec appui aérien. Ils l'avaient non seulement planifié mais effectivement mis à exécution ; des bombardiers stratégiques et des forces navales dotées d'armes nucléaires étaient prêts à frapper....".
Leur principale cible était le réacteur nucléaire de Dimona, et leur véritable objectif, bien qu'ils ne l'aient pas ouvertement déclaré, était de mettre un terme à l'existence d'Israël. C'est dans ce contexte que Ginor et Remez avancent leur conclusion que la "guerre de Six-Jour n'avait certainement pas été préméditée par Israël dans une intention expansionniste.
Elle résultait plutôt d'une tentative soviéto-arabe réussie pour entraîner Israël dans une guerre préventive." Le plan soviétique était d'amener Israël à entreprendre les premières opérations, pour l'enfermer dans le rôle de l'agresseur et fournir le prétexte d'une intervention massive. En bombardant les aérodromes égyptiens, Israël a mis en échec la stratégie soviétique.
 

Ginor et Remez donnent des preuves supplémentaires à l'appui de leur interprétation. "Selon le compte-rendu non partisan du délégué de l'Inde aux Nations Unies, les débats du Conseil de sécurité du 5 juin avaient été compliqués 'par la demande soviétique que [ celui-ci ] condamne l'agression d'Israël' comme condition d'un cessez-le-feu." De son coté, Dore Gold avait souligné que l'Union Soviétique avait tenté sans succès d'obliger le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale des Nations Unies à condamner Israël en tant qu'agresseur.
Au moment voulu, les Soviétiques firent de l'allégation qu'Israël était l'agresseur la pièce maîtresse de leur campagne de propagande à laquelle le bloc de l'Est participa. Un exemple contemporain de ces évènements peut être trouvé dans le journal est-allemand Neues Deutschland du 9 août 1968 : "Les nouveaux actes d'agression israéliens montrent l'urgence d'une Déclaration des partis communistes et des partis des travailleurs des pays socialistes pour appuyer la demande de retrait des troupes israéliennes des territoires arabes occupés. Cette exigence est la voix du peuple."

Réagissant à la campagne est-allemande de propagande, Simon Wiesenthal souligna dans une conférence de presse tenue à Vienne le 6 septembre 1968 que les spécialistes de la propagande qui avaient bâti cette campagne avaient été au service du troisième Reich et qu'ils utilisaient de fait la terminologie nazie dans leur combat contre Israël. Selon lui, cette campagne était caractérisée par "l'agression, les accusations injustifiées, et une exagération sans limites."
 

3 A l'appui des plans soviétiques, il faut aussi rappeler la contribution néfaste de la France. Le 25 novembre 1967, lors de sa conférence de presse semestrielle, le Général de Gaulle avait attaqué non seulement l'État d'Israël mais aussi le peuple juif. Il avait pris soin de déclarer que l'Égypte était à l'origine de "l'affaire fâcheuse d'Aqaba" mais il ajoutait que cette initiative avait donné aux Israéliens l'occasion qu'ils attendaient. Ils étaient à présent des conquérants. De Gaulle n'utilisa pas le terme d'"agresseur," mais le sens de ses propos était parfaitement clair.
On gardera toujours à l'esprit sa caractérisation infamante du peuple juif : "un peuple d'élite, sur de lui et dominateur." Raymond Aron, qui se définissait comme un citoyen français qui ne voulait pas briser ses liens avec les Juifs dans le monde ni avec les Israéliens, écrivait dans son essai De Gaulle, Israël et les Juifs que la conséquence des propos brutaux de de Gaulle serait de rendre acceptable dans l'Europe d'après-guerre, l'expression publique de l'antisémitisme : "…
Le Général de Gaulle a sciemment et délibérément ouvert une nouvelle phase de l'histoire juive et peut-être de l'antisémitisme. Tout est devenu de nouveau possible ; tout peut recommencer..." Les fait développés ci-dessus expliquent l'origine de l'imposture selon laquelle Israël est un agresseur et les motifs de ses auteurs, dans ce cas-ci l'Union Soviétique et par la suite, le bloc de l'Est et la France. Il s'ensuit également que dans sa guerre d'auto-défense, Israël avait de bonnes raisons de prendre le contrôle des territoires, et il a toujours des arguments solides pour les conserver en l'absence d'un règlement final.
Une réponse défensive à une agression n'a rien à voir avec une guerre de conquête, et l'utilisation du terme "occupation," tel qu'il est généralement compris, est inadéquate. Une question stimulante consiste à se demander pourquoi certains choisissent de se vautrer dans ce mensonge, bien qu'ils connaissent la vérité.

Cet échec s'incarne dans le fait que quarante ans après la victoire d'Israël, la Ligue arabe tente d'imposer ses conditions sous la forme "d'initiative de paix," tandis que les dirigeant israéliens sont incapables d'apporter une réponse claire à ces revendications. Dans une interview du 13 avril 2007 à Der Spiegel Online par exemple, Amr Moussa le secrétaire général de la Ligue arabe a défini les questions essentielles: " le retour aux frontières du 4 juin 1967 exigé par les Nations Unies, et la question des réfugiés palestiniens." Son hypothèse implicite est qu'Israël était l'agresseur dans la guerre des Six-jours et qu'il ne devait pas en être récompensé. Pour ceux qui ne connaissent pas l'Histoire, cette revendication peut même sembler crédible.
En conséquence, les politiciens israéliens qui préconisent d'oublier notre histoire ont porté atteinte à l'État. Ils ont affaibli la mémoire collective et brouillé la compréhension du présent. Plus grave, en refusant d'expliciter la position d'Israël, ils ont laissé un vide que d'autres ont pu remplir, privant l'État d'une excellente justification morale et d'un argumentaire juridique. Par conséquent, même les Israéliens qui devraient en avoir une meilleure connaissance ont commencé à croire le mensonge selon lequel Israël était l'agresseur: voila à quoi mène la propagande.

4 Aujourd'hui, en 2007, la confusion résultant de la campagne de propagande soviétique initiale a réduit la capacité du gouvernement de sauvegarder les fruits de la victoire de 1967. Néanmoins, il y a quelques différences importantes entre les situations de 1987 et d'aujourd'hui. Une de ces différences avec 1987 est que les généraux connaissaient alors la stratégie, mais pas la politique. Aujourd'hui, quarante ans après, une commission d'enquête juridique impartiale vient de conclure que les dirigeants de la génération actuelle, généraux et politiciens, n'ont fait la preuve de leur compétence ni dans l'un de ces domaines, ni dans l'autre.

Dr. Joel Fishman est membre du Centre de Jérusalem pour des affaires publiques (JCPA).
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 05:56
6 juin 2007 - Jehudi Kinar, Ambassadeur d’Israël en Belgique et au Luxembourg

Ce mois de juin 2007 commémorant quarante ans depuis la Guerre des Six jours est le prétexte à une kyrielle d’activités européennes sous la bannière de "40 ans d’occupation, ça suffit."

 

Cela suffit, en effet.

Depuis 1993 et les accords d’Oslo, Israël a amorcé un tournant historique en acceptant de mettre un terme à sa présence dans les territoires palestiniens en vue d’une solution globale du conflit. En dépit de la deuxième Intifada et de ses attentats sanglants, le gouvernement israélien a réaffirmé ce principe, concrétisé sur le terrain par l’évacuation totale de la Bande de Gaza et un désengagement du nord de la Samarie.

Dernièrement, le Premier ministre israélien Ehud Olmert et la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni ont clairement répété leur objectif, deux Etats vivant côte à côte en paix, objectif partagé et soutenu par la majorité de la population israélienne.

Pour les détracteurs d’Israël, l’occupation expliquerait aujourd’hui non seulement tous les maux de la population palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza (où il n’y a plus aucun signe de présence israélienne, ni synagogues, ni civils israéliens), au Liban, mais aussi en Iraq, dans tout le monde arabe et en Iran.

L’occupation serait la cause du terrorisme international de Barcelone à Bali, de Londres à Casablanca, de New-York à Ryad. Cette vision réductrice est fausse.

 

Pour rappel, avant ces quarante ans, aucun Israélien ne se trouvait ni à Jérusalem-Est, ni en Cisjordanie, ni dans la Bande de Gaza. Ils y étaient même interdits de séjour.

Et pourtant le terrorisme palestinien contre Israël était déjà très actif bien avant 1967. Quant au Président égyptien Nasser, il affirmait quelques jours avant le début de la Guerre des Six jours, « Notre objectif sera la destruction d’Israël. Le peuple arabe veut se battre. » Des propos qui rappellent étrangement les diverses déclarations du Président iranien Ahmadinejad sur Israël et notamment lors de son dernier discours le 3 juin 2007, « Le compte à rebours pour la fin d’Israël a commencé."

Quarante ans après, au lieu d’accuser l’occupation et Israël de tous les maux, de ressasser à l’envi le passé, de manier la démagogie, il serait peut-être temps d’avancer des propositions constructives qui encourageraient le retour aux négociations. Au lieu de radoter en répétant des slogans creux et des clichés éculés, de se livrer à des mascarades pathétiques en construisant de faux murs, les amis des Palestiniens devraient les encourager à construire et à ne pas détruire, à choisir la voie du dialogue et non celle de l’extrémisme.

Quarante ans après, travaillons ensemble pour que la solution à deux Etats soit réalisable. Israël a besoin d’un partenaire crédible. Un partenaire qui n’inciterait pas dans ses colonies de vacances ou en détournant l’image de la souris américaine Mickey dans ses programmes de télévision, ses propres enfants à choisir la mort et non la vie. Un interlocuteur qui renoncerait à tirer des Kassams sur des objectifs civils en réponse à la main tendue d’Israël. Un vis-à-vis qui n’utiliserait pas le droit au retour des réfugiés comme cheval de Troie pour détruire à long terme Israël. Il faut être deux pour danser le tango. L’adhésion au principe de deux Etats vivant côte à côte doit être un objectif clairement affirmé du côté palestinien, le retour à la situation d’avant 1967 n’étant au vu tant des déclarations du Hamas que des développements sur le terrain qu’une étape vers la fin d’Israël dans la lignée d’un Nasser ou d’un Ahmadinejad.

Pour mémoire, Ismaël Hanyeh déclarait, le 2 avril, sur Al Jazeera : "La question de la reconnaissance d’Israël est un sujet qui a été clôturé une fois pour toutes. Elle a été traitée dans notre littérature politique, dans notre pensée islamique et dans notre culture djihadiste qui déterminent nos actions. Il est hors de question de reconnaître Israël"

Et dans un communiqué du 4 juin, le Hamas précisait : "La lutte contre l’occupation continuera jusqu’à ce tous les territoires arabes et islamiques soient libérés, y compris Haïfa et Jaffa".

Le peuple palestinien doit choisir entre la modération qui conduira à la paix ou l’extrémisme qui perpétuera la violence.

 

Si la voix des modérés devient plus audible, la solution est déjà à portée de main.

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