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Pour ne pas oublier que ce qui se passe à Sderot a commencé par l'évacuation du Goush Katif.


Evacuation de Névé Dékalim en 2005
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 05:41
Par Barry Rubin | Jerusalem Post - Traduit et adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com

Fin Juin, plusieurs officiers de sécurité du Fatah, chargés de protéger Ehoud Olmert lors de sa rencontre avec le chef de l’Autorité Palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, avaient prévu plutôt de l’assassiner. Ce fait est assez étonnant pour que les gens ici puissent revoir leurs idées préconçues quant aux relations avec l’AP. Après tout, on est fin 2007, à la veille d’un sommet, avec une AP et un Fatah supposés être dirigés par des gens modérés.

 

Or les assassins repérés appartiennent au Fatah et non au Hamas et ils ont été aussitôt libérés par l’AP, après leur incarcération, avant que des pressions extérieures ne force l’AP à les réappréhender. On peut prévoir qu’ils seront discrètement remis en liberté à nouveau. Or c’est le même schéma qui s’est produit avec les assassins de Réhavam Zeevi, ministre du gouvernement d’Israël en 2001, ou avec les tueurs qui ont occupé l’Eglise de la nativité à Bethlehem en 2002. Devant l’indifférence internationale, l’AP applique ses propres lois et les terroristes sont relâchés.

L’AP n’a jamais puni quiconque qui tue ou qui essaie de tuer un Israélien.

Quelquefois occasionnellement, dans les années 90, on a vu des inculpations, mais pour seul motif que les inculpés ternissaient la cause palestinienne, et dans ces cas aussi les prisonniers étaient rapidement libérés. Il faut se rappeler que le complot contre Ehoud Olmert, s’il avait réussi, aurait causé du tort à l’image de la Palestine, avant un sommet international supposé lui profiter. Si les conspirateurs avaient blessé ou tué Ehoud Olmert, la cause Palestinienne aurait été tellement discréditée qu’il aurait fallu des années pour qu’elle retrouve grâce en Occident. En conséquence, comme il le fait pour les traitres, M Abbas aurait dû faire exécuter les conspirateurs. Mais en fin de compte, ceux-ci ne feront même pas des travaux civiques.

Pourquoi ? A cause des règles de la politique en Palestine. Ces principes creusent la tombe d’un état Palestinien ou même d’un régime soit-disant modéré, car ils interdisent tout espoir de mettre fin à la terreur et à l’incitation promue par l’AP. Les Palestiniens connaissent bien ces règles, mais les Occidentaux ne semblent pas en être conscients. On peut trouver des exceptions, mais celles-ci sont considérées comme honteuses et personne n’en parle. Ainsi les 10 commandements qui ont cours dans l’AP et qui s’imposent sont les suivants :

-  1- Les Palestiniens ne peuvent empêcher d’autres Palestiniens d’attaquer Israël, sous peine d’être considérés comme des traitres à la cause et des laquais d’Israël.
-  2 - Le plus militant a toujours raison, l’extrémisme étant assimilé à l’héroïsme. Ceci explique pourquoi le Fatah ne peut se mesurer au Hamas, car il ne peut dénoncer ses rivaux comme trop intransigeants. Les hommes-suicide et leurs coaches sont des modèles à suivre et non des individus dans l’erreur et encore moins dans le mal.
-  3 - "La violence maximale" est la bonne voie et elle devient une victoire quand elle inflige des pertes humaines et matérielles considérables à Israël. La violence est un motif d’orgueil qui fait avancer la cause, malgré les rituelles dénonciations de la violence par les dirigeants à l’intention des médias étrangers.
-  4 - Aucun gouvernement israélien ne peut faire le bien, même pas celui d’Ehoud Olmert, qui n’est pas meilleur que les autres, même s’il offre un état Palestinien, Jérusalem Est... Certains chefs Palestiniens peuvent parler de coopération en privé avec des Israéliens, rêver de paix, pourvu que le peuple palestinien n’en sache rien.
-  5 - Comme les Palestiniens sont les éternelles victimes, tout leur est dû et ils ne doivent rien en retour des concessions israéliennes. L’option diplomatique préférée de l’AP est qu’Israël se retire de la Cisjordanie, de Jérusalem Est, reconnaisse l’indépendance de l’état palestinien, relâche tous les prisonniers palestiniens, alors les pourparlers pourraient commencer.
-  6 - Aucun Palestinien ne doit être enfermé pour avoir attaqué Israël, au-delà de ce qui est requis par les "relations publiques internationales", car après tout, ce sont des héros qui se battent contre un ennemi assimilé au Mal. Même s’ils tuent des enfants israéliens, pourquoi les punir ?
-  7 - Fatah ne jugera pas ni ne chassera toute personne lançant des attaques contre Israël.
-  8 - Effacer Israël de la carte est moralement correct (ce qui est déjà fait dans les cartes géographiques de la Palestine). Toute autre opinion serait ridicule, honteuse et même passible de menaces, à moins qu’elle ne soit émise pour tromper l’ennemi.
-  9 - La priorité des priorités c’est le "droit au retour" des réfugiés palestiniens et de leurs descendants en Israël. Il vaut mieux ne pas avoir un état que de renoncer à ce droit.
-  10 - Il vaut mieux être tenace et patient dans un dur statu quo plutôt que de mettre fin au conflit pour toujours, même avec des gains considérables. Cette attitude permettra aux futures générations Palestiniennes d’avoir la possibilité d’emporter une victoire totale. Le droit à toute la Palestine reste l’objectif primordial.

Les dirigeants Palestiniens peuvent déplorer cette situation en privé, mais ils ne feront rien pour qu’elle change. Sinon on l’aurait su depuis longtemps. Le côté palestinien ne peut ni ne veut parvenir à la paix. De toute manière il ne tiendra aucun engagement. Même si quelques dirigeants souhaitent un accord avec Israël, ils ne pourront ni n’oseront déroger aux 10 commandements


Par Barry Rubin, directeur de "Global Research in International Affairs Center" à l’IDC, Herzliya. Paru dans le Jerusalem Post du 31/10/07 Traduit et adapté par Albert Soued pour www.nuitdorient.com Nouveau livre d’Albert Soued, écrivain, cliquez sur Quand le Moyen-Orient verra-t-il la lumière ? 26,00 Euro - 411p - Diffusion www.publibook.com , taper soued à la rubrique "rechercher" -1ère colonneou www.fnac.com ou www.amazon.fr , en tapant soued dans la rubrique livres, et sur commande dans toutes les bonnes librairies.

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29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 05:20
L'éditorial d'Infolive.tv

 

C’est à l’heure où tout parait compliqué et dangereux, c’est au moment où la Syrie menace l’Etat d’Israël, c’est à l’heure où le Jihad islamique tente une nouvelle fois de kidnapper un soldat israélien, quand des roquettes Kassam continuent à s’abattre sur la ville de Sdérot, qu’il faut essayer de faire un point sur les perspectives de paix possibles dans la région.

Hier, 17 palestiniens du Fatah et du Hamas sont morts lors d’affrontements entre factions palestiniennes. Hier, Israël a lancé avec succès un satellite espion de la toute dernière génération, capable d’observer des objets au sol, d’une taille de 70 cm. Dans ce contexte fébrile et instable, deux scénarios possibles peuvent se produire : Le premier, et quelque part aussi le plus logique, mais le plus dramatique: une guerre.

 Dans ce conflit, presque connu d’avance, s’affronteraient les forces islamistes fondamentalistes, alliées à l’Iran et à la Syrie contre l’Etat d’Israël. Dans une telle conflagration, l’élément de supériorité technologique d’Israël, et une détermination de ne pas refaire les erreurs de la guerre du Liban II, amèneraient l’Etat d’Israël à une victoire militaire sans précédent, face à la Syrie et face aux Palestiniens, mais coûterait un prix élevé en vies humaines au sein de la population civile israélienne.

Il est clair que la prochaine guerre, si elle a lieu, sera une guerre de missiles, avec un objectif de la part des ennemis d’Israël : toucher le plus possible la population civile israélienne et ses villes. Même si la victoire militaire est claire est nette, elle générerait un chaos parmi les Palestiniens et un changement possible de régime syrien, déterminé à venger la défaite. En deux mots, une guerre très dure qui n’amènerait pas de résultats politiques satisfaisants pour autant. Nous mettons de côté pour l’instant l’Iran, qui attend une raison d’entrer en guerre ouverte avec Israël et de déclencher un conflit mondial. L’autre chose, c’est justement, alors que les cartes paraissent toutes noires, de réfléchir à des perspectives de paix. Non pas de paix, mais en tout cas des perspectives qui ne mènent pas de manière inéluctable à la guerre.

Le problème palestinien, demeure un problème majeur, qu’il faut tenter de traiter, même lorsqu’on dirait qu’il n’y a aucune issue à l’horizon. Si rien n’est fait dans les prochaines semaines, le mouvement du Hamas risque de contrôler la totalité de la bande de Gaza et par émulation, de commencer une véritable guerre civile, cette fois ci en Judée Samarie pour s’emparer du contrôle total de l’Autorité Palestinienne, détruisant le Fatah. Le Hamas à Gaza et à Ramallah, c’est l’Iran aux portes d’Israël. Il est déjà au sud Liban et les combats entre le mouvement palestinien Fatah al Islam, branche armée de al-Qaida et l’armée libanaise sont la preuve que l’Iran avance ses pions et ne rencontre pas de véritable opposition sérieuse.

L’Etat d’Israël aujourd’hui doit se poser la question de savoir s’il faut laisser le Hamas prendre le pouvoir ou bien -avec une collaboration américaine et peut être même européenne- de  soutenir le Fatah de Mahmoud Abbas, même militairement s’il le faut, pour préparer le terrain pour l’avenir. La question est difficile, les réponses encore plus.

Parce qu’il n’y a pas de garantie absolue que le Fatah de Mahmoud Abbas soit capable de décider d’un avenir meilleur pour le peuple palestinien. Mais, Israël doit-il rester de côté et justement, se garder d'utiliser cette crise palestinienne historique très grave pour ne pas entamer une alliance tactique et aboutir à des perspectives de dialogue ? Il semble également qu’une telle démarche ferait qu’Israël soit perçu positivement par les Américains, la France de Sarkozy aussi peut être et ceci remettrait du carburant au processus de paix moribond.

D’autre part, la Syrie de Bashar Al Assad a beaucoup à perdre en choisissant l’option militaire et si ce pays veut faire partie du concert des Nations, il doit entreprendre un changement radical de cap ou alors, la Syrie restera circonscrite dans le schéma d’un état terroriste et isolé. Pour conclure, le mécanisme de guerre est en marche. Il est apparent aux yeux de tous.

Les Palestiniens, les Syriens et les Libanais ont beaucoup à perdre. Le savent-ils vraiment ? Non. Par contre, Israël ne veut pas la guerre. Comme l’a dit le chef d'état-major, le général Gabi Ashkenazi, Tsahal se prépare à la guerre dans le cas ou celle ci serait inévitable, mais ce n’est pas la seule alternative que désirent les Israéliens.

Loin de là. Donc, aujourd’hui, il faut essayer à tout prix de déplacer l’alternative guerre pour chercher d’autres modèles, d’autres schémas. Il est plus facile de détruire que de construire. Aujourd’hui est peut être le moment le plus crucial pour l’Etat d’Israël et pour la région de chercher des perspectives de paix et d’avenir.

Olivier Rafowicz

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 06:37

L'ANALYSE POLITIQUE 
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH


Le 28 septembre 2007, Mahmoud ABBAS a évoqué les conditions de la création du futur Etat Palestinien en renouvelant ses exigences quant aux frontières de 1967 et à l'aménagement d'un passage sécurisé entre la bande de Gaza et la Judée Samarie.

Ce faisant, et loin d'être animé d'un esprit consensuel, le leader palestinien a une nouvelle fois imposé son « diktat » en prélude à toute discussion.

En réalité, Mahmoud ABBAS est bien conscient de l'impossibilité de créer l' Etat palestinien en raison de l'attitude du peuple palestinien et de son absence d'unité sur la question. Aussi, tente t il d'anticiper l'échec de la conférence internationale de paix prévue en novembre prochain, en en imputant par avance, la responsabilité sur l'Etat hébreu.


1/.  Le refus palestinien de respecter l'Autorité politique

Le premier problème de la communauté palestinienne tient à l'absence d' admission d'une autorité centralisée et notamment, à l'absence de reconnaissance par le peuple palestinien de Mahmoud ABBAS, comme représentant des intérêts palestiniens.

Or, faute de reconnaissance spécifique sur ce point, le président palestinien ne dispose pas de légitimité pour engager les palestiniens dans des voies qu'ils n'auraient pas choisies.

De son côté, Ismaël Hanyeh élu démocratiquement dans la bande de Gaza, a fait sécession et refuse de considérer le Président de l'Autorité palestinienne comme autorité légitime.

Dans ces conditions, Mahmoud ABBAS ne peut exporter son projet politique à Gaza et reste tenu de créer l'Etat Palestinien sur les terres sans souveraineté de Judée Samarie, si tant est que la population locale marque son accord sur la question.

Si donc l'Etat palestinien est crée en Judée Samarie, les palestiniens de diaspora pourront toujours s'y rendre en accord avec l'Etat hébreu, mais le transfert devra s'effectuer sur une période de temps limitée.

En tout état de cause, Mahmoud ABBAs devra au préalable se faire reconnaître comme autorité légitime du peuple palestinien.



2/. L'absence d'unité palestinienne sur le principe de la paix


Les pourparlers de paix israélo-palestiniens suppose l'instauration d'un cessez le feu dans la période qui précède la signature des actes. En réalité, il n'en est rien.

Les palestiniens résidant à Gaza refusent tout idée de paix avec l'Etat hébreu et continuent de tirer des roquettes qassam sur le territoires israélien comme pour rappeler leur détermination et confirmer que rien ne les empêchera de poursuivre l'objectif d'une destruction complète de l'Etat hébreu.

De la même manière, bon nombre des palestiniens de Judée Samarie n'adhèrent pas au principe de la paix et poursuivent leur entraînement afin de mourir en martyr pour assassiner le plus grand nombre d'israéliens possible.

Mahmoud ABBAS devra donc s'assurer que le peuple palestinien a bien donné son accord pour faire la paix avec le peuple juif avant d'entreprendre un projet pour lequel il n'aurait pas été mandaté.


3/. L'absence d'unité géographique pour l'implantation de l'Etat Palestinien

Le territoire sur lequel Mahmoud ABBAS envisage la création de l'Etat est la réunion de deux enclaves (la bande de Gaza et la Judée Samarie) séparées par l'Etat Hébreu.

En réalité, créer un Etat sur une telle assiette est techniquement impossible et aussi absurde que d'intégrer dans le futur Etat palestinien les territoires du Liban, de Jordanie, de la Syrie et d'Irak sur lesquels résident les palestiniens, en demandant à chaque Etat, d'aménager des couloirs sécurisés pour se rendre librement d'une parcelle de territoire palestinien à une autre.

Bien évidemment, la fondation d'un Etat souverain ne saurait être conditionné par la renonciation des autres Etats souverains, à une partie de leur propre souveraineté.

Si donc, les palestiniens entendent créer leur Etat, il leur reviendra de choisir le lieu de son implantation et s'y établir sans exiger d'Israël qu' il accepte une servitude de passage sur son territoire.


4/. Le caractère artificiel de la notion de « nation palestinienne »

En réalité, le véritable obstacle palestinien à la création d'un Etat Palestinien tient au caractère artificiel de la « nation palestinienne » (en dépit de la reconnaissance internationale par l'Onu).

En effet, si le peuple palestinien constituait une nation, il se présenterait comme une communauté humaine dotée d'une unité historique, linguistique culturelle, économique, résidant sur un même territoire et animée d'une volonté de vivre collectivement.

Tel n'est pas le cas : les palestiniens n'ont aucun projet collectif de vie, aucune valeur morale à défendre, aucune spécificité de quelque nature que ce soit, autre, bien évidemment que cette volonté commune d'anéantir l'Etat juif.

C'est sûrement le principal problème auquel les responsables palestiniens devront faire face lorsqu'ils auront fini d'expliquer au peuple palestinien que les juifs ne quitteront jamais la terre en dépit des promesses faites sur ce point.
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 06:09

 L'éditorial d'Infolive.tv

Olivier Rafowicz


C’est à l’heure où tout parait compliqué et dangereux, c’est au moment où la Syrie menace l’Etat d’Israël, c’est à l’heure où le Jihad islamique tente une nouvelle fois de kidnapper un soldat israélien, quand des roquettes Kassam continuent à s’abattre sur la ville de Sdérot, qu’il faut essayer de faire un point sur les perspectives de paix possibles dans la région.

Hier, 17 palestiniens du Fatah et du Hamas sont morts lors d’affrontements entre factions palestiniennes. Hier, Israël a lancé avec succès un satellite espion de la toute dernière génération, capable d’observer des objets au sol, d’une taille de 70 cm. Dans ce contexte fébrile et instable, deux scénarios possibles peuvent se produire : Le premier, et quelque part aussi le plus logique, mais le plus dramatique: une guerre.

 Dans ce conflit, presque connu d’avance, s’affronteraient les forces islamistes fondamentalistes, alliées à l’Iran et à la Syrie contre l’Etat d’Israël. Dans une telle conflagration, l’élément de supériorité technologique d’Israël, et une détermination de ne pas refaire les erreurs de la guerre du Liban II, amèneraient l’Etat d’Israël à une victoire militaire sans précédent, face à la Syrie et face aux Palestiniens, mais coûterait un prix élevé en vies humaines au sein de la population civile israélienne.

Il est clair que la prochaine guerre, si elle a lieu, sera une guerre de missiles, avec un objectif de la part des ennemis d’Israël : toucher le plus possible la population civile israélienne et ses villes. Même si la victoire militaire est claire est nette, elle générerait un chaos parmi les Palestiniens et un changement possible de régime syrien, déterminé à venger la défaite. En deux mots, une guerre très dure qui n’amènerait pas de résultats politiques satisfaisants pour autant. Nous mettons de côté pour l’instant l’Iran, qui attend une raison d’entrer en guerre ouverte avec Israël et de déclencher un conflit mondial. L’autre chose, c’est justement, alors que les cartes paraissent toutes noires, de réfléchir à des perspectives de paix. Non pas de paix, mais en tout cas des perspectives qui ne mènent pas de manière inéluctable à la guerre.

Le problème palestinien, demeure un problème majeur, qu’il faut tenter de traiter, même lorsqu’on dirait qu’il n’y a aucune issue à l’horizon. Si rien n’est fait dans les prochaines semaines, le mouvement du Hamas risque de contrôler la totalité de la bande de Gaza et par émulation, de commencer une véritable guerre civile, cette fois ci en Judée Samarie pour s’emparer du contrôle total de l’Autorité Palestinienne, détruisant le Fatah. Le Hamas à Gaza et à Ramallah, c’est l’Iran aux portes d’Israël. Il est déjà au sud Liban et les combats entre le mouvement palestinien Fatah al Islam, branche armée de al-Qaida et l’armée libanaise sont la preuve que l’Iran avance ses pions et ne rencontre pas de véritable opposition sérieuse.

L’Etat d’Israël aujourd’hui doit se poser la question de savoir s’il faut laisser le Hamas prendre le pouvoir ou bien -avec une collaboration américaine et peut être même européenne- de  soutenir le Fatah de Mahmoud Abbas, même militairement s’il le faut, pour préparer le terrain pour l’avenir. La question est difficile, les réponses encore plus.

Parce qu’il n’y a pas de garantie absolue que le Fatah de Mahmoud Abbas soit capable de décider d’un avenir meilleur pour le peuple palestinien. Mais, Israël doit-il rester de côté et justement, se garder d'utiliser cette crise palestinienne historique très grave pour ne pas entamer une alliance tactique et aboutir à des perspectives de dialogue ? Il semble également qu’une telle démarche ferait qu’Israël soit perçu positivement par les Américains, la France de Sarkozy aussi peut être et ceci remettrait du carburant au processus de paix moribond.

D’autre part, la Syrie de Bashar Al Assad a beaucoup à perdre en choisissant l’option militaire et si ce pays veut faire partie du concert des Nations, il doit entreprendre un changement radical de cap ou alors, la Syrie restera circonscrite dans le schéma d’un état terroriste et isolé. Pour conclure, le mécanisme de guerre est en marche. Il est apparent aux yeux de tous.

Les Palestiniens, les Syriens et les Libanais ont beaucoup à perdre. Le savent-ils vraiment ? Non. Par contre, Israël ne veut pas la guerre. Comme l’a dit le chef d'état-major, le général Gabi Ashkenazi, Tsahal se prépare à la guerre dans le cas ou celle ci serait inévitable, mais ce n’est pas la seule alternative que désirent les Israéliens.

Loin de là. Donc, aujourd’hui, il faut essayer à tout prix de déplacer l’alternative guerre pour chercher d’autres modèles, d’autres schémas. Il est plus facile de détruire que de construire. Aujourd’hui est peut être le moment le plus crucial pour l’Etat d’Israël et pour la région de chercher des perspectives de paix et d’avenir. 

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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 06:46

merci à l'excellent site houmous.net

Quelques caricatures venant d’un site proche du Hamas, en France.

Il est où le probleme ?

carihamas3.jpg

carihamas2.jpg

carihamas1.jpg

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 18:35

Un échec qui a mille pères

Par Bret Stephens, membre du conseil éditorial du The Wall Street Journal.
Sa chronique sort le mardi.

Opinion Journal du 26 juin 2007 – Traduit par Albert Soued,

 

 

www.chez.com/soued/conf.htm pour www.nuitdorient.com

Bill Clinton l'a fait. Yasser Arafat l'a fait. De même que George Bush, Yitshak Rabin, Hosni Moubarak, Ariel Sharon, Al Jazeera et la BBC. La liste des coupables dans le polar intitulé "Qui a tué la Palestine?" n'est ni courte, ni mutuellement exclusive. Mais comme les futurs historiens seront obligés de se poser la question, commençons par suggérer quelques réponses. 

Ne vous trompez pas, quelle que soit la quantité d'oxygène diplomatique, militaire ou financier que vous injecterez dans l'Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas, le cadavre ne ressuscitera pas.

 

 La Palestine a toujours été un "concept", un champ de rêves appartenant à ceux qui savaient le cultiver. Si Israël est un Etat, c'est parce que son peuple a été capable de créer les institutions nécessaires à un état pour survivre sur le plan politique, économique et militaire, en commençant par le monopole de l'usage de la force légitime. Cela fait maintenant 14 ans que l'Autorité Palestinienne existe et elle n'a réussi aucune de ces institutions, malgré l'inimaginable soutien, la bonne volonté et les largesses de la communauté internationale.

 

 La saisie de la bande de Gaza par le Hamas ce mois-ci, et la division en 2 autorités hostiles et géographiquement distinctes qui s'ensuivit sont seulement les derniers soubresauts d'une chaîne d'événements qui s'est mise en branle, quand en septembre 1993, Israël a accepté Arafat comme seul représentant légitime du peuple palestinien.

 

 Un indice précurseur de cette situation a été l'entrée triomphale d'Arafat à Gaza, le 1er juillet 1994, avec 4 de ses partisans les plus violents, dans le coffre de sa Mercedes. Si on doit trouver une image synthétique de ce que serait par la suite le pouvoir d'Arafat, c'est bien l'image de cette scène là.

 

 Arafat était déterminé à utiliser Gaza et la Cisjordanie comme tremplin pour attaquer et détruire Israël, comme il l'a dit et répété en public "O Haifa, ô Jérusalem vous allez nous revenir!" (1995), "Par la guerre psychologique et par la démographie, on fera en sorte que la vie soit intenable pour les Juifs, " (1996), "Par le sang et l'esprit, nous te récupèrerons ô Palestine!" (1997).

 

 Avec la même détermination, l'administration Clinton et les gouvernements de MM Rabin, Peres et Barak ont pris les déclarations d'Arafat pour des fanfaronnades rhétoriques. Mr Clinton voulait désespérément obtenir le prix Nobel de la Paix. Les Israéliens ne voulaient plus être considérés comme des "occupants", à aucun prix. Tous ces objectifs étaient respectables, mais aucun d'entre eux ne concernait la création d'un état palestinien respectable.

 

 Plus tard, après que la 2ème intifada ait explosé avec tout son délire suicidaire, l'ex-négociateur américain Dennis Ross aurait admis que l'administration Clinton était devenue obsédée par un processus, au lieu de s'atteler à la substance du sujet. Mais toute la faute ne lui incombe pas. La décision de rendre Arafat légitime venait d'Israël, pas des Etats-Unis. Une fois qu'il fut introduit dans la tente "sacrée", il ne pouvait qu'y mettre le feu! Et pourtant cette administration Clinton a élevé Arafat à un niveau jamais accordé à un autre chef d'état, dans les années 90! Si Arafat s'est glorifié d'être un second Saladin, la flatterie et la magnificence des réceptions de la Maison Blanche ont certainement joué un rôle.

 

 Mais les médias internationaux ont contribué aussi à la glorification d'Arafat. Les responsables des médias étrangers à Jérusalem n'ont jamais cessé de considérer Arafat comme un homme "modéré" et Ariel Sharon comme un "extrémiste". Quand ce dernier a décidé de se promener sur le Mont du Temple en septembre 2000, il leur était aisé de le faire passer pour le méchant et les émeutiers, devenus plus tard les hommes-suicide, comme de justes victimes lésées. Et les médias arabes et les gouvernements qui les possèdent en ont profité pour dévier le mécontentement populaire local vers les images des "pauvres Palestiniens" brimés.

 

 D'une manière générale, comme les individus, les nations tirent profit des critiques qui leur sont faites et parfois même de leur propre auto-critique. Comme aucun autre, le peuple palestinien a toujours été protégé de la critique. En 1999, Abdel Sattar Kassem, un professeur de science politique de Naplouse a ajouté son nom à "la pétition des 20", signée par ceux qui s'élevaient contre la tyrannie et la corruption d'Arafat. Cet homme a été jeté en prison par Arafat. Personne ne s'en inquiéta. Rappelons que la popularité d'Arafat avait atteint des sommets au printemps 2002, au plus fort des attentats-suicide contre la population civile israélienne.

 

 Ce qui était utile aux intérêts d'Arafat, ne l'était pas à sa population. De son expérience avec Bill Clinton, Arafat a appris qu'on pouvait embobiner le président des Etats-Unis et ne pas en payer le prix. G W Bush a agi différemment, écartant les Palestiniens de son agenda. De son expérience internationale, Arafat savait aussi que personne n'irait regarder où était parti l'argent donné par l'aide étrangère. Néanmoins, la fin du Fatah a commencé par sa réputation de voleur.

 

 Arafat a pensé qu'il pouvait tirer avantage de la force religieuse qu'on pouvait dégager des martyrs par bombe-suicide. Mais dans chaque martyr d'une bombe humaine, il y avait aussi un acte d'autodestruction. Et une nation qui célèbre ce type de martyr sombre elle-même dans l'autodestruction.

 

 Avant tout, Arafat confondait territoire et pouvoir. Mais l'exemple de la bande de Gaza dépouillée de ses Israéliens a montré que les Palestiniens n'étaient pas capables d'installer une souveraineté politique dans un quelconque territoire. Il n'y a plus de Juifs à blâmer, plus de soldats qu'on peut filmer en train de détruire des maisons palestiniennes. La droite israélienne qui reprochait à Sharon ce retrait unilatéral de Gaza devrait reconsidérer sa position à l'égard de cet homme et de ce qu'il a fait. Grâce à ce retrait, il a montré à la communauté internationale l'incapacité des Palestiniens à construire un état. 

 

 Qu'est ce que cela signifie, pour l'avenir? Au sommet d'hier à Sharm el Sheikh, Olmert, Moubarak et le roi Abdallah ont jeté des pétales de rose aux pieds de Mahmoud Abbas. Mais les potentats du Moyen Orient ne mettront jamais au monde un état dont le chef politique se réclame à la fois de la démocratie et de l'islamisme. Ni les Etats-Unis, ni Israël n'accepteront un Hamastan, même agréé par l'Europe ou les Nations Unies. Ils accepteront de bénir l'irresponsable M Abbas. Néanmoins, comme nous le voyons, la "Palestine" reviendra à ce qu'elle était auparavant, une ombre entre Israël et ses voisins et les Palestiniens redeviendront ce qu'ils n'ont jamais cessé d'être, des Arabes.

 Aurait-il pu y avoir un sort meilleur? Personne ne le sait. Mais rêver de la Palestine, c'est fini!

 © www.nuitdorient.com par le groupe boaz,
copyright autorisé sous réserve de mention du site  

 

 

 

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 06:50
 

D’après un haut fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères, Israël, le Hamas et l’Iran ne sont pas les seuls responsables de la crise dans la Bande de Gaza.
S’exprimant dans un Rebonds de Libération, il affirme que Yasser Arafat, les Etats-Unis et l’Union européenne ont également une part de responsabilité : « Yasser Arafat parce qu’il est le premier responsable de l’effondrement actuel du Fatah.
L’erreur historique du défunt dirigeant palestinien, que nous n’avons pas fini de payer, aura été son incapacité à opérer la mue indispensable qui devait transformer le Fatah de mouvement de libération nationale en véritable parti politique, l’OLP de conglomérat de mouvements de lutte armée en préfiguration d’Etat, et lui-même de chef de clan et perpétuel négociateur en homme d’Etat », explique t-il.
« Les Etats-Unis par leur enfermement dans la logique absurde de la «guerre contre la terreur», qui s’est révélée à l’usage être un piège infernal bloquant toute possibilité de gérer les crises par des moyens politiques » et « L’Union européenne enfin, qui disposait de tous les atouts pour lancer une initiative politique et qui s’est réfugiée dans la frilosité depuis dix-huit mois.
L’UE s’est laissée aller à son défaut coutumier : abandonner le terrain politique et se donner caution par l’activisme humanitaire, dépenser faute de pouvoir ou d’oser agir. »
D’après ce fonctionnaire, qui reste sous le couvert de l’anonymat, L’Union européenne doit instaurer un dialogue avec le Hamas, même « s’il reste un mouvement coupable d’actes d’une barbarie insensée, en Israël hier, à Gaza aujourd’hui ». Dans le cas contraire, on prendrait « le risque d’embrasement général ».
 
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 06:47
Albert Capino - Desinfos.com

Il n’y a aucune fatalité dans les événements qui secouent Gaza depuis quelques jours.
Juste le résultat d’une stratégie. Celle d’une machine bien huilée, financée et entraînée, qui a conduit irrémédiablement à franchir une nouvelle étape dans la consolidation de l’alliance pan-islamiste.

Alors que les soutiens palestiniens se plaignent de la dégradation de la situation humanitaire comme le résultat de « l’occupation » à Gaza, les commentateurs de nos media oublient de souligner qu’Israël a fait évacuer non seulement son armée, mais aussi tous les civils des implantations depuis 2005 afin de laisser une bande de Gaza « Judenrein » aux Palestiniens !

Ils omettent également de préciser que, malgré la suspension officielle de l’aide américaine et européenne en raison de la défiance vis à vis du Hamas, les fonds qui sont parvenus à l’Autorité palestinienne en provenance d’Europe sont près de trois fois supérieurs à ceux de l’année précédente : 900 millions de dollars en 2006 alors qu’elle était de 349 millions de dollars en 2005 !

Des officiels palestiniens déclarent qu’il ne s’agit que d’une estimation, car ils ne peuvent évaluer avec précision l’ampleur des fonds en provenance du monde arabe - mais surtout d’Iran - qui ont été introduits à Gaza dans des valises par les cadres du Hamas.

Bien loin de servir le but auquel ils étaient officiellement destinés - l’aide aux populations et le salaire des fonctionnaires en particulier - ces fonds ont été utilisés pour préparer le putsch de Gaza et ouvrir un nouveau front.

La chute du QG de la force de sécurité préventive du Fatah aux mains du Hamas ne fait qu’amplifier le processus, avec la saisie d’armes, de blindés et de documents sensibles.

Un membre du Hamas à Gaza city parle de 50.000 fusils d’assaut, d’armes de poing, de millions de munitions, de dizaines de véhicules et d’équipement militaire « important »... qui va se retrouver aux mains des 12.000 hommes du Hamas, entraînés par les bons soins de l’Iran. À elle seule, cette déclaration permet de mesurer à quel point les Etats-Unis, l’Europe et le gouvernement Olmert se sont leurrés. Le financement, la fourniture d’armes aux forces de sécurité de Mahmoud Abbas ont directement profité au Hamas.

Entre les aveux de faiblesse de Mahmoud Abbas “par manque de moyens” et l’absence de résultats lorsqu’il les a, la messe est dite : remake d’un scénario déjà connu où il a fait la preuve de son incapacité à gérer une situation dans laquelle il se fait régulièrement déborder par ses extrêmes.

Nous sommes bien loin du “traité de paix explicite, dans lequel doivent clairement apparaître le renoncement à la violence, la reconnaissance de l’Etat d’Israël et l’engagement irrévocable à respecter les accords passés”. L’enchaînement des événements nous démontre, s’il en est besoin, la préparation minutieuse qui se déroule sous nos yeux. L’offensive du Hezbollah pendant l’été 2006, la prise de Gaza par le Hamas, le réarmement de la Syrie avec la dernière génération de missiles russes, la tentative de déstabilisation du Liban par les milices palestiniennes islamistes, les déclarations d’Ahmadinejad concernant la poursuite du programme nucléaire iranien et la pluie quotidienne de roquettes depuis Gaza sur Sdérot constituent une seule et même stratégie à plusieurs étages :

-  tester les réactions du gouvernement israélien
-  neutraliser les velléités d’intervention des Etats-Unis déjà bien embourbés en Irak
-  inciter l’Union européenne à considérer le Hamas comme un « interlocuteur valable »
-  tenter d’empêcher une offensive israélienne à grande échelle

De nombreux commentateurs - en particulier les anglais « très inquiets du sort de leur confrère Alan Johnston » et la gauche israélienne - sont déjà prompts à déclarer que cette situation est la conséquence de « l’isolement du mouvement radical islamiste » et appellent à « négocier avec lui ». Or, ce prétendu isolement ne se produit que dans leur imagination : jamais le Hamas n’a-t-il été aussi bien financé, armé et entraîné. On peut négocier avec un interlocuteur qui a des divergences sur les moyens d’atteindre la paix. En revanche, il n’existe pas d’arguments capables de convaincre un adversaire qui persiste et signe en affirmant haut et fort sa volonté de vous détruire.

« Il est désormais évident que la bande de Gaza est devenue un poste de commandement de l’Iran contre nous », constate Tzahi Hanegbi, président de la commission de la défense et des affaires étrangères du Parlement israélien. « Les méthodes utilisées sont une parfaite imitation de celles du Hezbollah », souligne un commentateur militaire « L’Iran est dorénavant à cinq minutes d’Ashkelon ».

J’aimerais tant me tromper, mais je crains, une fois de plus, qu’Israël ne se retrouve aux premières loges d’une tentative d’annihilation voulue par ses ennemis. Cette fois pourtant, le danger est plus grand que jamais parce que des limites ont été franchies. Des missiles se sont abattus sur les populations civiles de centres urbains israéliens sans que la Communauté internationale ne juge utile de réagir autrement qu’en qualifiant la réaction israélienne de « disproportionnée ». Le Chef du gouvernement, le ministre de la Défense et le Chef d’Etat-major israéliens n’ont pas évalué la menace à sa juste valeur et ont observé, passifs, les progrès de l’axe Iran-Syrie-Hezbollah-Hamas.

L’arrivée de l’ancien Premier ministre et Chef d’Etat-major Ehud Barak au poste de nouveau ministre de la défense est peut-être un bon signe, mais elle est tardive. Le manque total de leadership à la tête de l’Etat reste préoccupant : Olmert zigzague péniblement à travers des déclarations contradictoires, tout en s’accrochant au pouvoir.

Une lacune dont pourrait bien profiter la nouvelle alliance pan-islamiste pour déclencher le feu cet été. Sans qu’il y ait besoin d’attendre l’avènement de la recherche nucléaire iranienne. Celle-ci se poursuit inexorablement, décourageant les velléités d’intervention occidentale en agitant le spectre d’un baril de pétrole à 120 $...

En 1967, Israël a pris les devants pour éviter la catastrophe, mais n’a pas su exploiter les fruits de sa victoire militaire pour construire une paix avec tous ses voisins sur des fondations solides.

En 2007, la menace est passée au cran supérieur. Le pan-arabisme a fait place au pan-islamisme, dont le radicalisme aveugle est sourd à toute raison. Les islamistes ne sont pas muets pour autant, ils se servent très bien de la propagande pour endormir l’Occident. Car il est clair qu’ils visent beaucoup plus loin qu’Israël, qui n’est pour eux qu’une première étape.

Israël est en première ligne et le choix auquel il se trouve cette fois confronté ne comporte qu’une marge de manœuvre très étroite. Elle ne laisse pas de place à l’erreur : faire le « sale boulot », devancer l’appel en frappant fort sur tous les fronts, ou faire comprendre, de manière très explicite, qu’il n’y aura pas de nouvel « été 2006 ». Un message adressé à ses adversaires potentiels mais aussi à ceux qui voudraient feindre d’ignorer les dangers de la fuite en avant d’une alliance d’irresponsables. Tant à l’extérieur de leurs frontières que chez eux. Il ne reste qu’à souhaiter que les messages qui ne manqueront pas de s’échanger de part et d’autre dans les semaines qui viennent seront clairement reçus car, jusqu’à présent, bien qu’ayant « condamné ses crimes », aucun des membres de la Ligue arabe n’a désavoué le Hamas ! Ce qui ne manquera pas d’être interprété comme un signe d’encouragement par Téhéran et Damas.

Pour l’heure, le Hamas parade dans les rues de Gaza et piétine pour les journalistes les oripeaux de l’Autorité palestinienne. Comme beaucoup de media contemporains, L’EXPRESS se contente de reprendre à son compte une dépêche de Reuters,dégoulinante de condescendance, intitulée “Gaza saisie par la peur de l’isolement”.

Ces manifestations d’opérette pour les media sont l’arbre qui cache la forêt et contribuent à démontrer qu’on ne doit jamais concéder quoi que ce soit sans contrepartie. La tournure des événements à l’Ouest comme au Nord nous conduit à mesurer les conséquences désastreuses résultant d’un « désengagement unilatéral » de Gaza sans aucun contrepoids, comme le caractère éphémère d’une victoire militaire sans aucune avancée politique durable.

Je rends hommage à Jacques DEROGY, grand reporter à l’EXPRESS aujourd’hui disparu. Dans un livre écrit avec son confrère Jean-Noël GURGAND, il parlait avec courage, dans un environnement qui ne partageait pas leurs idées, “de la remise en cause, par le jeu cynique des intérêts, du droit des Juifs à constituer une nation”. Il évoquait la “crise où, entre une victoire militaire et une défaite politique, le pays redécouvrait l’amère solitude du Juif dans un monde sans foi ni loi [...]. Champs de bataille, tapis verts, missiles, otages, pétrole [...], en plein coeur de l’imprévisible psychodrame qu’est l’Histoire d’aujourd’hui, Israël s’apprête, une fois de plus, l’âme déchiquetée, à regarder la mort en face”. C’était en 1975...

A.C.

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 07:08

http://www.ludovicmonnerat.com/

La guerre civile palestinienne et la transformation de la bande de Gaza en bastion islamiste sous la coupe du Hamas auraient logiquement dû amener certains commentateurs à réviser leurs jugements, émis ces derniers mois, sur le sujet. Je pensais en particulier à Bernard Guetta, qui tient une colonne hebdomadaire dans Le Temps, et qui avait déjà démontré un talent inouï à se mettre le doigt dans l'oeil quant aux Palestiniens. Eh bien, c'est sans surprise que je constate la persistance de ses errements : Guetta voit toujours dans les "accords" de la Mecque de février dernier "un moment décisif", alors que leur supercherie est aujourd'hui évidente, et parle d'un "espoir" qui ne reflète que ses propres opinions. Mais il va maintenant un pas plus loin et désigne les responsables de la situation actuelle :

Dans les pires embûches, ce chemin aurait peut-être pu mener à la paix mais la méfiance des Etats-Unis, la crise politique israélienne et la panne européenne ont privé ce gouvernement d'union de la reconnaissance et de la reprise de l'aide internationale qui auraient dû saluer sa formation.

La boucle est bouclée : tout est donc de notre faute, et plus encore de celle des Américains et des Israéliens. Si seulement on avait déversé les dizaines de millions de dollars revendiqués par les Palestiniens (mais cela n'a-t-il pas été fait ?), ils auraient bien vite oublié leur haine autodestructrice et délaissé leurs chefs islamistes ! Il fallait bien entendu subventionner toute cette population dans le besoin et ne pas se formaliser pour des détails, comme ces roquettes qui pleuvent sur les villes israéliennes ou ces tentatives d'attentat déjouées aux points de passage. Comment a-t-on pu avoir la moindre méfiance envers cet immense progrès que représentaient les accords de la Mecque, alors que tant d'accords par le passé avaient été respectés à la lettre par les Palestiniens ?

Trêve de plaisanterie. Les idiots inutiles tels que Bernard Guetta ne sortiront jamais de leurs constructions mentales, n'accepteront jamais qu'ils ont pu se tromper, n'intégreront jamais le fait que des criminels, des meurtriers et des ordures ne sont que cela, et rien d'autre, même s'ils combattent Israéliens ou Américains. L'orgie de violence qui a submergé la bande de Gaza n'est pas de nature à impressionner ceux qui, depuis longtemps, filtrent la réalité en fonction de leurs convictions et répètent celle-ci comme une rengaine.

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 07:03

Par Monnerat Ludovic

Qui se souvient encore de ceux qui célébraient les "accords" de la Mecque conclu par le "Gouvernement d'union" palestinien, qui y voyaient un "immense progrès" vers la paix ? A l'heure où la victoire du Hamas dans le bande de Gaza a fait éclater toute apparence d'union, les discours pro-palestiniens des commentateurs européens illustrent un décalage non seulement avec la réalité, mais également avec la perception de celle-ci. Car c'est bien une grande défaite que les Palestiniens viennent de subir ces derniers jours : avec les massacres, les pillages et les vengeances du groupe terroriste Hamas, avec également l'imposition du régime islamiste à l'ensemble des habitants, il n'y a désormais plus de "cause palestinienne" digne de ce nom. Mis à part dans l'esprit de ses tenants les plus forcenés de par chez nous.

Cette image d'un combattant piétinant le portrait de Yasser Arafat est symbolique de la scission désormais brûlante entre les islamistes du Hamas et les nationalistes du Fatah, entre la légitimité spirituelle et temporelle, entre des élans identitaires globaux ou locaux. La conquête de la bande de Gaza, présentée comme une seconde libération, fait entièrement exploser le cadre d'une lutte vendue depuis des années comme une résistante légitime à l'occupation israélienne ; et c'est désormais la bannière de l'islam conquérant qui symbolise en grande partie les Palestiniens, au lieu du keffieh tellement séduisant aux yeux des révoltés en mal de cause. Autant dire une déclaration de guerre à tous ceux qui ne jurent pas par la charia, et donc une intégration directe dans le conflit entre le fondamentalisme musulman et les démocraties libérales.

Ce retournement de situation s'explique naturellement par la brillante décision stratégique d'Ariel Sharon, par le sacrifice des implantations sur le bande de Gaza ayant abouti à une soustraction aux coups directs de l'adversaire, condamné dès lors à retourner sa propre violence contre les siens. Mais cette autodestruction est également la conséquence de l'instrumentalisation de la population palestinienne dans la lutte contre l'État juif, de l'idéalisation de la lutte armée, de l'endoctrinement permanent au service d'une cause guerrière. A force d'avoir fait de l'action armée un but en soi et non un moyen pour parvenir à un but donné, celle-ci est devenue un mode de vie, une partie de l'identité populaire, et donc un chancre mortel. Il faudrait probablement procéder à un délavage généralisé des cerveaux pour contrebalancer la propagande créée sous l'égide de Yasser Arafat et donner à la population palestinienne une chance d'accepter la paix !

Dans l'immédiat, cette défaite palestinienne est également un succès israélien, puisque la bande de Gaza n'est plus désormais qu'un espace supplémentaire où s'est manifesté le jihad planétaire, et où le combattre est une nécessité pour tout État de droit. Il revient dès lors aux dirigeants israéliens de faire preuve de subtilité et d'exploiter cet avantage immense en recherchant une normalisation à même de désamorcer bien des hostilités à leur endroit. Sans pour autant perdre de vue qu'il leur est bien plus utile d'avoir un ennemi implacable et bouillonnant à leur porte qu'un ennemi non moins implacable mais patient à la table des négociations...

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